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Les invités
de Pierre Assouline
Catégorie(s) : Littérature => Francophone
critiqué par Campanule, le 9 juin 2009
(Orp-Le-Grand, Inscrite le 10 octobre 2007, 48 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 5 avis)
Cote pondérée :  (16 711ème position).
Visites : 806
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Bla bla bla et encore bla bla bla
Présentation de l'éditeur
Un dîner, de nos jours, dans la grande bourgeoisie parisienne. Afin de séduire son invité d'honneur - un puissant homme d'affaires étranger - la maîtresse de maison a convié ses amis les plus remarquables. Mais à la dernière minute, l'un d'entre eux se décommande : il n'y a plus que treize convives... Comme le dîner doit commencer à tout prix, la nouvelle " invitée " est choisie au mépris de la bienséance. Une véritable transgression. La quatorzième convive devient alors le grain de sable qui fait déraper la soirée. Pour l'émerveillement des uns, pour le désespoir des autres. Tout dîner est une aventure.
Quel désespoir!L'histoire démarre lentement avec la préparation du dîner(organisation de la table,choix du menu ,place à table...) et cela monte crescendo,quel bonheur, présentation des invités qui arrivent ,ok mais beaucoup de patience avant d'arriver au noeud du problème;13 à table.Arrivée du 14ème invité et là..... magie,un vrai régal qui ,hélas,ne dure qu'un moment.On revient aux propos discontinus de la vie de tous les jours,de la politique ,des arts bref rien d'extraordinaire.Le livre se termine avec la fin de la soirée et à part 20 pages vraiment intéressantes le reste n'est que blabla mondain.Pas pour moi.
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| Les éditions |
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Volume |
Editeur/Collection |
Pages |
ISBN/ASIN |
Parution |
Amazon |
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Les invités |
Editions Gallimard
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205 |
2070784258 |
2009-02-19 |
go
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| Livres liés |
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| Les critiques éclairs (4)
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| Le charme discret de la grande bourgeoisie |
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Je viens juste de terminer la lecture des INVITES dont je me suis délectée et je rebondis sur la fine critique du roman que Deashelle vient de poster . Merci à toi Deashelle de me fournir le titre de la critique et le thème du spectacle et du théâtre que tu abordes dans ta critique .
« Un dîner à Paris est en soi une comédie française » écrit Assouline p 29 avant l’arrivée des invités . Son roman est lui aussi construit comme une comédie classique, à la française , avec unité de temps, de lieu , d’action . Une comédie en 5 actes . Le premier est consacré à la présentation des personnages et de l’enjeu de la soirée, le second est celui de la péripétie : 13 à table . Que faire ? Le troisième apporte la solution au problème : l’employée Sonia, changeant de condition comme chez Marivaux, vient faire le quatorzième convive , mais la surprise ou le coup de théâtre, c’est que, étudiante en histoire de l’art , elle a une culture que personne ne supposait et sait tenir sa place dans cette assemblée . Le quatrième acte voit empoignades et affrontements s’apaiser .Le dernier acte est celui du dénouement avec le départ des invités qui donne lieu à un petit épisode comique. Comme au théâtre, où les comédiens viennent saluer le public, tous les personnages posent souriants pour une photo souvenir .
Assouline a le sens des dialogues qui font mouche mais réussit particulièrement bien à traduire les salutations, les conversations de fond qui s’entrecroisent et dont on entend seulement quelques bribes . C’est un habile portraitiste qui fait vivre en quelques phrases chacun des types humains qui composent cette micro-société : l’avocat, l’homme d’affaires, l’académicien, le Rastignac en jupons, la biologiste….. .
Une comédie de mœurs décapante qui trouve toute son actualité en ces temps de débat sur l’identité nationale et les immigrés .
Alma (, Inscrite le 22 novembre 2006, 64 ans) - 7 août 2010 |
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| Vertiges de l'abîme |
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« Les Invités » s’invitent dans la série dinatoire du Festin de Babette, Dîner de cons, le Charme discret de la bourgeoisie, Festen…. et à l’autre bout, Le goût de la papaye verte. C’est dire si le genre peut irriter certains et en ravir d’autres. La langue est succulente, la gastronomie du verbe enchante, rien que pour cela, on y courrait.
Les tableaux sont aussi moqueurs et baroques que ceux de La Bruyère, pur délice ! De Marie–Do, esclave de la chirurgie esthétique, Assouline dit : "Elle était ainsi faite et refaite que même ses cordes vocales sonnaient comme un piano accordé de la veille." Vrai que tout le monde - ces raisins sont trop verts- ne côtoie pas le cercle fermé du 7e arrondissement, ni vous ni moi. Qu’importe, y être introduit comme invité lecteur du charme discret… est savoureux. Au passage, on s’émerveille de telle œuvre d’art ou de telle allusion littéraire, extime parmi les intimes… au cours de la promenade. On se doutait de certaines choses, on sourit, ou l’on grince… Le sarcasme est caustique et décapant, les vraies couleurs ne tardent pas à apparaître sous les savants artifices mondains de cette comédie des apparences.
Mais soudainement la fable prend un autre tour, bien plus intéressant : c’est la définition même "d’invité" qui s’invite. Fée Carabosse?
Ils étaient « Quatorze, selon les organisateurs, treize, selon la police. » Consternation et stupeur générale. Personne n’est superstitieux, évidemment! Rien que rationalité, bien entendu! Voici notre salvatrice, la 14ème à table, Sonia, née Oumelkheir Ben Saïd, une bonne bonne qui ne pousse pas sur les arbres et qui nous éblouira par son ‘goût des autres’ et par sa fine sensibilité. ... Coup classique, chez Molière, il est vrai. L’invité Principex, George Banon, d'outre Atlantique, n’y sera d’ailleurs pas insensible, avec son accent canadien…. Sonia, invitée forcée, immigrée, esquivant avec adresse humour et application toutes les hostilités, et dans le fond plus française que les français lâche à la fin avec ferveur: « Il faut toujours en faire plus que les Français pour espérer devenir pleinement français sans se renier pourtant. C'est comme ça que ses étrangers tirent ce pays vers le haut. » Belle recherche d’excellence, quand on a le mérite pour religion….
Cette mise en abîme du mot ‘invité’ qui remplace de façon politiquement correcte la notion 'd’étranger', est forte, et en particulier si l’on pense à 'l’étrangeté' des Juifs qui « ont derrière eux un tel passé d'exclusion, de persécution et de nomadisme que ce sont eux, les invités permanents, en dépit des apparences. » Cela fait tressaillir certains et très haïr les autres.
On se rend sur la pointe des pieds à un spectacle cousu main, en dentelle de Paris, plus codifié qu’une japonaiserie, et l’on est "invité" à se pencher avec vertiges, toute peur bue, sur l’abîme qui abîme les hommes….
Joli conte moral! Lecture fort gustative.
Deashelle (Tervuren, Inscrite le 22 décembre 2009, 60 ans) - 30 juillet 2010 |
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| Quand le vernis craque |
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Lors d'un dîner dans la grande bourgeoisie, une maîtresse de maison perfectionniste réunit différents convives choisis pour leurs affinités et ... leur utilité.
Un couple se décommande, un hôte se trompe d'étage et toute la belle ordonnance s'écroule quand une des invitées refuse de s'assoir à une table de 13 convives.
C'est donc la femme de service qui fera la quatorzième. Mais cette femme française d'origine arabe , malgré sa discrétion et sa soumission, fera craquer le vernis de cette brillante assemblée.
Pierre Assouline décrit une société fermée où les convenances sont établies.
Deux petits clins d'oeil sympathiques à ses précédents romans (Lutétia et Le portrait) et quelques expressions pleines de poésie: les intimes et les extimes; elle se royaumait...
Et une phrase résumant cette société: "Un racisme de l'intelligence des instruits proclamés vis-à-vis des incultes supposés."
Un roman agréable avec quelques passages soporifiques mais une écriture toujours aussi agréable.
Marvic (Haute-Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 51 ans) - 29 mars 2010 |
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| Plongée dans la haute bourgeoisie parisienne |
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L'idée est intéressante. Pour écrire un tel livre, il importe de fréquenter le milieu que l'on veut dépeindre. Et là se trouve l'ambigüité dans laquelle se perd Pierre Assouline. La situation décrite, les personnages et les propos sont un ramassis de clichés et de banalités. En tant que tels ils ne sont pas critiquables dans la mesure où ils reflèteraient une réalité. Mais on attend alors un traitement littéraire critique, humoristique, décapant ou clairement hagiographique. Or l'auteur ne choisit pas un point de vue et hésite entre plusieurs. Il semble, surtout dans les dernières pages, faire allégeance à ce milieu. Du coup le livre perd tout intérêt à la fois dans sa volonté de description d'un milieu et sur le plan littéraire, le style étant inutilement ampoulé et chargé.
Pour ceux que le sujet intéresserait cependant je renvoie au remarquable livre de sociologie de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot: "Sociologie de la bourgeoisie".
Falgo (Ruffieux, Inscrit le 30 mai 2008, 70 ans) - 30 août 2009 |
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Il n'y a pas encore de discussion autour de "Les invités".
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