Le passe-muraille de Marcel Aymé

Le passe-muraille de Marcel Aymé

Catégorie(s) : Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par Lolita, le 18 décembre 2001 (Bormes les mimosas, Inscrite le 11 décembre 2001, 31 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 8 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (18 300ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 6 663  (depuis Novembre 2007)

Comme un conte...

Dutilleul peut traverser les murs! C'est bien étonnant et cela énerve beaucoup son patron qui cherche à le mettre en prison mais Dutilleul ne se laisse jamais prendre! A Montmartre, il existe une jeune femme qui a la faculté de se décupler...
Une Sabine princesse, une Sabine bourgeoise, une Sabine pauvre! Un extrait du journal de Jules Flegmon, drôle bonhomme! Un homme se retrouve dans le passé! Le proverbe, qui parle d'un enfant! Une légende poldève! Un percepteur d'épouses! Des bottes de sept lieues qui sont bien pratiques! Un étrange huissier! Et la dernière nouvelle qui s'intitule "en attendant".
Ces quelques phrases résument chacune des 10 nouvelles. Ce sont des nouvelles fantastiques, agréables à lire et à comprendre. Elles sont plutôt courtes et pas ennuyeuses. Elles sont mêmes plutôt amusantes et on se demande où Marcel Aymé a pioché ses idées!!! Car le tout est assez inattendu!! Conseillé pour se divertir!

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Charmant

7 étoiles

Critique de Kabuto (Craponne, Inscrit le 10 août 2010, 57 ans) - 14 mars 2015

Charmant recueil de nouvelles au parfum suranné peuplé de fonctionnaire traversant les murs, de jeune fille au don d’ubiquité, de carte de rationnement de temps et de percepteur d’épouses. Marcel Aymé est un merveilleux conteur et son écriture pleine d’humour est un vrai plaisir.

Des nouvelles de l'occupation...

8 étoiles

Critique de Lecassin (Saint Médard en Jalles, Inscrit le 2 mars 2012, 61 ans) - 15 juin 2012

« Le passe muraille » est sans aucun doute la nouvelle la plus connue de Marcel Aymé. C’est aussi le titre du recueil publié en 1943, qui comprend, outre la nouvelle éponyme, neuf autres textes, mais commençons par le commencement :
« Le passe muraille » : l’histoire d’un fonctionnaire employé au Ministère de l’enregistrement, Dutilleul, dont la vie va se transformer en enfer avec l’arrivée d’un nouveau « chefaillon ». Il utilisera son don de passe-muraille pour harceler celui-ci, apparaissant à travers le mur de son bureau… mais l’amour le perdra.

« Les Sabines » : point d’enlèvement ici... Simplement Dame Scenna, dotée du don d’ubiquité qui lui permettra d’être à la fois l'épouse Métivier, la maitresse de Théorème, jeune peintre montmartrois et Lady Burburry en épousant un riche Anglais…

« La carte », ou le journal intime de Jules Flegmon : on traite ici des cartes de rationnement pendant l’Occupation.

« Le décret »… et si on décidait d’un saut dans le temps pour « atterrir » la guerre terminée ?

« Le proverbe » ou l’histoire d’un père tyrannique qui apprend le même jour qu’il vient d’obtenir les palmes académiques et que son fils n’a pas fait son devoir de français pour le lendemain…

« La légende poldève », une espèce de conte fantastique, où l’on tourne en dérision la guerre, les belligérants et les bigots à travers l’entrée au Paradis de la demoiselle Marichella Borboïé.

« Le percepteur d’épouses » ; un percepteur obtient de l’avancement de la part du ministre pour avoir « mis en recouvrement » les épouses de ses contribuables…

« Les bottes de sept lieues » : une histoire de bottes magiques qui permettront à un jeune garçon de sortir de la misère.

« L’huissier » : l’histoire de l’huissier Malicorne, mort et ressuscité pour faire le bien avant une deuxième tentative d’entrée au Paradis.

« En attendant » : pendant la guerre de 1939-1972, devant une épicerie, quatorze personnes sympathisent et décident pour des raisons diverses et variées de ne plus se quitter.

Dix nouvelles qui témoignent, sous la plume de Marcel Aymé, de l’exaspération des français pendant l’Occupation, face à une guerre qui n’en finit pas ; des français soumis à des tracasseries administratives aussi diverses qu’idiotes, voire condamnables…
Une langue, certes un peu désuète, mais tellement attachante.

Un passe-muraille bien réel

5 étoiles

Critique de Elya (, Inscrite le 22 février 2009, 27 ans) - 22 février 2009

Ce que j'ai préféré ? Aller voir à côté de Montmartre la statue que l'on a édifié en l'honneur du Passe-Muraille de Marcel Aymé.
Sinon rien de très captivant, un recueil pas plus marquant, pas plus captivant qu'un autre.

L'esprit de Marcel

8 étoiles

Critique de Corail (Ottawa, Inscrite le 8 mars 2008, 57 ans) - 11 juin 2008

Pour se délecter tout à fait du style plein d’esprit de Marcel Aymé, il faut savoir en discerner l’humour déguisé, parfois derrière un seul mot en apparence anodin et semblant atterri de nulle part mais qui, on le devine, aura été choisi avec soin. Et c’est justement cet usage inopiné mais au fond si pertinent qui chatouille l’étonnement du lecteur et le fait sourire.

D’autres fois, ce sont des bouts de phrases complets qu’il s’amuse à laisser échapper de son imagination, en éclisses incongrues telle celle-ci : “M. Lécuyer, assis à sa table de travail, d’une plume encore nerveuse déplaçait une virgule dans le texte d’un employé, soumis à son approbation, lorsqu’il entendit tousser dans son bureau.” L’idée même d’un employé méticuleux, condamné à passer sa vie devant un travail fastidieux et assommant à l’excès est si bien rendue par ce “déplacement de virgule” qu’on ne peut s’empêcher d’en rire tout en en constatant l’absurde dérision tragique.

Nous retrouvons une autre heureuse variante de ce maniement habile des mots et de la pensée utilisé par l’auteur dans sa façon imprévisible de faire mention de l’évidence même : “ Antoine Lemurier, son mari (...) était loin de soupçonner la vérité et croyait fermement qu’il possédait comme tout le monde, une femme indivisible ”.

Finalement, ajoutons que même le langage qu’on pressent intentionnellement et artificiellement un peu maniéré contribue au charme de cette lecture.

Note au lecteur : Si on veut que ces joyeuses cabrioles de Marcel Aymé conservent leur pouvoir d’étonner et de séduire, il ne faut pas en dévorer les nouvelles les unes à la suite des autres. Mieux vaut les poser et en laisser le fantastique se renouveler pour le plus grand plaisir du fantastique habitant notre propre imagination.

nouvelle

8 étoiles

Critique de Norway (Entre le Rhin, la Méditerranée et les Alpes !, Inscrite le 7 septembre 2004, 42 ans) - 30 mars 2005

j'ai bien aimé ce livre de nouvelles. Surtout le passe-murailles, qui n'a pas rêvé un jour de pouvoir passer à travers les murs pour voir ce qui se passe... voyeurisme ou rêve d'enfant !?

Suggestion...

8 étoiles

Critique de Merlin (Bruxelles, Inscrit le 25 février 2004, 53 ans) - 3 mars 2004

Certes, Marcel Aymé, c'est un peu désuet forcément. Ses premiers romans datent du début des années trente quand même...
Mais quelle verve ! ...et l'humour n'est point absent...
Une suggestion pour folfaerie : La Vouivre (roman fantastique) ou Gustalin (petit roman campagnard très drôle).


un peu désuet

5 étoiles

Critique de Folfaerie (, Inscrite le 4 novembre 2002, 49 ans) - 2 mars 2004

Je l'ai lu il y a quelques semaines, et ma foi, je m'attendais à mieux... J'ai vraiment aimé quelques nouvelles, comme "le passe-murailles" ou encore "la carte" mais les autres m'ont ennuyées, surtout l'interminable "les sabines". Je ne sais pas si c'est le livre qui a mal vieilli ou moi qui ne sais plus apprécier Marcel Aymé... Le tout possède un petit côté désuet auquel on peut trouver du charme, mais bon, ce n'est pas un indispensable.

Quelqu'un aurait-il un autre titre à me suggérer ?

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