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Un très grand petit livre…
Il s’agit d’un court roman, cent soixante pages, que j’ai littéralement dévoré en deux jours!
Il ne m’est pas facile de décrire de quoi il s’agit…; il s’agit surtout d’un travail d’élucubration savant, profond, patient sur ce qu’est ou n’est pas la mémoire, démarche parfois irritante, mais sans aucun doute, le cœur et l’âme de ce récit des plus érudit.
Le narrateur, personnage dans la soixantaine à la retraite, recherche ce que nous recherchons tous, la vérité et un sens à nos vies, alors qu’une lettre qu’il a écrite plusieurs années auparavant, le ramène malgré lui à son passé, il doit revisiter tout ce qui compose ses conceptions personnelles sur le passage du temps, l’histoire, le bonheur…
Pourquoi ai-je tant aimé ce livre?
Il s’agit d’un court récit tout à fait fascinant; j’avais retenu de mon unique autre lecture de cet auteur, Arthur & George, le talent extraordinaire de raconteur de celui-ci et ce roman, qui s’est mérité le Man Booker Prize 2011, confirme ce talent sans aucune équivoque.
L’écriture est fluide et limpide, les personnages puissants et toute l’histoire est empreinte dès le début d’un mystère qui atteint un dénouement imprévisible à la fin…
Plus que tout, j’ai été chavirée par l’honnêteté avec laquelle l’auteur décrit le temps d’une vie et la mémoire embrouillée, incertaine que nous entretenons de celle-ci, que le narrateur résume d’ailleurs par ces mots à la conclusion : «Il y a l’accumulation. Il y a la responsabilité. Et…… il y a l’agitation. Tellement d’agitation.»
N.B. J'ai lu cet ouvrage dans sa version originale anglaise et je n'ai, malheureusement, pas trouvé de traduction française; celle-ci ne saurait tarder, j'en suis certaine!
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