Le crieur de nuit de Nelly Alard

Le crieur de nuit de Nelly Alard

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Yeaker, le 21 avril 2010 (Dijon, Inscrit le 10 mars 2010, 45 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 4 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (22 877ème position).
Visites : 2 108 

Tu es mort, enfin.

"Tu es mort, enfin"
c'est presque ainsi que commence le livre qui se déroule sur une semaine, Sophie, l'héroïne rejoint sa famille pour préparer et enterrer son père détesté. un dictateur abusant des violences verbales et psychologiques. Les 105 pages du livre sont l'occasion de revenir sur cette relation et quelles ont été les conséquences. Un regard net sur la relation du père et des enfants, sur la vie et la mort. Une écriture en lame de rasoir sans jamais être triste, ni voyeur, ni "pathos", ni un manuel. Un vrai bon bouquin.
J'ai lu entre-temps Livre Hebdo qui comparait Alard à Annie Ernaux

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"On ne va pas se lamenter"...

8 étoiles

Critique de Nathafi (SAINT-SOUPLET, Inscrite le 20 avril 2011, 51 ans) - 20 février 2013

Sophie rejoint sa mère et sa soeur suite au décès de son père, en Bretagne, dans le village où ses parents vivaient depuis la retraite. Cette nouvelle ne lui fait pas particulièrement d'effet, un soulagement peut-être, la mort de ce père tyrannique, froid, colérique ne l'émeut pas vraiment.
En préparant les funérailles, elle se remémore son enfance et tout ce qu'elle a subi, ainsi que sa soeur et son frère, et la difficulté qu'ils ont eue à se construire, s'éloignant dès que possible.

Sur fond des légendes bretonnes qui accentuent le rapport de Sophie à la mort, ce court roman explore la vie familiale et les nombreux écueils qui l'ont jalonnée, le courage de la mère qui a tout supporté.

Un petit livre dur, une écriture incisive, un thème difficile à aborder mais qui est parfaitement relaté.
En prime, de jolies images de Bretagne viennent apporter un peu de légèreté à l'ensemble.

Malaise...

2 étoiles

Critique de Ademo (Rennes, Inscrite le 27 juillet 2010, 38 ans) - 6 octobre 2012

C'est ce que j'ai ressenti à la lecture de ce roman. Sophie nous raconte la semaine qui suit le décès de son père en s'adressant directement à lui. Ce père jamais agressif physiquement mais tellement colérique, si insultant... D'où le soulagement de ses trois enfants surtout et un peu de sa femme. Ce livre raconte leurs souffrances morales, leurs rancunes contenues pendant toutes années. Et j'avoue que c'est toute cette amertume (même si elle est justifiée), tout ce ressentiment lâchés au fil des pages qui m'a laissé ce sentiment de malaise.

Douloureusement bienfaisant!

9 étoiles

Critique de Laventuriere (, Inscrite le 6 mars 2010, 118 ans) - 29 octobre 2011

Si Yeaker nous parle d'une "écriture en lame de rasoir" , j'ajouterai que chacun des mots , chacune des phrases de ce livre bref mais saisissant , tranche à vif , incise.
Si , par expérience , vous avez connu les affres d'une enfance de douleurs et/ou d'horreurs , il vous faudra , alors , beaucoup de recul pour pouvoir le lire sans colère , sans ressentiments.
"Le crieur de nuit" permet-il de pardonner?
Un livre aux mots durs , cruels , parfois mais un livre nécessaire.

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