La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole

La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole
( A confederacy of dunces)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Stéphanie, le 28 février 2002 (Chevreuse, Inscrite le 12 juillet 2001, 47 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 56 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (1 022ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 17 330  (depuis Novembre 2007)

Un chef d'oeuvre épique

« Quand un génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que tous les imbéciles se sont tous ligués contre lui ».
Mais à qui John Kennedy Toole faisait-il référence en débutant son roman par cette citation ? A lui-même, auteur incompris qui se suicida à trente-deux ans faute d’avoir trouvé un éditeur ou à Ignatus Reilly, personnage central de ce roman, paranoïaque et psychopathe ?
Cette histoire se situe à la Nouvelle-Orléans, dans les années 1960. Autour d'Ignatus Reilly, ledit génie, se rencontrent des personnages issus de milieux divers mais liés par la caractéristique commune d’être tous des imbéciles (dixit Ignatus). Personnage hallucinant, Ignatus possède tout d’abord un physique exceptionnel : il est obèse, flatulent, possède un anneau pylorique très réactif, a des yeux jaunes et bleus et de grandes oreilles velues. Il tient difficilement sur ses jambes, ne quitte jamais sa casquette de chasse verte et ses tenues vestimentaires sont un festival de mauvais goût. Côté personnalité, on peut dire de lui sans prendre de risque qu'il est : hypocondriaque, pédant, paranoïaque, paresseux, instable, égoïste...Bref, un personnage peu commun. Cependant au fil des pages, on prend pitié de lui. Il est en réalité un homme mal-aimé et faible dont toutes les initiatives tournent à l’échec. Comparé aux autres protagonistes, il possède un niveau d’étude supérieur et cela se ressent dans les notes qu'il rédige dans ses cahiers Big Chief dans lesquelles on découvre un homme érudit et incompris.
Avec Ignatus, chaque jour est un jour nouveau possédant son lot d'aventures épiques, le lecteur ne s’ennuie pas ! Ses expériences professionnelles donnent lieu à des passages hilarants : ah la lettre qu’il rédige au principal client des Pantalons Lévy, un régal !. Et sa manif ? Tordant ! Quant à ses aventures de marchand de hot-dog, je ne vous dis pas... Les autres personnages sont également haut en couleurs. Sa mère, Jones le noir, Myrna, ou le couple Lévy sont des représentants de catégories sociales différentes mais tous, finalement, sont des pauvres gens, englués dans leurs problèmes quotidiens.
Enfin, on ne peut pas faire une critique de ce livre sans aborder le style d’écriture qui varie selon les personnages et les situations. Je n'en dirai pas plus pour laisser l’effet de surprise mais c'est digne des très grands. Comment les éditeurs de l’époque n'ont-ils pas remarqué le don de ce jeune auteur ? Merci donc à la mère de John Kennedy Toole qui s'est battue pendant dix ans après la mort de son fils pour que son roman soit édité.

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Les éditions

  • La Conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole
    de Toole, John Kennedy
    R. Laffont / Pavillons
    ISBN : 9782221086667 ; 02/09/1997 ; 403 p. ; Poche
  • La conjuration des imbéciles [Texte imprimé] par John Kennedy Toole trad. de l'américain par Jean-Pierre Carasso préf. de Walker Percy
    de Toole, John Kennedy Carasso, Jean-Pierre (Traducteur)
    10-18 / 10-18. Série Domaine étranger
    ISBN : 9782264034885 ; EUR 9,40 ; 01/08/2002 ; 448 p. ; Poche
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Lourd et gras

2 étoiles

Critique de Ravenbac (Reims, Inscrit le 12 novembre 2010, 53 ans) - 25 février 2018

Toole écrivit la conjuration des imbéciles vers 1963 et ne trouva aucun éditeur. À la lecture des premières pages, on comprend pourquoi. L'histoire n'avance pas et tourne en rond. Le style est scolaire. L'auteur n'a pas trouvé la formule magique !
Nous avons arrêté la lecture à la page 142.

Quand la folie rencontre le génie !

9 étoiles

Critique de DE GOUGE (Nantes, Inscrite le 30 septembre 2011, 62 ans) - 23 octobre 2014

Un monde constitué uniquement de dingues plus ou moins dangereux !
Mais avant tout, de tarés !
Ignatius Reilly, d'abord et les autres. Ça en devient fascinant !
Il faut s'accrocher pour finir ce livre tant on y rencontre la misère et la sottise humaine à l'état pur : à part le personnage de Jones, un jeune noir un peu moins sot -et encore (?) - tous sont cassés, pleins de certitudes et affreusement pleins de préjugés.
Reilly est un monstre de sottise, qui n'a même pas l'excuse d'être hors connaissances, c'est un titan de l’égoïsme, de la mauvaise foi et de l'auto-satisfaction qui se recherche dans la différence pour lui et pour se différencier d'une jeune femme qu'il a connue dans son monde universitaire.
Dans sa recherche, il détruit un monde qu'il a raison de détruire, mais sans en avoir le droit car il ne mérite pas de le juger ...
Il ne le regarde qu'à travers lui-même et c'est pauvre son droit de regard tant il est égoïsme, violence imbécile et cruauté inconsciente et destructrice.
Dommage que l'auteur n'ait pu savoir qu'on pourrait apprécier son ouvrage désespérant, exaspérant mais réel !
Un ouvrage pas obligatoirement facile à lire, mais une œuvre qui dérange dans le bon sens du terme.

décontenancé

10 étoiles

Critique de Scarecrow (, Inscrit le 10 octobre 2014, 40 ans) - 12 octobre 2014

J'ai acheté ce livre sans aucune recommandation, à l'arrache... avec une envie de légèreté, d'humour au second degré.

J'ai finalement adhéré à ce livre de par la perplexité, la diversité des émotions qui me liaient à son protagoniste principal, le dénommé Ignatius...

Il m'a énervé, révolté mais aussi fait sourire, m'a charmé à quelques rares moments. L'histoire d'un homme révolté, instruit mais avec une apparence de bêtise dont on arrive aussi à douter quelque part.
Bref, est-ce un génie égocentrique, un abruti érudit, un pauvre type malicieux, un idéaliste marginal...
en terminant ce bouquin, je ne saurais décrire ce personnage multi-facettes...

Beaucoup de personnages secondaires me semblent aussi attachants :
- Myrna Minkoff qui essaie de sauver Ignatius mais qui, malgré sa vie sociale plus aboutie, semble aussi décalée que lui
- le sieur Jones : personnage plus simple mais drôle
- la maman d'Ignatius : une femme paumée, alcoolique mais attachée à son fils qui comprend au fur et à mesure de ses relations qu'elle est juste manipulée par quelqu'un qu'elle imagine fragile et faible alors que dans la vraie vie...

Tout oscille entre forces et faiblesses, bêtise et génie...

Bref, j'ai beaucoup aimé (après avoir fini).

tuyau de poêle misanthrope

4 étoiles

Critique de Bardalu (, Inscrit le 3 avril 2013, 28 ans) - 4 janvier 2014

Encore une 4ème de couverture et une préface trompeuses;
n'y manquait que la fiche de lecture bâclée où le seul mot "déjanté" résume souvent l'accroche censée vendre un livre non conventionnel qui se révèle bien souvent sans intérêt.

Si l'édition de ce livre a une histoire, le livre lui n'en contient pas. Seul le traducteur mérite une mention spéciale.

L'anti-héros est antipathique au possible et peine à nous intéresser tant sa grossièreté omniprésente, invariante et répétitive pèse sur la narration.

Les autres personnages sont plus truculents, avec beaucoup plus d'épaisseur, mais l'énorme "Ig.", boulet permanent prêt à démolir tout ce qui l'entoure, ne leur laisse pas beaucoup de place.

La Nouvelle-Orléans, le bowling, une mère dépassée, une maîtresse-teneuse de bar, une entraîneuse qui se rêve vedette de music-hall, un homme-à-tout-faire rebelle mais pas trop, un trafiquant, un flic brimé et paumé, un vieil amoureux transi, un patron qui n'aime ni sa femme ni sa fabrique de pantalons démodés, un chef de bureau et une collègue amorphes, des employés soumis, un responsable d'entreprise de vente ambulante de hot-dogs, des voisins de comédie italienne, des communistes : que de bons ingrédients; mais non, le soufflé n'est jamais monté.

On tourne en rond, sans rebondissement, ni aboutissement.
L'ensemble, décousu et sans entrain, reste très indigeste : on s'ennuie ferme.

Et puis comme dans LE personnage, il y a un peu (beaucoup?) de l'auteur, on a droit au livre dans le livre; le procédé est éculé et ne fait ici qu'alourdir la lecture, laquelle n'en avait guère besoin.

Heureusement que l'improbable fiancée de L'individu finit par venir le chercher pour l'emmener loin de nous;
mais il aura fallu patienter laborieusement durant 500 trop longues pages pour y parvenir.

Bon pour le IgNobel de littérature!

Loufoque

7 étoiles

Critique de Sundernono (Nice, Inscrit le 21 février 2011, 36 ans) - 25 juillet 2012

Igniatius Reilly, sorte de « Tanguy » asocial américain est contraint par sa mère à chercher du travail, suprême horreur pour notre antihéros. Vont s'en suivre de nombreuses situations cocasses et loufoques dans cette Louisiane des années 60.
Dommage, voilà la première réflexion que je me suis faite à la fin de cette lecture car ce livre possède d'indéniables qualités. Les personnages sont guignolesques, parfois attachant, bien souvent navrants du coup je me suis attaché à certains d'entre eux, notamment l'afro-américain Jones avec ses lunettes de soleil et sa clope au bec contraint d'accepter un travail payé « moins que le salaire minimum » dont je me suis délecté à chaque apparition. Et son phrasé... excellent ! Voici un court extrait entre lui et sa patronne Miss Lee :
« Enlevez moi ces putains de lunettes ! Comment vous pourriez voir toute la saloperie qu'il y a par terre ?
_Qui voudrait voir une telle saloperie ?
_Je vous ai dit d'enlever ces lunettes, Jones
_Les lunettes sont bien où qu'elles sont, point final.
Jones heurta violemment un tabouret du bar avec le balai qu'il poussait devant lui.
_Pour vingt dollars par semaine, non mais sans blague, c'est pas une plantation que vous dirigez !
[…]
_Arrêtez de donner des coups de balai contre le bar ! Hurla t-elle. Vous me portez sur les nerfs, bon Dieu de merde !
_Si vous faut un balayage en douceur trouvez vous une vioque. Mézigue j'balaye jeune, jeune, que je balaye »

Voilà Pour Jones, les autres personnages ne sont pas en reste, je pense à M. Levy, au pauvre agent Mancuso harcelé moralement par son supérieur, à Myrna l'amie/ennemie d'Ignatius. Quant à « l'enfoiré à la casquette verte » comme le nomme Jones, Ignatius himself donc, il est difficile d'exprimer son sentiment tant il évolue au fil de la lecture, souvent détestable, pathétique, parfois attachant, touchant, bref un être complexe.
Cependant là où se situe mon grand regret est que la sauce ne prend réellement qu'au 2/3 du roman qui traîne souvent en longueur, et c'est lorsque j'ai vraiment commencé à l'apprécier que la fin arrive, vite, trop vite, dommage. De plus cette fin... m'a laissé sur ma faim.
Pour résumer une lecture mitigée mais qui vaut tout de même le détour !
Prix Pulitzer 1981 tout de même.

La conjuration des imbéciles

8 étoiles

Critique de Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 39 ans) - 19 janvier 2012

Ignatius J Reilly est le personnage de livre le plus étrange que j'ai lu. Il est le contraire total de tous les héros de romans. Il est gros, il est laid, menteur, égoïste, égocentrique, narcissique, puant, mythomane et paranoïaque. Malgré tout cela, je l'ai trouvé vraiment intrigant et comique. Ce personnage particulier fout la pagaille partout où il passe.

Certains lecteurs l'adorent, d'autres le détestent. Il ne laisse personne indifférent. Ce qui est drôle dans ce livre, c'est de le voir aller de job minable en job minable malgré son éducation. Plus l'histoire avance, plus Ignatius semble s'enfoncer dans son monde imaginaire.

La conjuration des imbéciles, c'est une tranche de vie de ce personnage. C'est une tranche de vie qui ne laisse personne indifférent.

Une monstruosité charmante

8 étoiles

Critique de DomPerro (Québec, Inscrit le 4 juillet 2006, 39 ans) - 16 janvier 2012

Avec sa digestion compromise, ponctuée de rots ou de caprices de son anneau pylorique, avec sa casquette de chasse avec les oreillettes vertes ou avec son costume de vendeur ambulant de hot-dogs, ce Ignatius marque profondément l’imaginaire du lecteur, autant par son physique imposant que par sa façon de s’exprimer : ''Quel pensum!'' ''Tiens, prends ça, larve minable!'' ''Où avez-vous pêché ce ragot calomnieux?'' ''Immondices!''

À certains égards, par exemple, par sa volonté de vouloir révolutionner le monde avec la création d’un parti politique (tout d’abord celui de la Monarchie de droit divin ou, plus tard, de la fondation d’un comité central pour le Nord-Est du Parti de la paix qui recrute seulement des sodomites), Ignatius me rappelle un peu un Don Quichotte en croisade contre je-ne-sais-trop-quoi.

Ce Ignatius considère d’ailleurs que ''la plupart des imbéciles ne comprennent pas le moins du monde la vision'' qu’il en a.

Pas simple, la lecture de la Conjuration des imbéciles est entrecoupée par celle du Journal qu’Ignatius rédige, notamment pour y approfondir ses nombreuses idées - pour ne pas dire obsessions délirantes - sur le monde, ainsi que par les autres histoires plus ou moins bizarroïdes se développant en parallèle à la sienne, par exemple, celle un peu triste de l’agent de police Mancuso, du bar crado de Lana Lee, avec la danseuse Darlène et l’homme à tout faire - pour ne pas dire l’esclave - Jones, de la pathétique entreprise Pantalons Levy avec le patron - un parfait imbécile - M. Levy et Mme Trixie, une pauvre employée qui fait rire et pleurer en même temps et, bien sûr, la seule et unique et pauvre mère d’Ignatius, Mme Reilly, qui ne comprend absolument rien à son fils.

Enfin, ce roman touffu ne se donne pas facilement à lire, par les motifs ci-dessus, mais aussi en raison du contexte particulier de son édition et du destin tragique de son auteur, qui n'est aucunement l’écrivain raté qu’il pouvait s’imaginer être, car il a produit un roman très dense, subtil, malgré ses apparences grossières (éructations monstrueuses, etc…), qui mérite d’être lu et relu.

N.B. Une attention particulière à la traduction qui n’a probablement pas été chose facile, avec tous ces dialogues bien sentis et hyper réalistes (l'argot de La Nouvelle-Orléans, ton snob d'une phrase ou un personnage parlant du nez en raison d'un mauvais rhume).

une petite perle

10 étoiles

Critique de Araknyl (Fontenay sous Bois, Inscrit le 5 mai 2006, 48 ans) - 3 août 2011

Quelle délectation ! Mais également quelle déception de l'avoir déjà terminé, à peine trois jours après en avoir ouvert la première page !

Ignatius traverse la société comme s'il en était totalement imperméable, ignifugé, tout en étant en révolte permanente et désordonnée contre elle. La richesse de sa prose n'a d'égal que la loufoquerie de son caractère : pédant, paranoïaque, sentencieux, grotesque, exaspérant, névrosé, bref truculent.

Apparemment sans queue ni tête, la trame de l'histoire se révèle très bien construite, avec notamment une fin idéale, tremplin vers un imaginaire qui nous permet de prolonger un peu le livre. Les personnages croqués sont plus vrai que nature, avec, et c'est assez rare en littérature, un style parlé bien propre à chacun d'entre eux. Les échanges épistolaires entre notre héros et son "ignoble péronnelle" ou les dialogues entre la maman d'Ignatius et sa copine entremetteuse sont jubilatoires.

Une sorte d'ovni donc, un bouquin inclassable à l'image de son personnage principal, mais à consommer sans modération !

Curiosité

6 étoiles

Critique de Florian1981 (, Inscrit le 22 octobre 2010, 37 ans) - 5 mars 2011

Un livre sans début ni véritable fin, en fait il s'agit de tranches de vie de Ignatus Reilly, anti-héros totalement frappadingue, et de personnages à peine moins siphonnés qui gravitent autour de lui.
Alors oui c'est assez drôle, on sourit souvent, j'ai même eu quelques moments de franche rigolade avec cet huluberlu d'Ignatus!
Malgré tout, la trame est assez décousue, c'est assez lourd, parfois répétitif, parfois et on ne voit pas bien où l'auteur veut nous emmener!
Au final, une impression plutôt mitigée même si les situations cocasses sont vraiment savoureuses et valent le détour!

Fabuleux !

10 étoiles

Critique de Emile (, Inscrit le 31 décembre 2009, 36 ans) - 9 décembre 2010

J'ai enfin caressé entre mes doigts un ouvrage qui se démarque de tous les styles, de toutes les ambiances de toutes les histoires que j'ai pu lire.

Effectivement déroutant, il ne faut s'attendre à rien en lisant ce livre sauf, une jubilation perverse et un dépit de parfois, observer un miroir de nous-même plutôt qu'une succession de mots.

Ignatus est un personnage qu'on aime et qu'on déteste, il est ambivalent ou plutôt polyvalent; Ignatus est un personnage qui ne se pare pas du costume du gentil ni du méchant; Ignatus, c'est vous, c'est moi, c'est l'autre dans mon regard; il fait pitié autant qu'il est attendrissant; c'est en quelque sorte l'être humain qui sommeil en vous : stupide et intelligent, loufoque et raisonnable.

Un chef d'oeuvre.

comprendre Ignatius Reilly comprendre la conjuration des imbéciles

2 étoiles

Critique de Semouna (, Inscrit le 25 novembre 2010, 39 ans) - 25 novembre 2010

comprendre le chef-d'oeuvre de John Kennedy Toole c'est comprendre Ignatius Reilly,personnage central paranoïaque dont l'intelligence se situe largement au dessus de la moyenne.
En effet si Ignatius n'est qu'un raté, un incompris social c'est parce qu'il rejette la société dans laquelle il est condamné à vivre ainsi que tous ses contemporains et )qui l'a rejeté en premier) car il le dit lui-même ils perçoivent en moi la négation de leur propre valeur.
Donc la conjuration des imbéciles n'est qu'une critique de la société américaine et de la société moderne en générale car si les tarés de l'acabit d' Ignatius sont considérés comme des épaves ceux-ci ne sont que les contrecoups logiques du modernisme.
En somme il faudra voir en Ignatus le symbole vivant de l'échec d'une société souillée par le vice, le manque de géométrie de bon goût et de décence.
Quand on lit ce chef-d'oeuvre il faut se départir avant tout de tous ses goûts et habitudes littéraires pour être à la hauteur du texte car le personnage central ne ressemble à aucun autre personnage connu de toute l'histoire de la littérature comme l'a écrit dans sa préface Walker Percy.

un ovni

4 étoiles

Critique de Tom (, Inscrit le 1 septembre 2010, 41 ans) - 1 septembre 2010

Etonnant ce livre... qui me laisse une impression mitigée.
J'avoue l'avoir lu en attendant un décollage de l'histoire qui n'est jamais venu.

Le personnage principal, projection vraisemblable de l'auteur, est aussi original que déplaisant. Les autres acteurs sont également superbement croqués. La construction de ce roman, remarquable, est un tissage d'une histoire partie d'une scène sans queue ni tête.

A lire par curiosité, un petit chef d'oeuvre dans son genre, mais qui risque de vous laisser sur votre faim.

Est-il possible que JKT ait modifié le titre de son roman à la suite du refus des éditeurs de l'époque à publier son oeuvre?

Jouissif et décevant

7 étoiles

Critique de Poignant (Poitiers, Inscrit le 2 août 2010, 52 ans) - 17 août 2010

Je vais essayer de trouver une position intermédiaire dans le flux de critiques positives ou négatives qu’inspire cette « Conjuration… ».
Les tribulations d’Ignatius Reilly pour trouver un emploi dans la Nouvelle Orléans du début des années 60, sont le support de ce roman loufoque, farce grotesque et absurde.
Distingué, boulimique, égoïste et mal élevé, ce fils à maman est le héros d’aventures futiles et invraisemblables qui servent de fil rouge à d’autres histoires.
Ces récits parallèles de ce Gargantua en Louisiane permettent d’en donner pour son grade à l’Amérique profonde, sur fond de croustillants dialogues en patois sudiste que le traducteur a du prendre un malin plaisir à restituer.
Bref, j’ai trouvé le premier tiers de ce roman absolument jouissif et jubilatoire.
Mais à partir de 300 pages, j’ai ressenti une véritable indigestion : trop long, trop lourd comme Ignatius.
Les histoires multiples alambiquées se perdent dans des méandres où la dynamique de cet ambitieux roman vient faire naufrage.
J’ai du arrêter de lire « La conjuration … » pendant un mois pour surmonter l’immense ennui qui ressort de certains passages.
La fin est plus lisible et laisse ouverte des perspectives à la suite des aventures d’Ignatius Reilly. On peut donc d’autant plus regretter la disparition prématurée et tragique de J.K Toole.
C’est donc pour moi le livre d’un écrivain talentueux mais immature, qui n’a pas su élaguer son œuvre baroque.
Je n’ai jamais ressenti une impression aussi ambivalente et contrastée à la lecture d’un roman. Je comprends qu’on l’adore, je comprends qu’on le déteste.

A lire

10 étoiles

Critique de Sanchan (, Inscrite le 28 avril 2009, 35 ans) - 10 juin 2010

Un chef d'œuvre à ne rater sous aucun prétexte!

Une satire de la société moderne

8 étoiles

Critique de Clubber14 (Paris, Inscrit le 1 janvier 2010, 38 ans) - 1 mars 2010

Tout d'abord le contexte : l'auteur a écrit ce livre en 1960, à l'âge de 22 ans ce qui fait montre d'un vrai génie à cet âge. Moins de 10 ans après, l'auteur s'est suicidé, pensant être un auteur raté et c'est sa mère, 10 ans après son suicide qui a fait publier son livre, celui-ci étant devenu, par la suite, un véritable best-seller...quel paradoxe pour un auteur qui se pensait mauvais.....

J'ai particulièrement apprécié la lecture de ce livre qui est pour moi très représentatif de la société moderne. Bien qu'ayant été écrit il y a 50 ans, tout ce dont l'auteur nous parle est toujours complétement d'actualité. Par le biais du personnage principal, Ignatius Reilley, il nous fait part de sa vision du monde de cette époque : chasse aux sorcières maccarthiste, début de la fin du racisme aux Etats-Unis...

Le personnage est un être odieux, qui critique tout et tout le monde, il est obèse, sale mais il a pour grande qualité une franchise à toute épreuve. Il va, tout le long du livre, dire leurs quatre vérités à l'ensemble des personnages qu'il rencontre. Il va se heurter au monde du travail, un monde en parfaite inadéquation avec sa philosophie de vie et ainsi, malgré ses 10 ans d'études, il est absolument incapable d'évoluer au sein d'une entreprise. Ce qui est prodigieux, c'est que ce personnage possède une intelligence assez étonnante, il parle et écrit de façon tout à fait incroyable et nous offre une satire de la société. Pour lui, tout n'est que consommation, perversité, mensonge.

Selon moi, ce livre est assimilable à un vaudeville que l'on pourrait aisément transformer en pièce de théâtre (si cela n'a pas déjà été fait). Le nombre de personnage est limité, ainsi que les lieux et le rôle de la coïncidence est primordial. Les dialogues sont parfois fort incongrus, n'ont pas toujours de sens, ce qui ne va pas sans rappeler, sur certains aspects, La Cantatrice Chauve.

Tous les personnages se retrouvent un jour ou l'autre dans des situations variées et les pièces du puzzle, petit à petit, s'enchevêtrent pour donner une très belle ouverture finale.

J'ai trouvé que les personnages apportent tous quelque chose et ont une réelle profondeur, ils sont vrais et représentent chacun une catégorie de la population : un chef d'entreprise perdu, une danseuse exotique ambitieuse, une personne de couleur exploitée, des personnes âgées anxieuses, etc.... chacun contribue à la représentation de la société que nous nous faisons.

En conclusion, un excellent moment de lecture, qui vous donne le sourire de la première à la dernière ligne, des personnages attachants et au final, cerise sur le gâteau, une réelle remise en cause de la société avec ce qu'elle a d'aberrant. Ce livre change énormément de tout ce qui est publié depuis un certain nombre d'années, même s'il ne faut pas absolument généraliser.

incohérent

8 étoiles

Critique de Adrien34 (, Inscrit le 18 janvier 2009, 28 ans) - 19 février 2010

Depuis plus d'un mois j'essaie tant bien que mal de finir ce bouquin qui m'a laissé bloqué au milieu de l'histoire, quand ignatus vend des saucisses pour un idiot colporteur. J'ai trouvé ce passage-là de l'aventure très long, malgré le bon début dans l'usine des pantalon levy. Puis après, le livre démarre vraiment, Ignatus veut monter un parti politique pour mettre fin à l'hégémonie militaire avec une bande de sodomites Français beaucoup plus partant pour une partouze sado-maso qu'une révolution idéologique. A partir de ce moment, le livre prend vraiment de sa puissance, et on se régale de voir Ignatus proclamer des discours devant une assemblée de gays déguisés en pirates. Ces situations-là sont tellement rocambolesque qu'on ne peut s'empêcher de rire. Comme je l'ai lu dans des critiques ci-dessous, ce livre est un pamphlet contre la bêtise humaine, la société consommatrice et matérielle, où l'intellectuel n'existe plus, où les préjugés ont triomphé de l'ouverture, et à travers les histoires de l'ignoble-attachant Ignatus, on comprend mieux pourquoi cet homme, si différent, refuse de se mêler à la masse bêlante ataviquement acquise aux promiscuités braillardes de nos sociétés démocratiques imposées par la canaille régicide ( pour plagier Desproges). Il faut l'avoir lu, pour le détester.
c'est vrai que le livre est incohérent, que parfois on s'ennuie, qu'on en a marre de ce gros prétentieux hideux et sans savoir vivre, mais dans l'ensemble, le livre vaut largement la peine qu'on s'y attarde. Et puis on ne pourra que mourir de rire quand Ignatus enverra des lettres assassines aux Distributeurs agréés du patron, celle où il harangue son ancien prof de fac, les fois où il va au cinéma... a la la tellement insupportable qu'on en rigole.
Et puis la fin, bien qu'un tantinet attendue, est vraiment géniale.

En résumé, c'est l'histoire d'un chevalier moyenâgeux du bon goût en culotte courte et sale, qui déboule sans finesse dans une société qui n'est pas la sienne et qui est forcé de s'intégrer dans ses rouages infernaux pour sauver sa mère de la faillite (d'où le le livre "journal") en travaillant. Au final, malgré son rejet, le héros a sauvé des âmes douteuses et se sauve lui même grâce à cette "catin impétueuse et cette péronnelle" de société hideuse dans laquelle il survit.

"quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui." Jonathan Swift

10 étoiles

Critique de Arturo Bandini (Bruxelles, Inscrit le 19 octobre 2009, 32 ans) - 20 octobre 2009

Quoi dire d'autre sinon que ce livre est génial !
littéralement qu'il tient du génie:
sa construction semble désinvolte et sans queue ni tête au première abord, elle est pourtant d'une singulière et solide constitution: tous les personnages et les intrigues qu'abritent cette ville mélancolique de la Nouvelle-Orléans tournent et se fondent autour et dans l'esprit du complexe, génial et paranoïaque Ignatius Reilly, sorte de chef d'orchestre, de gourou charismatique aux pouvoirs limités par son extraordinaire inadaptation à la réalité.
La réalité que nous donne à voir le gros Ignatius ressemble à un bal loufoque et costumé, où les danseurs seraient patauds et prisonniers de leurs masques, obligés de suivre la cadence. Cette société dont se moque et s'extrait Ignatius n'en est pas moins la seule possibilité qu'ont les protagonistes de vivre, y compris Ignatius qui, en opposition au monde du travail, des responsabilités et des idées toutes faites, en combattant du bon goût (dont il est loin d'être le garant) en pourfendeur de la modernité, vit en réaction à la société, et donc "par" elle.
L'écriture est d'une richesse en vocabulaire et en tournures de phrases presque inépuisable, l'auteur l'adaptant en fonction des différents personnages de son récit, donnant la parole à un noir d'une grande finesse d'esprit, une patronne de bar louche, une danseuse à gogo, des femmes peu éduquées, un chef d'entreprise.. etc ainsi que l'érudit et infâme Ignatius, dont les réflexions lumineuses de chantre moyenâgeux et les attaques acerbes envers tous ceux qui l'entourent occupent une bonne partie du roman.
Derrière la satire et l'humour noir transparaissent la détresse d'un auteur, sa lucidité face à la société et son intransigeance vis à vis de l'homme "adapté'. Ce livre est à la fois terriblement amusant, mais aussi grinçant, grinçant et pourtant singulièrement humain, d'un pessimisme rare. L'auteur à travers le regard et les frasques de son antihéros mégalomane, nous révèle l'effroyable vacuité des existences humaines. Seul l'humour peut sauver l'homme de sa misérable condition, et John Kennedy Toole le manie avec une liberté et une violence qui ne peut s'exprimer avec autant de panache que dans le désespoir.

Soit on aime, soit on déteste !

8 étoiles

Critique de Yann35 (, Inscrit le 31 mai 2009, 42 ans) - 1 juin 2009

En tout cas, à lire les critiques, ce livre ne laisse pas indifférent ! Pour ma part, je resterai modéré. J'ai bien aimé ce livre mais pas au point de crier au génie. Je pense que la fin tragique de l'auteur a hélas fait énormément pour le succès du livre. Impossible cependant de ne pas reconnaître un réel talent littéraire à JK Toole. Il y a un autre livre de lui (écrit alors qu'il avait 16 ans), beaucoup moins connu et qui s'intitule "la bible de néon". Pour les récalcitrants de la conjuration des imbéciles, ce livre devrait vous convaincre du réel talent de Toole !

humour décalé, folie, solitude ?

10 étoiles

Critique de Sami-mi (, Inscrit le 9 mai 2004, 36 ans) - 2 mai 2009

Ignatus Reilly est énorme, sale, sans manières, cultivé, dégoûtant, repoussant, s'exprimant d'une manière élégante et désuète, il est brutal, arrogant, gourmand, vicieux, méprisant, couard, original, raisonneur, déraisonnable.

Par tout ce qu'il a d'inadapté à la société, par sa manière de parler, par ses réactions et ses opinions déroutantes, par tout le remue-ménage, les évènements absurdes, les catastrophes qu'il sème sur son passage ; et par son inébranlable assurance, Ignatus est un personnage qui fait beaucoup rire.

Ignatus est aussi un personnage totalement isolé. A plus de trente ans, il n'a pas d'expérience sexuelle, pas d'insertion professionnelle, pas d'amis, pas d'amoureuse. Des pensées qu'il mouline dans sa tête, et personne pour les publier, ni pour les lire, ni même pour en discuter avec lui. Il passe beaucoup de temps seul dans sa chambre, ou devant la télé, chez sa mère. Est-ce par vanité qu'il s'est isolé ? Ou sa vanité est-elle un symptôme de son isolement ? Toujours est-il que par cet isolement, il devient un décalé qui fait rire, ou peut-être un véritable fou, qui était pourtant normal à sa naissance, ou peut-être un gros malheureux qui souffre de solitude et de ne pas être reconnu, ne serait-ce qu'en tant qu'homme.

L'invention de ce personnage est très originale. Pourquoi donc ai-je l'impression qu'en plus, il fait un écho nouveau et intéressant à la réalité d'aujourd'hui ?
Le livre est mystérieux, je me dis qu'il faudra que je le relise, au moins une deuxième fois, pour l'interpréter correctement

Jubilatoire

9 étoiles

Critique de Badzu (versailles, Inscrite le 6 novembre 2005, 43 ans) - 18 mars 2009

J'ai passé un extrêmement bon moment avec Ignatus. Peut-être avons-nous tous en nous ce grossier personnage qui se croit meilleur que tout le monde (mais avec une telle intelligence qu'on lui pardonne). J'ai trouvé l'écriture très plaisante et les réparties de notre anti-héros croquantes. Mais je peux comprendre que ce personnage ait rebuté certains lecteurs, (dommage pour eux parce que qu'est-ce qu'on rit!)

Un roman à pleurer de rire !

10 étoiles

Critique de Sami (, Inscrit le 29 avril 2004, 36 ans) - 30 juillet 2008

Je tiens dans mes mains un livre appelé "la conjuration des imbéciles" ; visiblement, je me fends la poire. D'autre part, je suis quelqu'un d'un peu snob et décalé : chacun se dit en me voyant, que je me délecte à lire un livre, qui développe mon opinion générale sur la société : tous des imbéciles (sauf moi bien sur, qui leur suis si supérieur !).

Il me faut donc préciser que le titre de ce livre, résume l'opinion du personnage principal de ce roman, Ignatus Reilly. Que l'auteur de ce livre, a sûrement beaucoup de points communs avec Ignatus.
Mais que ce roman nous donne à observer avec un oeil extérieur et objectif, ce personnage snob et décalé à l'extrême. Cela donne un roman où un auteur s'observe, se caricature même, et prend une grande distance par rapport à lui-même.

Ignatus n'a pas vraiment d'amis, il reste souvent dans sa chambre, chez sa mère. Il ne fait aucun effort pour soigner son apparence, et le résultat dépasse tout ce qu'on peut craindre de pire. Il n'a pas d'emploi, et, lors des entretiens d'embauche, il critique ses interlocuteurs. Il a fait de longues études d'histoire, qui ne lui offrent aucune qualification pour avoir un emploi. Il a des opinions sophistiquées, nostalgiques d'une époque révolue. Il parle avec une merveilleuse maîtrise, la langue des beaux livres de cette époque.

Ignatus a sûrement décidé que ce n'était pas à lui à s'adapter à la société, mais à la société à s'adapter à lui. Cela donne un roman à pleurer de rire !

Humour noir

8 étoiles

Critique de Fa (La Louvière, Inscrit le 9 décembre 2004, 43 ans) - 9 juin 2008

Au-delà des circonstances qui entourent la publication de cet ouvrage, il faut avouer que le roman lui-même est un petit chef d'oeuvre d'humour noir.

La personnalité de la figure principale, Ignatius, y est pour quelque chose. Ce personnage tordu, hypocondriaque, pervers, somme toute complexe a quelque chose d'attachant, mais reste bien seul, dans un océan d'imbécillité; en définitive, il ne comprend pas le monde, et c'est bien réciproque.

Ce sont surtout les écrits d'Ingnatius qui m'auront fait sourire : quelles envolées lyriques, du grand art!

beaucoup de bruit pour rien !

4 étoiles

Critique de Prince jean (PARIS, Inscrit le 10 février 2006, 45 ans) - 29 août 2007

à lire les critiques , ou à voir les piles bien en vue dans les librairies parisiennes, on se dit que ce livre est un 'classique' de la littérature americaine à découvrir à tout prix .

passé les 100 premières pages, amusantes et étonnantes, je me suis ennuyé. C'est drôle un moment, puis ca devient un peu lourd, une même recette appliquée tout au long du récit.
une série d'évènements prévisibles finit par encombrer plus qu'elle n'éclaire le lecteur sur la psychologie d'Ignatus, dont on ne sait, au bout du compte, vraiment quoi penser.

par discipline, j'ai lu le livre jusqu'au bout. La fin est pas mal, mais pas exceptionnelle. on peut regretter la disparition précoce de cet auteur qui aurait certainement pu devenir un bon auteur américain.

je ne recommande pas la lecture de ce roman.

Insupportable

1 étoiles

Critique de Franckyz (, Inscrit le 9 janvier 2006, 40 ans) - 17 août 2007

Quelle horreur !
La lecture de ce livre est insupportable. J'ai bien essayé de tenir jusqu'à la 150ème page, mais dieu que c'est difficile de se retenir de le jeter par la fenêtre.
Seul le titre et la bio de l'écrivain ont un quelconque intérêt.

L'ignoble daube

1 étoiles

Critique de Maxence (, Inscrit le 20 janvier 2006, 35 ans) - 2 août 2007

Il y a des moments où un autodafé en tant que tel ne me choquerait presque plus. Après avoir lu quelques chapitres de "La conjuration des imbéciles", par exemple. Bon j'exagère un peu, soit. Plus sérieusement, ce livre m'a agacé dès le début en particulier à cause de la citation « Quand un génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que tous les imbéciles se sont tous ligués contre lui ». Quelle prétention! Tant qu'à être un de ces "imbéciles", je n'hésite pas à le dire, ce livre est une vraie m... Entre une trame des plus banales, une vulgarité ambiante et une sensation de perpétuelle répétition, on ne s'ennuie pas deux minutes, on s'emmerde des heures!

Chef d'oeuvre incompris ?

2 étoiles

Critique de Deldin (, Inscrit le 18 février 2007, 36 ans) - 18 février 2007

J'ai lu ici quelques critiques qui m'ont donné envie de lire "la conjuration des imbéciles".

Il y a quelque chose que je n'ai pas du comprendre dans ce livre, peut-être suis-je moi-même l'imbécile ?
Le héros est exécrable, le roman est décevant... j'ai vraiment dû me forcer pour terminer le livre, qui n'a pas gagné sa place dans ma bibliothèque

Deux Ignatus...

9 étoiles

Critique de Dalania (Dijon, Inscrite le 25 octobre 2006, 32 ans) - 27 octobre 2006

Par moment, je plains Ignatus, pauvre homme persécuté par tous ces "imbéciles", et le reste du temps, je déteste cet "imbécile" qui persécute tous les gens qu'il croise. Bref, j'aime et je déteste ce personnage (je ne me suis pas encore décidée). Quant aux autres, c'est pareil pour la plupart d'entre eux.
Autrement, j'ai apprécié le reste du livre. C'est tout à fait décousu, pleins d'aventures plus rocambolesques les unes que les autres. Cela change et aère l'esprit, de temps en temps, c'est bien.

Politiquement incorrect

7 étoiles

Critique de Soili (, Inscrit le 28 mars 2005, 45 ans) - 17 septembre 2006

Ignatius Reilly est un jeune homme obèse affublé d'une casquette ridicule ayant terminé ses études qui rejette la société et refuse tout compromis, il vit chez sa mère et n'a pas plus de retenue à son égard qu'envers le reste de la société. Un drôle de personnage totalement incorrect dans son attitude vis à vis de tout ce qui ne lui plaît pas. Ce qu'il n'aime pas il le fait savoir quitte à s'attirer les foudres de tous, quelques petites phrases assassines ( pleines d'humour noir ) dans sa bouche font mouche et le rendent assez sympathique même s'il semble préférable de fuir sa compagnie .

Un style assez surprenant se dégage de ce livre , il paraît qu'on aime ou qu'on déteste , moi j'aime.

Je le conseille sauf si vous aimez un humour très délicat et effectivement vous risqueriez d'être déçu et de le trouver vulgaire ( y'a toujours des pisse-froid)

A lire, si si !

8 étoiles

Critique de BONNEAU Brice (Paris, Inscrit le 21 mars 2006, 34 ans) - 10 septembre 2006

Ce livre publié après le suicide de son auteur est une bien étrange recette, je vous assure. Aussi étrange que cela puisse paraître, mon avis rejoindra celui de Walker Percy, l’écrivain qui, persuadé par la mère de Toole onze ans après sa mort, fit publier son ouvrage. Dans sa préface, il indique qu’au début de la lecture, il était intrigué et mitigé, mais pas assez déçu pour stopper la lecture ; puis qu’ensuite l’oeuvre s’est relevée à lui, imposant parfois quelques fou-rires.

Dans les premières pages de la lecture, nous faisons connaissance avec ce personnage haut en couleur et répugnant qu’est Ignatus Reilly, obèse, sale, mal habillé, psychotique un brin paranoïaque, érudit sans emploi, vivant chez sa mère. Ignatus est fascinant, et le lecteur suit ses folles aventures d’un scandale sur la voie publique, jusqu’a, ses frasques de vendeur de Hot-Dog déguisé en pirate en passant par la case des Pantalons Levy et du parti de la paix.

L’oeuvre ne ressemble à aucune autre, tout y est savoureusement désordonné, et l’on passe d’une émotion à l’autre avec une facilité déconcertante, ou l’on en arrive à éprouver de la haine ou de la répulsion avant de partir dans un fou-rire nerveux. Parce que ce roman est avant tout et surtout un roman très drôle, à prendre avec beaucoup de distance et de second degré, sur un personnage décalé et un peu fou.

Je ne sais pas s’il méritait le prix Pulitzer, mais il méritait au moins deux choses très sûres : être publié, et être lu.

Un déchet merveilleux....

10 étoiles

Critique de Alvardeg (, Inscrit le 15 février 2005, 28 ans) - 12 avril 2006

Ce livre me fait penser au courant de sculpture qui prône de prendre des déchets pour en faire une pièce merveilleuse...

Les personnages sont insupportables, détestables, méprisables, méchants, profiteurs et stupides; l'histoire est grotesque et par trop... niaiseuse; MAIS C'EST ÇA QUI REND CE LIVRE SI MERVEILLEUX!

Les personnages sont si détestables qu'on finit par adorer les détester, on finit par vouloir voir quelle autre stupidité ils vont faire, ils sont si bien construits, si riches en pauvreté...
L'histoire est si... bizarre, avec toutes ses aventures folles et perverses que ça en devient une merveille!

Oui, ce livre est un rock, une bible, un monument dédié à la stupidité et à l'imbécillité humaine!

Mais il FAUT le lire, ne serait-ce que pour pouvoir le détester.

splendeur insupportable

10 étoiles

Critique de Queenie (, Inscrite le 14 mars 2006, 39 ans) - 15 mars 2006

Quand un personnage profondément antipathique devient attachant dans l'oeuvre !

J'ai adoré, et n'entrerai pas dans les détails, ils sont suffisamment développés par les autres internautes

le bonheur par Toole

8 étoiles

Critique de Octave (, Inscrit le 25 mars 2005, 34 ans) - 25 mars 2005

de quel droit qualifions nous un être de monstrueux,d'immoral alors que ses écrits sont autant de prouesses? ou encore avoir pitié de lui malgré la supériorité de sa façon de vivre?Ignatius est seul en ce bas monde et l'a bien compris.ne nous mentons pas il a raison.vivre est une force et alors que quiconque se sachant intelligent aurait fui un environnement hostile à son épanouissement,pouvant même aller jusqu'à s'envoyer"une pincée de poudre dans le sanctuaire de l'intelligence" Ignatius a choisi la vie.paradoxalement son créateur a cédé.

Génial!!!

9 étoiles

Critique de Aktiana (, Inscrite le 13 mars 2005, 33 ans) - 13 mars 2005

Ce livre est magnifique! J'appuie vos critiques positives!!!!
Mais je comprends aussi qu'il ne puisse pas plaire à tout le monde, le style étant quand même spécial!!!!

Drôle ? Poignant surtout dans le drôlatique

9 étoiles

Critique de Lamanus (Bergerac, Inscrit le 27 janvier 2005, 59 ans) - 7 février 2005

J K T s'est suicidé parce qu'il n'arrivait pas à placer son manuscrit, c'est sa maman qui l'a porté sur les fonds baptismaux.

On atteint tout simplmeent le sublime dans le burlesque. Du Chaplin doubé d'un Keaton façon Max Linder. Bref, que du bon.

Une imbécile de plus !

5 étoiles

Critique de Sophi (Paris, Inscrite le 2 février 2005, 50 ans) - 7 février 2005

Moi non plus je n'ai pas aimé, mais je n'ai pas été jusqu'au bout ! Le style cocasse et caricatural ne me convient pas trop, j'ai pensé à Rabelais que je n'ai jamais su lire !Cependant j'avoue avoir été surprise par l'écriture, à relire plus tard peut-être...quand j'aurai l'âge du petit K.V.Q ! (quelle critique !)

insupportable

1 étoiles

Critique de Karl glogauer (, Inscrit le 17 mai 2004, 44 ans) - 7 février 2005

je n'ai vu que lourdeur, vulgarité, ennui, et inutilité, là où d'autres voient humour, aventure et chef d'oeuvre.
je n'ai pas réussi à le finir, mais quand j'ai refermé le livre, j'ai éprouvé l'immense plaisir de me débarasser d'un opportun, comme lorsque je claque la porte au nez du témoin de jehovah qui a eu le malheur de me réveiller le dimanche matin à 8h.
l'histoire de l'auteur et de la publication de son livre sont-elles dignes d'intérêt?

"Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que tous les imbéciles se sont ligués contre lui" (Swift)

10 étoiles

Critique de Le petit K.V.Q. (Paris, Inscrit le 8 juillet 2004, 26 ans) - 7 février 2005

Pour le titre de ma critique éclair, j'ai mis la citation que John Kennedy Toole met en exergue (quel beau mot) de son superbe livre "La conjuration des imbéciles". La phrase résume à elle seule ce livre. L'histoire ? Ignatius J. Reilly, obèse, sale, pétant et rotant comme Carmet dans "La soupe aux choux", surdoué, paranoïaque, anti-tout, les adjectifs ne manquent pas. Donc, cet Ignatius, suite à un accident de voiture que sa mère alcoolique a fait, il se voit contraint par sa mère de travailler pour rembourser les dégâts. Voilà le début du roman. Et pendant les 500 pages que vous allez passer avec Ignatius, vous suivre aussi : Jones, le Noir cynique, Darlene, la simplette de service, Myrna Minkoff, "péronnelle" (dixit Ignatius), petite amie d'Ignatius freudienne, révoltée, engagée, M. Levy, le pauvre riche qui se fait opprimer par sa femme, Mme Levy, passant le plus clair de son temps sur sa planche à exercices motorisée, Miss Trixie, la gâteuse, sénile, tarée, Irene Reilly, la mère alcoolique d'Ignatius, ne cessant de geindre, Claude Robichaux, le vieillard réactionnaire, anti-communiste primaire, pas très malin, Santa Battaglia, la vieille pétasse vulgaire, Angelo Mancuso, le pauvre flic, Lana Lee, la proprio du bar, esclavagiste, véreuse, George, l'ado qui fait un trafic de photos porno, le Professeur Talc, le prof de fac, Miss Annie, la voisine chiante, Dorian Greene, la tante branchouille, et plein d'autres. Tous ces personnages se rencontrent un moment ou à un autre. Car Toole parvient, grâce à une mécanique burlesque bien huilée, que tous ces personnages se croisent ou se connaissent à un moment ou à un autre. Et le style de Toole : magnifique. Un constant souci du détail, de l'humour. Il nous écrit son livre comme Chatiliez réalise ses films : il nous montre le côté noir des comportements humains, la perversité des gens, avec humour. Et la vraie réussite de JK Toole c'est Ignatius : d'un personnage pas franchement sympathique, il parvient à ce qu'on s'y attache, à cet Ignatius. Et ses textes à Ignatius : hilarant, on dirait du Desproges. Ignatius est, comme Brassens le dit, un "moyenâgeux" : pour Ignatius, la société idéale est médiévale.
Trêve de blabla, de superlatifs ennuyeux :::

LISEZ-LE !!!!!!

inaltérable!!!

9 étoiles

Critique de Ena (Le Gosier, Inscrit le 25 octobre 2004, 56 ans) - 23 décembre 2004

Je me rappelle qu'après une mise en route un peu laborieuse et déroutante s'était opérée une bascule dans un univers incroyable et neuf, créé par et autour de ce personnage iconoclaste. Humour, dérision et absurde ne sont jamais loin. C'est avec regret que l'on termine ce texte unique sur bien des aspects.

exaspérant

10 étoiles

Critique de Stock88 (, Inscrit le 17 décembre 2004, 60 ans) - 17 décembre 2004

D'abord bravo pour la critique de Sybilline... Je trouve finalement les critiques négatives, qui disent "Ignatius est exaspérant", cela prouve que le personnage existe pour le lecteur... et c'est ça qui est fort. je suis donc un fan de ce livre, je l'ai lu il y a vingt ans, il ya dix ans, il y a cinq ans... Je l'ai conseillé à un ami, qui m'a ensuite confié que c'est le seul livre qui l'a fait rire à haute voix...

s'il n'en reste qu'un

10 étoiles

Critique de Php (, Inscrit le 17 décembre 2004, 54 ans) - 17 décembre 2004

La première fois que j'ai lu ce roman , c'était il y a quinzaine d'années. Depuis, j'ai du le relire cinq ou six fois et à chaque nouvelle lecture, je redécouvre la stupéfiante et jubilatoire vision du monde d'Ignatius O' Reilly et de tous les personnages qui l'accompagnent.
Drôles, décalés, absurdes, Ignatius et sa bande, nous immunisent par la dérision contre la misanthropie qui nous guette et la vacuité de nos existences.
Si on me demande quels livres j'emporterais avec moi sur l'île déserte, il fera assurément partie du lot avec trois ou quatre autres seulement sur les milliers lus.
N'oublions pas que l'auteur s'est suicidé, désespérant de trouver un éditeur pour ce petit bijou. N'est-ce pas là la plus belle illustration de la conjuration des imbéciles?

C’est assez

2 étoiles

Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 49 ans) - 29 novembre 2004

Les cent pages que j’ai lues de ce roman m’ont paru comme mille. Ignatius est tout simplement grossier, irrespectueux et dégoûtant. Il a tous les défauts. C’est le genre de personnage qui ferait que je quitterais un endroit public si j’étais en sa présence. Dès lors, je n’allais pas passer près de 500 pages avec lui. L’écriture est lourde et répétitive. Aucun moment n’a provoqué chez moi le début d’un sourire.

Ce qui manque à la littérature francaise....

10 étoiles

Critique de Fredm (, Inscrit le 11 octobre 2004, 45 ans) - 11 octobre 2004

ce livre, c'est l'antidote à la "littérature" Française des rentrées des libraires... C'est épique, désopilant, ça ne se prend pas au sérieux alors que ça l'est, c'est du cinéma, c'est de la caricature, on pleure parfois de rire... Ah, Ignatius, mon ami, tes lettres aux établissements Ableman !
Pas d'accord avec ceux qui disent que l'histoire ne commence pas, que ça ne décolle jamais. Au contraire, le foisonnement des personnages a un but, et à la fin, l'unité apparaît: tout le monde s'est croisé, tous les protagonistes ont un rapport entre eux... c'est drôlement bien ficelé je trouve! De loin mon livre préféré!

Génialissime!

10 étoiles

Critique de Floor (bordeaux, Inscrite le 24 juillet 2004, 37 ans) - 23 août 2004

Cette tragi-comédie est un petit bijou écrit par un jeune écrivain qui devait se suicider en 1969 parce qu'il se croyait un écrivain raté.
Ignatius _trentenaire intellectuel, idéologue, vicieux, gargantuesque, et j'en passe... _ est un personnage fascinant auquel on s'attache incontestablement par son comique, ses bourdes méticuleuses, son esprit décalé... Il vit encore chez sa mère, nie son appartenance à la société, qu'il observe en errant de petits boulots en petits boulots, pour mieux la comprendre et la critiquer par la suite. Sa vie misérable à la Nouvelle-Orléans, qu'il passe la plupart du temps dans ses vieux draps humides et jaunis, est ponctuée de rencontres avec des personnages aussi burlesques les uns que les autres: un policier idiot et malchanceux, un jeune noir humoristique et intelligent, sa petite amie qui voit en lui un cas passionnant pour la psychologie, un vieil homme entouré de "communisses", et des patrons qui finissent toujours par le renvoyer puisqu'il mène en général leur entreprise à la faillite.
Bref, ce roman se lit avec délectation et bonne humeur, même si le lecteur a souvent le désir de voir Ignatius se précipiter dans sa chute tellement ce personnage est rebutant, nauséeux et déplaisant. Mais comme le signale Jonathan Swift, " Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui."


Excellente surprise

10 étoiles

Critique de Geoffroy (, Inscrit le 13 août 2004, 38 ans) - 13 août 2004

Ce livre est génialissime. Ignatius est un monstre intelligent, fanatiquement imparfait et auquel on s'attache à chaque nouvelle crise. Par ses yeux on voit une humanité horrible cruelle et à l'avenir incertain. Ignatius inspiré par de bons sentiments troublés lance de grotesques opérations révolutionnaires, mais n'en fait-il pas plus que d'autres pour aller dans le bon sens? S'il échoue de loin à sauver le monde, en tous les cas ses combats perdus resteront gravés durablement dans l'esprit des personnes qu'il aura croisé, et dans celui des lecteurs. Dans le mien pour le moins.

chef d'oeuvre?

10 étoiles

Critique de Sibylline (Normandie, Inscrite le 31 mai 2004, 68 ans) - 11 juin 2004

On m'avait offert ce livre en me disant " c'est un chef-d'oeuvre".
Je l'ai lu. J'ai bien aimé et j'ai dit
"J'ai bien aimé, oui, mais pourquoi penses-tu que c'est un chef d'oeuvre?"
Réponse confuse et peu convaincante de mon interlocuteur
qui conclut par : "Tu l'as bien aimé, c'est le principal" (Ben oui, pour un cadeau...)
Et puis, 15 jours après, j'ai commencé à y repenser, et cela ne s'est plus arrêté, j'y repensais souvent...
Alors je l'ai relu.
Et encore
Et je le relis encore parfois,
Et je l'offre en disant "Tu verras, c'est un chef d'oeuvre"
Pourquoi?
Lis le, tu verras.

Hilarant

9 étoiles

Critique de Benoit (Rouen, Inscrit le 10 mai 2004, 37 ans) - 13 mai 2004

J'ai lu ce livre alors que je ne le connaissais pas du tout. Je n'avais donc pas d'a priori. Et j'ai été bien surpris! En effet, c'est la première fois que je me bidonnais autant en lisant un livre. La scène de la révolte ouvrière est ma préférée tellement elle est grotesque. Car tout l'humour de ce roman repose sur des scènes grotesques avec un héros grotesque. Et ce genre d'humour n'est pas facile à appréhender : soit on adore, soit on déteste. Pour ma part, j'ai a-do-ré. Toutefois, j'aurais peur de le conseiller à quelqu'un car ce sont un humour et un style très particuliers.
Pour moi, c'est le livre le plus drôle que j'ai jamais lu.

Exaspérant

3 étoiles

Critique de B1p (, Inscrit le 4 janvier 2004, 45 ans) - 28 mars 2004

Bon ! Comme la bataille fait toujours rage, je me vois contraint de m'y jeter aussi.
En effet, Ignatius est exaspérant et on serait tenté de dire que c'est tout ce concentré de suffisance et de maladresse qui fait son charme, mais ce qui est surtout exaspérant, c'est le livre : il se traîne en longueur de manière tout à fait incompréhensible. Même s'il y a des idées excellentes, j'ai fini par lire les pages en diagonale en espérant que tous ces gags téléphonés débouchent sur quelque chose, mais au terme de la lecture, bien peu de choses en somme.

Exaspérant

8 étoiles

Critique de Manu55 (João Pessoa, Inscrit le 21 janvier 2004, 45 ans) - 27 mars 2004

Ignacius est exaspérant. Sa vision du monde est exaspérante. Sa façon de vivre est exaspérante. Ignacius ne vit pas dans le même monde que le commun des mortels. Le personnage est tellement irritant qu'il en devient attachant. Le livre est bourré d'humour. Une fois plongé dedans, il est dur d'en sortir.

Pétard mouillé

3 étoiles

Critique de Nothingman (Marche-en- Famenne, Inscrit le 21 août 2002, 38 ans) - 25 mars 2004

Le héros de ce livre, Ignatius Reilly, est résolument atypique. Il est gros, extravagant, révolutionnaire dans l'âme. Il a 30 ans et vit encore chez sa mère dans les bas-quartiers de La Nouvelle Orléans. Un personnage un peu fou, qui ne veut pas s'adapter au monde qui l'entoure. Contraint par sa mère à travailler, il refuse de se soumettre au monde extérieur. Chacun des emplois qu'il obtiendra l'entraînera dans des aventures qui se veulent drôles et surréalistes mais qui finalement ne le sont vraiment pas. Les personnages secondaires sont haut en couleurs, de vraies caricatures, de parfaits imbéciles.

L'histoire: il n'y en a pas. C'est bien simple. Ce livre est une succession de caricatures, de personnages vulgaires et grossiers. Ce roman ne démarre jamais. On espère, on espère et puis tout retombe. Ce livre se veut drôle mais il est profondément plat et indigeste. On lit ces 500 pages et au final l'impression d'une lecture stérile. Certains voient dans ce roman la preuve d'un génie méconnu. John Kennedy Toole n'a en effet jamais connu le succès de son vivant. Il s'est suicidé en 1969, faute d'avaoir trouvé une maison d'édition. C'est sa mère, déterminée et convaincue du talent de son fils, qui trouvera grâce auprès des éditeurs en 1980 seulement. Il obtiendra le prix Pulitzer l'année suivante.
De nombreux amis m'avaient conseillé ce roman. Ils le trouvaient drôle, génial et j'en passe. Personnelement, je l'ai trouvé grossier, caricatural et vulgaire. Cela m'apprendra à me fier aux superlatifs !!

Unique!!!

10 étoiles

Critique de Niddle (Le Raincy, Inscrit le 13 janvier 2004, 39 ans) - 13 janvier 2004

Igniatus Jacques Reilly, le personnage principal de cette énorme - au sens figuré comme au sens propre - oeuvre de John Kennedy Toole, pourrait faire partie des rares personnages de la littérature auxquels on donne une sympathie presque machiavélique. On l'aime, on a pitié de lui, on le déteste. Il faut quand même une quinzaine de pages pour adopter le style d'écriture. A base de "c'est tous des comunisses", ou bien "... il faut qu'ça soye à l'entrée d'c't'affreuse impasse". Une fois que l'on a dompté le style, on s'évertue à imaginer Ignatus et ses problèmes de valve pylorique, ou bien son amour ambiguë pour Myria. Un excellent bouquin, même si l'on peut noter quelques passages à vide, lorsque le même Igniatus se met à écrire quelques paragraphes de sa vie sur ses cahiers Big Grief. Le bouquin est à lire. On sortira presque métamorphosé de la lecture de cette oeuvre aussi gargantuesque que son personnage principal. Petit bémol: Je suis d'accord avec Pascal, de Paris: la couverture de 10/18 n'est pas terrible...

Don Quichotte

10 étoiles

Critique de Anonyme (, Inscrit(e) le ??? (date inconnue), - ans) - 3 septembre 2003

Comme le montrent les réactions, on adore ou on déteste... C'est - de loin - le livre que j'offre le plus souvent, et aussi mon livre préféré. Si vous avez aimé Don Quichotte vous aimerez sans doute ce livre. Si vous aimez qu'un écrivain peigne ses personnages de façon caricaturale - presque comme dans une BD - vous trouverez là encore votre compte. On est bien loin du petit roman psychologique à la française...

Génial

8 étoiles

Critique de Robert Dauphinais (Beloeil, Qc, Inscrit le 28 juillet 2002, 61 ans) - 28 juillet 2002

Ce livre se démarque des autres. Il n'a pas été écrit pour plaire mais pour brasser nos cages. Il est authentique, original. Peu d'auteurs ont autant de cran! Le 'héros' du livre est détestable, difficile à suivre, il fait réfléchir sur nos travers, sur des réalités tellement cruelles!

l'ennui, une histoire déprimante,et stérile

1 étoiles

Critique de Léa (Montigny, Inscrite le 16 mars 2002, 50 ans) - 23 avril 2002

je me suis plongée avec espoir dans ce livre le titre à lui seul était intéressant, mais les personnages étaient pénibles L'ambiance lourdingue, j'attendais qu'il se passe quelque chose mais jamais rien à l'horizon, les protagonistes s'ennuyaient ferme dans ce livre et moi aussi, sans parler de la crétinerie plutôt énervante du personnage principal,
je ne l'ai pas terminé et je n'ai même pas eu envie d'aller voir à la fin comment cela se terminait.

Pas réussi à le terminer...

2 étoiles

Critique de C_bibi (Bruxelles, Inscrite le 9 avril 2002, 43 ans) - 9 avril 2002

encensé partout, moi je l'ai trouvé ch.. ce livre. Le personnage n'est pas du tout attachant, c'est loong et c'est lent et j'ai rien appris à part que certains livres pouvaient me faire perdre mon temps
berk

Déception...

6 étoiles

Critique de Virgile (Spy, Inscrit le 12 février 2001, 39 ans) - 28 février 2002

On m'en avait dit tellement de bien, il avait l'air tellement drôle! Et finalement pas tant que ca... Le personnage est amusant, son style est plutôt drôle mais les éclats de rire n'ont pas résonné exagérément pendant la lecture de ce livre. Certains passages sont plutôt longs et lourds, parfois il y a de très bons moments, mais dans l'ensemble ce n'est pas un livre dont je recommanderais la lecture à tout prix. L'histoire de son auteur est plus drôle que son oeuvre pour moi...

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  La conjuration par Guillaume Gallienne 1 Chameau 13 juillet 2011 @ 22:57

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