L'oeuvre de Dieu, la part du diable de John Irving

L'oeuvre de Dieu, la part du diable de John Irving
( The Cider house rules)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Elise, le 22 août 2000 (ll, Inscrit le 12 septembre 2000, 41 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 28 avis)
Cote pondérée : 8 étoiles (103ème position).
Visites : 11 949  (depuis Novembre 2007)

Un des meilleurs romans de John Irving

Au fond du Maine, nous faisons la connaissance du docteur Wilbur Larch, directeur excentrique de l'orphelinat de St Cloud’s, qui donne aux femmes ce qu’elles lui demandent : un enfant...
L'œuvre de Dieu, ou un avortement... la part du diable. Petit à petit se noueront entre le docteur Larch et Homer Wells, un des orphelins, des liens qui prendront la forme d'une relation père-fils, et qui nous mèneront de St Cloud’s aux vergers d’Ocean View, où Homer Wells commencera une nouvelle vie avec la famille que le hasard lui aura choisi. John Irving, l'écrivain du " Monde selon Garp " nous offre ici un très beau roman, attachant, qui nous plonge dans un monde rempli de règles tacites, d’amour et de tolérance. Une de ses meilleures œuvres.

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Crescendo

9 étoiles

Critique de Vinmont (, Inscrit le 12 août 2014, 45 ans) - 23 janvier 2020

L'Œuvre de Dieu, la part du diable est sans doute l'un si ce n'est le meilleur roman de John Irving.
Même si cette histoire d'un orphelin, attaché à vie à son orphelinat, peut sembler au début difficile à appréhender, elle devient un régal au fil des pages et de ses personnages attachants. A lire et à apprécier sans le lâcher.

Un roman que l'on n'oublie pas

9 étoiles

Critique de Sundernono (Nice, Inscrit le 21 février 2011, 37 ans) - 3 mai 2016

L’œuvre de Dieu et la part du Diable est mon premier roman de John Irving. Cela faisait longtemps qu’il m’attendait sur une étagère et que puis-je dire d’autre si ce n’est que j’éprouve des regrets de ne pas l’avoir lu plus tôt.
Contenant des personnages forts et bien travaillés, ce roman conséquent possède tous les atouts des grands romans américains. J’y ai retrouvé le plaisir que m’ont procuré des auteurs tels que Richard Russo ou encore Jeffrey Eugenides. Le parallèle entre ces grands écrivains ? Tout simplement l’humanité qui se dégage de leurs personnages, la finesse d’écriture ou encore la capacité à nous happer dans un récit particulièrement prenant.
L’entrée dans ce roman ne fut néanmoins pas si aisée que cela et ce non pas par la difficulté de compréhension, non, mais plutôt par un début plutôt timide, à l’image de la découverte des deux personnages principaux. On entre doucement dans l’intimité du récit mais passé le cap des cinquante premières pages nous voilà embarqués et autant dire les choses comme elles sont : difficile de lâcher prise !
Un très bon moment de littérature.

Les règles de la cidrerie

7 étoiles

Critique de ARL (Montréal, Inscrit le 6 septembre 2014, 34 ans) - 22 février 2015

J'ai mis six semaines pour terminer les 800 et quelques pages qui composent ce roman, mais je pense que j'aurais pu être plus bref. En fait j'ai lu la première moitié très rapidement; les pages qui traitent de la jeunesse du Dr. Larch et de la vie d'Homer à l'orphelinat sont géniales.

À partir du moment où Homer découvre l'amour et déménage à la cidrerie, j'ai un peu décroché. Il y a encore certains moments de grande qualité mais ils sont entrecoupés de longueurs et les personnages me paraissaient moins intéressants. Le roman trouve un second souffle dans les 150 dernières pages et termine en beauté. En définitive je ne regrette pas de l'avoir lu pour sa superbe première moitié qui en vaut amplement la peine.

Une valeur plus que sûre

9 étoiles

Critique de Araknyl (Fontenay sous Bois, Inscrit le 5 mai 2006, 50 ans) - 24 novembre 2014

Difficile de se tromper en abordant un livre d'un auteur de la trempe d'Irving, il fait partie de ces monstres sacrés qu'un amoureux de la littérature américaine ne peut que vénérer...

L'histoire est magistrale dans la qualité de son écriture, dans la profonde humanité de ses personnages (et en premier lieu de Larch), dans l'humour si juste, si fin que l'auteur distille à travers le livre, enfin dans le traitement admirable des thèmes abordés - l'avortement, la ségrégation raciale, l'amour... Bref un incontournable !

L'oeuvre du médecin, la part de l'orphelin

8 étoiles

Critique de GiLau (Annecy, Inscrite le 18 septembre 2010, 57 ans) - 17 août 2014

C'est mon premier Irving et je ne suis pas déçue. J'ai consulté les critiques relatives à l'auteur avant de choisir et c'est ce roman qui était le mieux coté d'après vous.
C'est une belle histoire, originale, à une époque pas si lointaine, qui se déroule aux Etats-Unis. Différents sujets de société sont abordés, de l'adoption à l'avortement, en passant par la guerre et le racisme.
C'est un beau roman qui fait aimer les romans, ce n'est pas trop mon style de littérature habituellement. J'ai hâte de découvrir le film...

Pas sans mal !

9 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 60 ans) - 5 avril 2014

Ce n'est pas une lecture facile, loin s'en faut. Quelques moments de découragements devant l'ampleur de la tâche mais dans l'ensemble il faut reconnaître l'excellent travail de l'auteur. Comme ces très jolis limericks recopiés et placés habilement, ainsi que des descriptions d'ambiance à couper le souffle. On s'y croirait.
Très tôt le héros (Homer) s'interroge : "Deviendrai-je le héros de ma propre vie ou bien ce rôle sera-t'il pour un autre ? ".
Mais l'orphelin aime ses habitudes, ce qui change le dérange et Homer restera toujours ce personnage en retrait !
Je rends donc un hommage tout appuyé au Docteur Larch, à Nurse Angela, Nurse Edna, Mellony, Candy, Homer et Wally.
Bonne nuit, princes du Maisne ! Rois de Nouvelle-Angleterre !
Réjouissons-nous... ils ont trouvé une famille : ce très bon livre.

De l'éther et des pommes

10 étoiles

Critique de Poignant (Poitiers, Inscrit le 2 août 2010, 53 ans) - 19 mars 2014

Années 1930. Saint Cloud’s, bourgade perdue de l’état du Maine, abrite une grande bâtisse mystérieuse : l’orphelinat où est né Homer Wells.
L’enfant grandit entouré de l’amour des nurses Edna et Angela et du bon docteur Wilfred Larch, patriarche de l’institution qui se shoote à l’éther. L’établissement est en fait fréquenté par deux types de femmes :
- celles qui viennent y accoucher pour abandonner leur bébé
- celles qui viennent s’y faire avorter…
Après plusieurs tentatives d’adoption malheureuses, Homer va devenir l’apprenti du docteur Larch…

« L’œuvre de Dieu…» est mon 4ème roman de John Irving (après Garp, Owen et Hôtel New Hampshire). C’est à mon sens un roman à part, qui marque la maturité de l’auteur. La folie exubérante et débridée habituelle laisse place à plus de gravité, de sobriété, de sensibilité.
John Irving y maîtrise toujours son extraordinaire talent de conteur. Il a encore créé un univers où s’ébattent une multitude de personnages complexes et attachants (Melony la virile, Clara la glacée, la belle Candy et son ami Wally, Olive la bienveillante, Fuzzy Stone le médecin fantôme, Ken le langoustier, l’énigmatique M. Rose…) qui lui permettent de tenir les 700 pages sans longueur.
Mais même si tout cela déborde d’humour, les thèmes abordés (l’avortement, la condition de la femme, un douloureux triangle amoureux, l’inceste, la solitude de l’orphelin…) créent une ambiance plus sombre, plus lourde.
J’ai donc moins ri que d’habitude, tout en prenant cependant beaucoup de plaisir à lire ce roman, subtil, riche et profond.
Etrange de le découvrir alors que l’Espagne va à nouveau interdire l’avortement…

A dévorer

10 étoiles

Critique de Livin on a prayer (, Inscrite le 31 mai 2012, 36 ans) - 31 mai 2012

Mon livre préféré, mon écrivain préféré. Un chef d'oeuvre.

Droit à la famille et à la maîtrise de son corps

9 étoiles

Critique de Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 42 ans) - 12 février 2012

Le plaidoyer sous-jacent est bien traité, les relations de famille également. Ce roman s'apparente quelque peu à un traité de tolérance, malgré l'âpreté de certaines descriptions et une tendance à se complaire dans les digressions et la description de détail ; mais, comme il s'agit d'une marque de fabrique, cela finit par s'ajouter au charme du procédé narratif, même dans les romans assez longs, comme celui-ci, voire très long.
Ce livre comporte, me semble-t-il, plus de sensibilité que les autres ; mais aussi suis-je attentif au sujet. Il est indubitablement une réussite.

Une longue épopée

8 étoiles

Critique de Loic3544 (Liffré (35), Inscrit le 1 décembre 2007, 41 ans) - 13 janvier 2012

L'oeuvre de Dieu, La part du Diable est une grande épopée à l'américaine. On suit la vie d'Homer Wells, orphelin que le docteur Larch, directeur de l'orphelinat, prend sous son aile. Cet enfant grandira, découvrira les "règles" de la vie (comme le rappelle le titre original du livre, peut être moins connoté que celui de la VF). Abordant énormément de thèmes, nous suivons la vie de ce gamin au travers de ses désillusions, ses joies, ses peines. C'est bien écrit, ce qui est préférable vu les longueurs qui émaillent le livre.
Je ne suis vraiment rentré dedans qu'au bout de 500 pages. Evidemment, les 500 premières pages ne sont pas chiantes à mourir, sinon, j'aurais abandonné ma lecture, mais il y a de vraies longueurs, un manque de "tension" à mon goût, malgré quelques bons moments, d'humour. Cependant, la vie du jeune Wells nous intrigue, et avec sa belle écriture, Irving nous donne envie de savoir où il veut nous emmener. De plus, les personnages ont une vraie épaisseur, ce qui nous donne envie de connaitre leur destin. Le roman prend une autre ampleur après l'installation à la cidrerie. La tension monte crescendo jusqu'au bout et les 250 dernières pages justifient, à mon avis, la lecture difficile du début.

Ceux qui aiment les histoires d'amour contrariés, qui aiment les grandes épopées et des personnages consistants seront sûrement conquis par ce roman malgré ces quelques défauts.

Rayon-de-Soleil

9 étoiles

Critique de Florian1981 (, Inscrit le 22 octobre 2010, 38 ans) - 19 août 2011

Ce roman est l'histoire d'un orphelin, Homer Wells, qui n'arrive pas à se détacher de l'orphelinat dans lequel il est venu au monde. Ses relations avec le médecin accoucheur/avorteur Wilbur Larch, ses premiers émois avec le bulldozer Melony et le triangle amoureux qu'il va former avec Candy et Walis sont empreintes d'humanité et de tendresse, avec en toile de fond le combat pour le droit des femmes à avorter ainsi que la ségrégation raciale.

Alors avec 700 et quelques pages John Irving a largement le temps de délayer son histoire et le roman n'est pas exempt de quelques longueurs ni de quelques invraisemblances (le docteur Larch qui continue à pratiquer des accouchements à 90 ans passés...).

Mais au final un très beau moment de lecture avec des personnages forts et un ton juste. Je regrette simplement la fin un peu expéditive, ainsi que le devenir de certains personnages, certes secondaires, qui n'est pas abordé.

un roman qui accroche...

8 étoiles

Critique de Myrco (village de l'Orne, Inscrite le 11 juin 2011, 70 ans) - 11 juin 2011

'L'oeuvre de Dieu, la part du Diable' est un de ces romans qui vous accrochent de bout en bout et qu'on regrette de devoir quitter à la 724ème page.
On y retrouve un Irving talentueux conteur d'histoires, créateur de personnages singuliers, à l'imaginaire foisonnant, à la prose fluide, au ton souvent tendre, parfois drôle.
Ce roman s'avère curieusement à la fois décalé et réaliste.
Décalé, en ce sens que l'univers de St Cloud's (l'orphelinat) nous fait pénétrer totalement dans l'imaginaire d'Irving: un univers en marge de la réalité dans laquelle il s'insère, tout droit sorti de l'Angleterre du XIX è siècle et des romans de Dickens en particulier qui a visiblement baigné l'enfance de l'auteur et à qui il fait sans cesse référence, un monde isolé dans la neige et les brumes, coupé du reste de la société et régi par ses propres lois (une illustration: Larch se livrant de son propre chef à l'autopsie du chef de gare sans en avoir auparavant référé à qui que ce soit.)
Réaliste, le roman l'est pourtant par bien d'autres facettes: s'y côtoient le racisme de l'Amérique des années 50, le racisme social de la "haute société" quand elle fait appel aux services illégaux du jeune Dr Larch, la prostitution, l'inceste ou encore l'abondance de détails techniques médicaux ...

L'intérêt pour le livre doit beaucoup au caractère attachant de certains personnages centraux:
_le Dr Larch, homme de conviction totalement dévoué à la cause des femmes et des enfants en souffrance, qui ne connaîtra de l'amour que l'amour paternel pour Homer, amour profondément ressenti par lui, mais qui ne pourra vraiment s'épanouir dans le vécu;
_Homer l'orphelin, amoureux sacrifié de Candy qui lui, parviendra enfin , au terme de quinze années de non-dit à s'épanouir dans son amour paternel;
_mais aussi Mélony, l'éternelle blessée, révoltée, abandonnée qui quelque part restera fidèle à son 'héros'.

Mais ce n'est pas seulement une histoire qu'Irving nous raconte
"L'oeuvre de Dieu, la part du Diable" est avant tout une oeuvre de conviction qui donne chair à une réflexion autour d'un thème central: celui de l'enfant non désiré qu'une mère ne veut ou ne peut élever pour diverses raisons.
A partir de quand le foetus est-il un être humain vivant à part entière? Vaut-il mieux naître orphelin ou ne pas naître du tout? Quelle doit être l'attitude de la société vis à vis de l'avortement et celle du médecin dans un contexte d'interdiction?...
A cette dernière question la réponse d'Irving sans être sectaire est une réponse d'amour et de tolérance et un appel au respect du choix de la femme.

P.S: un détail qui ne remet pas en cause la qualité du roman mais qui m'a agacée tout au long des épisodes "pommes": il faut savoir que le cidre est issu de la fermentation du jus de pommes et qu'il ne saurait être embouteillé juste après la pressée comme on nous le décrit . Dommage que l'auteur ne se soit pas aussi bien renseigné sur la fabrication du cidre que sur la pratique obstétricale! Ceci est d'autant plus agaçant que le titre donné par l'auteur à l'édition originale est "The cider house rules".
Si je me plante quelque part à ce sujet j'aimerais bien une réaction dans la messagerie.Merci

Fascinante épopée, mais pas sans longueurs

8 étoiles

Critique de Gabri (, Inscrite le 28 juillet 2006, 33 ans) - 9 avril 2011

La première phrase du roman m’a conquise, et j’ai dévoré la première moitié du livre en très peu de temps. Par contre, j’ai un peu décroché à partir du moment où Homer Wells décide de quitter St-Cloud’s. Les aventures à Ocean View m’ont semblé parfois un peu longuettes et trop détaillées. De nouveaux personnages apparaissent et occupent beaucoup d'espace, alors que c’est l’orphelinat, le docteur Larch et Homer Wells que j’avais le plus envie de suivre. Au cours de cette deuxième partie, il y a aussi des scènes qui n’apportent rien de plus à l’histoire et d’autres qui ne sont jamais expliquées. Une petite déception à ce niveau, donc, mais il reste que John Irving se rattrape facilement avec un nouveau rebondissement qui captive encore pour quelques chapitres. En somme, c’est un roman que j’ai trouvé extrêmement riche et foisonnant, une longue épopée comme il me fait plaisir de lire de temps en temps mais qui aurait pu être raccourcie, à mon avis, sans en entamer l’histoire.

Le commentaire de Patryck Froissart

10 étoiles

Critique de FROISSART (St Paul, Inscrit le 20 février 2006, 72 ans) - 12 décembre 2010

Auteur: John Irving
Titre: L'oeuvre de Dieu, la part du Diable
Titre original: The cider house rules
Traduit de l'américain par Françoise et Guy Casaril
Editeur: Le Seuil (1986)
ISBN: 2-02-025780-7
733 pages

Le Dr Larch dirige un étrange établissement, dont la mission unique, la délivrance des femmes enceintes, recouvre deux réalités différentes.
En effet, le Dr Larch est à la fois un accoucheur et un avorteur.
Mais, dans les deux cas, les femmes qui arrivent dans son hôpital repartent sans progéniture. L'embryon retourne à la poussière, et le nouveau-né est immédiatement admis à l'orphelinat, qui fait partie des bâtiments, où il attend sa future famille adoptive.
L'oeuvre de Dieu, la part du diable: pour le Dr Larch, les deux vont de pair, et représentent, autant l'une que l'autre, des actes d'assistance à personnes en détresse.
Les avortements, étant illégaux, sont clandestins.
Le Dr Larch est aidé par deux fidèles infirmières qui lui sont totalement dévouées, à vie.

Toute cette activité s'installe vite dans une routine ponctuée de rites, jusqu'à ce qu'un des orphelins, Homer, se trouve tellement bien dans la compagnie du docteur et des deux nurses qu'il refuse, successivement, toutes les familles qui proposent de l'accueillir et de l'adopter.

Le roman nous conte, en alternance, la longue vie du Dr Larch à l'hôpital et celle, à l'orphelinat d'abord (où Homer finit par devenir l'assistant de celui qu'il considère comme son père) et dans une plantation de pommes ensuite (où Homer rejoint, vers ses vingt-cinq ans, un couple de son âge, Candy et Wally, dont il va partager la vie, le travail, et l'amour).

L'intrigue passionne, les personnages très marqués foisonnent, la liaison occulte de Candy et Homer d'une part, les sentiments qu'éprouvent l'un pour l'autre le Dr Larch et Homer d'autre part constituant le fil conducteur d'un roman à la fois décalé et réaliste.

Ce livre est de ceux dont on regrette toujours d'arriver à la dernière ligne...

Patryck Froissart, St Paul, le 12 décembre 2010

très décevant

2 étoiles

Critique de Brunodu75 (, Inscrit le 12 août 2010, 54 ans) - 13 août 2010

Devrais-je écrire que j’ai adoré ce livre de la première à la dernière page afin de passer pour un intello ? Au risque d’être le seul à ne pas avoir apprécié, voici mon sentiment : que de longueurs, que de pages inutiles et de situations absurdes. J’avais nettement préféré « Le monde selon Garp ».

quel que soit l'univers : c'est du irving

9 étoiles

Critique de Julio (, Inscrit le 27 janvier 2010, 41 ans) - 27 janvier 2010

Encore un très bon livre de Monsieur Irving (en tous les cas un de mes trois préférés).Avec comme à son habitude des personnages souvent iconoclastes, aux destins surprenants et pourtant criants d'authenticité et de tendresse.
Les moments de tristesse succèdent aux situations loufoques et souvent hilarantes, le sérieux au plus léger bref comme dans une vraie vie et c'est bien là, la réussite et la particularité de cet auteur.
En fait, c'est cette maladresse qu'ont ces personnages à assumer leur vie, leur originalité et leur différence qui me touche.
En toile de fond, une fois de plus est prônée la tolérance à vivre différemment ses origines, sa sexualité ou ses choix.
Bref, encore une fois déçu de quitter l'univers de ce grand auteur.

Excellent

8 étoiles

Critique de Arnaud (Andenne, Inscrit le 29 novembre 2004, 39 ans) - 17 juin 2008

Magnifique livre ! J'avais vu le film il y a quelques années et j'avais beaucoup aimé. J'ai découvert par hasard dans une librairie que le film était tiré d'un roman et je l'ai acheté. Je n'ai pas été déçu. À conseiller !

Un superbe roman

9 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 37 ans) - 31 mars 2008

Probablement le meilleur de Irving, ou un de ses tous meilleurs romans. Absolument merveilleux, très touchant, très bien écrit, un livre à lire à tout prix !

Orphelins ou avortement ?

9 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 63 ans) - 18 octobre 2007

« L’oeuvre de Dieu, la part du Diable » est certainement avec « Le monde selon Garp » le roman le plus emblématique de John Irving. Il s’attaque, mine de rien, sous couvert d’histoires de bon docteur, de gentils orphelins, de vergers prolifiques, à rien moins que le débat sur l’avortement. Débat qui traverse les relations entre le bon Docteur Larch, responsable de l’orphelinat, et Homer, l’orphelin-fils prodigue. Il causera leur séparation puis leur retrouvailles au-delà de la mort de Larch.
Lu au premier degré, « L’oeuvre de Dieu, la part du Diable », n’est pas aussi didactique. Ce sont des séries d’anecdotes qui font avancer l’histoire globale, qui peut être triste (un orphelinat !), mais qui, traitée par Irving, passe merveilleusement.
John Irving a quand même un don pour traiter avec énormément d’humanité, humour et tendresse ses personnages.
Au-delà du premier degré, et il nous l’explique dans « Mon cinéma », c’est aussi un hommage rendu à son grand-père, le docteur Frederick C. Irving, médecin-chef de la Maternité de Boston et qui enseignait l’obstétrique. De « Mon cinéma », à propos de « L’oeuvre de Dieu, … » :

« Sur le problème de l’avortement, Grand-Père avait la sagesse de remarquer que, tant qu’il y aurait des grossesses indésirées, les femmes chercheraient à s’en débarasser. J’avais quatorze ans quand j’ai lu ces considérations, en 1956, et quarante-trois quand mon roman « L’oeuvre de Dieu, la part du Diable » est sorti, en 1985. J’aime à croire qu’il aurait plu à mon grand-père. Je doute que l’histoire du bon docteur Larch devenu avorteur l’aurait choqué, au contraire, elle m’aurait probablement valu son approbation. »

Je ne me sens pas le courage de détailler l’intrigue dans la mesure où ce thème de la légitimité ou non de l’avortement n’est pas le seul à être traité. Apparaîtront également ceux de l’émancipation du fils vis à vis du père, de la toxicomanie, des relations incestueuses, des amours interdites, … Foisonnant est le meilleur adjectif à accoler à ce roman !
Sous couvert de légèreté de plume, John Irving n’hésite pas à traiter les sujets les plus délicats, sans nous imposer ses vues ou des solutions. Il braque le projecteur sur LE problème et il tourne autour, le décortique, fait apparaître les différentes sensibilités, et tout ceci dans le cadre d’une histoire qui reste … ludique ?
« L’oeuvre de Dieu, … » est un de ses romans qui a été porté à l’écran après bien des tentatives infructueuses et des réécritures du scénario. Il y joue d’ailleurs le rôle du chef de gare réprobateur.
A noter que l’emphase du titre français ne reproduit pas le titre original (dont Irving dit qu’il est son titre préféré) : « The Cider House Rules » (Le règlement de la cidrerie). Pas pareil, non ?

Fantastique

9 étoiles

Critique de Saperlipop (, Inscrite le 8 mars 2006, 37 ans) - 31 octobre 2006

Découverte de cet auteur... et heureuse découverte. Le texte est intense, la vie des personnages y est palpable, attachante.
Indice de satisfaction : je n'ai pas pu me détacher du bouquin par deux fois : la première, j'ai failli louper mon arrêt, la seconde, je n'ai pas pu le refermer avant d'arriver devant la porte de mon boulot, essayant tant bien que mal d'éviter crottes de chien et lampadaires.
Je le conseille donc très vivement à toutes les personnes qui aiment les vraies romans, les récits de vie qui pourraient avoir été vécues, sans marivaudages, sans eau de rose : ça aurait été tellement plus simple de faire mourir l'un des personnages, que de le voir revenir, imposer sa présence à ceux qui ont appris à vivre sans...
Bon, il ne reste plus qu'à s'attaquer aux autres oeuvres de cet écrivain génial!

Un peu long

7 étoiles

Critique de Mademoiselle (, Inscrite le 29 mars 2004, 32 ans) - 11 mai 2006

J’ai retrouvé dans « L’œuvre de Dieu, la part du diable » le même défaut que j’avais remarqué dans « La quatrième main ». C’est ici plus flagrant parce que le livre est plus long. John Irving entoure ses évènements de trop de détails. Je me suis surprise à avoir envie de sauter des lignes pour aller à l’essentiel. Un peu comme avec Victor Hugo.

Pour le reste, les personnages de John Irving sont toujours aussi fantasques et bien décrits.

Encore un merveilleux moment

8 étoiles

Critique de Clop (, Inscrite le 15 juillet 2005, 36 ans) - 6 décembre 2005

Après avoir dévoré "Le monde selon Garp", j'ai tout de suite foncé chez mon libraire acheter un autre roman de cet auteur. Au départ, j'ai eu du mal à entrer complètement dans l'histoire mais je ne voulais pas abandonner... J'ai fait de nouveau confiance à John Irving et une fois de plus j'en suis fière. J'aime tant de choses dans ses livres : l'histoire, jamais banale, jamais cousue de fil blanc; la profondeur qu'il parvient à donner à ses personnages, si bien que j'ai l'impression de les connaitre comme des membres de ma propre famille; son style qui ne m'ennuie jamais, me fait rire, pleurer, douter... Bref, voici encore un magnifique roman à lire ! Je me réjouis de voir si le film est à la hauteur... mais j'en doute...

Très bon livre

10 étoiles

Critique de Hailie (, Inscrite le 11 juin 2005, 25 ans) - 11 juin 2005

Je me suis tout de suite attachée au livre. L'histoire d'Homer Wells est passionnante. Sa carrière de médecine également.
Je conseille vraiment ce livre.

Frissons

9 étoiles

Critique de Manu55 (João Pessoa, Inscrit le 21 janvier 2004, 46 ans) - 13 mai 2004

Rien que d'y penser, ce livre me donne encore des frissons, quinze années plus tard. Un des plus touchants d'Irving à mon avis.

J'adore!

9 étoiles

Critique de Féline (Binche, Inscrite le 27 juin 2002, 41 ans) - 12 mai 2004

Décidément, John Irving reste un (sinon le) de mes auteurs favoris. Même si tous ses romans ne se valent pas, il sont tous de qualité. Je classerais celui-ci parmi les grands crus.

Wilbur Larch, jeune docteur, se sent responsable du décès d'une jeune femme à laquelle il a refusé un avortement. Suite à ce refus, elle a été la victime d'un de ces médecins bouchers qui acceptaient à l'époque (début du XXème siècle) de pratiquer l'oeuvre du diable dans des conditions effroyables et pour des sommes astronomiques. Le jeune docteur Larch créera alors un orphelinat où les femmes peuvent accoucher en laissant leur enfant au soin de Nurse Edna et Nurse Angela, les deux assistantes du médecin mais aussi avorter.
C'est là qu'Homer Welles viendra au monde, orphelin assez atypique (il ne pleure jamais) et qui semble refuser toute famille d'accueil. Après 5 tentatives ratées, il faudra bien se rendre à l'évidence : Homer est chez lui à Saint Cloud's.

John Irving offre ici un nouveau roman foisonnant dans lequel on suivra la vie du jeune orphelin, irrémédiablement lié à Saint Cloud's et au docteur Larch. Tellement foisonnant qu'il semble impossible à résumer. Comme toujours, les personnages et les situations sont pittoresques mais aussi attendrissants et bien campés. C'est réellement la "marque" du romancier américain.
J'ai quand même eu un petit sentiment de déception tout au long de ma lecture : où sont passées la loufoquerie et la dérision qui caractérisaient les scènes plus dramatiques, tellement présentes dans mes deux (jusqu'à ce jour) récits préférés "Le monde selon Garp" et "L'hôtel New Hampshire"?
C'est un beau plaidoyer en faveur de la tolérance et du respect.

Coup de foudre !

10 étoiles

Critique de Folfaerie (, Inscrite le 4 novembre 2002, 51 ans) - 4 avril 2003

A mon tour de succomber au charme de ce roman. Curieusement, c'est le film, que j'ai beaucoup aimé et dont Irving a signé le scénario, qui m'a donné envie d'acheter le livre. Impossible d'oublier Wilbur Larch et Homer Wells une fois la dernière page tournée, et j'ai d'ailleurs dévoré les 730 pages en un temps record ! Agréablement surprise donc, parce que le roman, évidemment, est beaucoup plus riche et dense que le film, et que j'ai adoré le style de l'auteur. Une belle leçon d'humanité et de tolérance, à lire absolument.

Un de mes livres de chevet.

10 étoiles

Critique de Chat pitre (Linkebeek, Inscrite le 23 février 2001, 49 ans) - 9 août 2001

Irving m'a beaucoup donné avec ce livre et je resterai encore longtemps marquée par cette histoire bouleversante. Après j'ai lu tous ses autres livres mais celui ci compte parmi les meilleurs... A propos rien à voir avec le film dont on a d'ailleurs très peu parlé.

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