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Martin1

avatar 24/10/2012 @ 19:17:14
Je ne regarde pas beaucoup de films, et j'ai loupé pas mal de classiques. Parmi tous ceux que j'ai vu, voilà ceux que j'estime parfaits - réussis du début à la fin. J'ai exclu les adaptations de bouquins sinon j'en ai pour des jours.

- Memento
- Psychose
- Witness
- Un Homme d'Exception
- Ben Hur était très bon je crois, quoique j'étais tout petit quand je l'ai vu.
- La Cité de la Joie (peut-être)
- La Vie est Belle (1997 Benigni)
- Le Diable s'habille en prada

Ce sont des films réussis, mais ils ne méritent peut-être pas tous de figurer dans un top, bien sûr.

Martin1

avatar 24/10/2012 @ 19:22:51
J'ai exclu les adaptations de bouquins sinon j'en ai pour des jours.

- Ben Hur était très bon je crois, quoique j'étais tout petit quand je l'ai vu.

J'ai mis Ben Hur quand même car le livre est passé complètement inaperçu alors que le film a eu un succès monstre.

Martin1

avatar 24/10/2012 @ 19:33:41
- Mystic River !!!!

Libris québécis
avatar 29/11/2012 @ 09:54:03
Je viens de voir le film L'Histoire de Pi. Malgré les quatre étoiles qu'affiche Cinoche, j'ai trouvé ce film d'un ennui total. Ça n'a rien à voir avec le roman d'Yann Martel que j'ai commenté ici. Cette oeuvre présentait le cheminement spirituel d'un adolescent. Le film en fait un super héros hollywoodien, un Tarzan des mers. Bref, un film dénué de sens dans une avalanche de belles images.

Darius

avatar 29/11/2012 @ 13:12:11
mon dernier film "ARGO" de et avec Ben Affleck.. Il ira loin ..aussi loin que George Clooney ;-)

Pour une fois que les USA affichent leur responsabilité dans l'assassinat de Mossadegh et de la mise sur le trône de la dictature du Shah d'Iran... Et qu'ils sont aussi responsables de la prise d'otages des diplomates US à Téhéran en 1978, ayant refusé de rendre le Shah aux Iraniens pour qu'il puisse être jugé pour ses crimes, préférant garder les lingots d'or volés par le Shah (l'avion était tellement lourd qu'il avait peine à pouvoir décoller...) plutôt que se décarcasser pour libérer leurs propres ressortissants..

Dirlandaise

avatar 29/11/2012 @ 18:09:43
Pour ma part, j'ai regardé hier un documentaire fort intéressant et instructif. Il s'agit de "Le mystère de la tête du roi Henri IV". On peut le regarder sur youtube donc ne vous privez pas de visionner ce docu car il est passionnant et le petit médecin légiste est très mignon... ;-)

http://www.youtube.com/watch?v=rdeD2aahrPg

Ce pauvre Henri IV, s'il avait su ce que sa tête subirait et dans quelle état elle serait présentée, il en aurait fait des cauchemars. Vous apprendrez pourquoi le crâne n'a pas été sciée contrairement aux autres rois de France et tous les petits détails révélateurs qui ont mené à son authentification. La tête fut arrachée lors de la révolution et son cadavre profané à l'instar des autres rois reposant à Saint-Denis.

Dirlandaise

avatar 29/11/2012 @ 18:11:44
Scié...

Kalie
avatar 28/02/2013 @ 16:55:47
J'ai revu "La zona, propriété privée" à la TV. Ce film mexicain : quelle claque ! La réalisation est sobre mais terriblement efficace. La tension est permanente. Les plans de caméras en noir et blanc renforcent le sentiment de malaise qui ne quitte pas le spectateur. Les scènes violentes sont très réalistes. Ce réalisme est renforcé par les acteurs totalement inconnus chez nous. Nous sommes immergés dans la zone, un îlot peuplé de riches, coupé de la misère ambiante de Mexico. Trois jeunes des bidonvilles pénètrent dans le lieu. L’unique survivant est traqué par les membres du comité de défense de la zone constitué d’honnêtes habitants. Même les enfants de ces bons pères de famille sont de la partie. L’un d’eux trouve le délinquant et l’aide… Entre légitime défense et bavure, ces nantis ne sont pas totalement blâmables. Même si les décisions prises lors des assemblées font froid dans le dos ; elles sont motivées par un désir de sécurité absolue (« Pour le bien de tous »). La délation est une arme redoutable. Les dissidents sont muselés. De l’autre côté du mur, il y a bien un flic qui se bat pour découvrir la vérité. L'enquête est sur le point d'aboutir. Mais dans une société rongée par la corruption ; où une mère qui attend sont fils assassiné et une fillette témoin des faits sont tabassées pour qu’elles se taisent ; toute tentative de recherche de la vérité est vouée à l’échec. L’argent règle tout. La justice est bafouée. Voilà un film mémorable qui change des productions habituelles. A noter la très belle chanson mexicaine du générique de fin.

Kalie
avatar 01/03/2013 @ 13:33:07
oups : une mère qui attend son fils...

Sinon, j'ai revu en DVD "La bête de guerre" un film de 1988. C'est un film passionnant dans lequel on suit un char soviétique, perdu dans le désert afghan et poursuivi par des moudjahidines. « La bête de guerre » débute par la destruction d’un village afghan par des chars soviétiques. Les russes incendient les habitations, font exploser le minaret, empoisonnent l’eau. On fait la connaissance du commandant du futur char perdu. Cet officier russe, ancien de Stalingrad, homme brutal et tyrannique, n’hésite pas à écraser un afghan vivant sous les chenilles de son char. Les survivants afghans veulent se venger (« Badal »). Une lutte à mort s’engage. C’est David contre Goliath. Les scènes en huis-clos dans le tank font monter la pression. Les membres de l’équipage font apparaître leur diversité. Il y a là un musulman membre du Parti Communiste, un intellectuel russe plutôt tolérant, deux jeunes russes assez primaires et le commandant. Ce dernier s'avère être un fou sanguinaire capable de tirer sur ses hommes. Le spectateur assiste à la lente agonie de la bête de guerre (le char). Dans ce film, pas d’opérations d’envergure mais un simple épisode de guerre dans lequel le matériel souffre autant que les hommes. Ajouter à cela des paysages désertiques absolument magnifiques et vous avez là le meilleur film sur la première guerre d’Afghanistan (URSS vs moudjahidines). Ce long-métrage n’a pas vieilli d’un iota depuis les années 80. Il présage la défaite russe et loue la combativité des guerriers afghans (et de leurs femmes...).

Nance
avatar 01/03/2013 @ 16:05:58
Kalie, c'est le fil de vos films préférés, pour les films vus dernièrement il y a:
http://critiqueslibres.com/i.php/forum/…

Kalie
avatar 01/03/2013 @ 16:38:57
Kalie, c'est le fil de vos films préférés, pour les films vus dernièrement il y a:
http://critiqueslibres.com/i.php/forum/…


En fait, Nance, j'ai hésité entre les deux fils. Comme les films critiqués plus haut ("Clones", "District 9"), "La Zona", "La bête de guerre" ne sont plus au cinéma depuis un moment et font partie de mon top perso...

Nance
avatar 01/03/2013 @ 22:00:25
Oh, d'accord.

Kalie
avatar 20/05/2013 @ 10:25:11
Je viens de ressortir mes vieilles VHS catégorie films d'horreur. Voici quelques critiques :

CRITTERS : Déjà à l’époque, « Critters » était considéré comme une petite série B sans prétention. Les effets spéciaux représentant les vaisseaux spatiaux et les créatures sont très cheap, beaucoup moins réussis que dans des films pourtant plus anciens (les « Star Wars » et consorts). Alors forcément, presque trente ans après sa sortie en salle, le film est techniquement totalement dépassé. Il faut voir le look des chasseurs de primes, les maquettes des vaisseaux spatiaux, sans parler des Crites : ces petites peluches par moment trop rigides pour convaincre. Par ailleurs, une fois le générique passé, le film sent le déjà-vu (la famille américaine typique, les chamailleries entre frère et sœur, le flirt de cette dernière avec son petit ami, le shérif et l’alcoolique du village etc.). Mais, la nature des prisonniers extraterrestres évadés et celle de leurs étranges poursuivants m’ont plu. Car ici, les aliens sont des petites boules de poils extrêmement voraces (non dénuées d’intelligence) attirées par une seule chose : la nourriture. L’idée de départ m’a rappelé le dessin animé « Lilo et Stitch ». Cependant là, on est pas chez Disney. Les quelques scènes sanglantes sont atténuées par des moments plus amusants (le langage des Crites, le Crite en feu sautant dans la cuvette des toilettes, les transformations des chasseurs de primes en star du rock, policier ou curé ….). Chasseurs de primes qui font pratiquement autant de dégâts que les bestioles gloutonnes (à l’église, au bowling, à la ferme). Les clins d’œil cinématographiques sont sympathiques (un Crite s’attaquant à une poupée d’« E.T. » et le saccage de la maison façon « Gremlins »). Précisons que l'action du film se concentre dans un lieu assez restreint (principalement la ferme). L'interprétation est correcte pour ce genre de production. La plupart des acteurs sont des vétérans comme cette actrice, habituée aux rôles de « mère de famille », vue dans « La colline a des yeux », « E.T. » et « Cujo ». En conclusion, si les imperfections limitent la portée de ce film ; elles le rendent attachant pour les nostalgiques comme moi.

CLASS 1984 : Au début des années 80, il fallait avoir vu ce film pour être à la mode. « Class 1984 » est devenu culte grâce à son extrême violence. Un jeune professeur est la cible d’une bande de voyous qui sèment la terreur au sein de leur lycée. Ces derniers ne reculent devant rien (rackets, dégradations, incendies, drogue, viols, meurtres). Le chef de la bande, un adolescent issu d’un milieu plutôt favorisé, est particulièrement terrifiant. Mais, le film a un peu vieilli. La délinquance d’aujourd’hui, ce n’est plus les punks et les blousons noirs… De même, « Class 1984 » ne fait pas dans la dentelle. On peut y voir un film de plus sur l’auto-défense à la « Charles Bronson ». La fin justifie sa classification dans les films d’horreur que certains lui ont attribué (la scène d’automutilation, celle de la scie circulaire etc.). Malgré le poids des ans, ce film reste globalement efficace. A noter la présence de Michael J. Fox (« Retour vers le futur ») en gamin rondouillard dans l’un de ses premiers rôles au cinéma.

DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT : Voilà un bon slasher des années 80 dont la particularité est d’écorner l’image débonnaire du Père Noël. Ici, le tueur n’est pas un simple anonyme caché derrière un masque mais Billy, un être bien vivant. Le film prend le temps de nous présenter le passé tragique du jeune homme : son traumatisme lié à Noël, son enfance chez les sœurs. Cette partie du film n’est pas dénuée d’émotions. Lorsque son patron ordonne à Billy, devenu grand, de se déguiser en Père Noël pour remplacer un employé malade ; c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. J’ai été plus intéressé par ses réactions à l’approche de Noël (appuyées par de judicieux flash-back) que par les scènes de meurtres. Meurtres par ailleurs assez variés (défenestration, décapitation, éventration etc.) susceptibles de satisfaire les amateurs. Bref, c’est un film plus élaboré que la moyenne des productions du genre grâce à son approche un peu plus psychologique. J’ai bien aimé la scène des flics qui se trompent de Père Noël. Egalement celle où notre psychopathe déambulant en Père Noël avec une hache à la main demande à une petite fille si elle a été sage… Malheureusement, comme beaucoup de films de cette époque, il a visuellement mal vieilli (gros grains pour la photographie, habits et décors démodés, dialogues/doublage parfois risibles. Malgré tout, j’ai redécouvert ce petit film d’horreur de ma jeunesse avec plaisir.

MOTHER'S DAY : Parmi les films d’horreur mettant en scène une famille de tarés meurtriers, celui-ci n’est pas resté dans les annales. On se situe quelque part entre « Massacre à la tronçonneuse » de Tobe Hooper (chef-d’œuvre absolu du genre) et « La colline à des yeux » de Wes Craven (une daube largement surestimée). La scène du générique est déroutante. Alors qu’une sympathique octogénaire est sur le point de se faire agresser par un couple de jeunes ; ce sont ces derniers qui se font trucider (superbe décapitation à la machette) par deux déments sous l’œil goguenard de la vieille ! Hélas, la suite est d’un ennui mortel. On suit trois citadines qui s’aventurent en forêt. Leur bavardage ininterrompu devient rapidement insupportable. Surtout que le film est techniquement hideux (photographie sale et rayée, très années 70/80). Mais, à partir de l’enlèvement des filles par la famille de cinglés, le film reprend du poil de la bête. Considérées comme des jouets, elles subissent les pires humiliations. Par exemple, l’une des victimes tenue en laisse participe de force à des jeux de rôles sadiques qui se terminent en viols. Elles finissent par s’échapper et se retourner contre leurs kidnappeurs. Et ces derniers vont payer : coups de hache dans les testicules, téléviseur encastré dans le crâne etc. A noter une bonne idée : le domicile familial est un vrai capharnaüm où l’inutile côtoie le macabre (une tête dans une cage, un corps dans un tiroir…). Le mélange violence/humour noir de ce film provoque un sentiment de malaise chez le spectateur mais jamais la peur. Il y a beaucoup mieux dans le genre. Dans tous les cas, la jeune génération peut passer son chemin sans regret.

STREET TRASH : « Street Trash » fut un temps considéré comme l'un des films les plus gore du cinéma. L’affiche résume bien le ton de cette œuvre dont la finesse n’est pas le point fort. L’univers de ces clochards survivant dans une casse de voitures donne déjà la nausée. Leur violence est tellement excessive qu’elle en devient burlesque. Comme la castration d’un SDF et la partie de foot qui s’engage alors avec le membre coupé ! Amis poètes, bonsoir ! Et que dire des effets du breuvage très corrosif vendu par l’épicier du coin. Nos alcooliques se liquéfient sur place. Des corps humains fondent sur les cuvettes des toilettes ou contre les murs. Ajouter à cela les explosions de corps, les éparpillements de bidoche et vous aurez une petite idée de ce qui vous attend. Pour contourner la censure, le réalisateur a utilisé toute une palette de couleurs éclatantes (jaune vomi, vert caca…) mais pas de couleur sang. Malgré tout, ce film d’horreur ne m’a jamais totalement convaincu, pas plus lors de sa sortie en salle en 1987 qu'aujourd’hui. Car le réalisateur part dans toutes les directions. Il en oublie parfois son sujet. Les histoires secondaires entre sans-abri sont lassantes à la longue. Elles tentent de combler le vide laissé par l'idée de départ du film trop ténue pour en faire un long-métrage. Au manque de cohésion s’ajoute un humour particulier qui m’a vite fatigué. Reste les scènes gore inoubliables...

C.H.U.D : Rien que le titre « C.H.U.D. » pour Cannibale Humanoïde Usurpateur Dévastateur en version française annonce la couleur (bravo les traducteurs !). Ce énième film d’horreur mettant en scène des créatures mutantes contaminées par des déchets radioactifs est l’un de mes préférés. J’ai revu cette petite série B plusieurs fois depuis les années 80. J’en garde à chaque fois un bon souvenir. Avec ses monstres répugnants vivant dans les égouts et ses disparitions mystérieuses « C.H.U.D » est une réussite du genre. Les maquillages des créatures y sont pour beaucoup. Il est vrai que le début fait craindre le pire. Le film est un peu long à démarrer le temps des présentations. Heureusement, le rythme s’accélère rapidement avec la découverte des mutants. On a droit à quelques scènes gore bien crades dans les égouts. Il y a également de l’action avec la réaction des autorités, le blocage des plaques d’égout et l’exploration des sous-sols. Sinon, l’immersion parmi les clochards de New York provoque un certain malaise. Le réalisateur filme très bien la crasse, la saleté et la misère. Mais surtout, les monstres (certains gagnent la surface) filmés de près sont assez effrayants. En toile de fond, le film délivre même un message écologique.

Kalie
avatar 02/06/2013 @ 08:17:57
Pour ceux que cela intéresse, voici d'autres critiques de mes films VHS dans le genre épouvante. Je les poste ici pour ne pas polluer le forum des films du moment.

LE VOYEUR de Michael Powell (1960) : Voilà l'ancêtre de tous les slashers qui ont fleuri au cinéma ces dernières décennies. Plus qu'un slasher d'ailleurs car le réalisateur s'intéresse à la personnalité et à la maladie psychiatrique du tueur. Tel un médecin qui examine son patient. Et le spectateur ne sort pas indemne de cette analyse. Bien que les meurtres passent au second plan ; ils sont psychologiquement éprouvants (filmer la peur des victimes en gros plan) et originaux (tuer avec une caméra). Les acteurs (le psychopathe et sa voisine) sont très convaincants. Bref, ce film est un modèle du genre.

CARNAGE (1981) : Voilà encore un slasher à la « Vendredi 13 » avec un tueur en série amateur de camp de vacances. Le générique et les premières minutes du film sont plutôt réussis. On assiste à une blague de potaches qui tourne mal. Un surveillant de camp d'été est entièrement brûlé (d’où le titre original du film « The Burning »). Ensuite, direction l’hôpital pour une scène intelligemment filmée. Tout cela avant de tomber, hélas, dans la routine. Car après, pendant presque 1 heure, on doit se farcir les niaiseries habituelles d’adolescents bourrés de testostérone. Les rares meurtres à la cisaille sont filmés dans le noir et donc décevants. Seul le massacre sur le radeau est vraiment gore (doigts coupés, égorgements etc.). Beau travail du maquilleur Tom Savini. Enfin, les vingt dernières minutes dans la forêt sont assez flippantes. Le film se termine en apothéose lorsque l’on découvre le visage du monstre et sa mort horrible (à la cisaille, à la hache et une fois de plus brûlé !). Finalement, malgré les longs passages à vide et les inepties liées au genre, quelques images marquantes se dégagent de ce « Carnage ». Sinon, comme pour beaucoup de films d’horreur des années 80, la photographie est exécrable.

MASSACRES DANS LE TRAIN FANTOME de Tobe Hooper (1981) : Les premières minutes résument bien l’esprit de ce film plein de faux-semblants (le clin d’œil à la scène de la douche de « Psychose » : en réalité une blague entre frère et sœur). Le contexte de la fête foraine avec ses automates aux rires inquiétants promet de belles frayeurs. Hélas, le premier tiers du film avec la virée à la foire est assez lassante. D’autant que la présentation des différentes attractions se fait en compagnie de deux couples de jeunes typiques des films d’horreur US des années 80 (les boyfriends très cons). Mais à partir du moment où les amoureux se laissent enfermer dans le train fantôme la nuit et où l’on découvre l’existence d’un véritable monstre (au visage vraiment repoussant) dans la foire ; le film décolle. Sans scènes vraiment gore (sauf celle de la hache dans le crâne), l’atmosphère lugubre fait monter l’angoisse. Les effets visuels et sonores y sont pour beaucoup. Saluons au passage la photographie soignée pour ce genre de production. La relation entre le monstre et son père donne de la profondeur au film. La fin spectaculaire de cette horreur de la nature dans la machinerie est carrément terrifiante. Bref, c’est un bon film d’épouvante qui n’a pas trop vieilli. Mais on est loin du traumatisant « Massacre à la tronçonneuse » du même réalisateur.

Kalie
avatar 27/06/2013 @ 17:56:20
Ce weekend, j'ai vu deux films d'horreur anglais que je considère comme des chefs-d'oeuvre.

HELLRAISER, LE PACTE (1987) de Clive Baker : première réalisation de cet écrivain d’horreur reconnu pour la qualité de son écriture. Ses nouvelles sont de véritables poèmes macabres. En cela, « Hellraiser » est bien une œuvre du maître. Dès les premières images, on assiste à des scènes gore d’une violence inouïe (hameçons arrachant les chairs, corps en pièces détachées etc.). Sinon, les scènes de sexe sont malsaines et la saleté omniprésente (les rats, les cafards, les asticots etc.). La réalisation est originale avec de judicieux flash-back qui s’intègrent parfaitement à la réalité présente. Tout est filmé avec soin comme le clou qui déchire la main de Larry (le mari) lors du déménagement et le sang absorbé par le plancher. Ensuite, la régénérescence de Franck (l'amant) dans le grenier commence. Pour le plus grand plaisir des amateurs de frissons, elle est filmée avec complaisance presque jusqu’à l’écœurement. Le spectateur a droit à tous les stades de la transformation : de l’état embryonnaire au squelette qui se recouvre peu à peu de chair et de muscles. Voir Julia et Franck (pas totalement reconstitué) dans l'intimité n’est pas très ragoûtant. Le pacte entre la femme et l’amant-zombie est scellé. Le scénario qui mêle allègrement torture et jouissance s’avère très « adulte » pour un film d’horreur. En effet, à côté de l’histoire de ce trio amoureux inédit (l'épouse, le mari et l’amant mort qui renaît en se nourrissant de sang), les autres productions du genre font figure d’aimables plaisanteries. Attention !, l’absence d’humour, les meurtres violents (à coups de marteau) tournés sans recul peuvent choquer. A noter que l’actrice principale, plutôt âgée et pas spécialement belle, n’obéit pas aux canons du genre. Mais les vraies stars du film, ce sont les Cénobites, des créatures infernales sorties de l’imagination débordante (malade ?) de Clive Baker. Enfin, je ne peux pas terminer sans mentionner les pouvoirs du Cube qui offrent aux spectateurs des scènes oniriques démentielles (à l’hôpital, à la fin dans la maison). Voilà sûrement l’un des films les plus gore du cinéma.

XTRO (1983) : Ce film de SF et (surtout) d’horreur m’a marqué durant mon adolescence. Aujourd’hui, il m’impressionne toujours autant. « XTRO » est plus qu’un anti-E.T. Rarement un film de SF aura été aussi gore. Sous sa forme primaire, la créature est vraiment abominable. Cette production anglaise a beau dater de 1983, ses effets spéciaux sont absolument saisissants (les meurtres sanglants, les corps vampirisés par le père et son fils). La scène de la renaissance du père est même carrément abjecte (imaginez une femme, le ventre distendu, qui accouche d’un adulte !). Avec la transmission des pouvoirs du père à son fils, le film lorgne vers le fantastique. Les passages où les rêves assassins du gamin se matérialisent (la toupie, le soldat, le clown, la panthère noire, le char…) sont très surprenants. Tout en étant spectaculaire (cela dès les premières minutes avec l’enlèvement du père), l'oeuvre est intimiste dans la description qu'elle fait des relations entre les membres de cette famille recomposée, chamboulée par le retour de ce père disparu depuis trois ans. La réalisation sans temps mort, soutenue par une BO puissante, empêche le spectateur de se poser. Tout va très vite. D’ailleurs, il se passe beaucoup de choses pour un film de seulement 86 minutes ! On a droit à une succession de scènes chocs mais aussi des petites idées originales comme le père qui mange goulûment les œufs de la vipère de son fils, son goût pour l’odeur du gaz ou encore la récolte des œufs sur une victime et le frigo transformé en couveuse etc. Et que dire de la dégénérescence de l’enveloppe humaine de l’alien pendant un coït avec « sa femme », sorte de cadeau d'adieu ? Les dernières images avec les enfants sont à la fois belles, fatalistes et terrifiantes.

Sans trop généraliser, je pense que les films d’horreur anglais sont plus subtils que leurs homologues américains.

Kalie
avatar 05/07/2013 @ 20:51:43
MAGIC (1978) : Dans ce film, Anthony Hopkins (encore jeune, ça fait bizarre) incarne un artiste sans talent, humilié par le public le premier soir mais qui trouve sa voie en devenant ventriloque. Il faut dire que son numéro avec sa marionnette est irrésistible (gentiment vulgaire mais drôle). A la veille d’un gros contrat, le magicien refuse un simple examen médical. Pourquoi ? Dans sa fuite incompréhensible, notre magicien retrouve un amour de jeunesse. Isolé à la campagne, il est de plus en plus perturbé. Les « discussions » entre la marionnette et son utilisateur tournent à l’hystérie. La maladie mentale du ventriloque ne fait plus aucun doute. Voilà, un thriller inquiétant dominé par la belle prestation d’Hopkins, transpirant à grosses gouttes, conversant sans cesse avec sa fichue marionnette. La voix française de cette dernière est d’ailleurs assez terrifiante. C’est un film captivant de bout en bout sur un cas de dédoublement de personnalité. A la fin, l’homme est devenu le pantin de sa marionnette. La folie trouve son point culminant dans la scène finale. Les dernières réflexions de la marionnette à travers la bouche du magicien concluent cette étrange histoire de la plus belle des manières. C’est un film injustement oublié que je conseille à tous.

Kalie
avatar 06/07/2013 @ 21:51:36
BRAINDEAD (1992) : Avant d’être connu pour ses superproductions, l’australien Peter Jackson a réalisé plusieurs films d’horreur trash. Ce « Braindead » fait date dans l'histoire du genre. Paradoxalement, ce film considéré comme le plus gore du cinéma par les spécialistes est… une comédie ! Cette parodie d’horreur pleine de tripes et boyaux jusqu’à l’écœurement va au-delà de tout ce que j’ai pu voir. Les dégâts causés par ce mystérieux singe-rat ramené d’une île lointaine ne tardent pas à faire leur effet (dès sa capture, au zoo avec une scène terrifiante animée image par image de la bestiole et la morsure de la maman du personnage principal). Sur fond d’amourette volontairement niaise, la mère du héros perd sa peau, son oreille pendant un diner, envoie du pus dans les assiettes des invités, bref se transforme en zombie. Problème, elle fait des adeptes. Le héros tente de limiter l’invasion en hébergeant les morts-vivants. Les viscères et le sang envahissent l’écran. Tout cela contraste avec la naïveté et le petit monde propret des vivants. La tête à moitié arrachée de la nurse transformée en zombie, les restes du chien mangé retirés de la gorge de la mère, le râteau planté dans le crâne d’un zombie pour l’empêcher d’avancer, une cage thoracique arrachée en creusant avec les mains, un bébé-zombie dans un mixeur et bien d’autres scènes indescriptibles soulèvent le cœur. L’apothéose étant atteinte avec le massacre final à la tondeuse. A côté de ces scènes susceptibles d’écœurer même les plus endurcis, on a droit à des passages burlesques (le curé kung fu contre les loubards-zombies, l’accouplement innommable de la nurse-zombie et du curé-zombie, la promenade du bébé-zombie dans un landau couvert de fils barbelés et le passage totalement fou dans le parc, le héros glissant sur le sang incapable de s’enfuir, la tête éclairée d’un zombie défoncée par une lampe murale etc.). Il y a même une petite révélation sur le passé de notre héros, un secret de famille presque anecdotique noyé dans toutes ces tonnes de barbaque. Dans la scène finale, la mère castratrice, devenue une immense créature ignoble, veut faire revenir son fils à l'intérieur de son ventre… Attention, ce film est à voir absolument à jeun !

Martin1

avatar 07/07/2013 @ 20:44:31
LA LIGNE ROUGE (Malick, 1998) : un film brillant, lumineux, une lente plongée dans l'esprit tourmenté des soldats américains de la guerre du Pacifique (Guadalcanal). D'abord on doit supporter la terrible attente du danger, et tout à coup la bataille commence. Les soldats ne pensent pas à être des héros. Pas de noblesse dans cette guerre, juste l'horreur, la mort, le sacrifice et la rédemption.
Un casting hors du commun - les plus brillants : Sean Penn, Jim Caviezel, Adrian Brody, Ben Chaplin et Woody Harrelson...-, avec des brèves apparitions de John Travolta et de George Clooney.
Caviezel joue avec une innocence et un talent incroyable (c'est d'ailleurs en regardant ce film que Mel Gibson l'a repéré pour jouer le rôle qu'on lui connaît...). Sean Penn est très fort également.

2h30 plongé dans les monologues intérieurs de ces êtres confrontés à l'épreuve ultime. Oui, ce film parle de la mort ; il parle donc naturellement de ce qui vient après...

On est pas tenu d'être touché par l'art de Malick. Trop de spiritualité, trop de lumière et de rapport à la croyance, cela ennuie les gens et c'est normal. Mais moi, personnellement, je suis conquis.

Kalie
avatar 16/09/2013 @ 18:59:42
Revu sur la TNT, l'un de mes films préférés : "Mission" de Roland Joffé. Ce film, c’est d’abord deux personnes que tout oppose : la compassion de Jeremy Irons en père jésuite dévoué à la cause d’indiens d’Amérique du Sud face à Robert De Niro en mercenaire sanguinaire trafiquant d’esclaves. Après avoir tué son frère lors d’une querelle amoureuse, De Niro va prendre le chemin de la rédemption au côté des jésuites. Les scènes dans lesquelles il traîne son armure comme un fardeau dans la jungle en guise de pénitence, glissant et tombant avant de se relever, sont inoubliables. Au bout du sacrifice, il prend fait et cause pour les indiens. Il rejoint même l’ordre des jésuites, lui, qui a du sang d’indiens sur les mains ! Les efforts de Jeremy Irons pour apprivoiser les indiens (la scène de la flûte), puis bâtir une mission pour répandre la parole de Dieu, forcent le respect. Mais face aux espagnols et portugais assoiffés de conquêtes et d’argent, face à la capitulation de l’Eglise qui par là même renie ses fondamentaux, tout cela n’est-il pas voué à l’échec ? Quand la survie de l’ordre jésuite, menacé en Europe, dépend de l’abandon des missions du bout du monde ; quand en se pliant devant le pouvoir politique, l’Eglise demande aux indiens de retourner dans la jungle après les en avoir délogés, quelle issue reste-t-il ? Désobéissant à l’Eglise, les jésuites restent avec les indiens dans la mission. De Niro prend les armes tandis que Jeremy Irons prie… jusqu’à la mort. À la fin, je n’ai pas pu retenir mes larmes avec le massacre des indiens de la mission, femmes et enfants compris ! Sinon, la musique « divine » d’Ennio Morricone (chœurs, pipeaux…) nous transporte en nous faisant prendre de la hauteur. Les paysages sont d’une beauté époustouflante (cascades, forêt…). Peut-être les plus beaux qu’il m’ait été donné de voir au cinéma.

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