Les saisons et les jours de Caroline Miller

Les saisons et les jours de Caroline Miller
(Lamb in his bosom)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par LaVillatte, le 31 janvier 2015 (Inscrite le 11 juillet 2012, 44 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 4 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (13 190ème position).
Visites : 1 489 

Le Sud des Etats Unis vu autrement

Ce roman s'attache à décrire la vie des fermiers blancs pauvres habitant l'état de Georgie au XIXeme siècle.
Nous sommes donc bien loin d'Autant en emporte le vent et les esclaves ne sont évoqués ici que comme un rêve, comme un moyen inaccessible d'améliorer la vie de tous les jours. Ces fermiers vivent isolés à une centaine de kilomètres de la côte et les contacts avec le monde extérieur ne s'effectuent en temps de paix qu'une fois par an lors des échanges des produits des récoltes.
Le livre s'ouvre sur le mariage de Cean et Lonzo Carver et s'attache à décrire le passage des saisons et des années dans leur vie et de leur proche. Le courage et la ténacité de ses personnages simples ne peuvent que toucher le lecteur du XXIeme siècle dans son confort douillet d'autant plus que Caroline Miller transmet admirablement leurs joies et leurs douleurs.

Ce roman a été prix Pulitzer en 1934 et entraîna un engouement pour les romans du Sud qui facilita la publication du prochain prix Pulitzer Au temps en emporte le vent.

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La vie des pionniers du sud de l'Amérique

7 étoiles

Critique de Faby de Caparica (, Inscrite le 30 décembre 2017, 58 ans) - 29 novembre 2019

"Les saisons et les jours " de Caroline Miller (432p)
Ed. Pocket
Prix Pulitzer 1934

Bonjour les fous de lectures ....

Voici un roman historique rendant hommage aux paysans du sud de l'Amérique.

XIX° siècle, Géorgie, nous allons suivre la vie de Cean et de sa famille. La terre est bonne, mais la vie difficile et rythmée au fil des saisons.
On essaye de vivre un maximum en autarcie, peu d'échange avec " la ville".
Les parents vieillissent, les enfants naissent avec la régularité d'un métronome.
Il y a des joies, des peines, de la résignation.
Voici dépeinte la vie des ces pionniers du sud des Etats-Unis.

Il faut prendre le temps.
Ce livre évolue lentement au rythme de ces paysans et des saisons.
Les personnages, leurs sentiments et les paysages environnants sont minutieusement décrits mais n'apportent aucune lassitude malgré la vie répétitive des protagonistes.

Roman âpre, triste et réaliste à la fois et si le début peut nous évoquer " la petite maison dans la prairie" , ne vous en laissez pas conter et laissez-vous apprivoiser et bercer par l'écriture fluide de Caroline Miller

Caroline Miller était totalement inconnue lorsqu'elle remporta le prix Pulitzer pour ce roman.
Elle sera, hélas, vite reléguée dans l'ombre par le prix du même nom de 1937 attribué au livre "Autant en emporte le vent "

Un monument.

8 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 59 ans) - 8 avril 2016

Belfond a eu l'excellente idée de reprendre ce titre dans une version dite "vintage" et plus complète que les précédentes éditions.
Depuis 1933 ce livre a fait rêver bien des lecteurs.
Au lent rythme des jours, des saisons et des années, l'auteure nous livre la vie de ses familles de fermiers, en toute simplicité. L'action se situe au 19ème siècle en Géorgie.

J'ai été très touché par une écriture fine et un style bien adapté et clair.
Une lecture passionnante.

La terre

8 étoiles

Critique de Romur (Viroflay, Inscrit le 9 février 2008, 46 ans) - 6 juin 2015

Le sud des Etats-Unis, au milieu du XXème siècle. Loin des riches familles de planteur de Autant en emporte le vent, Caroline Miller nous emmène chez les petits fermiers blancs qui mettent en valeur une terre ingrate à la sueur de leur front, cultivant coton et maïs, élevant un cochon et quelques volailles pour nourrir leur famille.
Le roman s’ouvre avec Cean, jeune femme qui vient de se marier et dont l’existence va servir de fil directeur au roman. Autour d’elle gravitent les membres de sa famille (on pourrait presque parler de tribu) et un deuxième personnage féminin se détache : Margot la fille de bar venue de la côte mais qui s’adapte remarquablement bien et devient avec le temps un des piliers de la communauté.

Avec beaucoup d’humanité et de poésie, Caroline Miller nous raconte leurs espoirs et leurs drames au fil des saisons et des années, les récoltes, les naissances et les deuils. Le roman peut prendre un tour un peu répétitif mais elle accélère le rythme et les années défilent plus vite permettant de garder le lecteur en haleine.

Pour prolonger cette lecture, vous pouvez acheter Louons maintenant les grands hommes qui décrit de façon encore plus ethnologique, photos à l’appui, la vie de ces même fermiers un demi-siècle plus tard...

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