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Quelque chose comme un léger dérèglement
Quelque chose comme un léger dérèglement. Ça commence comme une histoire « presque » normale, vaguement fleur bleue même. Un homme, le narrateur, voit entrer un couple dans le restaurant où il travaille. Très vite, « c’était la fille qu’(il) attendai(t) depuis toujours ». On a un peu peur, de lire des choses comme ça. Mais il y a déjà, depuis le début, comme quelque chose qui ne va pas, quelque chose comme un léger dérèglement – quelque chose qui fait qu’on continue la lecture. On a raison. Une faille se dessine, d’abord géographique, cette ville coupée en deux, sur deux îles, deux mondes voisins et clos ; et une faille intérieure, c’est la vie du narrateur qui est coupée en deux : une partie de sa vie, un métier, sur chacune des deux îles, deux métiers qui ne se complètent pas, qui à eux deux ne forment pas une vie : faire marcher le restaurant familial pour honorer le souhait d’une mère mourante ; être médecin pour la police et démasquer les simulateurs avant leur garde à vue ; non, vraiment, les deux ensemble ne font pas une vie. Bien sûr, en littérature, un dérèglement, c’est bien quand ça s’aggrave – et ça s’aggrave, précisément. Mais ce qui touche, chez ce personnage quasi autiste, incapable en tout cas d’entrer vraiment en contact avec le monde qui l’entoure ; chez cet Etranger d’un pays froid qui semble se dérégler avec lui ; c’est que jusqu’au bout, ce qu’il veut, c’est, tout simplement, vivre.
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Volume |
Editeur/Collection |
Pages |
ISBN/ASIN |
Parution |
Amazon |
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La Vie pétrifiée |
Quidam Editeur
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133 |
2915018294 |
2008-08-21 |
go
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