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Fahrenheit 451
de Ray Bradbury
Catégorie(s) : Littérature => Horreur, SF et Fantastique
critiqué par Tophiv, le 15 février 2002
(Reignier (Fr), Inscrit le 13 juillet 2001, 35 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 43 avis)
Cote pondérée :  (42ème position).
Discussion(s) : 1 ( Voir »)
Visites : 8 383 (depuis Novembre 2007)
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Le livre, symbole de culture
451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme. Dans une société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.
Montag,l'un d'entre eux, se dresse peu à peu contre cette idée de brûler les livres, de détruire l’accès à la culture. Il est alors considéré comme dangereux ,et impitoyablement pourchassé.
Tout le monde regarde la télévision, personne ne lit, tout le monde suit l'avis commun, personne ne réfléchit. Les gens dénoncent ceux qu’ils jugent en dehors de la ligne de pensée correcte
... Bref, une société pas si éloignée de la nôtre par certains côtés.
C'est un grand classique de la littérature de science fiction qui pousse le lecteur à une réflexion importante sur la liberté d'expression, les dérives autoritaires de notre société,l'endoctrinement (télévisuel notamment), le conformisme.
A découvrir absolument, même par ceux qui n’aiment pas la science fiction.
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| Les éditions |
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Fahrenheit 451 |
Gallimard
Folio Science-Fiction |
213 |
2070415732 |
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| D'une actualité troublante |
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4e de couverture : 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.
Mon avis : Comment donner mon avis sur un tel monument dont j'arrive à peine à assimiler toute son étendue ? Peut-être en commençant par la première chose que je retiens. 60 années passées après sa publication, Fahrenheit 451 est toujours dangereusement d'actualité. D'autant plus qu'on vit cette période où l'instantanéité du plaisir prime, saupoudré d'une télé réalité abrutissante pour finir par nous éloigner, peu à peu, de la réalité. De ce qui fait vraiment sens. Les gens en redemandent, l'offre n'a qu'à grandir. Tout ça pour cesser de réfléchir, de se casser la tête, d'être troublé : « Mais je ne pense pas que ce soit favoriser la sociabilité que de réunir tout un tas de gens et de les empêcher ensuite de parler. [...] on ne pose jamais de question [...] les réponses arrivent toutes seules [...] on n'a là que des entonnoirs dans lesquels on verse de l'eau dont on voudrait nous faire croire que c'est du vin quand elle ressort par le petit bout. » (p.52-53)
Et on vogue à l'extrême dans cette spirale ignoble que nous a concocté Ray Bradbury pour faire réfléchir sur la nature profonde du livre, sur sa capacité à nous faire voir les choses. C'est lucide, visionnaire, tout à fait troublant. Le personnage du capitaine Beatty y est également pour quelque chose alors qu'il tente de remettre en question l'utilité des livres, de toutes leurs contradictions. Tentative d'une solidité impressionnante pour un personnage qui cherche à garder les brebis au chaud dans leur pâturage bien délimité, douillet, réconfortant, connu d'avance.
J'aurais un seul point négatif à propos de ce roman et c'est au sujet du style. Ray Bradbury a la fâcheuse tendance de parfois faire des envolées lyriques d'une plume ampoulée et lourde où il m'a fallu revenir pour bien comprendre toute la portée d'un passage. Ceci modifié, je n'aurais à peu près aucune réserve ce monument de la littérature moderne.
Calepin (Québec, Inscrit le 11 décembre 2006, 29 ans) - 9 août 2010 |
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| un classique |
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Evidemment un hymne au livre face à l'abrutissement des masses par la tv. Simple (bien que j'ai lu une critique d'une personne qui n'a rien compris...) et efficace auprès des convaincus que nous sommes.
Yeaker (, Inscrit le 10 mars 2010, 37 ans) - 29 juillet 2010 |
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| Des livres et encore des livres |
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J'avais dû lire ce livre en anglais pour mes examens et c'est un livre complétement différent de ce que j'ai pu lire précédemment. En effet, il y a ce côté "futuriste", toujours d'actualité aujourd'hui, bien qu'il ait été écrit en 1953.
Dans ce roman plusieurs aspects m'ont effrayée comme les amies de la femme de Montag, elles sont complétement déconnectée du monde réel, la guerre ne leur fait pas peur, c'est une banalité, elles sont sans vie, elles répètent toujours la même chose et ne connaissent pas le terme BAVARDER, de plus leurs discours sur les enfants m'a vraiment surprise et scotchée:
" (Montag) - Et si nous bavardions un peu?
Les femmes sursautèrent et ouvrirent de grands yeux.
- Comment vont vos enfants, Mme Phelps?
-Vous savez bien que je n'en ai pas! Dieu sait qu'aucune personne sensée n'aurait l'idée d'en avoir! s'emporta Mme Phelps [....]
-Césariennes ou pas, les enfants sont ruineux; vous n'avez plus votre tête à vous. rétorqua Mme Phelps.
- Je bazarde les enfants à l'école neuf jours sur dix. Je n'ai à les supporter que trois jours par mois à la maison. On les fourre dans le salon et on appuie sur le bouton. C'est comme la lessive. "
Sinon beaucoup d'autres thèmes sont abordés tous aussi importants les uns que les autres. Si vous avez aimé le livre n'essayez pas le film... il est trop mou selon moi.
Livre à découvrir !!
Pitchou (Morges, Inscrite le 8 mai 2010, 21 ans) - 17 juin 2010 |
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| INCOMPREHENSIBLE !!! |
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J'ai lu ce livre il y a 2 ans (4ème), en classe pour un questionnaire de lecture. Et je dois avouer que je n'ai rien compris à l'histoire. L'homme (personnage principal) est censé brûler les livres, mais il en garde un. Et après il a des ennuis.
Je dois aussi dire que c'était le premier (et dernier pour le moment) livre de SF que je lisais.
Tiaa-du-70 (, Inscrite le 30 avril 2010, 15 ans) - 30 avril 2010 |
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| Fondation ! |
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Encore une oeuvre majeure de la SF....... pour se constituer des bases .
Superbe roman qui met en avant le livre ( le culture ) comme Arme contre la violence.
Chef d'oeuvre !
Frunny (BOULOGNE BILLANCOURT, Inscrit le 28 décembre 2009, 44 ans) - 30 avril 2010 |
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| Franchement sans plus, plutôt déçue |
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Je connaissais le titre du livre depuis très longtemps. Je l'ai lu car il fait partie des tops de ce site. Le sujet en lui-même me plaisait énormément : comment ne pas être sensible à une époque où les livres sont purement et simplement interdits ? Quelle horreur !!! Par contre, le récit en lui-même ne m'a pas convaincue. Il faut attendre une centaine de pages pour que "le feu prenne"... Avec 213 pages au total, çà fait long comme introduction. Dommage car l'idée était vraiment bonne.
Aquarelle (Paris, Inscrite le 29 mai 2006, 36 ans) - 26 avril 2010 |
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| Il fera long feu... |
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Alors moi qui abomine la science-fiction, ses exo-planètes et ses monstres gargouillants... je fus agréablement [le mot est faible] supris par ce livre plus que délectable...
Lu il y a plus d'un an maintenant, j'en suis encore tout feu tout flamme...
Le Cerveau-Lent (, Inscrit le 4 avril 2010, 17 ans) - 10 avril 2010 |
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| GENIAL |
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Je n'ai rien d'autre sinon qu'il faut vraiment lire ce livre...
Adri3698 (, Inscrit le 28 mars 2010, 18 ans) - 10 avril 2010 |
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| Réussi |
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A la lecture des critiques précédentes, je souscris à l'avis des lecteurs qui ont trouvé cet ouvrage fort bon, mais parfois inégal.
Ainsi, même si certaines scènes sont réussies, je pense que le personnage principal manque de profondeur et, parfois, de crédibilité.
A conseiller cependant, comme un des piliers de la SF, mais aussi tout simplement comme plaidoyer pour la tolérance.
Fa (La Louvière, Inscrit le 9 décembre 2004, 34 ans) - 7 décembre 2009 |
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| Ignifugé |
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Souvent parmi les 1ères lectures (collège), Fahrenheit 451 marque les esprits. Je l'ai donc relu après qu'il soit ressurgi d'un souvenir tapi au fond de mon esprit, dans le coin des bonnes choses. Mais plus que cela en fait. Car après relecture, je comprends maintenant qu'il fait partie de mes classiques, des oeuvres qui m'accompagnent et qui m'ont façonné.
Fahrenheit 451 ... à la fois ouvrage de mémoire et peut-être l'un des plus "réalistes" projets d'anticipation. En effet, on ne peut s'empêcher d'être surpris par tant de lucidité sur ce qui façonne en partie notre monde occidental moderne : écrans plats de plus en plus envahissants pour projeter de la télé poubelle, individualisme, ... Bradbury fut témoin de sa genèse aux Etats-unis, pays peu touché par la seconde guerre mondiale et précurseur de la mondialisation.
Comment également ne pas faire le lien avec les heures sombres du nazisme et des autodafés. Terrible XXème siècle. Après la guerre 14-18, on a dit "plus jamais ça" ... vient la seconde guerre mondiale ... puis la guerre froide. Comment un auteur de science-fiction né dans les années 20 peut-il échapper à un futur autrement que marqué par l'autodestruction de l'Humanité ?
J'en resterai là par respect pour ceux qui ne l'ont pas encore lu.
A lire absolument.
Lejak (Metz, Inscrit le 24 septembre 2007, 35 ans) - 25 octobre 2009 |
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| Le livre qui crée la dépendance à la lecture... |
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Que dire de plus sur un livre dont on a tout dit?
Chaque fois que je le lis, j'attrape une tripe de lecture, alors, les livres deviennent des cartons de cigarettes, l'odeur aromatisée des vieilles pages jaune beige éveillent mes sens comme un bon tabac, chaque chapitre est comme une bouffée de nicotine, alors, quand il n'y a plus rien à lire, je deviens folle sous l'effet du sevrage et même la télé chaotique avec ses débilités à n'en plus finir me laisse froide.
OUF!
Bon, OK, je ne fume pas, mais quand je lis Fahrenheit 451, c'est comme ça que je perçois les livres dans les mois qui suivent.
Je sais que je n'apporte rien de nouveau, mais à mon avis, je crois que c'est le vieux livre de SF le plus réaliste que j'ai jamais lu.
Même 57 ans après sa publication, on a l'impression que l'action se déroule toujours dans 10 ou 20 ans.
Ça donne des frissons dans le dos!
Bon, je crois que je vais aller cacher mes livres avant que les pompiers arrivent.
Hellkey:451 (Gatineau, Inscrite le 22 avril 2009, 30 ans) - 22 avril 2009 |
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| Sympathique |
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C'est un très bon livre avec une histoire vraiment visionnaire et que l'on espère ne jamais voir se réaliser.
Mais quelques petits trucs m'ont déçu dans ce livre comme le début trop rapide où la psychologie de Montag n'est pas assez développée (mais pour certains cela peut être bien car on avance plus rapidement dans le vif du sujet) et la fin qui pour moi dure trop en longueur.
Pour le reste c'est vraiment du pur bonheur, durant toute la lecture on ne cesse de se poser des questions sur ce que dit l'auteur et au final on se rend compte que celui-ci a complètement raison.
Un bon livre tout de même qui mérite ses 4 étoiles pour moi.
Lubra9222 (Paris, Inscrit le 11 avril 2009, 19 ans) - 14 avril 2009 |
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| Trésor de bibliothèque |
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J’ai mis du temps pour me décider à le lire et je ne le regrette vraiment pas, si ce n’est de ne pas l’avoir eu plus tôt dans ma bibliothèque ….
D’après moi, Fahrenheit 451 représente non seulement la Bible de la littérature SF, mais un chef d’œuvre littéraire tout court. Brillamment rédigé, de manière très fluide et très poétique, il est en mesure de rassembler tous les publics, car c’est aussi un véritable credo politique et antimilitariste à l’adresse de tous les pouvoirs. C’est encore un livre culte pour quiconque tient en estime la lecture voire l’écriture. Bien que publié il y a plus de cinquante ans, le style est d’une telle poésie qu’il apparaît aujourd’hui incroyablement visionnaire, à un point où l’on arrive parfois à se dire avec effroi : mais bon sang, ce monde ressemble tellement au nôtre ! Car en 1953, époque où la télévision existait à peine, Bradbury avait déjà anticipé quelques-uns de nos objets de consommation les plus aliénants, baladeurs (les « coquillages »), écrans géants (les « murs-écrans ») et leurs corollaires, l’invasion de la publicité et des programmes décervelants (« ce ramassis de singes baragouineurs qui ne disaient rien de rien et le disait à tue-tête »). Il se demandait déjà si la société future (la nôtre, donc) ne serait pas une dictature du « divertissement », la plus sournoise des propagandes, favorisant la paresse mentale, méprisant la réflexion et maintenant les êtres à distance afin de mieux les contrôler. Bref, on retrouve bon nombre de similitudes avec notre époque et c’est ce qui nous trouble et fait toute la force de ce roman UNIVERSEL dont nous a fait CADEAU le citoyen Bradbury à nous, citoyens de l’humanité du 21ème siècle. Vous ne serez plus jamais le même après l’avoir lu, Fahrenheit 451 n’étant rien de moins qu’un outil salutaire pour résister à toutes formes de pouvoirs et de propagande, et qui d’ailleurs a déjà constitué un allié de poids à ceux qui dénonçaient le maccarthysme aux Etats-Unis, au sortir de la 2ème guerre mondiale.
Blue Boy (Saint-Denis, Inscrit le 28 janvier 2008, 46 ans) - 10 avril 2009 |
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| Qui n'aime pas les livres ... |
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Que dire d'autre qui ne fut déjà cité dans les messages précédents, sinon que cet ouvrage est un vibrant appel lancé à tous les amoureux des livres, un avertissement pour que ceux-ci restent le medium privilégié de la liberté d'expression.
Je relis régulièrement cette oeuvre de Bradbury, et force est de constater qu'elle reste d'actualité, décennie après décennie, siècle après siècle.
Pour rappel, la censure existe toujours bel et bien, même si l'index du Vatican ne fait plus office de loi. Ainsi, la France est un des pays où la censure est la plus virulente : cherchez un peu (par exemple sur ce même réseau qui vous a amené ici) : nombre d'ouvrages ne peuvent être publiés en France.
Quant à brûler des livres, comme le fait Montag, nous le voyons encore régulièrement, comme les Versets sataniques de M. Rushdie qui fut l'objet d'une interdiction religieuse (rappelant les sombres années du Christianisme).
Enfin, et c'est je pense le plus inquiétant, M. Bradbury montre surtout la censure qui consiste à abreuver la société d'informations, de livres, de magazines, d'émissions qui n'ont pour but que de de noyer nos sens, et porter l'estocade fatale à notre esprit critique : nous ne pouvons plus discerner ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas, ce qui est important de ce qui est futile, ce qui est utile de ce qui est inutile, ... Nous nous laissons donc porter tranquillement par ce grand fleuve qui nous mène inéluctablement à notre mort, ce qui n'est pas une fatalité mais le passage d'un cycle naturel, mais sans pouvoir prendre conscience de l'épanouissement qu'aurait pu nous apporter cet esprit critique, dont les livres sont les plus fervents hérauts.
Lisez-donc des livres. Et tant qu'à faire, commencez par celui-ci qui vous donnera envie de continuer votre quête littéraire, fut-elle dissidente comme celle de notre pompier pyromane ...
Bleizmor (, Inscrit le 3 janvier 2009, 39 ans) - 17 février 2009 |
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| Le monde dans quelques années ? |
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Fahrenheit 451 décrit un monde où la population est composée uniquement de personnes aliénées totalement dépendantes de leurs possessions matérielles et n'ayant par conséquent aucune réflexion sur le monde qui les entoure.
Le sujet est très d'actualité aujourd'hui, où on apprend aux gens à penser comme tout le monde : chaque pensée contestataire est directement réprimandée, il n'y a qu'à voir qu'il suffit de remettre en cause la "démocratie" actuelle pour être taxé de "pro-totalitarisme".
Bref, un livre assez intéressant qui montre comment il est simple pour le pouvoir de pratiquer l'abrutissement des masses afin de ne pas être remis en cause.
Martin.45 (, Inscrit le 24 janvier 2009, 19 ans) - 25 janvier 2009 |
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| Excellent |
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Ce livre raconte l'histoire de Guy Montag, pompier bruleur de livres qui, dans une société totalitaire (pas vraiment décrite malheureusement) qui interdit toute forme de littérature, se rend compte de l'absurdité de son métier.
L'histoire est passionante, très bien racontée, et la fin excellente.
Un classique du roman d'anticipation.
Metalliker (, Inscrit le 10 novembre 2008, 24 ans) - 15 décembre 2008 |
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| Brûler les livres est un crime contre l'humanité |
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J'ai découvert ce livre en troisième, je l'ai adoré..
L'auteur nous présente une société tellement obsédée par l'image qu'elle en vient à oublier une qualité essentielle: la communication. Les gens se recréent une famille virtuelle grâce à des écrans géants.
Tous les écrits sont bannis et brûlés.
Montag va peu à peu comprendre l'absurdité d'une telle loi et se détourne petit à petit de son métier de pompier (il brûlait des livres !!!) grâce à sa rencontre avec une voisine, Clarisse, qui va l'amener à réfléchir sur son quotidien pour le rendre tout simplement meilleur.
Alouette (Paris, Inscrite le 8 mai 2008, 25 ans) - 13 juin 2008 |
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| Une excellente réflexion sur la lecture |
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Un excellent roman que l'on espère contre-utopie plutôt que roman d'anticipation. En effet, on se demande si la société décrite par Bradbury n'est pas qu'une extrapolation de notre monde réel... Cela donne à réfléchir.
On reste scotché par l'histoire de Montag, le pompier pyromane. La fin est un peu expéditive à mon avis.
Abujoy (Rennes, Inscrite le 18 mars 2008, 24 ans) - 12 avril 2008 |
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| Intéressant. |
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Voilà un bouquin qui raisonne dans les têtes à l'écho de l'actualité. Les thèmes énoncés (dénonciation de la guerre, de l'asservissement des masses par l'abrutissement des images et des sons, de l'égoïsme individuel et collectif etc...) nous sont en effet particulièrement contemporains. Là où le bât blesse -un peu- c'est plus dans la forme, et là je rejoins complètement un lecteur précédent. Je cherche encore la poésie dans le texte ainsi qu'un réel lien narratif entre les différents états psychologiques de Montag. Fahrenheit 451 n'est donc pas Le chef d'oeuvre du genre, mais bon, il ne dépareille quand même pas dans une bibliothèque!
Gooneur (TOULOUSE, Inscrit le 14 janvier 2008, 26 ans) - 7 avril 2008 |
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| Pour celles et ceux qui aiment les livres, ceux qui les écrivent, ceux qui les lisent |
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Un roman qui, ma foi, a plutôt bien vieilli, empreint de philosophie plutôt que d'anticipation technologique.
Cela ne l'empêche pas d'épingler quelques travers de notre temps comme la télé-réalité ou les oreillettes qui nous évitent d'avoir à écouter nos voisins.
Ou encore la sur-information :
[...] Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de «faits», qu'ils se sentent gavés, mais absolument «brillants» côté information. Ils auront l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place.
Mais Bradbury a écrit cette histoire en 1953 pendant les sombres années de la Guerre Froide à la grande époque du maccarthisme, des listes noires et de la chasse aux sorcières, à un moment où le fracas des bombes de la guerre résonnait encore.
Il nous décrit un monde où les bombardiers survolent les villes en rugissant pendant que les pompiers recyclés brûlent les livres et pourchassent les rêveurs.
[...] - Qu'est-ce qui s'est passé ?
- On a brûlé un millier de livres. On a brûlé une femme.
- Et alors ?
...
- Tu n'étais pas là, tu ne l'as pas vue. Il doit y avoir quelque chose dans les livres, des choses que nous ne pouvons pas imaginer, pour amener une femme à rester dans une maison en flammes; oui, il doit y avoir quelque chose. On n'agit pas comme ça pour rien.
L'occasion de rappeler une belle phrase qui date de 1820, celle du poète allemand Heinrich Heine (qui serait resté méconnu si les national-socialistes allemands, fervents adeptes des autodafés, ne s'en étaient pris à ces bouquins plus de cent ans après) :
Là où l’on brûle les livres, on finit par brûler les hommes.
Le bouquin de Bradbury se termine en apocalypse, seule façon semble-t-il de détruire tout ce qu'il y a de mauvais avant que l'humanité ne renaisse de ses cendres.
Une note sombre qui résonnait différemment dans les années 60 puisqu'aujourd'hui le spectre de l'apocalypse nucléaire s'est éloigné avec le réchauffement de la planète et la fin de la guerre froide.
D'autres peurs biologiques ou terroristes sont venus changer notre perception de la fin de notre monde.
BMR & MAM (Paris, Inscrit le 27 avril 2007, 50 ans) - 6 avril 2008 |
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| Classique de la 'esseffe' |
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Inutile de le dire (je le dis quand même, tiens, ça vous apprendra !), "Fahrenheit 451" est un vrai classique de la littérature de SF. Cependant, il a un petit peu vieilli dans sa forme, voilà pourquoi je ne lui attribue que 4/5 - ce qui est déjà pas mal.
Ce n'est pas non plus mon livre préféré de Bradbury, mais je le relis de temps en temps, avec plaisir.
Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 27 ans) - 29 mars 2008 |
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| à lire... |
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Un roman écrit dans les années 50 qui reste encore d'actualité par les thèmes qu'il aborde (mass media, guerre, délinquance, impersonnalité, etc...). L'écriture de Bradbury est très poétique et le roman agréable à lire... Je suis quand même peu resté sur ma faim. La fin est un peu trop "rapide" à mon goût...
Le roman souffre aussi de la comparaison avec 1984.
PS. Je ne vois pourquoi ce livre est classé dans la catégorie SF, horreur et fantastique... Le roman d'anticipation (Dystopie devrait être le terme exact) devrait être une catégorie a part entière...
-Moi- (, Inscrit le 13 mars 2008, 29 ans) - 29 mars 2008 |
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| j'aime |
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N'étant pas du tout fan de SF , je dois dire que j'ai beaucoup aprécié ce livre pour la poésie qu'il dégage. Son écriture sublime le genre, il peut être vu comme un pamphlet contre la morale, la censure....notre avenir peut-être.
Tilman (Nantes, Inscrit le 7 février 2008, 30 ans) - 8 février 2008 |
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| ça fait peur |
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Cette vision du futur que nous présente l'auteur est elle en marche ?
Beaucoup de questions se sont posées à moi durant la lecture du livre , j'en ai conclu " regarde-toi dans un miroir " .
Le personnage de la jeune fille est primordial pour moi , c'est elle qui fait réveiller Montag.
A lire absolument
Famila (, Inscrit le 23 mars 2007, 31 ans) - 23 mars 2007 |
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| A quel point est-ce une vision "futuriste"??? |
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C'était déjà le sujet d'une de ses Chroniques martiennes, non? Ce livre m'a fait un peu peur : la télé-réalité, c'est à petite échelle ce qu'est la télé dans ce livre. Va-t-on devenir aussi intoxiqué, aussi dépourvu d'âme que la majorité des personnages du livre??? Au secours!!!
Enfin, apparemment, il y aura encore des gens prêts à se sacrifier pour les livres et tout ce qu'ils peuvent apporter. Ouf!! (soupir de soulagement)...
Dalania (Dijon, Inscrite le 25 octobre 2006, 23 ans) - 10 novembre 2006 |
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| Inflammable |
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451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume . Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif .
Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.
Un excellent ouvrage qui vous fait froid dans le dos. Cet œuvre a été écrite à la fin des années 40, Bradbury porte un regard visionnaire sur la technologie, la société et l’évolution des mentalités. La télévision rentre dans les chaumières et Bradbury parle déjà d’écran géant accroché au mur, des écouteurs qui se placent dans les oreilles pour écouter de la musique.
Bradbury parle également de l’individualisme, du manque de communication des individus à cause de la technologie, et que le seul contact que les personnes ont entre eux se fait par l’intermédiaire de ces écrans géants qui sont placés sur les murs du salon .
Un extrait : « je bazarde les enfants à l’école neuf jours sur dix . je n’ai à les supporter que trois jours par mois à la maison ; ce n’est pas la mer à boire. On les fourre dans le salon et on appuie sur le bouton. C’est comme une lessive ; on enfourne le linge dans la machine et on claque le couvercle . »
Julieh (, Inscrite le 2 octobre 2006, 29 ans) - 6 octobre 2006 |
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| Déçu |
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Dans le futur , la lecture est devenue un acte subversif. Selon l'état, elle empêche les gens d'être heureux car la lecture engendre la réflexion , le questionnement....
Montag est "pompier" de son état et son métier est de faire la chasse aux détenteurs de livres et de brûler leurs maisons avec les livres. Une de ses missions se passe mal et il commence à émettre des doutes sur la probité de ses actes. Dès lors son destin s'en trouve modifié.
Voilà là un des grands classique de la SF sur l'abêtissement des masses régi par l'état. Cela n'empêche pas la déception, ce n'est pas le chef d'oeuvre attendu.
Soili (, Inscrit le 28 mars 2005, 37 ans) - 8 septembre 2006 |
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| visionnaire |
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Il s'agit d'un roman de science fiction conceptuelle et du meilleur. Une mise en garde contre le cynisme du temps, l'uniformisation et la pauvreté intellectuelle du "mass media".
Avec subtilité et une justesse sidérante le futur décrit par Bradbury est si proche de notre quotidien, où l'individu est broyé par la société, abruti et jeté dans une surenchère de loisirs idiots et de plaisirs violents.
Où 1984 présentait un monde normé et sans avenir, où Le meilleur des mondes projetait un eugénisme totalitaire et un ordre social, Farenheit 451 offre une vraie réflexion sur l'avenir des grandes cités et de ses individus (devant la télévision alors que le monde s'écroule autour d'eux).
Magicite (, Inscrit le 4 janvier 2006, 32 ans) - 5 janvier 2006 |
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| Censure américaine et française... |
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L'éructeur fou a frappé ici aussi. Comme toujours, il insinue vicieusement sans rien démontrer. Perfidies, calomnies gratuites, il est toujours aussi fourbe et néfaste. Gros malin, toi qui prétends qu'il y a plus de censure en France qu'aux USA, prouve-le, démontre-le, au lieu d'affirmer bêtement quelque chose qui ne tient pas la route. Tes livres racistes et négationnistes sont illégaux, mais ils ne sont même pas censurés ou interdits, ils sont même en vente tout à fait légalement. Que veux-tu de plus? Une subvention publique? Le ministère de la propagande? N'est pas Goebbels qui veut. Tu en as l'âme noire, mais pas l'intelligence. Te servir de Bradbury pour tenter de faire passer tes idées pourries est nul.
Le rat des champs (, Inscrit le 12 juillet 2005, 60 ans) - 28 novembre 2005 |
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| Excellent !!! |
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Bradbury avait compris le "politiquement correct" et les ravages qu'il allait exercer. Dans son roman, les USA sont encore une "démocratie" avec une opposition officielle, ce qui fait penser à la France actuelle. Même si les USA ne sont pas encore tombé au niveau de la France question censure, ils s'y dirigent tout droit, le Canada y ayant déjà sombré...
Inversion des valeurs (les pompiers mettent le feu), abrutissement des masses par la consomation, démocratie bidon, chasse aux "subversifs", révocation des profs dont l'enseignement dérange, gens tout juste capable de répéter ce que leur raconte la télé... Bradbury avait vu juste. Son cauchemar tend à devenir notre réalité.
Enzo (, Inscrit le 21 novembre 2005, 40 ans) - 28 novembre 2005 |
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| pas grand chose à redire |
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Beaucoup ont déjà lu le livre; j'en invite d'autre à le faire. Après lecture, je l'aurais mis dans la même catégorie que "1984";amazon l'a fait aussi (avis aux amateurs de science fiction)
Cassotis (, Inscrite le 9 octobre 2004, 25 ans) - 17 juin 2005 |
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| J'en brûle pour ce livre |
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Navré pour ce calembour bien facile et assez pathétique.
Il s'agit d'un de mes romans préférés que j'ai lu trois fois. Je ne vois pas quel mal on peut en dire, et les appréciations portées ici le montrent. Ce n'est qu'à peine de la fiction, et c'est ce subtil mélange fiction-réalité qui en fait un livre génial.
Le film est presque aussi bien. L'actrice Julie Christie est aussi émouante que ravissante. C'est le seul de François Truffaut en langue anglaise.
Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 32 ans) - 6 mai 2005 |
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| Burn !! |
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Montag, pompier de génération en génération, vit avec sa femme dans un monde futuriste où il est formellement interdit de lire des livres, car pour le gouvernement, c'est un outil très dangereux qui pourrait être nuisible à leur système.
Seulement, le gagne-pain de Montag n'est pas celui qu'on croit : les soldats du feu sont reconvertis à la crémation des ouvrages...
C'est un petit bijou que nous livre Ray Bradbury; l'histoire et les thèmes qui tournent autour d'elle sont passionnants : société conformiste et individualiste, gouvernement totalitaire, prépondérance de l'audiovisuel et de la publicité, prohibition,... Enfin tous ces sujets d'une grave importance font que la vision futuriste de l'auteur est, certes, pessimiste mais demeure pertinente et toujours d'actualité ( ce qui fait, entre autres, le charme et la force de la science-fiction ).
Bradbury fait notamment partager au lecteur sa passion de la littérature, en faisant tout au long de l'ouvrage l'apologie de la lecture.
Le livre se lit agréablement ( le début peut tout de même dérouter les non-initiés à la science-fiction ), les personnages sont travaillés, l'intrigue bigrement accrocheuse,...
Je vous recommande donc vivement de lire ( et "Oh grand Dieu" de ne pas brûler ) Fahrenheit 451 !!
JBOX (Pessac, Inscrit le 19 avril 2005, 25 ans) - 3 mai 2005 |
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| imossible de fermer le livre une fois commencé |
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Incroyablement accrocheur , impressionemment futuriste, et indéniablement réaliste. voila comment je décrirai ce livre... je n'ai rien à ajouter que les autres "critiqueurs" n'est déjà dit mais juste un mot me vient à l'esprit maintenant : SUBLIME
Shuwoman (, Inscrite le 30 juin 2003, 21 ans) - 13 mars 2005 |
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| Parfait |
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Rien à redire à ce livre, pour moi il est parfait. Je ne me lasse jamais de le lire. La vision que Ray Bradbury a du futur est peut-être trop réelle. C'est ce qui fait peur d'ailleurs. Si on regarde de près notre société on peut voir que c'est exactement pareil.
Bien l'auteur a quelque peu exagéré puisque c'est de la science fiction. Mais en vérité nous agissons comme ces personnages. Et dans le monde actuel des Clarisse Mclellan il n'y en a pas beaucoup.
Clarisse16 (, Inscrite le 22 février 2005, 23 ans) - 22 février 2005 |
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| On ne peut pas le lâcher... |
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J’ai vite été happée par le caractère oppressant de l'histoire, des relations dans le couple, en résumé : de ce monde… Un texte qui tient en haleine jusqu’à la fin (je partage l’avis de B1p sur la finalité spirituelle mais je ne donnerai pas de bémol néanmoins par rapport à cela).
Azraël (, Inscrite le 1 janvier 2005, 30 ans) - 14 janvier 2005 |
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| Le souffle coupé |
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"Ce que vous recherchez, Montag, se trouve dans le monde, mais le seul moyen, pour l'homme de la rue, d'en connaître quatre-vingt-dix-neuf pour cent, ce sont les livres. Ne demandez pas de garanties. Et n'attendez pas le salut d'une seule source, individu, machine ou bibliothèque. Contribuez à votre propre sauvetage, et si vous vous noyez, au moins mourez en sachant que vous vous dirigez vers le rivage."
p.119
Wakkafr (Paris, Inscrit le 12 juin 2004, 37 ans) - 24 juin 2004 |
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| Compact, dense, surprenant |
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Wow.... quel auteur que ce Ray Bradbury, de qui, à ma grande honte, je n'avais encore rien lu. Dans un crescendo actif, il multiplie action, SF, messages politico-philosophiques... wow...
Je m'attendais à un roman surévalué... et je me rends compte à mon grand plaisir que je l'avais sous-évalué.
Pas aussi à mon goût que K. Dick, mais un incontournable, voire un essentiel.
FightingIntellectual (Montréal, Inscrit le 12 mars 2004, 27 ans) - 12 juin 2004 |
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| A pris son sens avec le temps |
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Que dire de l'histoire sinon qu'on la dévore.
Ou peut-être est-ce chacune des phrases qui amènent à réfléchir et prennent un sens dérangeant à la lumière de la société actuelle. Dérangeant par le nombre grandissant de similitudes entre notre monde et cet univers fictif. Depuis cinquante ans se sont progressivement installés consommation de masse, boulimie de loisirs et isolement dans des univers virtuels. Il n'y a plus qu'un pas vers l'insignifiance de l'individu et de la vie humaine. Pire sans doute, à la réflexion et aux débats se substituent de plus en plus les médias et le flot infini d'informations qu'ils distillent. Le livre apparait donc comme le support inaltérable de la connaissance et de la richesse intellectuelle de l'humanité mais l'atrophie intellectuelle nous les rends répulsifs. Il est sans doute encore temps de le sauver afin que l'humanité n'ait pas un jour tout à réapprendre de ses cendres tel le Phoenix.
A lire absolument afin que cette fiction le reste.
Axel (Paris, Inscrit le 28 mai 2004, 23 ans) - 2 juin 2004 |
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| sauvetage chaotique |
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Un des mes quatre classiques de l'anticipation intelligente (avec "1984", "le Meilleur des Mondes" et "Ravage").
Que dit Fahrenheit sinon ce que l'on constate toujours un peu plus chaque jour : la disparition de la culture au bénéfice de l'abrutissement de masse par publicité et télévision interposées. La seule chose qu'on pourrait reprocher à l'histoire, c'est qu'au train où ça va toute troupe de pompiers incendiaires sera bientôt inutile tant les livres (intelligents et critiques) semblent devoir disparaître d'eux-même.
Le traducteur (je ne sais plus qui c'est : je n'ai pas le livre sous les yeux) loue Ray Bradbury pour la sonorité de ses phrases. Soit elles ne sont pas passées à la traduction, soit il exagère. Et puis, il y tout de même un autre bémol sur la forme de ce livre : on dirait qu'il y a des ruptures dans le récit, dans l'histoire au point qu'on se demande vraiment si c'est le même personnage qu'on suit : de quasi neu-neu, il passe à rebelle, pour finir comme réceptacle du Savoir de l'Humanité. Disons donc que le roman enchaîne des scènes individuellement extrêmement réussies même s'il faut faire un effort pour y trouver la cohérence.
B1p (Bruxelles, Inscrit le 4 janvier 2004, 36 ans) - 22 janvier 2004 |
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| Une anti-utopie très réussie |
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Un livre qui marque à la première lecture. Un livre qui parle du livre. Un livre à lire par tous les défenseurs du livre.
"Plus jamais ça!", a-t-on prononcé après les Camps. Est-on sûr d'avoir tenu parole? "Jamais ça", prononçons-nous - nous lecteurs - après la lecture de "Fahrenheit 451". Comment faire pour tenir parole?
Un espoir : la lecture de cette anti-utopie où les livres meurent m'a été conseillée voici pas mal d'années par une élève... Je n'avais pas besoin d'être convaincu de la valeur du livre, mais j'avais découvert un auteur. Si chacun d'entre nous amenait une "main" d'être humains à un peu plus de lecture (comme la Clarisse de Montag), il aurait réalisé sa part, et bien au-delà...
Lucien (, Inscrit le 13 mars 2001, 55 ans) - 10 avril 2002 |
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| un peu moins d'étoiles cependant |
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Il est vrai que c'est un bon livre, un roman à lire pour se souvenir de l'aberration du genre humain quand il se met à exagérer, à s'exalter et à tout idéaliser. Cependant, ce roman aurait pu être un peu plus philosophique dans son contenu, la philosophie de fond étant évidente. De plus, je trouve que l'évolution de Montag n'est pas bien décrite, elle est trop brusque, trop soudaine et cela ôte au réalisme psychologique que l'auteur veut nous faire passer. C’est pourquoi, je ne mettrai pas cinq étoiles...
Pendragon (Liernu, Inscrit le 26 janvier 2001, 39 ans) - 16 février 2002 |
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