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L.A. Story
de James Frey
Titre original : Bright shiny morning
Catégorie(s) : Littérature => Anglophone
critiqué par Falgo, le 31 août 2009
(Ruffieux, Inscrit le 30 mai 2008, 72 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 2 avis)
Cote pondérée :  (1 390ème position).
Visites : 1 429
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Un livre troublant dont le héros est une ville: Los Angeles
Les lecteurs de "Mille morceaux" ont parlé de James Frey et de son parcours personnel. Voici, sauf erreur, son premier livre de fiction.
Hors normes.
Une écriture hachée, nerveuse, bousculant la syntaxe et la ponctuation, la linéarité habituelle du récit et des dialogues. Le résultat, une fois passée une possible tentation de recul, est à la fois très efficace et très prenant, donnant une tournure haletante à tout le récit. Dès sa prise en mains, on ne lâche pas le livre facilement.
Los Angeles est racontée de plusieurs manières.
Des faits, des dates, des évènements, des décisions politiques, des transactions immobilières, des créations de quartiers ponctuent le discours, retraçant l'histoire de la ville et sa construction plus ou moins chaotique. L'auteur insiste sur l'historique du peuplement et décrit les différentes vagues d'immigration qui donnent à la ville une part de son caractère.
Pour décrire la ville l'auteur nous fait suivre le destin de plusieurs personnes, toutes attirées à L.A. soit par le mirage de l'ouest, soit par l'attraction du cinéma, soit par la poursuite de la notoriété, soit par d'autres illusions. Des dizaines de cas individuels sont brièvement racontés pour illustrer l'attirance de l'industrie du spectacle et les désespoirs qui suivent un échec, constituant toute une faune hésitant entre la résignation et la démence.
Ce qui frappe, ce sont la démesure, la folie et la violence de la ville.
Les individus sont broyés par une machine infernale qui fonctionne en permanence, alimentée par les déchéances individuelles, les meurtres, les guerres des gangs, la violence ou la désertion policière, la drogue, la prostitution et les maux qui en découlent.
Et pourtant on sent un amour immodéré de l'auteur pour cette ville endiablée dont il rapporte les richesses immenses et le perpétuel bouillonnement créatif.
Un très grand livre. Dérangeant. Perturbant. Enfiévrant.
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