La quatrième main de John Irving

La quatrième main de John Irving
( The fourth hand)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Follett, le 27 septembre 2002 (Guebwiller, Inscrit le 28 juillet 2001, 51 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 10 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (12 758ème position).
Visites : 3 586  (depuis Novembre 2007)

Pris la main dans le sac !

Depuis son dernier chef d'oeuvre "Une veuve de papier", John Irving est attendu avec impatience. Avec "La quatrième main", l'auteur a toujours une imagination débordante, la preuve cette histoire rocambolesque où un journaliste de télévision se fait dévorer une main gauche par un lion au cours d'un reportage dans un cirque en Inde. Les images passent en boucle sur les écrans du monde entier, ce journaliste Patrick Willingford, devient un héros. Tout le monde veut lui caresser son moignon et l'appelle "le type au lion". Son succès est tel qu'une femme, Doris, fan de football et de l'équipe locale les Packers de Green Bay, Wisconsin, parvient à convaincre son mari de léguer sa main à Wallingford en cas de décès prématuré. Et qu'arrive-t-il ? Le mari en question meurt accidentellement et sa main gauche va être offerte à Patrick Wallingford à deux conditions : que Doris obtienne un droit de visite de la main et qu'elle tombe enceinte de lui, ce qui arrive le jour du transfert !!! C'est le début d'une histoire folle, où l'on rencontre un chirurgien anorexique, une baby-sitter déjanté, une journaliste, prête à tout pour arriver au sommet et qui veut aussi avoir un enfant de Wallingford (!!!), .... Evidemment, ce tombeur invétéré va craquer pour Doris, la mère de son fils, et voudra faire sa vie avec elle, quitte à perdre son emploi. Sur la longueur, le roman, un peu fou avec cette histoire incroyable du départ, trouve son intérêt lorsque le héros perd à nouveau sa main, la greffe n'étant pas concluante. Iving a un talent énorme pour nous tenir en alerte durant toute son histoire et il s'en sort quand même avec les honneurs, et l'on prend quand même du plaisir à suivre ce journaliste dans sa quête du bonheur. Vivement le prochain Irving !!!

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Les éditions

  • La quatrième main [Texte imprimé], roman John Irving trad. de l'anglais, États-Unis, par Josée Kamoun
    de Irving, John Kamoun, Josée (Traducteur)
    Seuil / Roman
    ISBN : 9782020509107 ; EUR 21,00 ; 18/04/2013 ; 377 p. ; Format Kindle
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Les livres liés

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Une comédie burlesque

8 étoiles

Critique de Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 41 ans) - 28 janvier 2012

Irving veut faire rire, par une histoire aussi extravagante qu'improbable, où un dilettante charmeur souffre et renaît d'une série d'avanies incommensurables. Comme d'habitude, visiblement, chez cet auteur, les rebondissements sont pléthore. L'ensemble est enjoué et assez drôle, peu sérieux, mais ça n'est pas le but. A force de cartes rabattues, l'effet est un peu éventé et finit peut-être par lasser, mais l'ensemble est agréable, et se laisse lire avec un assez grand plaisir.

Jeux de mains, jeux de vilains

4 étoiles

Critique de Ravenbac (Reims, Inscrit le 12 novembre 2010, 53 ans) - 27 décembre 2010

Patrick Wallingford est journaliste professionnel. Homme très séduisant, les femmes ont simplement envie de coucher avec lui. Peu entreprenant, ennemi de l’initiative personnel, il est l’homme de l’occasion. Patrick Wallingford a-t-il envie de quelque chose dans la vie ? Peut-être d’une troisième main quand il perd la sienne dévorée par un lion lors d’un reportage en Inde.

Irving signe là son roman le moins abouti. Malgré l’originalité de l’histoire, la mayonnaise ne prend pas. L’écriture manque de fluidité ; l’humour est lourd et redondant ; des longueurs par exemple l’interlude japonais. Certes il y a de beaux passages notamment quand Wallingford trouve enfin sa quatrième main avec Doris Clausen. Mais ce n’est pas suffisant pour sauver l’ensemble de l’ennui, où trop de situations artificielles s’entremêlent.

Impossible de balayer du revers de la main les plus beaux romans de John Irving (L’hôtel New Hampshire, Une prière pour Owen…) avec lesquels il a gagné notre respect haut la main. Mais soyons francs ! Avec cette histoire de main, nous n’avons pas pris notre pied.

Mais pas en panne sèche !

7 étoiles

Critique de Lu7 (Amiens, Inscrite le 29 janvier 2010, 33 ans) - 17 août 2010

Je suis un peu d'accord avec Guigomas, ce n'est pas selon moi le meilleur Irving. Le monde selon Garp ou encore Hotel New Hampshire ont une profondeur et une force, au-delà du burlesque et de l'improbable, que je n'ai pas retrouvées dans la quatrième main.
C'est tout de même drôle, divertissant, étonnant. Mais sans plus.

Complètement burlesque

7 étoiles

Critique de Mademoiselle (, Inscrite le 29 mars 2004, 32 ans) - 20 janvier 2006

C’est la première fois que je lis un roman de John Irving et j’ai énormément apprécié l’intrigue et les personnages, absolument originaux. La façon dont les personnages sont présentés au début du livre, c’est dément.

L’histoire décolle vraiment bien et après ça s’essouffle un peu avant de repartir vers la fin. Mais c’est un vrai bonheur à lire, John Irving ayant une verve, une gouaille haute en couleur.

Irving en panne

3 étoiles

Critique de Guigomas (Valenciennes, Inscrit le 1 juillet 2005, 49 ans) - 6 janvier 2006

Il y a une quinzaine d'années, Irving était mon livre de chevet indétrônable : Le monde selon Garp, une prière pour Owen, l'oeuvre de Dieu..., le buveur d'eau, tous ces livres je les avais lus et relus et, s'il me fallait en faire la critique après toutes ces années, je mettrais cinq étoiles à chacun tant le plaisir avait été grand !

Ce petit préambule pour justifier ma note... car La quatrième main m'a déçu, déçu ! Rien de ce qu'est Irving dans ce roman poussif qui ne décolle pas, cette histoire râbachée qui piètine ou tourne en rond, ces personnages qui, à trop vouloir être Irvingiens, en deviennent ridicules...

A celui qui n'a jamais lu Irving : fuyez cette quatrième main ! Lisez Garp, Owen, le buveur d'eau...
A celui qui l'a déjà lu : relisez n'importe lequel de ses livres plutôt que cette misère.

Un chemin vers soi

9 étoiles

Critique de Chma (Bruxelles, Inscrite le 5 mars 2001, 48 ans) - 25 août 2005

C'est le 2ème livre d'Irving que je lis - après "Une prière pour Owen" - et je reconnais la patte de l'auteur.
Au départ d'un fait divers, accident à un personnage et, après quelques chapitres où il présente ses héros [d'où il me faut le temps d'entrer dans le livre], avec force détails physiques et psychologiques, nous pouvons suivre leur évolution à travers le roman.
Une évolution du personnage qui pourrait être la nôtre.

On y retrouve aussi des critique sur certains faits de société... à méditer aussi. Par exemple, dans ce livre, les JT et médias qui cherchent le scoop, les infos non analysées.

A lire donc !

Son dernier opus en date

7 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 63 ans) - 18 septembre 2004

Irving a ce don inimitable de nous faire toucher du doigt comment des petites choses, des petits faits de la vie quotidienne, font évoluer la perception qu'on a des choses, et partant de la vie. Il y a une grosse histoire, plutôt abracadabrante, même si dans la limite du plausible, comme très souvent avec IRVING, mais une fois le cadre posé, il ne s'intéresse plus qu'aux petits détails qui font évoluer l'histoire.
Du mal un peu jusqu'à la moitié, j'avais du mal à retrouver tout mon IRVING, mais il se rattrape dans la seconde moitié.

toujours un plaisir

8 étoiles

Critique de Elahub (Göttingen, Inscrite le 3 janvier 2004, 57 ans) - 11 mars 2004

bonjour tout le monde
Moi, je suis fan de John Irving depuis que j'ai lu (et souvent relu) la prière pour Owen ...
Ce dernier est également un Irving typique, aucun autre ne pourrait inventer une telle histoire folle et surprenante il me semble. Jamais les choses se déroulent comme on pourrait le supposer, il y a toujours des évènements inattendus.
Pour ceux qui aiment Irving le livre sera encore un plaisir, plus que la veuve en papier.
Pour les autres ... s'attendre à tout:)

J'appuie fermement

8 étoiles

Critique de Otto (Chimay, Inscrit le 7 septembre 2002, 62 ans) - 10 mars 2004

Je serrerais volontiers la main (héhé) de Follett, je suis d'accord avec sa critique. Et c'est le premier Irving que je lis, ben oui. Cette folle histoire, de fait, ce journaliste un peu dingue,son mental plutôt particulier nous font vivre un petit moment de bonheur.

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