Par-dessus le bord du monde de Tim Winton

Par-dessus le bord du monde de Tim Winton
( Dirt music)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Frunny, le 8 janvier 2010 (PARIS, Inscrit le 28 décembre 2009, 53 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 10 étoiles (basée sur 6 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (698ème position).
Visites : 3 299 

Attention ....chef d'oeuvre !

Une histoire d'amour impossible dans un décor de cinéma..... le bush australien , les côtes sauvages .
Tous les ingrédients sont présents pour nous faire toucher , sentir , goûter , contempler cette histoire magnifique entre un homme et une femme au lourd passé et à l'avenir incertain .
On entre dans ce roman en trainant les pieds , on se met à trottiner progressivement pour finir au sprint et en connaitre le dénouement .
Du grand , très grand spectacle....... ouvrez bien les yeux !

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Les éditions

  • Par-dessus le bord du monde [Texte imprimé], roman Tim Winton traduit de l'anglais (Australie) par Nadine Gassie
    de Winton, Tim Gassie, Nadine (Traducteur)
    Payot & Rivages / Bibliothèque étrangère
    ISBN : 9782743614836 ; EUR 9,00 ; 05/01/2006 ; 488 p. ; Poche
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Des écorchés vifs

9 étoiles

Critique de Flo29 (, Inscrite le 7 octobre 2009, 47 ans) - 15 mars 2014

Ce qui m'a plu dans ce roman, ce sont les personnages hors du temps, qui apprennent à survivre malgré un passé chaotique, voire tragique. J'ai trouvé le livre passionnant au début, il m'a emportée dans l'Australie dure et sauvage. Cependant je suis plus mitigée sur la fin, qui ne m'a pas enthousiasmée. Reste un ouvrage très beau, mais tout de même triste et assez dur.

De plein fouet

9 étoiles

Critique de Jlc (, Inscrit le 6 décembre 2004, 75 ans) - 20 mai 2013

C’est ainsi que j’ai reçu ce livre tant sa violence m’a frappé. Tim Winton a réussi un magnifique roman qui prend le lecteur sans ambages avant de le conduire à un dénouement violent et sensuel.

La violence est celle de ce village refermé sur lui même où les pêcheurs de homard ont fait fortune trop vite, où l’étranger, c’est à dire celui qui n’est pas d’ici, est perçu comme une menace, où les secrets sont trop lourds pour être dissipés, où un chien qui n’a pour tare que d’avoir un maître braconnier le paye de son sang. Dans ce paysage où la vie pourrait être douce, où l’oubli, même imparfait, pourrait apporter une douce tolérance et un vrai bonheur de vivre, des êtres vont se déchirer pour un presque rien qui fait l’essentiel avant de savoir se dépasser.

Du roman brut, avec une écriture de rupture ; une histoire très bien construite par un romancier qui nous mène où il veut, sachant doser son récit et nous surprendre. A la page 175 je pensais le roman achevé et je me demandais comment Winton allait nourrir les 300 pages suivantes. Eh bien il m’a bluffé en relançant son récit et nous donnant une autre perspective jusqu’à la poursuite finale qu’il aurait pu raccourcir en supprimant des détails pour nous inutiles tant on veut savoir comment cela va finir… ou commencer !

« Par dessus le bord du monde » est un livre qu’il faut partager car on peut avoir plusieurs lectures. Ainsi des hommes auront-ils de Jim une image peut-être plus flatteuse que celle que semble lui donner l’auteur alors que des lectrices seront plus compréhensives vis à vis de Georgie. Et quid de Luther Fox, l’homme par lequel ce monde passe par dessus bord ?

Tim Winton avec "Par-dessus le bord du monde", roman initiatique, en forme de road-movie amoureux, où Shakespeare (Roméo et Juliette...) rencontrerait Defoe (Robinson Crusoé...), nous transporte de plein fouet dans une Australie fascinante. Quelle Classe!

10 étoiles

Critique de Anonyme3 (, Inscrit le 6 septembre 2011, - ans) - 28 avril 2013

Biographie de l'auteur:

Voir onglet biographie.

Quatrième de couverture:

Georgie Jutland est une femme chancelante. À quarante ans, sa carrière d’infirmière en miettes, elle vit isolée à White Point aux côtés de Jim, un pêcheur de langoustes. Le village est à la fois riche et fruste, aberrant dans le paysage éblouissant. Georgie passe ses nuits à naviguer sur Internet en buvant de la vodka. Un matin, elle aperçoit une ombre sur la plage en contrebas. Luther Fox vient d’entrer dans sa vie. Braconnier des mers, timide et musicien, il est précédé d’une réputation de malheur et de malchance. Leur rencontre improbable, contrariée par la colère des langoustiers, se transforme en odyssée et leur amour fou en road-movie initiatique.

Mon avis:

+: Très beau roman, riche et ambitieux, très bien écrit(écriture ensoleillée et colorée, triste...) et traduit par Nadine Gassie. Roman initiatique en forme de road-movie, facile de compréhension, agréable à lire et surtout qui se lit d'une traite. Histoire prenante et intrigante de la première à la dernière page. Tim Winton écrit un roman ou Shakespeare(Roméo et Juliette...) rencontrerait Defoe(Robinson Crusoé...), dans une Australie fascinante. Première de couverture(Édition de poche) magnifique et colorée. Quatrième de couverture bien réalisée.

-: L’Australie imaginaire ultra détaillée et l'écriture à la fois triste et colorée, de Tim Winton, peuvent gêner certains lecteurs.

En conclusion:

Avec "Par-dessus le bord du monde", roman initiatique, en forme de road-movie amoureux, ou Shakespeare(Roméo et Juliette...) rencontrerait Defoe(Robinson Crusoé...), nous transporte de plein fouet dans une Australie fascinante, tout droit sortie de la tête de Tim Winton, romancier Australien.

L'auteur(Tim Winton), nous décrit avec minutie, tel un Jim Harrison, une Australie imaginaire et splendide, qui reste une forme de rêve à la fois triste et coloré.

Ces trois personnages principaux, Georgie, Luther et Jim, habitants de White Point, village imaginaire, nous bouleversent, tout en nous transportant dans leur vie quotidienne faite de non dit, de tristesse non dissimulée et de tant d'autre choses que vous découvrirez dans ce roman d'une beauté à couper le souffle.

Merci à Tim Winton, A Nadine Gassie pour sa traduction impeccable et aux éditions Payot-rivage pour l'avoir publié.

A lire d'urgence!

Un auteur australien à découvrir

9 étoiles

Critique de Elya (Savoie - Dauphiné - Ardèche, Inscrite le 22 février 2009, 29 ans) - 11 avril 2012

Il y a des romans qui vous aspirent dans leurs entrailles pour que vous les décryptiez avec hâte et avidité. Des romans dont le style ne paye pas de mine, comme ici avec ces dialogues hachés, à la mise en forme volontairement "bâclée", sans tiret ni guillemet, qui donne une ambiance particulière au récit. Un langage parlé, vulgaire parfois, mais tellement sincère et vrai.

Nous suivons la vie de différents personnages ayant connu des évènements tragiques dans leur passé et qui se rattachent à ce qu'ils peuvent, voire à rien, pour sortir la tête de l'eau. L'eau d'ailleurs est omniprésente dans ces paysages australiens, des côtes aux îles du bush plus ou moins désertiques, toujours magnifiquement mais aussi sobrement décrits. Tim Winton nous livre une narration qui va crescendo en suspense et en émotion pour finir de manière un peu épique mais tout autant attendrissante et surprenante.

L'Australie est une terre d'accueil parfaite pour les récits de T Winton mêlant singularité, solitude et luxure ; une luxure toute particulière faite de paysages somptueux et de non-dits rendant la vie parfois plus facile.
Un auteur à découvrir assurément.

La force d’un Jim Harrison

10 étoiles

Critique de Yokyok (Addis-Abeba, Inscrit le 7 août 2010, 31 ans) - 21 avril 2011

Georgie, la quarantaine, partage depuis quelques années la vie de Jim Buckridge, pêcheur à la langouste à la chance légendaire et au tempérament secret, dans le petit village de White Point niché sur la côte occidentale de l’Australie. A quelques kilomètres, Luther Fox, qui peine à surmonter un drame familial, mène une vie solitaire de braconnier. Leur rencontre et le coup de foudre qui s’ensuit vont faire ressurgir des fantômes du passé.

Dans un cadre naturel flamboyant, Tim Winton nous entraîne avec une poésie sans fioritures dans une aventure à deux voix mettant en scène des personnages aux caractères bien trempés, dont l’auteur excelle à décrire les sentiments. Comme Frunny, j’ai mis un peu de temps à « rentrer dedans », mais une fois le cadre mis en place, c’est savoureux !

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