Le Cantique de l'apocalypse joyeuse de Arto Paasilinna, Anne Colin du Terrail (Traduction)

Le Cantique de l'apocalypse joyeuse de Arto Paasilinna, Anne Colin du Terrail (Traduction)

Catégorie(s) : Littérature => Européenne non-francophone

Critiqué par Parry, le 12 janvier 2009 (Inscrit le 9 décembre 2007, 62 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 8 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (21 482ème position).
Visites : 4 886 

Comment attendre l'apocalypse en s'amusant beaucoup!

On dit d’Arto Paasilina qu’il est bougon, misogyne, un type pas marrant du tout, un ours quoi, mais qu’est-ce qu’il peut nous faire rire ! Des ours,d’ailleurs, il en a plein ses romans Arto. C'est un obsédé du nounours. Lire « Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen » dont j’ai déjà fait l’éloge ici: jubilatoire !
Pour ce Cantique de l’apocalypse joyeuse, le récit commence par un testament insolite: au moment de mourir, un vieux communiste athée (personne n’est parfait) charge son petit-fils de construire sur ses terres, un temple en bois édifié sur le modèle des anciens édifices religieux finlandais. L'idée lui en est venue par pure malice peut-être, mais aussi pour le rachat de son âme, semble-t-il, on ne sait pas trop…
Eemeli, le petit-fils, va se retrouver à la tête d'une fondation religieuse peuplée d’une communauté de joyeux et délirants Finlandais. Le roman entraîne le lecteur jusqu'en 2025, faisant traverser à ces personnages excentriques, une explosion nucléaire, une 3ème guerre mondiale, (Un avion de combat Arabe s'écrase dans la forêt toute proche, les pilotes sont faits prisonniers, ils devaient bombarder Madagascar, mais se retrouvent au-dessus de la Scandinavie… !)
Bref, ça délire toujours autant avec Paasilina, et je vous incite à le découvrir, vous ne serez pas déçus !

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Moyen

4 étoiles

Critique de Gotié (, Inscrit le 17 janvier 2016, 38 ans) - 31 octobre 2016

franchement déçu; ma femme me l'a filé en me disant que c'était bien... le concept est original, la communauté autonome demeure alors que le monde s'écroule, mais tout est tellement prévisible dans ce bouquin que c'en est lassant...

Science fiction humoristique

5 étoiles

Critique de Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 52 ans) - 6 octobre 2012

Un Paasilinna tout craché, mais ici sans grande originalité, et déjanté à souhait.

On part d’une exécution testamentaire pour aboutir vers le chaos mondial.

Un village de science-fiction devient le centre du monde.

Le retour à la nature, thème assez fréquemment abordé par l’écrivain finlandais, est ici encore pleinement exploité.

Quoiqu’il en soit, pour les inconditionnels de Paasilinna, sans doute un bon cru, et pour les lecteurs n’ayant jamais lu une autre œuvre de l’auteur, un plongeon dans l’absurdité intégrale et un style d’humour pince-sans-rire qui ne peut laisser indifférent.

A lire pour se détendre mais ne pas en faire une priorité.

Distrayant et loufoque

8 étoiles

Critique de Charleslecteur (, Inscrit le 27 avril 2011, 52 ans) - 27 avril 2011

Une fable post apocalyptique légère qui ne sombre pas dans le hard core. C'est parfois loufoque, voire décalé. On y découvre l'art de vivre finlandais, sa nonchalance et une impression de bulle hors du temps et de la troisième guerre mondiale qui fait rage. Le petit groupe de survivants grandit, se structure et c'est vraiment très savoureux voire truculent. Arto Paasilinna parvient à créer une atmosphère particulière d'où le fatalisme émerge le plus distinctement: La vie prend et donne aux villageois qui s'en accommodent, s'adaptent et observent de loin la fin du monde.

Bon départ

6 étoiles

Critique de Eoliah (, Inscrite le 27 septembre 2010, 66 ans) - 10 novembre 2010

J'ai bien aimé le début original et décomplexé mais le redémarrage d'un nouveau monde (à la Robert Merle) m'a lassée

un conte humaniste à déguster

10 étoiles

Critique de CHALOT (, Inscrit le 5 novembre 2009, 69 ans) - 1 janvier 2010

Un incroyable havre de paix

Un vieillard, communiste, grand brûleur d'églises fait venir auprès de lui son petit fils afin de dicter ses dernières volontés. Il s'agit de bâtir et d'entretenir une grande église en bois. Les proches, les amis et les ennemis du presque défunt n'en reviennent pas: pourquoi une telle demande? Pourquoi l'ancien pourfendeur de corbeaux veut-il que son héritier mette sur pied une fondation pour un tel dessein?
L'histoire commence ainsi et très vite, les sommes confortables et l'action opiniâtre du petit fils, président de la nouvelle fondation vont permettre à cette église et à tout un village de sortir de terre.
Le lecteur est ainsi entraîné dans une histoire où l'humour est roi.. L'église deviendra le lieu de regroupement de villageois cherchant à vivre autrement dans ce début du troisième millénaire où s'annonce une troisième guerre mondiale...La hiérarchie religieuse voudra s'approprier une église. La fondation résistera et installera un pasteur féminin et une éthique très libertaire : les couples légaux et illégaux se font et se défont sans que l'on voue les déviants aux portes de l'enfer.
L'histoire est délirante mais tellement drôle. Le monde est en guerre, les bombes les plus sophistiquées tuent des centaines de milliers voire de millions d'hommes de par le monde pendant qu'un petit village finlandais résiste. Les habitants abandonnent le modernisme pour en revenir à la cueillette, aux labours traditionnels, à la pêche.
New York disparaît sous des mètres d'ordures et des incendies violents pendant que dans la forêt de Finlande on vit très près de la nature, en refusant la société de consommation.
C'est un véritable conte de Noël où les péripéties s'enchaînent très vite sans laisser d'ailleurs le temps au lecteur de reprendre son souffle...Qui s'en plaindrait?
On en oublie même l'oeuvre de mort qui sévit un peu partout et l'auteur n 'hésite pas à jouer de son humour « délirant » : « il ressortait de cette cacophonie que l'on avait enfin réussi à fusionner les différents conflits locaux qui enflammaient la planète ».
Nous voilà plongés dans un roman qui ressemble à s'y méprendre à une bande dessinée. Le lecteur retrouvant là un nouveau « vaisseau de pierre ».

Jean-François CHALOT

ENNUYEUX !

4 étoiles

Critique de Septularisen (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 50 ans) - 9 décembre 2009

Je rejoins tout à fait la critique qu’Alma a fait de ce livre…
Si le début de l’histoire de ce livre est assurément très bon, tout à fait dans la lignée des autres livres de l’auteur Finlandais avec ses moments loufoques, de fou rire intense, ses dialogues à déguster, ses incroyables descriptions et son habituelle et légendaire verve, la deuxième partie est franchement médiocre, pour ne pas dire mauvaise… avec une description d’un futur proche auquel on n’arrive absolument pas à croire malgré de gros efforts de ma part…
La suite du récit ne sont que longues et quelques fois très ennuyeuses descriptions, oublié le rire… les dialogues deviennent même quasi inexistants…

La fin du roman devient carrément un récit de science-fiction et les prédictions futuristes complètement aberrantes de l’auteur deviennent foison… et je dois dire que franchement on n'y croit plus une seule seconde…
Allons donc… une nouvelle ville construite à côté de l’actuelle New York car celle-ci a été ensevelie sous des tonnes d’immondices…
Une Troisième Guerre Mondiale qui ravage le monde entier, mais ne touche à aucun moment, ni de près, ni de loin, la petite communauté Finlandaise qui continue de vivre comme si de rien n’était…
Mais où donc a-t-il été pêcher des idées pareilles?

Je dois reconnaître que pour moi qui ai lu tous les livres d’Arto PAASILINNA traduits en Français, c’est bien la première fois que je suis déçu par la lecture d’un de ses livres… assurément le plus mauvais livre du Finlandais…

Une abbaye de Thélème finlandaise

6 étoiles

Critique de Alma (, Inscrite le 22 novembre 2006, - ans) - 3 mai 2009

J’ai lu avec gourmandise les 200 premières pages, toniques, allègres, parfois loufoques, relatant la vie collective d’une sorte d’Abbaye de Thélème finlandaise, un village peuplé d’irréductibles ou de dissidents et qui assimile ceux qui viennent demander des comptes . On y retrouve le Paasilinna qu’on connaît, romancier picaresque, raconteur d’histoires .

Mais la suite m’a déçue, l’humour s’y fait plus rare, noyé dans de longues descriptions de bâtiments, d’outils, de techniques de pêche. Le roman bascule enfin dans la science-fiction, dans un monde à l’envers qui ne fait plus sourire .

C’est bien la première fois qu’un roman de Paasilinna m’a –partiellement -déçue

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