Lettres de mon moulin de Alphonse Daudet

Lettres de mon moulin de Alphonse Daudet

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Clo7, le 26 novembre 2001 (Charleroi, Inscrite le 15 octobre 2001, 18 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 16 avis)
Cote pondérée : 8 étoiles (195ème position).
Visites : 5 937  (depuis Novembre 2007)

Soleil et grillons

Une chèvre douce, vêtue d'un magnifique poil blanc ne rêvait que de la montagne. Mr Seguin lui interdisait d'y aller car il avait déjà perdu six chèvres qui s'étaient toutes faites manger par le loup. Maître Cornille était un meunier sans aucun client mais dont le secret était de faire croire que son activité durait encore.
La Mule du pape, sept ans après, se vengeait d'un bandit qui la maltraitait. L'Abbé Martin, curé de Cucugnan, n'arrivait pas à trouver ses paroissiens, ni au paradis ni au purgatoire car ils étaient tous en enfer. autant de personnages devenus célèbres sous la plume d'Alphonse Daudet et qui deviennent terriblement attachants à la lecture.. Les lettres de mon moulin sont 24 récits qui se déroulent presque tous en Provence, écrits à la première personne, précédés par un avant-propos : l'acte de vente par lequel le narrateur achète son moulin.
Nourries d'éléments réels autant que fantastiques, les Lettres de mon moulin sont une célébration des racines, un chant de la terre natale. Daudet veut faire partager la Provence qu’il aime : sa chaleur, son charme. Ces courts récits au ton extrêmement variée sont empreints d'une touchante sensibilité. Les textes sont légers et poétiques. Ils parviennent vraiment à émouvoir et laissent une impression de bien-être et d’apaisement. Contes 9 ans et +

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Sacrée mule !

10 étoiles

Critique de Koolasuchus (Laon, Inscrit le 10 décembre 2011, 28 ans) - 6 juin 2015

Se replonger dans les Lettres de mon moulin est toujours un véritable régal, en parcourant les pages c'est tout juste si l'odeur de la lavande et le bruit des criquets ne viennent pas nous chatouiller les narines et les oreilles. J'ai un petit faible pour la Mule du pape qui est la nouvelle probablement la plus drôle du recueil mais également pour les Trois messes basses et ce pauvre prêtre incapable de résister à sa gourmandise, quand au curé de Cucugnan lire le titre suffit pour me faire rire. Mais tout n'est pas drôle non plus, certains contes se finissent mal comme pour la charmante petite chèvre de Monsieur Seguin et les récits de Daudet sur le phare des sanguinaires ou l'invasion de criquets lorsqu'il était en Algérie sont tout deux terribles.

Malgré une présentation un peu décousue, on passe de contes à des récits de voyages ou des tranches de la vie provençale sans forcément de liens logiques, ce recueil se lit et se relit avec délice et donne une forte envie de s'acheter un moulin dans le Sud de la France. Hélas la Provence racontée par Daudet a disparu depuis longtemps et il n'en reste que quelques traces, dont cette œuvre, pour s'en souvenir.

un petit coin de Provence

9 étoiles

Critique de Ellane92 (Boulogne-Billancourt, Inscrite le 26 avril 2012, 42 ans) - 1 octobre 2014

Les lettres de mon moulin est un recueil de nouvelles signé d'Alphonse Daudet (enfin, je ne polémiquerai pas sur qui a écrit quoi), et composé de deux parties : Lettres de mon moulin et Ballades en prose. Très populaire, je me rappelle qu'en mon "jeune temps", on en étudiait certaines à l'école primaire, notamment celle qui a bercé mon enfance et a aujourd'hui encore ma préférence : la chèvre de monsieur Seguin.
Les lettres de mon moulin se présentent, comme le nom l'indique, sous forme de lettres envoyées par l'auteur, qui a récemment quitté la capitale pour s'installer en Provence, à son ami Gringoire. Tour à tour drôles, émouvantes (Les vieux, Le secret de maitre Cornille), et même romantiques (Les étoiles, récit d'un berger), elles sont avant tout une ode à la Provence, à sa nature et à ses habitants, des petits bouts de vie qui apportent un petit peu de sagesse à son lecteur, un petit morceau d'humanité, et surtout de jolies histoires sublimées par l'écriture de conteur d'Alphonse Daudet. A lire et à relire une de temps en temps ou tout d'un coup, juste pour le plaisir d'entendre chanter les grillons !

M. Seguin n'avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres.
Il les perdait toutes de la même façon : un beau matin, elles cassaient leur corde, s'en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait. [La chèvre de M. Seguin]

Ces vieux ! ça n'a qu'une goutte de sang dans les veines, et à la moindre émotion elle leur saute au visage… [Les vieux]

Pourquoi serais-je triste, après tout ? Je vis à mille lieues des brouillards parisiens, sur une colline lumineuse, dans le pays des tambourins et du vin de muscat. Autour de chez moi tout n'est que soleil et musique ; j'ai des orchestres de culs-blancs, des orphéons de mésanges […]. En vérité, l'endroit est mal choisi pour broyer du noir ; je devrais plutôt expédier aux dames des poèmes couleur de rose et des pleins paniers de contes galants. [La légende de l'homme à la cervelle d'or]

L'espère ! quel joli nom pour désigner l'affût, l'attente du chasseur embusqué, et ces heures indécises où tout attend, espère, hésite entre le jour et la nuit. [En Camargue]

Des nouvelles fraîches.

8 étoiles

Critique de Hexagone (, Inscrit le 22 juillet 2006, 47 ans) - 19 août 2014

Je ne suis vraiment pas fan des nouvelles mais celles-ci m'ont beaucoup plu.
Elles sont toutes différentes mais on en commun un style qui fait tout le charme de l'auteur que j'avais apprécié dans Tartarin ...
De plus il nous permet de vivre au cœur d'une Provence disparue, celle que le béton est le tourisme de masse a tuée.
Il reste encore les contreforts de Ventoux pour retrouver le charme de ces nouvelles éternelles.
Un livre qui permet de faire connaissance avec Daudet qui me semble ne plus être lu de nos jours.
En attendant Pagnol on peut sans se tromper se délecter de ses petits bijoux.

Un très beau livre

9 étoiles

Critique de Joyeusevie (, Inscrite le 18 juillet 2012, 28 ans) - 18 juillet 2012

Un parfum de Provence comme si on y était. J'ai découvert ce livre pour la première fois en primaire et je ne l'ai jamais oublié, signe qu'il marque les esprits. Une successions d'histoires drôles ou bouleversantes, très bien décrites. A lire et à relire.

Ah la Provence

8 étoiles

Critique de Cbarker (, Inscrit le 14 juillet 2009, 51 ans) - 7 août 2010

La Provence je me lasserai jamais de lire sur ce sujet. Ces petites histoires nous transportent au cœur de la Provence à une époque loin de la pollution. Une époque où les gens prenaient le temps de vivre ... A lire et à relire

ça sent bon l'enfance !

8 étoiles

Critique de Frunny (PARIS, Inscrit le 28 décembre 2009, 52 ans) - 18 juillet 2010

Superbes petites nouvelles d'Alphonse Daudet ( la chèvre de Monsieur SEGUIN , le curé de Cucugnan , ...) qui nous ramènent en enfance et nous font humer la Provence .
Légèreté , sensibilité.... ça coule de source !
Un classique à lire et à relire .

La Chèvre de Monsieur Seguin

9 étoiles

Critique de Guidi (,, Inscrit le 7 décembre 2009, 22 ans) - 7 décembre 2009

Je trouve ce classique, qui fait partie des lettres de mon moulin, une superbe histoire, j'ai beau la lire et la relire, je ne m'en lasse pas !

Un de mes livres préférés

10 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 35 ans) - 29 mars 2008

Je ne me lasserai jamais de ce recueil de contes tous plus beaux les uns que les autres !
Certaines histoires sont drôlissimes ("La mule du pape", "Le curé de Cucugnan", "Les trois messes basses", "L'élixir du révérend père Gaucher"), d'autres sont tragiques ("La chèvre de monsieur Seguin", "L'agonie de la 'Sémillante'", "L'arlésienne"), toutes sont absolument inoubliables.
J'ai personnellement un faible pour la trilogie corse ("Les douaniers", "L'agonie de la 'Sémillante'", "Le phare des Sanguinaires").
Un livre magistral.

Blanche et pure petite chèvre

8 étoiles

Critique de Saule (Bruxelles, Inscrit le 13 avril 2001, 52 ans) - 5 septembre 2003

La relecture proposée par Bolcho ne manque pas de piquant. Daudet suggère lui-même à mots couvert une escapade de la blanche et pure petite chèvre
: "Vers le milieu du jour, en courant de droite et de gauche, elle tomba dans une troupe de chamois en train de croquer une lambrusque à belles dents. Notre petite coureuse en robe blanche fit sensation. On lui donna la meilleure place à la lambrusque, et tous ces messieurs furent très galants... Il paraît même, - ceci doit rester entre nous, Gringoire, - qu'un jeune chamois à pelage noir, eut la bonne fortune de plaire à Blanquette. Les deux amoureux s'égarèrent parmi le bois une heure ou deux, et si tu veux savoir ce qu'ils se dirent, va le demander aux sources bavardes qui courent invisibles dans la mousse"
Je signale aussi qu'il existait (et probablement toujours) une belle édition de cet histoire avec des illustrations.

Et faites-vous peur

8 étoiles

Critique de Bolcho (Bruxelles, Inscrit le 20 octobre 2001, 70 ans) - 3 septembre 2003

On peut aussi relire la "chèvre de Monsieur Seguin" d'un oeil nouveau: essayez en lisant "jeune épousée" à chaque fois qu'il y a "chèvre", et l'ensemble prend un sens original, non ? Le gentil vieux mari que l'on a le tort de quitter au risque de tomber entre les griffes du mâle prédateur tel que le bon bourgeois se le représente. Et la "mort" finale de la douce chevrette, ne serait-ce pas une sorte de "petite mort" après une nuit entière à biaiser (oui, je l'ai correctement écrit...), à s'échapper, à céder pour du faux, puis pour du vrai, etc ? N'est-ce pas ainsi, tout simplement, que la bourgeoisie d'alors se représentait l'horreur de la liberté féminine ? Comme Daudet le dit au début: "Tu verras ce que l'on gagne à vouloir vivre libre". Cela dit, lorsque j'étais gamin, ce n'est pas ce genre de perversités qui me visitaient l'esprit à la lecture de la chose: j'étais proprement horrifié par cette mort à l'aube. "Faites-vous du bien" qu'il disait Saule...

Faites vous du bien

8 étoiles

Critique de Saule (Bruxelles, Inscrit le 13 avril 2001, 52 ans) - 3 septembre 2003

Voila un moyen bien simple de se faire du bien : relire ce classique de notre enfance. Quel bonheur en effet de redécouvrir ces petites histoires merveilleusement bien écrites, pleines de fraîcheur et de beaux sentiments. J'aime beaucoup l'accueil radieux que la nature réserve à la chèvre de Monsieur Seguin lorsque celle-ci s'aventure dans la montagne (les châtaigniers qui la saluent de leurs branches basses !). On rêve du ciel étoilé du jeune berger amoureux, on sent la chaleur et la clarté du soleil de Provence, on imagine le bosquet dans lequel le sous-préfet égare sa pensée...
Ecoutez l’accueil triomphal que la montagne fait à la chèvre de M. Seguin :
« Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n'avaient rien vu d'aussi joli. On la reçut comme une petite reine. Les châtaigniers se baissaient jusqu’à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d'or s’ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu’ils pouvaient. Toute la montagne lui fit fête. »

Le moulin de Jemappes des lapins...

10 étoiles

Critique de Patman (, Inscrit(e) le 5 septembre 2001, 55 ans) - 10 mai 2002

197..., classe de 6ème Latines (on comptait encore à l'envers en ce temps là), et le prof de français qui commence son année avec un texte à apprendre par coeur!!! C'était "l'arrivée au moulin", premières pages de ce fantastique livre de Daudet. Notre prof était un Ardennais, amoureux de la nature, et doté d'une faculté extraordinaire...il rendait "vivants" les textes qu'il nous lisait ! Cet été là, j'ai réussi à convaincre mon père de faire le crochet par le moulin de Daudet lorsque nous descendions dans le Midi pour les vacances...il était vraiment comme je le rêvais.

Une bouffée d'enfance et de Provence

9 étoiles

Critique de Lucien (, Inscrit le 13 mars 2001, 62 ans) - 8 mai 2002

Relire les "lettres de mon moulin", c'est chaque fois la certitude de retrouver la gifle douce du Mistral, les taches de soleil sous les platanes, l'ivresse sèche des lavandes, une carte postale de l'enfance. C'est la voix de Fernandel qui revient chaque fois dans nos têtes sous des traits variables et fidèles : curé de Cucugnan, sous-préfet aux champs, orgueilleux et pauvre, et noble maître Cornille... C'est la voix de l'instituteur qui revient toujours dans mon coeur, ces samedis matins où il nous racontait pour la dixième fois "La chèvre de monsieur Seguin", avec tant d'émotion dans la voix qu'il arrachait des larmes même aux petites brutes. C'est l'histoire racontée par la maman, chaque fois la même, celle qui aide à dormir, qui aide à rêver, celle que l'on demandera demain d'un simple mot, d'un tout petit déclic des lèvres : "Encore..."

J'ai vraiment aimé

10 étoiles

Critique de Epona (Ligny, Inscrite le 17 avril 2001, 27 ans) - 15 décembre 2001

Ce livre est super, mon personnage préféré reste le curé de cucugnan, qui m'a beaucoup fait rire, je l'imaginais sans problèmes.

Provence!

9 étoiles

Critique de Lolita (Bormes les mimosas, Inscrite le 11 décembre 2001, 32 ans) - 12 décembre 2001

Dans un décor fabuleux, celui de la Provence, Daudet nous livre plusieurs petites nouvelles qu'il est bon de lire et de relire. Pas seulement destiné aux enfants, il est aussi destiné aux adultes avec ses contes qui nous rappellent un peu notre enfance. Ces paysages nous font rêver et comme l'a dit précédemment Clo 7, on éprouve du bien être et de l'apaisement à la lecture de ce livre. Rien qu'à sa lecture, on s'évade dans un pays où il fait bon vivre.

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