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Les raisins de la colère
de John Steinbeck
Catégorie(s) : Littérature => Anglophone
critiqué par Aethus, le 13 janvier 2004
(Evreux, Inscrit le 13 janvier 2004, 25 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 19 avis)
Cote pondérée :  (30ème position).
Discussion(s) : 1 ( Voir »)
Visites : 6 377 (depuis Novembre 2007)
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Une grande leçon de vie
Ce bouquin n'est pas seulement un roman, c'est le récit de la misère, le récit du combat pour la survie, plusieurs leçons de vie, plusieurs études sociologiques, une étude des comportements humains. Il est écrit de façon claire et limpide, avec des descriptions que certains trouveront trop longues, je les trouve personnellement juste comme il faut. C'est aussi le récit presque historique des prémices de l'avènement du capitalisme aux Etats-Unis, et de toutes les externalités négatives qui s'en suivent. Le récit de la vie d'une famille qui va subir la rationalité humaine en matière de travail, le récit du passage de l'ère traditionnelle à l'ère capitaliste... Au milieu des années 30, aux Etats Unis, vous suivrez les périples d'une famille de métayers, les Joad. Une grande leçon de vie, il faut lire ce livre un jour ou l'autre, avec attention, derrière de simples phrases se cachent parfois de grande leçons, de grandes études sociologiques.
"Plus qu'un roman, Les raisins de la colère (The grapes of wrath ) est une étude sociologique d'un phénomène qui marque l'histoire des États-Unis dans les années 1930, soit pendant la période de la "Grande dépression " marquée par les séquelles de la Crise et la sécheresse dans le sud du pays. Si les ouvriers des villes sont durement touchés par les mises à pied des usines et des commerces, les agriculteurs sont également éprouvés par de très graves difficultés. Avec une grande humanité, Steinbeck raconte l'histoire sociale de milliers de fermiers du sud des États-Unis à travers le destin de la famille Joad, une famille dont les conditions de survie sont affectées par des circonstances climatiques et sociales éprouvantes. Ce sont d'honnêtes gens, motivés par la force de la vie. Ils ne cherchent non pas la richesse et la facilité, mais simplement un espace où ils pourront travailler pour gagner leur vie. L'un des thèmes importants de la trame du récit est la dualité entre, d'une part la perte (matérielle et humaine) et le deuil et, d'autre part, l'espoir et le courage
[...]
L'histoire des Joad est un voyage dans la contrepartie du Rêve Américain, cette moins belle Amérique qui ne figure pas dans les magazines du moment. À l'époque d'une immigration importante en provenance d'une Europe au bord de la guerre, cette histoire n'est pas l'histoire des immigrants d'ailleurs, mais celle de la réelle misère des Américains eux-mêmes. Une oeuvre aussi courageuse que les personnages qu'elle met en scène. Jacques Bertrand"
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| toujours d'actualité .........hélas!!!...UNE CRUELLE ACTUALITE |
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Le témoignage du siècle!!!
EST-ce un roman???? une critique???? un positionnement politique ???? un travail de journaliste "engagés"???? sans aucun doute un peu tout à la fois....
L''autre Amérique... Une misère inattendue avec une brutalité inouïe s'abattra d'une manière impitoyable sur des familles relativement stables et travailleuses ....fragilisées , hébétées exsangues .....Une délinquance qui montera en flèche, criminalité et prostitution.... "on achève bien les chevaux" film des années 60 sur ce thème....
La grande dépression économique des années 30 , le monde entier en sera affecté.... et qui entraînera d'une certaine manière la seconde guerre mondiale.... liée en grande partie à ce fait mais pas la seule cause, se rappeler également de l'humiliation imposée à l'Allemagne par des vainqueurs de 14/18.... avec la France comme vecteur N°1 de cette ignominie ...L'humanité et l'ensemble des peuples au niveau planétaire le paieront cher!!! très cher....
Les premières interrogations sur le progrès , puisque des millions de petits fermiers américains en feront brutalement les frais. La mécanisation de l'agriculture en un laps de temps tellement court et condensé que les autorités politiques ne trouveront aucune solution.... il en va de même aujourd'hui avec les délocalisations industrielles et la pression imposés aux salariés occidentaux , comment tenter de sauver les emplois ....avec en prime les atteintes à l'environnement irréversibles.
Une planète qui n'en peut plus des Humains.... Nous n'avons rien retenu des leçons de l'histoire . Pire nous ne voulons rien retenir!!! Et aussi la militarisation effrénée des nations est toujours là plus menaçante que jamais....
Donnet (, Inscrit le 21 novembre 2011, 58 ans) - 24 novembre 2011 |
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| " Nous sommes les Joad ! " |
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Années 1930 . Les terres grises de l'Oklahoma ne sont pas assez rentables . Le métayage a fait son temps et les banquiers propriétaires expulsent par milliers des familles de fermiers.
S'ensuit un exode massif vers " la terre promise " , l'Ouest , la Californie.
La famille Joad au grand complet prend la route à bord d'un camion de fortune. La Nationale 66 , la Grand-route des migrations , des réfugiés , la route de la fuite . La 66 se couvre de pauvres éclopés qui s'en vont vers l'Ouest , un grand rêve commun.
Au fil des miles , la famille va se disloquer ( mort des grands-parents , départ d'un fils , ... ) . Ces expropriés deviennent des émigrants, des Okies , occupants de campements de fortune , étrangers en leur pays.
Une armée sans bride , ni harnais qui entreprend une course au travail semblable à une ruée vers l'or .
Les vallées de Californie sont comme des mers odorantes d'arbres à fleurs mais la travail est rare.
Dans l'âme de ces gens , les raisins de la colère se gonflent et mûrissent , annonçant les vendanges prochaines.
Tant que leur peur pouvait se muer en colère , les hommes ne flancheraient pas .
Je m'associe à Lfrobin qui indique que "faire une critique de ce roman est déjà une prétention".
Nous ne sommes plus dans le " chef-d'oeuvre " mais dans l'Indispensable.
Steinbeck signe plus qu'un roman . On est emporté par l'Histoire. Pas seulement celle des Etats-Unis des années 30 mais par un phénomène mondial. La mécanisation , l'exode rural , la pauvreté , le rejet de l'étranger......
C'est une oeuvre intemporelle .
Un hommage à la femme. " Ma " , la mère . "Ses yeux noisettes semblaient avoir connu toutes les tragédies et avoir gravi , comme autant de marches , la peine et la souffrance". Une femme qui a tant d'amour en elle qu'elle en est effrayante !
Je me suis inquiété pour cette famille , ai souffert, souri , espéré avec elle !
Le dernière page vaut - à elle seule - la lecture du roman .
Que vous dire d'autre, si ce n'est de vous précipiter pour dévorer ce miracle de la littérature .
Frunny (Boulogne-Billancourt, Inscrit le 28 décembre 2009, 46 ans) - 20 novembre 2011 |
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| Les Raisins de la colère |
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J'avais adoré Des Souris et Des Hommes mais j'ai préféré Les Raisins de la Colère. Je le mettrai dans mon top 10 de mes meilleurs livres à vie. J'aime voir la vie de ces pauvres américains qui avaient décidé d'immigrer dans l'ouest durant la Grande Crise. Ces gens pensaient avoir une vie meilleure mais ce fut loin d'être le cas. C'est exactement mon type d'histoire et ça me fait beaucoup réfléchir sur la condition humaine, comme lorsque je lis du Zola.
Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 32 ans) - 6 août 2011 |
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| Une histoire qui ne vieillit pas |
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J'ai entendu parler de ce livre il y a seulement quelques semaines et je suis venue lire les critiques de CL qui m'ont fortement donné envie de le lire. Alors je l'ai fait très vite, comme happée par ce roman, ces vies, ces personnages, cette page historique, cette misère sociale... C'était grandiose, vraiment. Je viens à peine de finir et me voilà déjà en train d'écrire mes impressions, comme pour prolonger encore un peu ces moments si passionnants.
Nous sommes immergés dans l'histoire par l'intermédiaire d'un homme tout juste sorti de prison et qui recherche ses terres et sa famille, dont il n'a eu que très peu de nouvelles pendant ses 4 ans d'emprisonnement.
Tout de suite nous découvrons deux caractéristiques qui font de ce livre, à mon goût, un chef d'oeuvre : des descriptions minutieuses et très réalistes des lieux, bruits, personnes. Parfois entre 2 chapitres qui nous livrent les péripéties des personnages, un chapitre entier est consacré uniquement à une description de ce qui pourrait paraître un détail au premier abord (un champ, une scène de vie comme un père qui achète deux sucettes à ses enfants...).
"Les tracteurs arrivaient sur les routes, pénétraient dans les champs, grands reptiles qui se mouvaient comme des insectes, avec la force incroyable des insectes. Ils rampaient sur le sol, traçaient la piste sur laquelle ils roulaient et qu'ils reprenaient. Tracteurs Diesel, qui crachotaient au repos, s'ébranlaient dans un bruit de tonnerre qui peu à peu se transformait en un lourd bourdonnement. Monstres camus qui soulevaient la terre, y enfonçant le groin, qui descendaient les champs, les coupaient en tout sens, repassaient à travers les clôtures, à travers les cours, pénétraient en ligne droite dans les ravines. "
Mais c'est cette somme de petit détails qui finalement constitue cette oeuvre si riche dans le fond et la forme.
L'autre élément qui ressort de façon prépondérante de ma lecture est le poids qui est apporté à l'entité familiale. Les Joad, cette famille dont nous suivrons le parcours à travers une partie des Etats-Unis, chassés de ce qui était pourtant jusqu’alors leur terre, leur maison, malgré sa pudeur et sa colère, accorde une importance sacrée à tous ses membres, du grand père au petit dernier, en passant par les compagnons des enfants. Quand on n'a plus rien, plus qu'une auto et quelques matelas, on a encore et pour toujours ceux avec qui l'on a grandit. Et ce qui m'a encore plus touchée, c'est la place qu'accorde le romancier à la mère de famille, qui est véritablement le fondement même, la force, le cerveau de tous, qui ne baissera jamais les bras pour les siens, malgré les décès, les abandons, la famine, et ce jusqu'à la dernière ligne :
"Ses yeux noisette semblaient avoir connu toutes les tragédies possibles et avoir gravi, comme autant de marches, la peine et la souffrance jusqu'aux régions élevées du calme et de la compréhension surhumaine. Elle semblait connaître, accepter, accueillir avec son joie son rôle de citadelle de sa famille, de refuge inexpugnable." (...) "Elle semblait avoir conscience que si elle vacillait, la famille entière tremblerait, et que si un jour elle défaillait ou désespérait sérieusement, toute la famille s'écroulerait, toute sa volonté de fonctionner disparaîtrait."
Je ne peux parler de ce livre sans évoquer bien sûr le sort des Okis, ces personnes dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'alors. Ou comment combler une lacune en histoire de la plus belle manière qu'il soit. Comment ne pas être sensible à ce peuple, uni dans l'adversité, aux leçons de bravoure et de solidarité qu'ils nous ont fait parvenir. Et comment ne pas penser aux émigrants d'aujourd'hui, comment ne pas faire des liens entre ces enfants Okis s'amusant avec les détritus des camps californiens, et ceux des roms qui jouent dans les fontaines des grandes villes, vêtus des même haillons.
Une merveilleuse lecture, émouvante, qui ne peut que soulever des questions sur les inégalités sociales. Et nous rappeler notre position au sein de notre famille et sa valeur, que ce soit celle de père, de mère, de fils, de grand mère.
Elya (, Inscrite le 22 février 2009, 21 ans) - 22 avril 2011 |
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| Une épopée tragique |
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Relatant les difficultés des paysans durant la grande dépression, Steinbeck nous émeut, même dans l’adversité, ses personnages sont beaux et attachants. Les joad pensant que la migration vers l’Ouest sera leur salut, ils vont vivre durant leur voyage de terribles moments, et une fois arrivés que la déception est grande. Une très belle étude sociologique sur cette époque
Ichampas (LAMBALLE, Inscrite le 4 mars 2005, 47 ans) - 20 décembre 2010 |
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| magistral |
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j'ai adoré ce livre
Steinbeck réussit l'exploit de présenter ses personnages comme des monuments de dignité et de courage baignant dans une enveloppe de misère, ce qui fait que bien que les Joad aient à traverser les pires épreuves, ils redressent la tête au moment même où on s'attend à les voir flancher. A ce titre le livre donne une leçon de courage, où l'espoir et la volonté de lutter finissent toujours par revenir, et où à aucun moment les protagonistes ne se détachent de leur profonde humanité... le livre explore bien plus que l'exploitation de l'homme par l'homme, et on comprend que les plus grands sont en fait les plus petits, et ce jusqu'à la dernière ligne...
Vincent430 (, Inscrit le 25 août 2010, 28 ans) - 25 août 2010 |
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| Une déception sans équivoque |
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Lorsque j'ai vu ces critiques , je me suis attendu à un livre merveilleux qui m'aurait accroché du début à la fin avec aucune longueur , bref comme un de ses livres "Des souris et des hommes" que j'ai adoré qui nous donnait un bon aperçu des U.S.A dans les années 30 . Mais les raisins de la colère est un récit qui n'a aucune action , qui est décourageant à la longue à cause de tous ces malheurs qui leur arrivent. Ce n'est pas un livre que je recommande, pas avec ces 640 pages qui n'en finissent plus. Bref , je ne comprends pas pourquoi les gens l'ont tant aimé . . .
Ento93 (, Inscrit le 27 décembre 2009, 18 ans) - 28 décembre 2009 |
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| Un grand roman |
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Que dire de plus, sinon que j'adhère complètement aux autres critiques. C'est un roman poignant, très intéressant, et qui nous apprend beaucoup de choses sur la vie des années 30 aux Etats Unis.
PA57 (, Inscrite le 25 octobre 2006, 28 ans) - 24 septembre 2009 |
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| 70 ans et plus que jamais d'actualité! |
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Quel livre sonne plus juste que celui-ci par les temps qui courent ? Véritable épopée mais également véritable témoignage d’une population opprimée par une crise économique qui fait le jeu des riches exploitants.
Dans les années 30, la Grande Dépression sévit et oblige les familles humbles à migrer vers la Californie, considérée comme un Eldorado où l’on fonde tous ses espoirs de réussite. A travers la famille Joad, on suit cette lente décadence inévitable vécue par tous les humbles tombés dans le cercle vicieux d’un système en faillite.
« Les Raisins de la Colère » sonne un peu comme un hymne aux pauvres. Très partisan, mais également très lucide, Steinbeck dresse un portrait quasi-exhaustif des injustices sociales qui paraissent au fil des pages totalement immuables. Casy, le « pasteur libéré » lutte contre cette discrimination et analyse très bien le problème. La famille, principale tissu social à l’époque, constitue un frein au changement. On accepte la situation sociale et on tente de s’en sortir par tous les moyens. On est libre que lorsque l’on est seul, et c’est le grand paradoxe de toute révolution.
Enfin Steinbeck, comme dans « A l’Est d’Eden », entrecoupe son histoire de petits chapitres très instructifs sur la vie dans les années 30. Cela nous permet de constater à quel point l’entraide et la solidarité sont des valeurs fortes pour les pauvres mais également à quel point cette solidarité peut très vite se travestir en concurrence lorsque les riches exploitants jouent aux enchères avec les travailleurs.
Au final, un livre qui nous donne la rage, nous fait rêver, nous instruit, nous fait réfléchir… un chef-d’œuvre.
Baader bonnot (Montpellier, Inscrit le 11 janvier 2008, 28 ans) - 10 janvier 2009 |
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| oui,inoubliable!!!! |
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D'ailleurs,toute l'oeuvre de Steinbeck a une puissance que je n'ai pu retrouver chez d'autres auteurs.
A compléter par le film avec Fonda.....Indispensable,également.
Kikiliberte (, Inscrite le 10 avril 2008, 57 ans) - 12 novembre 2008 |
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| un des meilleurs romans du XXe siècle |
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Pour moi, sans doute un des meilleurs romans du XXe siècle si ce n'est le meilleur. Il raconte la détresse d'une famille de paysans qui se voit dans l'obligation d'abandonner leurs terres pour pouvoir survivre.
Un grand moment de littérature.
Dani69 (, Inscrit le 10 novembre 2008, 45 ans) - 10 novembre 2008 |
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| Inoubliable |
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J'apporte ma modeste pierre à cet édifice de critiques élogieuses. Ce roman a effectivement tout : une histoire simple et forte, magnifiée par un style épuré que seuls maitrisent les tout grands. Cela fait plus de 6 mois que je l'ai lu et j'ai l'impression que c'était hier.
Erve (Jalhay, Inscrit le 20 novembre 2004, 45 ans) - 3 octobre 2007 |
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| Incontournable |
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LE livre américain à lire absolument. C'est un de mes romans préférés à vie, on est vraiment imprégnés de l'atmosphère de l'époque de la Grande dépression.
Janiejones (Montmagny, Inscrite le 20 avril 2006, 26 ans) - 11 juillet 2007 |
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| une métaphore de la mondialisation |
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Le départ des Joad fait suite à leur expropriation par les grands propriétaires terriens. L'industrialisation de l'agriculture voit la naissance d'une catégorie de nouveaux paysans, plus exploitants commerciaux que paysans. La misère pousse donc cette famille là où se trouve le travail, à cette époque là, à savoir la Californie.
Or les nouveaux immigrants déchantent vite, car, au lieu d'une terre promise, ils se retrouvent traités comme des marginaux, "des étrangers venus voler le travail des autochtones".
Je pense que ce roman a une valeur d'exemple, à méditer, du système économique mondial actuel; la Californie symbolisant les pays du nord, les pays du sud étant incarnés par les okies.
Matru (cagnes sur mer, Inscrit le 27 mars 2006, 37 ans) - 30 mars 2006 |
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| douloureux |
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ce livre ne se calcule pas, quand on est pris dans l'histoire on n'en sort pas. Il m'a fallu 200 pages avant de vraiment accrocher. J'ai bien fait d'attendre car à partir de là on s'attache vraiment aux personnages: on vit et on souffre avec eux. J'ai rarement eu autant de compassion envers des personnages d'un livre. Et Tom, ah ce sacré Tom... Ce bougre là est le plus fin, le plus charismatique de l'histoire. Mais les autres émeuvent autant... Casy... man...
Ah quelle histoire!... elle te prend les tripes et tu sais que ça ne peut finir bien... J'ai adoré la fin... Malgré le froid, la faim, la pauvreté, la dernière scène est un emblème de la solidarité entre les miséreux.
Je ne connaissais pas le génie de Steinbeck, et j'imaginais pas une telle justesse, une telle finesse dans l'écriture. Ca ressemble beaucoup au réalisme de Zola, avec des descriptions aussi grandioses.
un chef d'oeuvre.
Elmejeco (, Inscrit le 5 juillet 2005, 23 ans) - 11 juillet 2005 |
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| La larme à l'oeil |
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Du début à la fin, vous êtes remplis de cette lueur d'espoir qui accompagne les personnages. Un avenir meilleur, un endroit décent où vivre, une petite maison pour vivre à l'abri.... réellement jusqu'à la dernière page j'ai cru moi aussi à cet avenir, à quelque chose de meilleur. Malheureusement, la fin nous laisse sur notre faim.
Un livre véritablement poignant qui nous montre le combat d'une famille et son périple mais c'est le sort de milliers d'autres. La misère, l'incompréhension des forces de l'ordre, le combat chaque jour pour pouvoir manger convenablement... J'ai adoré ! A lire absolument
Lolita (Toulon, Inscrite le 11 décembre 2001, 25 ans) - 11 septembre 2004 |
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| L'histoire d'une casquette... |
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Quelle aventure que la lecture d'un tel livre !
Un véritable voyage dans le temps et l'espace, un voyage au bout de la vie, une leçon, une Histoire.
Cette famille de travailleurs américains ruinés mais unis, guidée par la survie dans l'immensité politique et géographique des état-unis est profondément touchante, et tellement réelle...
La faim, la mort, le courage et la force, la misère et l'alcoolisme, le désespoir plus fort que la vie, mais la vie plus forte que le désespoir.
L'incompréhension. C'est elle, le moteur du livre, de cette famille, entassée dans ce vieux tacot, en quête d'un avenir non pas meilleur, mais simplement juste et vivable.
Toute l'histoire est menée d'une main de maitre, fluide et pénétrante, avec un principe de zoom, si je puis m'exprimer ainsi, des plus agréables.
Je n'ai rien à redire à ce livre, et en faire la critique est déjà une prétention. (que j'assume)
Merci Mr Steinbeck !
Lfrobin (, Inscrit le 2 septembre 2004, 28 ans) - 2 septembre 2004 |
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| Tragique |
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Un roman qui se dévore, un roman émouvant, intéressant, tragique. La désillusion des Joad, ils pensent qu'il va y avoir du travail en Californie à cause de prospectus jaunes, ca sera pire que chez eux. Un roman intéressant qui nous montre que, plus on s'enfonce dans la misère, plus il y a de solidarité, de civisme, d'amitié. Un pavé dans la gueule à tous ces propriétaires ne sachant même pas quoi faire de leur terre immense, alors que des milliers de gens crèvent de faim.
KIM
Le petit K.V.Q. (Paris, Inscrit le 8 juillet 2004, 19 ans) - 8 août 2004 |
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