Contes nocturnes de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Contes nocturnes de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann
(Nachtstücke)

Catégorie(s) : Littérature => Européenne non-francophone , Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par Nance, le 4 septembre 2008 (Inscrite le 4 octobre 2007, - ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (35 158ème position).
Visites : 3 937 

Intéressant pour les romantiques

Hoffmann est un des auteurs clés du romantisme. Contes nocturnes est un recueil de contes dont je ne gardais pas beaucoup d’espoir puisque que Fantaisies à la manière de Callot m’avait peu impressionné. À trop chercher à être poétique, ça en devient lourd. J’ai trouvé les textes des Contes nocturnes meilleurs, même si il y a trop de « Dieu » et de « Satan » à mon goût...

L’homme au sable : Ce conte raconte les aventures d’un jeune homme avec un être diabolique qui le hante depuis son enfance et une femme mystérieuse. J’aime le début, avec les lettres, mais le récit manque de souffle au courant de la route pour trop nous éblouir à la fin. Nathanael, le héros, m’est antipathique, trop fou, trop égocentrique, mais inversement, j’ai trouvé les personnages féminins, Clara et Olympie, très intéressants. Quelques scènes spectaculaires, mais je suis mitigée pour l’ensemble. Mon conte préféré ? Celui qui m’a le plus marqué ? 4.5/5

Ignace Denner : Un garde-chasse qui vit dans la pauvreté accepte l’aide d’un mystérieux étranger pour sauver la vie de sa femme et son enfant. Une bonne histoire méphistolesque. 4.5/5

L’église des Jésuites : Un homme est obligé de rester quelques jours dans une petite ville, le temps qu’on répare sa voiture. Se rappelant une connaissance d’un ami, il va aller voir un professeur d’une école de jésuites et en visitant une église, il fera la rencontre d’un peintre mystérieux. L’ambiance est bonne. J’ai trouvé les personnages trop extrêmes, mais j’ai aimé le mystère de la toile. 2.5/5

Le sanctus : Une chanteuse perd inexplicablement sa belle voix au désespoir de son maître. Encore trop d’extrémité ! Si le début, avec le passage du papillon et de Bettina, est plus ou moins intéressant, ça se perd en lourdeur vers le milieu jusqu’à la fin. De plus, je n’aime pas vraiment le personnage du Voyageur Enthousiaste qu’on retrouve dans plusieurs contes de Hoffmann. 1/5

La maison déserte : Des amis incitent un des leurs à raconter une de ses aventures. Cet homme nous raconte la fascination qu’il a eue pour une maison abandonnée et une femme mystérieuse. J’ai trouvé le début indigeste, mais par la suite, c’est de mieux en mieux, même si je n’ai pas trouvé ça génial. 1.5/5

Le majorat : Un jeune homme accompagne son grand-oncle, avocat, dans un vieux château isolé appartenant à un baron. Atmosphérique. Bonne ambiance de vieux château gothique. Peut-être pas original, mais pénétrant. 3.5/5

Le voeu : Une abbesse et une jeune femme voilée font irruption chez un bourgmestre allemand. Le bourgmestre devra héberger cette femme qui cache un secret. Je ne sais pas, je suis mitigée. 2/5

Le coeur de pierre : Portrait d’une fête dans un vieux manoir. Intéressant style de narration qui rend le récit très visuel. Conte intéressant, mais trop théâtral. 2.5/5

Mon conte préféré de l’auteur reste difficile à déterminer. L’homme au sable ? Ignace Denner ? Le vase d’or ? Le magnétiseur ? Le majorat ? Je dirais L’homme au sable dont la tournure finale avec la fille du professeur m’a beaucoup surpris. Si je n’ai pas aimé Nathanael, ça reste l’histoire dont il me reste l’image la plus forte.

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Un intéressant recueil d’histoires sombres à la mode romantique et gothique

7 étoiles

Critique de Cédelor (Paris, Inscrit le 5 février 2010, 47 ans) - 23 août 2018

C’est un recueil de contes pas tout à fait fantastiques, ou du moins pas explicitement sur la plupart des contes. Le plus souvent, le fantastique affleure à peine à la surface de la réalité, se fait sentir, entrapercevoir, deviner, mais jamais prendre des formes grossières, bien visibles. Ici pas de fées, de sorcières ou de monstres, plutôt des trompe l’œil diaboliques. Hoffmann, dans ses contes nocturnes, a su créer son genre personnel du fantastique, en le rendant plus subtil, plus fin, voire même jusqu’à en faire une apparence trompeuse. Doté d’une jolie plume et d’un humour astucieux, il raconte des histoires étranges, mais ancrées dans le réel. C’est comme s’il grossissait certains éléments du récit jusqu’à leur faire prendre une apparence de surnaturel, qui, dans un des récits, se révèle bien réel, surtout centré sur la figure du Diable.

Hoffmann savait écrire et avait de l’imagination. Malgré tout, ses contes nocturnes ne sont pas égaux en qualité, à mon humble avis. Et ils sont quand même très datés.

Je ne vais pas énumérer le contenu de chacune des histoires, cela a déjà été fait dans la présentation principale du livre par Nance. Mes préférés sont dans l’ordre, Le Majorat, Le Vœu, Ignace Denner, et aussi Sanctus.

D’autres récits m’ont paru moins intéressants, moins aboutis, trop peu plausibles pour qu’on y croit vraiment, ou bien trop longs..

Au total, un intéressant recueil d’histoires sombres à la mode romantique et gothique, au parfum déjà bien ancien.

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