Les racines du ciel de Romain Gary

Les racines du ciel de Romain Gary

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Stéphanie, le 3 février 2002 (Chevreuse, Inscrite le 12 juillet 2001, 46 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 9 avis)
Cote pondérée : 8 étoiles (392ème position).
Visites : 9 167  (depuis Novembre 2007)

Un roman précurseur

Loin d’être uniquement un roman abordant la défense des éléphants, Romain Gary traite dans ce livre, qui lui valut le Prix Goncourt, des motifs individuels qui poussent les hommes à agir.
L'histoire se situe dans cette Afrique française du temps des derniers soubresauts du colonialisme et des premières actions indépendantistes. Les différents protagonistes de ce roman se ressemblent de par leur solitude et bien souvent leur passé douloureux. L'Afrique est alors pour eux un refuge où les grands espaces, la contemplation des animaux galopant libres à travers la savane et le côtoiement des coutumes africaines ancestrales les aident à panser leurs blessures.
Personnage central du roman, Morel survécut aux sévices moraux des camps de concentration nazis en laissant son imagination s'échapper vers la contemplation de troupeaux d'éléphants courant dans la savane, écrasant arbres ou barrières obstruant leur route. Revenu vivant des camps, Morel n'a qu’une obsession : protéger les éléphants contre les massacres conduits par des trafiquants d'ivoire ou autres trophées. Par différents moyens assez radicaux, il fait payer très chers à ceux qui tuent ces animaux par intérêt économique ou par pur loisir. Seuls échappent à ces raids les tribus dont l’unique source de viande provient des éléphants, bien qu’il ait un argument politique assez...naïf.... pour éviter qu'ils ne mangent de l'éléphant. Car Morel a aussi des propositions, des tracts, des rapports qu'il emmène partout avec lui dans une sacoche pleine à craquer. Il espère ainsi convaincre les gouvernements internationaux de prendre les mesures nécessaires à la protection des éléphants. Sa détermination est si forte, son discours si passionné, son argumentaire si implacable qu'il fait des émules, non seulement auprès des blancs qui vivent au Tchad mais aussi auprès des journalistes internationaux et donc du grand public. Ainsi Minna, cette ancienne prostituée berlinoise, blasée par la nature machiavélique des hommes, le suivra jusqu’au bout de ses forces.
Autour de Morel viennent également se greffer tout un groupe de hors-la-loi qui apportent à Morel les forces et les armes nécessaires à ses représailles. Peu leur importe la survie des éléphants, ce qu’ils souhaitent, c’est profiter du retentissement médiatique des actions de Morel afin de divulguer leur propres messages politiques autour de l’indépendance du Tchad. Leur action finale vaut d'ailleurs son pesant d'or ! Autour de cette simple histoire, Romain Gary décrit ces racines du monde, qui font se dresser les hommes et qui représentent des valeurs telles que la justice, la liberté , l'amour.
Pour conclure ; je ne résiste pas à l'envie de recopier ce merveilleux message : « Quand vous n'en pouvez plus, faites comme moi : pensez à des troupeaux d'éléphants en liberté en train de courir à travers l'Afrique, des centaines et des centaines de bêtes magnifiques auxquelles rien ne résiste, pas un mur, pas un barbelé, qui foncent à travers les grands espaces ouverts et qui cassent tout sur leur passage, qui renversent tout et tant qu’ils sont vivants, rien ne peut les arrêter – la liberté, quoi ! Et même quand ils sont pas vivants, peut-être qu'ils continuent à courir ailleurs, qui sait, tout aussi librement. Donc, quand vous commencez à souffrir de claustrophobie, des barbelés, du béton armé, du matérialisme intégral, imaginez-vous ça, des troupeaux d'éléphants, en pleine liberté, suivez-les du regard, accrochez-vous à eux, dans leur course, vous verrez, ça ira tout de suite mieux... »

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Un quasi conte philosophique

9 étoiles

Critique de Fabrice (, Inscrit le 22 novembre 2009, 32 ans) - 13 octobre 2012

Grand et long roman que celui de Romain Gary.
Nous voilà dans la brousse africaine à l'époque de l'AEF, entre Tchad et Soudan.
Le héros, Morel, traverse ce roman avec une idée fixe : obtenir la protection des éléphants. Pourquoi les éléphants ? Parce qu'ils semblent presque anachroniques, démesurés à l'époque du matérialisme. Protéger les éléphants, c'est sauvegarder "une marge" , une petite place à côté des sociétés humaines. Les éléphants c'est la liberté. Le malade, enfermé dans sa souffrance, le travailleur épuisé de fatigue, l'ouvrier russe, abruti de totalitarisme soviétique, doivent pouvoir échapper à leur condition en rêvant d'immenses troupeaux d'éléphants en liberté.
Morel est entourée d'une bande d'originaux : une berlinoise maltraitée par les russes lors de la chute du Reich, un naturaliste danois éternellement révolté, un vétéran américain de la guerre de Corée...
Et puis il y a en arrière-plan la brousse africaine (c'est probablement un des grands romans sur l'Afrique sauvage), l'administration coloniale qui ne sait pas si elle doit faire face à un fou, un anarchiste ou un indépendantiste, et des militants nationalistes indépendantistes, qui réclament l'indépendance pour faire de leur pays un "clone" des pays occidentaux, en faisant fi des traditions africaines millénaires.
Grand roman sur la condition humaine, ayant contribué à vulgariser le concept "d'écologie", "les racines du ciel" est un chef d'oeuvre de la littérature du XXIème siècle.

Un grand chef d'oeuvre de la littérature française .

9 étoiles

Critique de Napu (, Inscrit le 24 août 2012, 26 ans) - 24 août 2012

Ce bouquin m'effrayait un peu au début par sa longueur ,mais son contenu s'est révélé passionnant on s'aperçoit bien qu'il est issu d'une grande réflexion de l'auteur qui tente de faire passer un message fort à son lecteur . Le protagoniste de ce livre se partage entre folie et idéalisme . Cependant la fin est un peu brutale peut-être le but étant de laisser le lecteur s'imaginer la suite . Gary prouve qu'il fait partie des grands écrivains du 20 ème siècle .

Une oeuvre forte, riche, profonde sur la condition...humaine.

10 étoiles

Critique de Myrco (village de l'Orne, Inscrite le 11 juin 2011, 68 ans) - 4 mai 2012

"Les racines du ciel"appartient à cette catégorie de grands romans qui vous marquent à jamais de leur empreinte, un de ces romans qui allient une histoire solide, une galerie de personnages (y compris secondaires) vivants, fouillés, une réflexion profonde sur la condition humaine, tout cela servi par une plume alerte, parfois incisive, qui tantôt sait user de la formule qui fait mouche, tantôt insuffler une dimension puissante au récit.

Celui-ci se déroule sur fond d'Afrique Equatoriale Française, dans les années 50, entre autres dans ce pays Oulé dont, selon les croyances indigènes, "les collines sont des troupeaux d'éléphants tués par les chasseurs oulé et sur lesquels l'herbe a poussé", dans cette Afrique encore tribale vouée à des sécheresses dévastatrices, où germent les prémices de la décolonisation, où déjà progresse l'Islam, avec en arrière-plan mondial la guerre froide et l'angoisse de la menace nucléaire.

Le roman retrace le combat acharné de Morel -figure dominante du livre- et de quelques autres pour la protection des éléphants et de la nature en général. En ce sens, il est un roman précurseur (paru en 56) du courant écologique actuel. Tous ceux qui, comme moi, sont sensibles à la cause animale seront touchés par ce livre. Mais gardons-nous de voir là le propos principal de l'auteur. Comme le dit, à un moment, l'un des personnages: "je ne suis pas tellement sûr qu'il s'agisse vraiment de bêtes, dans cette histoire. "

"Les racines du ciel" sont avant tout un appel humaniste, lancé haut et fort, à défendre la liberté, la dignité... des éléphants mais surtout de l'homme, une glorification de la puissance de l'esprit humain capable de s'affranchir d'une réalité opprimante et dégradante (cf. les expériences de Morel dans les camps nazis) et triompher des conditions d'asservissement qu'on veut lui imposer. Au-delà des tentations misanthropes, Morel incarne cette confiance indéfectible en l'homme qui le pousse à ne jamais baisser les bras dans son combat pour le maintien d'une" marge humaine" En cela, il oppose un violent démenti à ceux qui pensent que l'amour des animaux va nécessairement de pair avec la misanthropie.

Dans cet hymne à la liberté "une des plus tenaces racines que le ciel eût jamais plantées dans le coeur de l'homme", Gary utilise en contrepoint la figure de Waïtiri qui poursuit son destin personnel de futur chef de l'indépendance africaine avec le plus parfait mépris des aspirations réelles de son peuple. L'auteur enrichit là son propos d'une dimension politique et porte un regard perspicace et acéré sur les chefs nationalistes prêts à asservir leur peuple par idéologie et ambition.
"on continue à disposer tout aussi facilement des peuples au nom du droit des peuples à disposer d'eux mêmes"
"c'est à croire que les droits de l'homme deviennent eux aussi des survivants encombrants d'une époque géologique révolue: celle de l'humanisme".

Ajoutons à cela cette immense tendresse que nous transmet Gary pour cet être souffrant qu'est l'homme confronté à sa solitude. Ce livre est aussi un cri déchirant, une plainte sans cesse réitérée, l'expression d'un besoin d'amour. Tous ses personnages ou presque souffrent de cette solitude (même Waîtiri, même Orsini, exécrable incarnation de la petitesse humaine). Un seul peut-être y échappe, Morel, son héros: "il ne se sentait pas isolé, mais au contraire au coeur d'une sympathie universelle".

Peut-être pourrait-on reprocher à l'auteur le caractère répétitif du message; quant à moi, je lui pardonnerai bien volontiers cet aspect qui témoigne de la sincérité de sa volonté de conviction.

Bref, ne passez pas à côté de ce grand, grand roman!

Humanité exacerbée entraîne Prix Goncourt mérité.

9 étoiles

Critique de Rafiki (Paris, Inscrit le 29 novembre 2011, 26 ans) - 13 avril 2012

Un grand roman de la part de Romain Gary. Même si l'aspect écologique est fort et appuyé pour son temps comme a pu le reconnaitre Gary, c'est surtout une formidable œuvre humaine dans son idée la plus aboutie. Un humanisme forcené qui transpire à chaque page, l'espérance d'une humanité pure et dont les traces de l'histoire ne seraient que des éraflures et n'altéreraient en rien sa nature profonde. Partant de ce constat, l'écrivain ne reste pourtant pas dans ce manichéisme réducteur et propose toute une série de personnages apportant une nuance dans cette quête d'humanité en Afrique, de par leurs expériences personnelles et leur actuelle position sociale. La liberté, l'humanité, l'abandon de sa personne à une cause, Gary nous emmène ici dans un récit captivant où la sauvegarde des éléphants est vue comme la dernière étape avant la fin de tout espoir pour l'humain.

Gardant en tête l'aspect humain de chacun, l'auteur pose cependant des questions complexes concernant la réelle motivation de chacun. A mieux y regarder seul Morel possède réellement une passion pure pour les éléphants. Chaque personnage présent à ses côtés est là pour une autre cause bien précise qui rend la protection de ces animaux secondaire à leurs yeux: Minna est présente du fait de l'attraction magnétique qu'exerce Morel sur cette dernière, Waïtari compte lui profiter de ce mouvement pour lancer un plan plus large d'indépendance de l'Afrique, bref toutes ces personnes sont contraintes par les événements et ne sont pas là, si l'on peut dire, de leur plein gré.
C'est cette complexité dans la narration qui donne une profondeur nécessaire dans l'œuvre de Gary.
A chaque page, le génie de l'écrivain nous offre des monuments de générosité mis en place par un style sans faille.

Une citation pour terminer, qui résume je trouve assez bien la philosophie de ce roman:

"J'essaie simplement de faire mon métier. Vous savez aussi bien que moi ce que l'Afrique perdra lorsqu'elle perdra les éléphants. Et nous sommes sur la voie. (...) comment pouvons-nous parler de progrès, alors que nous détruisons encore autour de nous les plus belles et les plus nobles manifestations de la vie."

L'ancêtre des éléphants

9 étoiles

Critique de Lindy (Toulouse, Inscrite le 28 mai 2006, 39 ans) - 10 juillet 2009

C'est l'histoire de Morel. Où plutôt, la version des gens qui l'on côtoyé, croisé ou simplement estimé. Morel défend les éléphants d'Afrique, en particulier au Tchad, espèce anachronique et vestiges d'un monde préhistorique pour certains que l'on extermine, doucement mais sûrement au nom de la modernité, du pouvoir ou de l'argent. On le dit misanthrope, fou ou naïf. Mais il y croit, il suit son idée, sans vaciller, sûr de lui.

Différents points de vues sont abordés, de façon très argumentée, depuis le besoin de viande des Tchadiens, à la distraction en tant qu'exutoire face au sentiment de faiblesse des touristes occidentaux que représente un safari - qui, dans les années 50, consiste à chasser les animaux sauvages d'Afrique et ce de façon tout à fait légale - ou encore celui des braconniers qui cherchent de l'ivoire et de la matière pour faire des objets exotiques pour les touristes - comme par exemple des tables de chevet en pattes d'éléphants ! Se greffent la dessus ceux qui profitent de l'aura que l'entreprise de Morel à dans les journaux du monde entier pour faire valoir leurs ambitions personnelles ou nationalistes. Heureusement, il y a quelques autres fous amoureux de la nature qui le suivent et le soutiennent. Ceux qui savent que le jour où les éléphants ne seront plus là comme preuve que la liberté existe encore, l'homme, dans les situations où la survie de la dignité et de l’âme humaine est posée, n'aura plus de raison de vivre. Puis il y a l'opinion publique, entité abstraite mais tellement importante - qui aime ce personnage farfelu qui défend les animaux, juste pour eux, sans rien avoir d'autre à y gagner que leur survie. Romain Gary fait état de la solitude des hommes, il montre que finalement, l'homme ne suffit pas à l'homme, le chien non plus comme il l’écrit. Il faut des éléphants, sinon nous sommes perdus.

Sans aucun doute avant-gardiste sur le sujet de l'écologie, ce roman, écrit dans les années 50 est fabuleux, dur souvent et très beau.
Le côté rustre de Morel m'a un peu dérangé parfois dans la mesure où il ne semble pas très loquace, ne cherche pas à convaincre avec les mots. Les arguments de Waïtari sont bien plus étayés. Peut-être est-ce finalement représentatif de la réalité.

Sur la forme j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de répétitions, comme une sorte de leitmotiv un peu inutile. L'histoire en soit est assez simple, mais finalement, ce qui est important ce sont les rapports humains - ou plutôt leur absence, ainsi que les raisons à l'origine de ce que fait Morel.

Pour un humanisme écologique

9 étoiles

Critique de Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 39 ans) - 23 septembre 2006

Ce roman réconforte. Il est dense et fort, il rassure autant qu'il déboussole par tout ce qu'il décrit de dur. Beaucoup de grands sujets passent : la préservation de la nature évidemment, le pardon, le colonialisme, l'après-guerre, le nucléaire. Ouh, que c'est riche ! C'en est étourdissant, tant c'est enrichissant ! C'est bien de la grande littérature. Il y a peut-être un léger bémol à y présenter, peut-être parfois quelques longueurs et une foule de personnages qui se bousculent, ce qui a rendu ma lecture parfois un peu malaisée, mais ce qui au moins autant une critique de moi-même - par des fautes d'attention quelquefois, je le confesse - que de l'auteur.
J'aime beaucoup son style.
Il vaut bien le Prix Goncourt.

Un grand souffle de liberté.

10 étoiles

Critique de Saule (Bruxelles, Inscrit le 13 avril 2001, 52 ans) - 25 janvier 2006

Ce livre est parcouru par le souffle du vent de la savane, par la rumeur des troupeaux d'éléphants en liberté, c'est un roman magistral et plein des grands espaces, une oeuvre qui nous laisse sans répit car on voudrait le lire d'une traite mais c'est trop gros pour ça. Stéphanie résume bien l'histoire, pour redire en quelques mots nous sommes dans une colonie française d'Afrique centrale. Un certain Morel part en campagne pour la protection des éléphants. Son action provoque un retentissement énorme et inattendu dans l'opinion publique : il devient un héros. A travers le monde, les gens qui souffrent de solitude ou aspirent à une vie plus noble font de Morel et de sa lutte pour les éléphants un symbole. Le lecteur comprend très bien ce besoin de croire en une cause car lui-même au fil de la lecture se remplit la tête d'images d'éléphants, et chaque fois que sa vie lui paraîtra étriquée il pourra aussi penser à Morel et ses éléphants.

L'auteur procède comme Dostoïevski, il introduit constamment des personnages en un défilé continu du plus grand pittoresque. On rencontre ainsi un vieux naturaliste nordique qui semble échappé d'un musée d'histoire naturelle. Au côté de Morel il y a un vieux pisteur africain légendaire, ce qui permet à Morel de rester introuvable dans la savane. Et plein d'autres personnages improbables et admirablement bien campés, chacun y va de sa tirade qui nous laisse pantois, parfois hilare et toujours admiratif du talent de l'auteur. Tour à tour passent des administrateurs coloniaux blasés, un missionnaire dynamique, des journalistes et aventuriers en tout genre, et surtout une jeune serveuse allemande meurtrie par la vie... bref c'est une galerie inépuisable et chaque personnage est plus savoureux que le précédent. Ce qu'il y a d'amusant c'est que chacun y va de son opinion sur Morel : pour certains il s'agit d'un imbécile heureux, pour d'autres c'est un agitateur politique, un déséquilibré, un pion à la solde de la France ou au contraire un indépendantiste africain. Parfois les gens se contentent de le considérer comme un pauvre type qui souffre de solitude, un misanthrope qui ne veut plus vivre parmi les hommes. Mais l'enthousiasme de Morel est contagieux et l'opinion publique ne se trompe pas en le transformant en héros des aspirations humaines vers la beauté et la liberté.

Ce livre parle de l'irréductible espérance en la dignité de l'homme, du besoin de liberté, de la beauté de la nature et du besoin de la protéger. C'est un chef-d'oeuvre et je découvre en Romain Gary un très grand écrivain.

Toujours d'actualité

10 étoiles

Critique de Léopoldine (Savenay, Inscrite le 22 mai 2004, 60 ans) - 31 août 2004

C'est un roman extraordinaire tant son contenu est encore d'actualité alors que Romain Gary l'écrit au moment de la décolonisation. Le combat de Morel est celui que beaucoup d'entre nous portent dans leurs rêves d'enfant et qui anime aujourd'hui de nouvelles préoccupations : quelle place les sociétés laissent-elles au monde animal sauvage ? Aux côtés de Morel, des personnages forts , des situations historiques plausibles
La narration est un peu complexe au départ mais on suit la discussion entre deux hommes qui ont été des témoins de l'aventure de Morel et qui après son dénouement , réfléchissent sur les différentes motivations des personnages .
Un très grand roman qui ne nous lâche pas facilement.

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