Le confident de Hélène Grémillon

Le confident de Hélène Grémillon

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Oops, le 27 octobre 2011 (Bordeaux, Inscrite le 30 juillet 2011, 53 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 26 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (1 491ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 9 769 

Un premier roman remarquable.

Camille, la trentaine est éditrice. Sa maman vient de décéder dans un accident de voiture. Les obsèques passées, elle fait du tri dans les lettres de condoléances. Au milieu d'elles, Camille tombe sur une lettre qui n'a rien à voir, celle-ci parle d'une rencontre entre une certaine Annie et un Louis, deux personnes qui ne lui disent rien. Puis les jours suivant d'autres lettres arrivent, elles lui sont bien adressées, Camille finit par croire qu'il s'agit d'un auteur qui lui envoie jours après jours des pages de son manuscrit. Ceci dit l'histoire relatée l'interpelle, la trouble au point que le doute s'installe. En recoupant certains passages des lettres, elle fini par penser qu'elle pourrait bien être effectivement mêlée à cette histoire. Les secrets de famille sont parfois terribles, ceux révélés dans ce récit ont de quoi bouleverser. Camille, éditrice désinvolte se retrouve malgré elle, embringuée dans une histoire machiavélique qui va remettre en cause son passé et son avenir. Un roman saisissant, révélant tout ce dont la nature féminine peut-être capable pour arriver à ses fins, le tout écrit dans un style fluide et sans équivoque. Un premier roman remarquable qui mêle récit historique et suspense psychologique qui a séduit un large public déjà ! J'ai été très étonnée de ne pas le voir déjà critiqué sur CritiquesLibres.com, maintenant c'est chose faite !

Hélène Grémillon a 32 ans. Après une maîtrise de lettres et un DEA d'Histoire, elle travaille chez Publicis au planning stratégique et devient assistante de programmation (Rive droite Rive gauche, PAF Productions) puis journaliste (Le Figaro, L'Avant-scène cinéma) avant de se consacrer à ce premier roman.

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Récit intriguant, dérangeant et haletant.

7 étoiles

Critique de Ichampas (LAMBALLE, Inscrite le 4 mars 2005, 55 ans) - 16 octobre 2016

Ce récit ne peut pas laisser insensible. Cette histoire de femmes nous bouleverse, nous dérange et nous passionne. Un vrai suspense tient le lecteur en haleine.

Déçue

4 étoiles

Critique de LaVillatte (, Inscrite le 11 juillet 2012, 44 ans) - 14 juillet 2015

C'est un livre dont on m'avait dit beaucoup de bien, mais que je n'ai pas aimé.
Pour moi l'écriture reste assez froide et distante, les ressorts psychologiques de certains personnages sont assez difficiles à comprendre, et la fin arrive comme une pirouette sans forcément de justification. J'ai finalement lu ce livre très vite mais plus pour le finir qu'attirée par l'histoire.
Seul élément que je retiens : la dignité des parents d'Annie.

Un peu tiré par les cheveux...

7 étoiles

Critique de Flo29 (, Inscrite le 7 octobre 2009, 47 ans) - 31 mars 2015

C'est un bon roman, il ne m'a fallu que quelques jours pour le terminer, mais je l'ai trouvé un peu trop sombre et cela fait beaucoup de malheurs pour un seul personnage. Curieusement, le seul protagoniste pour lequel j'ai eu de la sympathie, c'est Camille. J'ai bien aimé ses réactions. J'ai détesté le personnage d'Elisabeth, la "méchante" de l'histoire.
L'histoire est un peu trop irréaliste à mon goût.

Superbe!

10 étoiles

Critique de Macapat (, Inscrite le 26 juin 2014, 63 ans) - 19 janvier 2015

Un très bon moment de lecture...

Mouai....

6 étoiles

Critique de Pytheas (Pontoise - Marseille, Inscrit le 5 avril 2012, 54 ans) - 23 octobre 2014

Ce livre se lit vite et bien, on y prend un certain plaisir, mais ne restera pas dans les mémoires comme un chef d'oeuvre absolu, l’écriture y est un peu plate, les personnages manquent de profondeur et je n'ai pas compris la fin.... bon, d'accord, j'aurais pu la relire, mais j'ai eu la flemme, et surtout je n'étais pas mécontent d'en avoir terminé. Vais je passer pour un détestable macho en disant que c'est un livre de femme(s) ? Oui certainement, pourtant c'est vraiment le sentiment que j'ai eu tout au long de ma lecture, et alors ? me direz-vous, où est le mal ? Je suis d'accord, y en a pas.
Ma femme qui l'avait lu juste avant et m'en avait fait une critique dithyrambique, n'a pas été choquée par cet aspect des choses, ne voyant qu'un poignant témoignage sur la vie de nos aïeuls durant la seconde guerre mondiale .....Après lecture, je ne suis pas sûr que nous ayons lu le même roman, car si on évoque en effet la seconde guerre mondiale tout au long du récit, on ne peut quand même pas y voir le sujet majeur du livre.
Mais d'ailleurs, quel est il ce sujet majeur ? la Gestation pour autrui aurait pu jouer ce rôle à merveille, pourtant le conflit opposant les 2 femmes est plus porté sur le géniteur que sur l'enfant à naitre, donc, à mon sens, on ne voit pas bien où veut en venir l'auteure, je ne suis pas sûr qu'elle même l'eut su.
Toutefois la construction est originale, avec les points de vue des différents protagonistes et la vision en retrait du conteur ne pouvant qu'absorber des informations, afin de mener à bien son enquête épistolaire.

Un bijou pour certains

7 étoiles

Critique de Awanachi (, Inscrite le 25 janvier 2014, 64 ans) - 25 janvier 2014

Les avis enthousiastes de lectrices (les lecteurs semblent rares pour ce récit ?) – vos avis- m’ont incitée à découvrir ce premier roman d’Hélène Grémillon. Et comme tant d’autres, je me suis laissé embarquer, piégée dans sa lecture :

Un début bien trouvé - accroche immédiate-, une structure en double narration (voire triple) intéressante. L’histoire nous emporte dans un insupportable secret, les destins croisés déchirants de deux femmes liées par un épouvantable pacte. On souhaite savoir, on souhaite comprendre. En ceci, l’auteur a réussi son pari, on la suit, emporté dans sa fiction.
Serais-je masochiste pour avoir poursuivi ma lecture alors que j’emploie de tels qualificatifs- insupportable- déchirant- épouvantable- pour évoquer ce récit ? Pas plus que ceux qui l’ont apprécié, je présume.
Or donc, serions nous masochistes ? C’est probablement le style, l’écriture au charme désuet d’un classique, assez impersonnelle mais plaisante, qui nous permet de prendre le recul (celui de l’un des narrateurs). Elle atténuerait l’émotion possible, la rendrait moins cruelle ? Je le pense… Elle m’a permis de poursuivre une lecture où les révélations sont distillées à doses intenses, avec un talent certain, mais si dures à supporter...
Des lecteurs évoquent de l’amour dans ce roman. Pour ma part, c’est une lecture où la détresse, la frustration, le mensonge, la lâcheté, la jalousie et la haine me semblent dominer bien plus que l’amour maternel évoqué par certains. A aucun moment je n’ai lu de sentiments sublimes chez ces femmes : peut-on être touché par la dépression profonde dans le désir impossible de la maternité de l’une de ces femmes ? Bien sûr, mais pas tel qu’il est évoqué, une « norme » qui l’emporte sur ce besoin charnel, profond, de femme… Dans ma lecture - je dis bien, la mienne, avec ma sensibilité propre - j’ai suivi l’engrenage infernal de l’abus de l’autre, du sens de la possession, du paraître « à tous prix ». Et quel prix ! Le vol d’un enfant… Un quelque chose d’immonde qui m’a tant remuée que j’ai refermé ce livre avec un sentiment mitigé.
Ai-je aimé à le lire ? Oui, sans hésiter. Car sans conteste, on s’y laisse emporter, on souhaite comprendre les événements, les cheminements qui ont poussé ces femmes à accomplir cet impensable. Ai-je pris plaisir à le lire ? Non, sans hésiter. Car il m’a indignée, fait frissonner, laissé aussi un profond sentiment d’inachevé. C’est une tragédie, censée s’ouvrir vers le pardon ou l’espoir ? Je ne saurais le dire.
Pour conclure, un livre à lire. Un remarquable travail de l’auteur qui met en avant un contexte sociétal et historique, celui d’une époque récente où la condition des femmes se réduisait à être les responsables d’une lignée d’héritiers à offrir aux familles.
Mais dont je ne dirais pas qu’il est un bijou : un bijou brille, lumineux, étincelant. Et ce récit n’a rien de lumineux.
Mais les ressentis sont nombreux. Le mien n’est que le mien !

De la problématique des mères porteuses …

7 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 63 ans) - 4 octobre 2013

Bon, je ne pense pas qu’Hélène Grémillon ait écrit « Le confident » pour traiter spécifiquement des mères porteuses, non. N’empêche qu’en des temps récents où cette thématique des mères porteuses a été largement évoquée comme une menace à venir, qui suivrait l’étape « mariage pour tous », c’est cet écho qui résonne le plus fort à la lecture du « Confident ».
Mon impression finale est mitigée, partagée entre la reconnaissance d’une histoire bien menée même si, finalement, assez sophistiquée, compliquée encore par le parti-pris choisi de partir de deux époques à la fois pour un final qui éclaircit le tout, à la toute fin réellement, et les nombreuses invraisemblances et faiblesses, que ce soit dans certains aspects psychologiques ou simplement techniques. Finalement assez normal pour quelqu’un qui démarre dans la carrière littéraire. Errare humanum est. Rien d’infâmant en tout cas, un résultat final tout à fait honorable.
Il est beaucoup question de femmes dans ce roman (d’ailleurs, quand il est question de maternité, entre grossesse et sentiment maternel … !).
Madame M., jeune bourgeoise qui a fui la vie parisienne, entraînant son mari journaliste en province proche, vers la Champagne, afin de ne plus avoir à affronter les regards de tous ceux qui semblent lui reprocher sa stérilité, se lie avec Annie, jeune fille de milieu modeste, au tempérament artiste. Cette amitié va évoluer vers un deal abominable, innocemment proposé (mais ne dit-on pas que le diable se niche dans les détails ?!) mais dévastateur et dont les ondes de choc vont se propager bien au-delà de la période de la Seconde guerre mondiale, période où se noue cette tragédie.
A l’autre bout de la chaîne, Camille, jeune éditrice parisenne, à notre époque contemporaine, enceinte d’un homme qui ne le sait même pas, reçoit beaucoup de courrier à l’occasion de la mort de sa mère. Beaucoup de courrier et dans ce courrier des lettres qui arrivent avec régularité d’un Louis, inconnu de Camille, et qui déroulent une histoire qui prend ses racines dans les années 1940. Elle est agacée Camille car elle ne comprend d’abord pas s’il s’agit de quelque révélation potentiellement dangereuse qui pourrait la concerner ou d’une facétie d’un auteur voulant se faire publier –elle est éditrice – et qui aurait trouvé ce moyen pour hameçonner son intérêt.
Progressivement le doute va se lever et les histoires se rejoindre … C’est bien mené, moyennant quelques invraisemblances ou disons, manque de cohérence parfois. Ca se révèle prenant et probablement prometteur pour ce qui concerne le futur d’Hélène Grémillon.

Bouleversant : un coup de coeur !

10 étoiles

Critique de Camillew (, Inscrite le 29 septembre 2013, 25 ans) - 29 septembre 2013

Un premier roman très réussi.
Le lecteur se laisse vite emporter par le récit, et se met facilement à la place du narrateur.
Séduite par l'intrigue, la forme du récit, par la sensibilité qui s'y dégage ... Très bouleversant.

On en redemande encore... Bravo à l'auteure.

Trop tard pour faire machine arrière

9 étoiles

Critique de Psychééé (, Inscrite le 16 avril 2012, 31 ans) - 13 septembre 2013

Camille, à la mort de sa mère, reçoit une série de lettres signées par un dénommé Louis qui lui parle de son amour pour une certaine Annie. Elle ne connaît aucune de ces personnes et pourtant, elle va se laisser entraîner par ce récit bouleversant et nous aussi. Un récit qui la concerne bien plus qu’elle ne veut le croire. On en oublierait presque la guerre entre temps.

Il s’agit d’un très bon premier roman sur la maternité, la stérilité, la trahison et la culpabilité. La douleur ressentie par les personnages est bel et bien là, insoutenable, on la partage avec eux. On voudrait pouvoir retourner en arrière à leur place, peser lentement ces choix avant de prendre des décisions irrévocables. Le point de vue de chacun permet de prendre du recul et modifie notre perception de l’histoire au fur et à mesure que celle-ci avance. On ne sait plus à quel saint se vouer, qui croire, qui plaindre, qui aimer ? Ah Annie… que de zèle et de malheur dans ce personnage, pourtant si fascinant ! A lire sans hésiter, ce roman se dévore et surprend à bien des égards.

La mort d'une mère

8 étoiles

Critique de Koudoux (SART, Inscrite le 3 septembre 2009, 55 ans) - 26 août 2013

A la mort de sa mère, Camille, éditrice reçoit une lettre étrange parmi les lettres de condoléance.
Tous les mardis, une nouvelle lettre arrive.
Elle pense à une erreur puis à un stratagème d'un écrivain afin qu'elle lise son manuscrit.
Mais elle va comprendre que l'histoire narrée par son expéditeur nommé Louis la concerne personnellement.
L'auteur joue sur deux époques et nous tient en haleine jusqu'au bout à la manière d'un polar.
Un livre à lire d'une traite ou presque pour garder en mémoire tous les personnages.
Un agréable moment de lecture!

Un premier roman prometteur

7 étoiles

Critique de Pucksimberg (Toulon, Inscrit le 14 août 2011, 39 ans) - 26 août 2013

Parmi les lettres de condoléances que Camille a reçues à la mort de sa mère, se trouve une lettre non signée qui s'apparente davantage à un extrait de manuscrit qu'à un télégramme. Camille est éditrice, le doute plane sur la teneur de cette fameuse lettre et sur son expéditeur. Ce mystère grandit quand Camille reçoit ponctuellement une lettre du même genre. On lui raconte une histoire dont les épisodes se suivent, avec des personnages qu'elle ne connaît pas. Il est question d'une jeune fille, Annie, d'un couple dont l'épouse semble stérile.

Ce roman est vraiment captivant. Le lecteur est vraiment pressé de connaître la suite. Hélène Grémillon a vraiment le sens du rythme et l'on sent que le roman est très bien construit afin de délivrer au fur et à mesure les informations qui sauront intriguer le lecteur. De plus, le contexte de la Seconde Guerre mondiale est assez bien rendue. Comme la bibliographie l'indique, l'écrivaine s'est documentée comme il se doit afin d'être au plus juste dans les détails.

J'ai été moins séduit par le style. Le fond est bien plus plaisant que la forme. Si le sujet n'était pas si original, le livre perdrait beaucoup. De plus, quelques rebondissements romanesques semblent peu vraisemblables, ou du moins un peu faciles.

Ces défauts n'enlèvent pas le plaisir que j'ai eu à lire ce roman qui est vraiment prenant.

Un bon livre d'été

6 étoiles

Critique de Yeaker (Dijon, Inscrit le 10 mars 2010, 46 ans) - 8 août 2013

A la mort de sa mère, une jeune femme reçoit des courriers énigmatiques qui parlent d’une jeune femme que l’homme a aimée. Petit à petit l’héroïne comprend que derrière ces courriers se cache un secret qui la concerne.

Non ce n’est pas un grand roman, c’est un roman de détente vraiment plaisant mais les personnages ne sont pas assez forts pour marquer le lecteur. Le roman s'oublie sitôt terminé, c'est d'ailleurs pourquoi j'ai tardé à écrire cette critique.

Au bon roman !

9 étoiles

Critique de Pieronnelle (Dans le nord et le sud..., Inscrite le 7 mai 2010, 71 ans) - 4 août 2013

Belle veine romanesque que ce livre ! On est happé dès le début et le rythme soutenu ne faiblit jamais. Bien construit, à l’écriture adaptée à l’histoire, car il s’agit en fait de témoignages, le style donc ne peut être vraiment littéraire ; on parvient à faire la différence entre les protagonistes ce qui n’était pas forcément aisé à faire.
Oui, romanesque à souhait avec sa petite dose d’invraisemblance, de secrets, d'imbroglio. Pourquoi bouder le plaisir de se laisser emporter par ce style de roman qui remplit parfaitement son rôle : procurer du plaisir, ce qui n’est pas rien!

happée par ce roman, j'ai 15 ans

9 étoiles

Critique de Alexialrd (, Inscrite le 4 juillet 2013, 22 ans) - 4 juillet 2013

Pour ma part, Hélène Grémillon a su me tenir en haleine tout au long de son livre.
Dès les premières pages, nous nous doutons tous que Camille est au centre de cette histoire mais ceci n'enlève rien au charme du livre.

J'ai apprécié le fait que cette même histoire ait été envisagée sous différents aspects, je parle essentiellement du point de vue de Annie ainsi que de celui de Madame M.

En effet, ce roman retrace la vie de deux femmes déchirées. Deux mères pour un seul et même enfant, une vivant dans la crainte que sa fille lui soit arrachée et l'autre dans le manque constant et la volonté féroce de la reprendre.
Annie, voulant rendre service à cette femme si gentille et si douce qui ne pouvait pas avoir d'enfant en endossant le rôle de mère porteuse et Madame M, femme victime d'adultère n'ayant que l'enfant d'une autre à qui se raccrocher.
Ces deux femmes complices vont devenir les pires ennemies, chacune prête à tuer l'autre pour vivre avec sa fille.

Hélène Grémillon a su mettre les mots sur la force de l'amour qu'une mère porte à son enfant.

Dans ce roman, aucun sentiment n'est laissé de côté, l'amour comme la haine, la passion, l'horreur, la pitié.

Cette histoire se déroule durant la seconde guerre mondiale, j'ai adoré les descriptions succinctes sur le règne d'Hitler, pourtant, avec ces deux femmes nous pourrions presque oublier cette guerre, l'enjeu étant pour elles complètement différent.

Les parents d'Annie m'ont beaucoup touchée. Le père est buté et impulsif,mais profondément malheureux d'avoir perdu sa femme et d'avoir été abandonné par sa fille. La mère est une maman sans nouvelle de sa fille, honteuse de ne savoir ni lire ni écrire, morte en sauvant une petite fille.
La petite Sophie est aussi très touchante, cette petite bonne prête à tout pour sa maîtresse, même à devenir complice de tout ce qu'elle hait. Elle deviendra une amie d' Annie, qui ne sachant pas tout, se vengera de la plus cruelle façon qui soit.
Louis, fidèle amoureux de la belle Annie, mystérieux messager du passé de sa belle. Un homme au destin brisé.

La fin est assez déroutante, j'ai du reprendre quelques passages afin de mieux comprendre.

Ce livre est basé sur l'amour maternel, le mensonge, la trahison, l'adultère, la mort, la guerre, la psychologie... Dans l'ensemble, j'ai adoré le suspense procuré par cette histoire, j'ai trouvé les personnages passionnants et l'intrigue très intéressante.
Etant sans doute un peu jeune, je ne peux pas me permettre de juger l'écriture du livre ainsi que le style de l'auteure. En tous cas, je le conseille vivement.


PS: Veuillez m'excuser pour d'éventuelles fautes et pour cette critique certainement très légère pour nombre d'entre vous...

Un grand oui pour la manière est traitée l’intrigue mais je n’ai pas eu d’empathie pour les personnages

6 étoiles

Critique de Monde imaginaire (Bourg La Reine, Inscrite le 6 octobre 2011, 46 ans) - 14 mai 2013

J’ai voulu lire ce livre suite à toutes les excellentes critiques vues çà et là sur internet. Je m’y suis donc attelée lors d’un voyage en avion de 4 heures et il n’a pas fait un pli ! Je l’ai littéralement avalé.
Pourtant même si tout comme la narratrice, j’ai très vite été happée par ces lettres anonymes qui recèlent de mystérieux secrets, j’avoue ne pas m'être du tout attachée aux personnages principaux mis à part Louis qui me semble être une victime collatérale de cette histoire cruelle.
En y réfléchissant bien à tête reposée, j’ai trouvé que le suspense de cette lecture énigmatique m’a beaucoup plus enchantée que l’histoire elle-même. J’ai beaucoup apprécié le fait de pouvoir confronter la version d’Annie et de Madame M. (même si les deux versions divergent tellement qu’au final on y perdrait son latin).
La fin est également très décevante car elle m’a donné l’impression que l’auteur ne savait plus trop comment finir son roman. J’ai même dû la relire tant elle m’a semblé peu plausible.
Au final, c’est une lecture prenante mais ce n’est à mon sens pas le chef d’œuvre que j’attendais.

C'est malin mais ce n'est pas goûteux !

6 étoiles

Critique de Débézed (Besançon, Inscrit le 10 février 2008, 72 ans) - 12 avril 2013

Au début des années trente, après le décès de sa mère, dans les condoléances qu’elle reçoit, Camille découvre une lettre racontant une histoire d’amour entre deux personnes qu’a priori elle ne connait pas. Comme elle est éditrice, elle pense qu’il peut s’agir d’un auteur qui voudrait lui faire découvrir son manuscrit par petits bouts en éveillant sa curiosité. Ce manuscrit raconte comment une jeune fille passe son temps à distraire une femme qui essaie vainement d’avoir un enfant, et finit par porter l’enfant pour le compte de cette pauvre épouse stérile. Le projet se déroule selon les prévisions de la jeune fille mais avant l’accouchement, déjà, la femme qui attend l’enfant pour elle, prend ses distances avec la jeune mère porteuse et finit par la chasser quelques mois seulement après l’accouchement en conservant l’enfant qu’elle juge être le sien.

Ce récit n’est que la version de la mère porteuse, d’autres versions viennent ensuite, dans le courrier du « confident », enrichir le texte et donner un autre aperçu de l’histoire réelle qui prend peu à peu forme, comme dans un roman à clés, et intrigue de plus en plus la narratrice qui, elle aussi comme la jeune fille des courriers, est enceinte, enceinte des oeuvres d’un partenaire de passage qui ne veut pas assumer sa paternité.

In fine, une histoire assez compliquée se terminant d’une manière un peu filandreuse qui surprendra certainement ceux qui connaissent le lac du Der et les petites églises en bois implantées dans les villages avoisinants. Un texte plus grandiloquent qu’émouvant, une écriture assez banale, un langage pas très riche, le chef Constant, dans une célèbre émission de téléréalité consacrée à la gastronomie, aurait pu dire (en l’occurrence, c’est moi qui lui fait dire) : « c’est bien présenté, c’est plutôt bien construit, il y a de l’idée, c’est malin mais ce n’est pas goûteux, ça manque d’assaisonnement et les cuissons ne sont pas justes. »

Un roman à rebondissements, plein de suspense, qui ravira certainement les amateurs du genre mais qui laissera sur leur faim les amoureux de littérature. Ce n’est certainement pas son talent d’écrivain qui a été le meilleur argument de l’auteur auprès de son éditeur pour le convaincre de publier cet ouvrage qui sera certainement un beau succès de librairie mais pour d’autres arguments. Nous pouvons tout de même constater que l’auteur a su traiter le problème de la paternité juste avant qu’il devienne une véritable question d’actualité et qu’il nous entraîne dans une réflexion sur le mensonge et la réalité en nous conduisant dans un texte où le mensonge serait peut-être plus confortable que la réalité.

Les fils du marionnettiste

8 étoiles

Critique de Marvic (Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 61 ans) - 27 mars 2013

Camille vient de perdre sa mère. Alors qu'elle attend un bébé « toute seule », elle se retrouve orpheline. Elle décide de n'ouvrir que les messages de condoléances anonymes. Elle tombe sur un étrange témoignage qui lui raconte une histoire qui n'est pas la sienne. Elle pense d'abord à une erreur mais une semaine plus tard, nouvelle lettre, suite de l'histoire. Est-ce une erreur? Est-ce un romancier qui cherche à se faire éditer? Elle est intriguée, intéressée, interpellée puis choquée par le contenu de ces courriers.
Et ce que l'héroïne vit, l'auteure nous le fait formidablement bien partager. J'ai été prise dans le suspense de cette histoire comme si je lisais un thriller. Chaque lettre apportant son lot de questions, de suppositions. Et même si la fin n'était pas vraiment dissimulée dès le début du roman, j'ai lu en quelques jours cette histoire d'amours, de guerre, de mensonges, de trahisons. J'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé.

Jeu de pistes et de faux semblant

8 étoiles

Critique de Florian1981 (, Inscrit le 22 octobre 2010, 38 ans) - 12 mars 2013

Un roman intéressant et subtil, bien qu'assez prévisible dans le fond, hormis les coups de théâtre assez invraisemblables.

La psychologie des personnages est assez fouillée et nous permet de nous immerger dans ce drame familial.
Le premier récit épistolaire est un peu surfait puisqu'on comprend aisément que Camille est au centre de l'histoire, les atermoiements sur ce point sont assez ridicules. On pense avoir saisi toute l'intrigue et on se demande ce que le reste du roman peut bien nous réserver quand tout à coup le second récit vient tout remettre en cause en nous présentant l'histoire sous l'autre point de vue, et bien entendu la réalité est très différente de ce qu'on nous avait laissé entendre!

Assez classique en somme mais le suspense est habilement ménagé, on est happé par cette histoire de famille assez tragique

confessions épistolaires

4 étoiles

Critique de Fanou03 (*, Inscrit le 13 mars 2011, 44 ans) - 6 mars 2013

Dans le genre des romans épistolaires à secrets familiaux (pour les amateurs il y a aussi « eux sur la photo » de Hélène Gestern) Hélène Grémillon nous propose le récit d’un drame familial dans une période tourmentée de l'histoire.
Bien qu’un peu lente à démarrer, la série de confidences que des témoins du passés livrent à la narratrice à travers de mystérieuses lettres exposent au lecteur un enchevêtrement complexe de sentiments exacerbé autour de la question du sentiment amoureux, de la maternité et de l’héritage familial. La construction narrative est bien faite et tient le lecteur en haleine, jusqu’aux dénouements finaux qui éclairent l’ensemble de l’histoire.

Tout était donc en place pour que je passe un bon moment de lecture. Mais je ne suis jamais parvenu à me passionner vraiment pour cette histoire ni à prendre du plaisir à la lire.
Un élément (un détail certes) m’a tout d’abord agacé : c’est le changement de police de caractère entre le récit de la narratrice et celui de Louis qui lui écrit les lettres. Je trouve ça sans intérêt.
L’interrogation de savoir si ces lettres sont destinées à Camille fait long feu également, tant la question ne se pose même pas (le contraire eut été vraiment un point de vue intéressant). Enfin le style de l’écriture, académique et convenu (voire parfois maladroit dans la première phrase du roman avec l’expression « une lettre pas signée ») affaiblit l’intensité de cette histoire pourtant très forte.

Confidences pour confidences

8 étoiles

Critique de Jaimeoupas (Saint gratien, Inscrite le 4 octobre 2010, 47 ans) - 25 février 2013


L'histoire de ce livre est intéressante et se suit avec beaucoup de plaisir jusqu'à son dénouement peut-être un peu rapide.

J'ai été un peu dérouté au départ par les deux narrations mais on s'y habitue très vite.

Le livre est bien construit et lorsque vous serez arrivés à la fin, vous aurez envie de relire le début ...


agréablement surpris

8 étoiles

Critique de Gardigor (callian, Inscrit le 27 avril 2011, 42 ans) - 22 février 2013

Pour un premier livre il est globalement réussi.
Chaque personnage s'arrache l'histoire pour nous raconter son vécu sous fond de guerre 39/45.
J'ai particulièrement apprécié de connaître la position de chaque personnage, ses envies, ses actions & ses raisons.
Finalement on se retrouve dans les pensées de chacun, et les pages défilent très vite.
Sans que ce livre soit un chef d'oeuvre ce fut un plaisir de le lire et de découvrir cette histoire tragique et personnellement je n'ai pas trouvé ça irréaliste; à écouter certains on se croirait dans un roman science-fiction.

Histoire classique, forme originale

6 étoiles

Critique de Isad (Occitanie, Inscrite le 3 avril 2011, 59 ans) - 19 janvier 2013

Le roman alterne des chapitres avec une narratrice quasi-contemporaine (1975) et des lettres qu’elle reçoit régulièrement d’un émetteur inconnu. Ces dernières sont sous la forme d’un récit qui se suit et qui a en toile de fond la dernière guerre. Afin de nous faire bien comprendre la distinction, la typographie de chaque type de chapitre est différente. Le style est vivant, ce qui permet de poursuivre agréablement la lecture.

D’un côté nous avons une femme trentenaire qui vient de perdre sa mère dans un accident de voiture et attend un enfant d’un homme qui n’est pas prêt à cela. De l’autre, une jeune fille, enfant sur le tard d’un couple simple d’une famille rurale à la fin des années 30 qui a une fibre artistique. Elle est prise sous sa protection par une parisienne venue cacher le chagrin de sa stérilité à la campagne. Pour la rendre heureuse en compensation des cours qu’elle lui fait donner, il y aura une proposition acceptée de porter un enfant à sa place, ... et arrivera ce qu’il est prévisible.

IF-0101-4000

Avis mitigé

6 étoiles

Critique de Ludmilla (Chaville, Inscrite le 21 octobre 2007, 64 ans) - 18 janvier 2013

A mon avis, il vaut mieux le lire en quelques jours pour éviter de perdre le fil des histoires qui se déroulent en parallèle entre le présent et les passés …

Point positif : Je ne me suis pas ennuyée, ayant jusqu’à la fin envie de comprendre comment s’imbriquent tous ces secrets de famille.

Point négatif : c’est vraiment trop irréaliste, je suis d’accord avec Yotoga.

Non franchement...

1 étoiles

Critique de Yotoga (, Inscrite le 14 mai 2012, - ans) - 7 janvier 2013

L'intrigue : Un peu trop de mort pas mort ... un peu irréaliste...

La forme : Le livre est bien construit, les différents récits des 4 personnages (moi, j'en ai compté 4 : Camille, Annie, Louis et Madame M.) sont comme des poupées russes et se complètent bien, sans répétitions, seulement des révélations.

Les personnages : Mais bon, sans révéler l'histoire, j'ai trouvé que la partie psychologique des personnages était bien menée pour Madame M mais il y a un manque pour Annie, pourquoi agit-elle comme ça ?

Découvrir l'impensable

9 étoiles

Critique de Odile93 (Epinay sur Seine, Inscrite le 20 décembre 2004, 65 ans) - 20 novembre 2012

Comment se reconstruire après avoir été la victime d'un terrible secret de famille? L'histoire ne le dit pas.

L'originalité du livre est de faire raconter l'histoire par 3 personnes différentes; chaque version, chaque point de vue va permettre de reconstituer dans sa totalité le puzzle de quatre destins brisés par la vie.

L'histoire entre les deux femmes (ne révélons pas l'intrigue) est plausible pendant une période de grand désordre, comme par exemple une guerre.

Bravo à Hélène Grémillon de nous avoir livré un beau livre.

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  Hélène Grémillon 26 Aria 15 septembre 2013 @ 14:53

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