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Thérèse Raquin
de Émile Zola
Catégorie(s) : Littérature => Francophone
, Littérature => Les classiques critiqué par Dada, le 13 octobre 2001
(Bruxelles, Inscrite le 15 novembre 2000, 36 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 20 avis)
Cote pondérée :  (535ème position).
Discussion(s) : 1 ( Voir »)
Visites : 9 449 (depuis Novembre 2007)
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Incendiant !
Je regrette donc seulement d’avoir attendu la fin plutôt que de l'avoir lue en me laissant posséder par la merveilleuse et géniale écriture de Zola. Ce roman parle d'un couple dont l’histoire commence par celle d’une femme qui n’a jamais vécu que repliée sur elle-même, privée (par les autres mais aussi par elle-même) des libertés de penser et de choisir. Jusqu’au jour où, mariée à celui à qui on l’a mariée, elle choisit de vivre SON histoire avec cet homme qui arrive un jour au domicile familial. Mais très vite Thérèse se rendra compte qu’elle n'est déjà plus maître des différents jeux (ni de celui des autres, ni du sien) qui se jouent dans l'antre très restreint de cette petite maison parisienne… Comme Zola l’écrit dans sa préface (réalisée en réaction à l’incompréhension des gens de l’époque !), il décrit des "tempéraments" ("Dans Thérèse Raquin, j'ai voulu étudier des tempéraments et non des caractères", p. 24 ; et plus loin d’ajouter: "Je me suis perdu dans la copie exacte et minutieuse de la vie, me donnant tout entier à l'analyse du mécanisme humain", p. 25) qu'on ne peut faire que vivre et comprendre comme si c'était les nôtres…
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| Les éditions |
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Thérèse Raquin [Texte imprimé] Émile Zola éd. présentée et annotée par Robert Abirached,...
de Zola, Émile Abirached, Robert (Editeur scientifique)
Gallimard / Classique
ISBN : 9782070418008 ; EUR 3,00 ; 2007-05-16 ; 344 p. ; Poche
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Thérèse Raquin [Texte imprimé] Émile Zola
de Zola, Émile Xenakis, Françoise (Préfacier) Dezalay, Auguste (Editeur scientifique)
le Livre de poche / Le Livre de poche.
ISBN : 9782253010074 ; EUR 3,50 ; 1971-11-01 ; 311 p. ; Broché
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Thérèse Raquin [Texte imprimé] Émile Zola préf. et comment. de Philippe Hamon [dossier par Gérard Gengembre]
de Zola, Émile Gengembre, Gérard (Editeur scientifique) Hamon, Philippe (Editeur scientifique)
Pocket / Presses pocket (Paris).
ISBN : 9782266082587 ; EUR 4,00 ; 2000-02-24 ; 333 p. ; Poche
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| Les critiques éclairs (19)
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| Le vitriol et le sucre |
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Un couple, Thérèse et Camille, aux tempéraments et aux constitutions opposés mais tous deux dominés par l'instinct vont voir leur équilibre routinier bouleversé par Laurent, un nouvel invité aux soirées monotones du jeudi. Un sanguin, une presque brute qui va éveiller Thérèse à la sensualité. Les deux amants acculés imaginent bientôt un sombre projet pour Camille...
Des personnages névrosés, quasiment sans libre-arbitre, dont les motivations sont réduits à de simples réactions chimiques ( le roman a pour exergue une formule de Taine: " Le vice et la vertu sont des produits comme le vitriol et le sucre " ) basculent dans la rêverie noire, le fantastique. Un mélodrame aux effets appuyés mais d'une grande richesse (aspects physiologiques très intéressants) et à l'exceptionnelle intensité dramatique.
Scruggs (, Inscrit le 10 décembre 2011, 23 ans) - 16 décembre 2011 |
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| Une torture paisible?! |
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Thérèse Raquin est ma première expérience avec Zola, on m’avait souvent dit : « Tu vas voir, il n’y a que des descriptions, c’est d’un ennui ». Et bien la lecture pouvait alors commencer, et quelle surprise ! Certes les descriptions sont présentes mais d’une justesse et d’une intelligence exceptionnelle, vous êtes happé dès les premières pages, dans cette petite mercerie, autrement dit le purgatoire avant l’Enfer.
L’auteur des Rougon-Macquart, en parlant de ce livre disait « chercher en eux la bête, ne voir que la bête » et c’est ainsi qu’un amour virtuel celui de Camille et Thérèse devient une machine infernale évoluant en passion dévastatrice avec Laurent. Ce qui marche dans cette métamorphose des deux êtres, c’est la façon dont Zola distille des événements de plus en plus atroces, la noyade puis le silence, la morgue puis les tournois de cartes paisibles, le chat puis le visage de Camille qui hante les toiles de tableaux et enfin l’empoisonnement suivi du silence terrible de Madame Raquin. De plus, Zola est un maître incontesté en ce qui concerne la peinture d’une ambiance feutrée, angoissante.
Mais ce qui fait de ce livre un livre vivant c’est que ce livre regroupe à lui seul, nombre de styles de romans différents : policiers, réalistes, psychologiques. Un livre dont la noirceur est si profonde que votre vie en sera, un moment, entaillée. Gare aux frissons !
Tim (Limas, Inscrit le 3 août 2011, 17 ans) - 4 août 2011 |
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| 100 pages de trop ? |
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Je n'avais lu qu'un seul livre de Zola avant celui-ci, "L'Oeuvre", qui m'avait percuté de plein fouet.
Je reste dubitatif quant à celui-ci. Néanmoins, je n'en resterai pas là, sachant que "Thérèse Raquin" est le premier roman de Zola. Mais peu importe, le style est bien présent. On entre rapidement dans l'histoire et on se prend au jeu du rapprochement qui s'opère entre Thérèse et Laurent, et Camille le mari, au milieu, le trait d'union qu'ils vont briser.
Lorsque Laurent élimine son rival, le tournant de l'histoire, le roman s’appesantit tout à coup. En effet, nos deux meurtriers vont passer par tous les stades, changer souvent et brutalement d'humeur, au point de m'agacer. Zola parle dans sa préface d'un "travail analytique" du comportement humain. On imagine tout à fait l'auteur faire passer ses "cobayes" par différentes phases de folie, au service d'une étude psychanalytique fantasmée. Le résultat est un exercice de style lourd et plutôt long à se conclure.
Je trouve cela dommage, car s'il en était resté au niveau du fait divers, et s'il avait opté pour davantage de simplicité et de naturel, le roman aurait dégagé beaucoup plus d'intensité dramatique. Les deux "bêtes" dont parle Zola deviennent malgré eux des animaux de cirque, et perdent en sincérité.
Pou conclure, je trouve que nous restons ici au niveau de l'essai, à un ouvrage démonstratif, dont le trait forcé manque en authenticité.
Lejak (Metz, Inscrit le 24 septembre 2007, 37 ans) - 13 juin 2011 |
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| Les Rougon-Macquart en puissance |
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On sent dans Thèrèse Raquin toute la force de l'écriture de Zola qui s'incarnera dans les années qui suivront dans les Rougon-Macquart.
Déjà s'y annoncent les Rougon-Macquart : la folie du crime et les pulsions sexuelles (la bête humaine, Germinal), Paris (pot-bouille, le Ventre de Paris,...), le déclin du petit commerce (Au bonheur des dames,...), la vie en province (La fortune des Rougon,...), ...
Tout y est déjà : des personnages marqués par le déterminisme, la construction impeccable du récit, le phrasé à la fois riche et parfaitement lisble, avec ça et là quelques redondances au niveau du vocabulaire ("se roidir") que l'on rencontre parfois chez Zola.
Evidemment, ce n'est pas le genre de roman qu'on lit "pour l'histoire". Il s'agit bien plus d'une collection de tableaux, de la description d'une atmosphère.
Certes, le roman fait parfois dans le sordide (cf. les tableaux sinistres, les visites à la morgue,...) et l'on comprend mieux les réactions courroucées de l'époque, qui ont justifié une excellente réponse de Zola en préface à la deuxième édition.
Fa (La Louvière, Inscrit le 9 décembre 2004, 36 ans) - 14 septembre 2010 |
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| L'amour putride |
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Chez Zola rien n'est jamais beau, pas même l'amour. Aucune chance n'est jamais laissée à ses héros, et Thérèse Raquin ne fait pas exception.
Le déroulement de cette passion qui débute dans le sang, jusqu'à sa fin inéluctable, m'a tenue en haleine. La noirceur nauséabonde du livre fait mouche, la finesse de Zola à pénétrer les âmes répugnantes de ses protagonistes nous livre un très bon ouvrage, qui ne laisse certainement pas indifférent, en particulier la scène de la nuit de noce, ou celle du noyé ...
Une autre réussite de Zola.
Opalescente (, Inscrite le 8 novembre 2005, 29 ans) - 24 août 2010 |
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| du grand ZOLA ! |
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Thérèse RAQUIN nous fait toucher du doigt la noirceur de l'âme humaine .
Roman très noir et dur mais qui se vit comme un film.....
Du très grand Zola ; un Classique !
Frunny (Boulogne-Billancourt, Inscrit le 28 décembre 2009, 46 ans) - 30 avril 2010 |
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| Jubilatoire ! |
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Voila une histoire d'amour digne de son nom...
Le style de Zola s'accomode très bien avec cette histoire des plus poignantes. Je trouve d'énormes ressemblances entre ces malheurs de famille et ceux décrits par Mauriac...
Le Cerveau-Lent (, Inscrit le 4 avril 2010, 19 ans) - 8 avril 2010 |
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| noir...et beau ! |
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Un p'tit gars qui promet, ce Zola! J'ai beaucoup aimé ce roman, très noir, avec ces personnages torturés, manipulateurs, et calculateurs. L'édition que je me suis procurée associait au récit les critiques qu'il avait reçu lors de parution, très violentes à l'époque, et cette possibilité de comparer ce qui choquait alors est très intéressante, et permet également de prendre du recul sur cette histoire, et cette façon si juste avec laquelle Zola nous la raconte.
Alexnoc (Carignan, Inscrite le 6 septembre 2005, 32 ans) - 17 avril 2009 |
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| Moyen |
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Je suis assez partagé!
Il est bon: l'histoire est intéressante, certaines scènes sont accrochantes (meurtre de Camille, suicide des deux amants...) mais à la fois long et ennuyeux! En effet, certaines scènes sont rébarbatives, comme les interminables descriptions de lieux!
Je dois avouer que je suis un peu déçu!
AIP83 (, Inscrit le 2 février 2009, 17 ans) - 2 février 2009 |
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| Une histoire forte |
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Je viens de lire ce livre et il va me falloir quelques jours avant de passer au prochain roman! Quelle histoire sombre,diabolique et pathétique!
Le premier roman de Zola (je crois) et déjà l'auteur brosse le portrait de caractères. En résumé, c'est l'histoire d'une passion contrariée (le moins que l'on puisse lire) dans un huis clos au coeur de Paris.
En disant cela, je n'ai pas défloré le sujet. Personnellement, je n'aime pas non plus lire des critiques qui racontent l'histoire! Alors restons-en là...
Il n'empêche, même si je l'avoue, j'ai lu certains passages en diagonale, cette histoire est troublante et finalement très morale et l'épilogue théâtrale.
Odile93 (Epinay sur Seine, Inscrite le 20 décembre 2004, 57 ans) - 18 juin 2008 |
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| AUX SOURCES DU NATURALISME |
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Comme pour beaucoup d’autres lecteurs de CL dont j’ai lu les commentaires ici, ce livre fut pour moi aussi mon premier livre d’Emile ZOLA (beaucoup d’autres suivirent ensuite…), j’ai retenu de celui-là une sorte de style inachevé, incomplet, «en devenir» en fait…
Cela peut en partie s’expliquer par le fait que ce livre en fait la première grande œuvre d’Emile ZOLA bien avant le cycle des Rougon-Macquart qui allait le rendre si cèlebre et l’auteur semble y chercher son style, sa prose, sa façon d’écrire si authentique, qui sera (re)connue quelques années plus tard comme le naturalisme…
Le livre n’en est pas moins intéressant ne fut-ce que pour les descriptions des mœurs de l’époque, et oui on y reconnaît déjà là le style naturaliste qui se profilera mieux encore quelques années plus tard…mais aussi pour les personnages inoubliables, si bien faits, si bien décrits, si bien fouillés psychologiquement… à la ZOLA quoi!
En tous cas très bon livre et très bonne «porte d’entrée» pour découvrir l’immense œuvre de ce très grand écrivain français…
Septularisen (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 44 ans) - 12 mai 2008 |
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| Je déconseille ce livre |
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Je n'ai pas aimé ce livre, l'histoire de 2 amants, rongés par le remord pour avoir tué le mari. Je trouve ça vraiment médiocre. Et le livre en lui-même est long à lire pour si peu.
Shakespeare11 (, Inscrite le 12 avril 2008, 30 ans) - 18 avril 2008 |
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| ha ça oui, le premier Zola...!! |
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Thérèse Raquin !! C'est un des rares livres de Zola appréciable de tous car contrairement aux Rougon-Maquart il n'y a qu'UN tome!!! Pour s'initier à Zola c'est une bonne entame. Après on aime ou pas! moi j'ai commencé Zola en 4ème pour ne plus le quitter, C'est vrai, des fois c'est un peu... barbant de détail mais c'est une idée que l'on se fait. Zola c'est de la peinture, moi je le prends comme ça, une peinture avec plein de détails pas trop de place pour l'imagination mais quel délice de prendre du recul et d'analyser les personnages..
Mon seul regret , c'est que Thérèse était laide on le sait tous et que son mari est mort noyé (cela a une importance capitale par rapport au tableau qui est dans la chambre et qui hante Thérèse faisant la relation entre le cadavre du noyé et la couleur verdâtre du visage sur le tableau) Mon seul regret donc c'est d'avoir vu le film.... Thérèse est jouée par Simone Signoret jeune, comme laideron il y a pire et le mari est jeté hors d'un train, rien à voir!!! c'est bien la peine d'écrire des tableaux!!!!
Estrella del sol (, Inscrite le 29 décembre 2007, 37 ans) - 29 décembre 2007 |
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| Mort et folie |
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Le sens du détail chez Zola, sa manière de décrire minutieusement certaines scènes et, surtout, de restituer avec justesse les émotions ressenties par ses protagonistes... "Thérèse Raquin" est fidèle à ce principe d'écriture qui, à mes yeux, convient parfaitement à cette sombre histoire de détresse humaine qui mène des êtres à leur perte. Le lent cheminement menant à l'espoir puis au désespoir, passant d'une mort à l'autre, d'un amour non voulu à un amour destructeur... tout est là et je reste frappée, en relisant ce texte, par ses thèmes indémodables et d'actualité, encore et toujours.
Zola est excellent peintre de la société. On peut bien sûr lui reprocher certaines longueurs ou une légère notion de vieillesse dans son style plus vraiment à la mode, mais il demeure (longtemps encore je pense) un maître dans l'art de dépeindre ses contemporains et la société qui l'entoure.
Thérèse Raquin est une personnage hautement intéressant, ne serait-ce déjà que par ses sautes d'humeur et le travail incessant de réflexion qu'elle mène. Etrange bonne femme qui se conçoit comme une parfaite héroïne de roman. Un personnage assez complémentaire de celui de Laurent.
Outre ces personnages très caractérisés, j'ai également apprécié l'impression très forte de huis-clos qui se dégage de plusieurs parties du livre, ce sentiment d'enfermement qui ne peut au final que conduire à une certaine forme de folie, celle qui permet de commetre tout, même l'irréparable.
Mécanisme sordide très bien décrit par Zola!
Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 37 ans) - 14 mars 2007 |
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| La grande question ! |
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Dada, dans sa critique, regrette d'avoir reçu la fin avant que d'avoir lu le livre. Mais elle dit elle-même la puissance du style de Zola, sa faculté d'emporter son lecteur. Alors, connaître ou non la fin est-ce si important ? Nous connaissons l'histoire des "Trois mousquetaires", de "Notre Dame de Paris", de "Germinal, de "L'assomoir", de "L'oeuvre au noir", de "Crime et châtiment" etc. Est-ce une raison pour ne plus avoir envie de relire, ou de lire, ces livres ? Mon plaisir, ma délectation, emporté par un art poussé à ses sommets, est bien plus grand quand je lis des livres comme ceux-là que quand je lis un livre moyen dont je ne connais pas la fin !... Et Dieu sait à quel point le moyen nous inonde aujourd'hui ! Mais probablement l'a-t-il toujours fait et la survie de ces grands auteurs n'est due qu'à leur immense talent qui leur a permis de survivre en sortant du lot.
Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans) - 30 avril 2003 |
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| Fantastique! |
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Zola, réaliste? Zola, mettant en scène des personnages "réels"? Peut-être le croyait-il, après tout... La lecture de ce roman donne plutôt l'impression d'un récit fantastique. On songe au "Portrait de Dorian Gray" de Wilde, voire à Ray ou à Stephen King. Quelle extraordinaire peinture du remords... Et puis, que le jeune Zola ait été accusé de pornographie par les pudibonds critiques du Second Empire auquel il se préparait à régler son compte, cela vaut bien un coup de coeur, non?
Lucien (, Inscrit le 13 mars 2001, 57 ans) - 29 avril 2003 |
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| Je n'ai rien contre Zola, mais...... |
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Je suis un peu en froid avec les roman "naturalistes", j'ai lu Thérèse Raquin, mais je n'arrive pas à le relire, certes un roman naturaliste est fait pour décrire des personnages "réels" et observer leurs attitudes face à une situation donnée. Si Thérèse Raquin est intéressant (je l'ai quand même lu pour l'école) Il y a un roman (que je n'ai même pas lu, et pourtant à l'école on en lit des trucs à priori peu intéressants) Germionie Lacerteux des frères Goncourt (Victor Hugo a adoré, voir la lettre dans l'édition flamarion sauf erreur) qui ne mérite pas d'être lu, j'ai essayé plusieurs fois rien à faire, pourtant, j'ai lu avec assez de plaisirs "Trois contes" de Flaubert et même Thérèse Raquin, mais là. Désolé pour ceux qui ont aimé Germine Lacerteux, mais ce n'est pas mon cas
Killeur.extreme (Genève, Inscrit le 17 février 2003, 31 ans) - 29 avril 2003 |
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| Souvenir, Souvenir |
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Que de souvenirs, c'est le premier Zola que j'ai lu.
Et lire son premier Zola, c'est comme prendre sa première cuite, embrasser pour la première fois une femme, regarder son premier film porno, un événement inoubliable quoi
Le Biblio (Waterloo, Inscrit le 4 avril 2001, 35 ans) - 19 octobre 2001 |
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| Un sacré personnage !... |
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Comme l'était aussi Nana... Zola, comme Balzac, excelle dans les portraits et, comme le dit très justement Dada, celui des personnalités hors du commun, des tempéraments. Je préfère cependant son écriture à celle de Balzac. Elle m'a toujours semblé plus vive, plus incisive, plus moderne...
Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans) - 15 octobre 2001 |
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