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Petites vacances entre amis
Un petit village italien au bord de la mer. Deux couples, dont l’un a un fils, et une femme célibataire. Cinq amis unis dans ces mêmes vacances insupportables, assommés par la chaleur, portés par la routine de leur indolence quotidienne. Il y a aussi la bonne de Jacques et Sara, qui s'occupe de leur fils et a un amant douanier. Femme sans la moindre fibre de servitude, elle est régulièrement source de conflit. Et puis il y a l’homme au bateau, Jean, mais qui restera « l’homme », pour tous. Ils ont besoin de lui, de son indifférence, de sa non-appartenance au groupe. Pour Sara, c'est l'Homme avec un grand « H », peut-être…
En même temps, un drame s’est produit : un jeune homme a explosé sur une mine de la dernière guerre. Ses parents sont venus « récolter » les restes dans une boîte à savon mais la mère refuse de signer l'acte de décès. Et chaque jour, les allées et venues vers la montagne pour parler avec le vieux couple martèlent un peu plus le déroulement de ces journées arrosées de nombreux bitter camparis.
Canicule. Suffocation. Lourdeur. Seules les mouches semblent animées d'énergie et imposent leur ballet à l'atmosphère accablante. On cherche à comprendre ce qu’on fait là, ce que l'on espère trouver dans ces vacances où rien ne se passe, où rien ne se dit vraiment même si on ne cesse de se parler. Il n’y a pas d’amour heureux, sauf peut-être celui de Sara pour son fils, enfant-roi qui fait ce lui plaît. « Depuis la minute où il est né, je vis dans la folie ». Entre elle et Jacques, c'est la question de l’adultère, auquel chacun encourage tacitement l'autre, pour goûter un peu de la liberté qu’il ne possède plus. Jacques et Diana, l’amie qui les accompagne. Sara et l'homme. Viril, décidé, il lui impose son désir et elle y succombe l’espace de quelques heures, retrouvant son assurance et sa féminité, heureuse d'être l’objet de sa convoitise. Pour mieux recouvrer l'amour conjugal, peut-être. Il y a aussi Ludi et Gina, les amis indispensables, le couple déchiré et pourtant en complète dépendance de l’autre, ne cessant de s'opposer alors qu’ailleurs le bonheur n’existe pas. C’est là le malheur de l'amour.
Et puis parler, parler, et parler encore. De ce malheureux couple qui n'accepte pas le deuil, de l’homme et de son bateau, de ce sempiternel menu à l'hôtel restaurant, bouillon et poisson grillé, de la chaleur, des vacances si désagréables,… et puis de ces fresques étrusques, ces petits chevaux de Tarquinia que l’on pourrait se décider d'aller voir et dès lors faire le pas, changer, se retrouver, retrouver l'amour pour lequel il n’y a pas de vacances…
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