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6.2.1 NOUVEAUTES LIVRES
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La grève : Atlas Shrugged de Ayn Rand

Titre original : Atlas shrugged

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone , Littérature => Biographies, chroniques et correspondances

critiqué par Isad, le 15 janvier 2012 (Saint-Germain-en-Laye, Inscrite le 3 avril 2011, 52 ans)

La note: 10 etoiles
Visites : 250 

Géniale histoire d’une femme libre et éloge de l’esprit d’entreprise

Ce livre est un cri à travers Dagny Yaggart qui entend sauver l’entreprise créée par son grand-père et dans laquelle elle a pratiqué différents métiers avant d’en être à la tête opérationnelle. Elle ne veut rien devoir à personne que ce qu’elle a gagné par opposition à son frère James qui fréquente les milieux politiques et fait du lobbying économique et réglementaire. Autour d’elle gravitent les hommes de sa vie : Eddy Willers, fidèle ami d’enfance et son assistant à la compagnie de chemins de fer, Francisco d’Anconia brillant amant de son adolescence, Hank Rearden, le sidérurgiste autodidacte et John Galt, l’inventeur, personnage énigmatique et auteur de l’idée de laisser les non-créateurs se débrouiller seuls.
La grève c’est celle des entrepreneurs-inventeurs qui estiment qu’on les exploite, eux et le fruit de leur cerveau, pour donner sans fin à ceux qui attendent tout de l’État et ne créent rien.

C’est l’histoire d’une femme libre et d’individus qui se battent contre les taxes qui entravent la libre-entreprise. C’est une diatribe contre le communisme et l’idée de satisfaire les besoins de ceux qui n’ont rien et qui demandent qu’on les aide sans rien donner en retour à la société.

L’auteur nous montre une conception de l’existence qui exige de l’être humain qu’il mette en place les conditions de sa réussite personnelle et refuse d’accuser la malchance. On est soi-même l’auteur de sa vie.

Elle fustige aussi une critique des comportements moutonniers, de l’absence de prise de responsabilité quand on veut se conformer au carcan des procédures qui étouffe la prise d’initiative du travailleur de base qui sait ce qu’il faut faire mais n’ose pas car c’est lui qui sera accusé en cas d’échec. Et on retrouve là les méfaits du principe de précaution qu’engendre la peur du risque.

Le livre n’épargne ni les hommes politiques ni des médias qui se conforment aux désirs de la petite élite qui a le pouvoir et corrompt pour le conserver. Il égratigne aussi les lois et ceux qui gravitent autour car ce petit monde judiciaire ne cherche pas protéger et à rendre justice mais à prendre en faute et sert ceux qui savent en comprendre le langage ésotérique et en contourner toutes les subtilités à leur profit.

L’auteur montre la déliquescence de toute la société lorsqu’elle est privée de la croissance engendrée par les innovations de quelques-uns. C’est alors que les idées les plus folles surviennent, pour rétablir l’ordre, faire rentrer les gens affamés de le rang et exiger l’obéissance, ... au nom de l’intérêt général bien sûr.

En bref, il s’agit tout à la fois d’un roman historique, d’amour, de philosophie, de révolte et d’apprentissage, d’un hymne à la création et au génie de l’esprit humain. L’histoire est simple et attachante, détaillant les motivations profondes des différents personnages qui se révèlent être issues de principes simples.

Il y a certes quelques passages démonstratifs un peu trop longs qui relèvent plutôt d’un cours, mais j’en recommande fortement la lecture qui est très stimulante et pousse à la réflexion. Et bien sûr, toute ressemblance avec notre monde contemporain serait purement fortuite puisque le livre a été écrit dans les années 1950 !

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre d’une telle force.

« Connaissez-vous le lieu commun du médiocre ? C’est le ressentiment à l’égard de la réussite de l’autre. »

« Le seul pouvoir que tout gouvernement a, c’est celui de tomber sur le dos des criminels. Et bien, quand il n’y a pas assez de criminels, il suffit d’en fabriquer. On déclare tellement de choses ’’hors la loi’’ qu’il devient alors impossible aux hommes de vivre sans jamais violer la loi. »

Pourquoi faire de l’argent ? « Dans le but d’échanger mes meilleurs efforts contre les meilleurs des autres »

IF-0112-3826

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Les éditions
small La grève [Texte imprimé] Ayn Rand traduit de l'anglais (États-Unis) par Sophie Bastide-Foltz
de Rand, Ayn Bastide-Foltz, Sophie (Traducteur)
les Belles lettres
ISBN : 9782251444178 ; EUR 29,50 ; 2011-09-22 ; 1170 p. ; Broché
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