La maîtresse au piquet de Jean Anglade

La maîtresse au piquet de Jean Anglade

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Bernard2, le 1 avril 2006 (ARAMITS, Inscrit le 13 mai 2004, 68 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (20 544ème position).
Visites : 1 950  (depuis Novembre 2007)

Tranche de vie en Auvergne

Frédérique, institutrice effectuant des remplacements, quitte Paris pour Antaillat, petit village d'Auvergne.
Elle nous fait partager sa vie tout au long du roman : ses rencontres avec ses élèves, ses voisins, ses amours... et avec l'Auvergne ; il y a de belles descriptions des villages, des paysages.
Plus qu'une histoire construite, ce sont des tranches de vie que le livre nous fait partager. Les liens étant Choupette, la "4L", et surtout Lariro, la clarinette de Frédérique (héritage de son père).
La lecture est très agréable, et Jean ANGLADE sait par son style nous transmettre des émotions.
La fin étonne. Ne lisez pas auparavant le résumé de la 4ème de couverture.
Sans rapport direct avec l'histoire, mais comment ne pas relever, page 242 :
"Celui qui n'a aucun goût pour les livres, même s'il n'en souffre pas, est moins riche en bonheur que celui qui les aime."
Sur un site comme Critiques Libres, il était impossible de passer cette phrase sous silence !...

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De la belle ouvrage

9 étoiles

Critique de CC.RIDER (, Inscrit le 31 octobre 2005, 59 ans) - 4 novembre 2012

Frédérique, institutrice dans une zone « sensible » de Paris, demande sa mutation pour l'Auvergne et se retrouve titulaire remplaçante à Antaillat, près d'Issoire. Elle y découvre un autre monde et une vie plus agréable et plus calme. Des voisins chaleureux, des écoliers calmes et attachants. Elle s'attache à Claude, une artiste suisse qui lui fait découvrir les joies des amours homosexuelles avant de la quitter brusquement pour une autre. Frédérique, blessée, reporte son affection sur ses élèves et sur la petite ménagerie qu'elle a rassemblée : Krasucki, le poisson-rouge, Bunny le lapin et Croc-Blanc, le husky. Elle finit par rencontrer Vincent, un ouvrier métallurgiste fâché avec l'orthographe. Elle lui transmet son amour de la littérature et de la musique. Lui, cherche à lui réapprendre l'amour et la simplicité. Ces deux-là trouveront-ils le bonheur ?
Roman de terroir uniquement par le cadre auvergnat de cette histoire, « La maîtresse au piquet » est surtout l'histoire d'une vie d'enseignante à la campagne à notre époque. Ayant été enseignant lui-même, l'auteur connaît si bien le sujet que le lecteur a presque l'impression de lire un témoignage. Toutes les anecdotes de vie de la classe semblent croquées sur le vif, souvent amusantes, quelquefois surprenantes et parfois même un peu cruelles. Ainsi va la réalité de l'école actuelle. Le lecteur apprendra mille choses sur l'Auvergne ainsi que sur l'enseignement primaire qui est rarement un long fleuve tranquille. Anglade se pose en observateur impartial et honnête. Il ne fait jamais l'impasse sur les problèmes (violence, racisme, gens du voyage, harkis, adoption, homosexualité, etc...) et a l'intelligence de ne pas sombrer dans la guimauve, le sentimentalisme ou l'eau de rose. L'héroïne est attachante, humaine, ô combien, avec ses paradoxes, ses faiblesses, ses élans et ses contradictions. On suit les péripéties de son existence bousculée avec intérêt et empathie. De la belle ouvrage...

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