Le meurtre de Jules César et autres contes de Mark Twain

Le meurtre de Jules César et autres contes de Mark Twain

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Montgomery, le 3 février 2006 (Auxerre, Inscrit le 16 novembre 2005, 47 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (41 598ème position).
Visites : 2 599  (depuis Novembre 2007)

Le politiquement incorrect en neuf nouvelles

Ce petit opus, qui regroupent de courtes nouvelles de Mark Twain choisies par Régine Detambel, nous donne un aperçu éclairant des grands thèmes de prédilection de ce grand auteur.

De l’irrévérence, Twain fait son arme favorite. Elle s’incarne dans un humour très personnel que l’on pourrait qualifier, à défaut de mieux, de grinçant par lequel il se paye la tête des guides italiens et de Michel Ange (« Notre guide en Italie »), donc de la culture européenne, et de certaines professions soupçonnées d’accueillir dans leurs rangs tous les incompétents de la terre ( « Ma montre »).

Twain s’attaque aussi, toujours avec ce ton qui lui est propre, aux mythes universels que sont Noé et César : il commente dans une prose journalistique le meurtre du second et, manipulant avec bonheur l’anachronisme, confronte au pointillisme germanique le premier sur le point de lever l’ancre dans le port de Brême ( « Le meurtre de Jules César en faits divers » et «L’arche de Noé»).

Mais le meilleur reste à venir quand Twain s’en prend à la morale et à son acolyte, la conscience. Ainsi dans la nouvelle « Pourquoi j’étranglai ma conscience », il dénonce l’impasse dans laquelle mène la conscience, dont les jugements ne sont que tortures et remords permanents, quelles que soient d’ailleurs les décisions que nous prenons : « Décidément existe-t-il un moyen de satisfaire l’odieuse invention qu’on appelle une conscience ? ». Sans faire l’éloge de l’immoralité, l’ancien batelier du Mississippi s’applique à démontrer que le triomphe de la bonté est plus qu’hypothétique dans ce monde (« Histoire du méchant petit garçon ») où ceux qui mériteraient d’être acclamés comme des héros sont considérés avec la plus grande suspicion ( « Comment j’ai tué un Ours »).

Roi du politiquement incorrect avant l’heure, Twain passe son temps à égratigner ce qu’il est convenu de respecter et d’admirer. Il le fait dans un mauvais esprit jubilatoire pour ceux qui aiment que l’on bouscule les repères dans lesquelles ils ont toujours évolué.

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Les éditions

  • Le meurtre de Jules César [Texte imprimé], et autres contes Mark Twain choix et préf. de Régine Detambel
    de Twain, Mark Detambel, Régine (Editeur scientifique)
    Mercure de France / Le Petit Mercure (Paris).
    ISBN : 9782715220539 ; EUR 3,60 ; 16/09/1997 ; 120 p. ; Broché
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Désuet

4 étoiles

Critique de POOKIES (MONTPELLIER, Inscrit le 16 août 2006, 41 ans) - 11 juillet 2011

Ce livre recense quelques courtes nouvelles de Mark Twain. Du début à la fin, j'ai été déçu. En effet, le style est désuet, les histoires sont assez plates et n'ont pas le temps de décoller, les sujets sont vieux-jeu.
Bref, ce livre a mal vieilli et ne demande pas une grande attention à mon goût.

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