Nathafi
avatar 10/03/2018 @ 10:58:03



Ce sont les paroles de la chanson "Sale pute" d'Orelsan
Au risque de passer pour une Maman "has been", je ne saisis pas bien le second degré de cette chanson...




Je me suis aussi posée la question Nath !


Et encore ! Je n'ai pas tout mis ! Oui à la liberté d'expression, mais peut-on qualifier ces horreurs d'expression ???
Oui, la fille est avec un autre gars, oui ça fait mal, et chacun(e) d'entre nous a vécu ou vivra l'abandon, le rejet, la tromperie...

Mais quand j'écoute ce genre de textes, que les ados se passent en boucle, ces êtres encore fragiles affectivement et psychologiquement prennent ça en pleine face et se disent que la vie c'est ça !!! La tromperie, le mépris, la haine ! Désolée mais ça me fait bondir ! De plus cet artiste a été reconnu par ses pairs, c'est franchement à gerber ! Il y a des dizaines d'autres jeunes artistes qui auraient mérité ce trophée !

Alors la bienséance et la bienveillance voudraient qu'on accepte tout... Moi je comprends que des associations s'indignent, même si ça paraît "exagéré", que ça crée les polémiques et que finalement les artistes de ce genre soient relaxés au nom de la liberté d'expression ! Et j'espère qu'il y en aura toujours pour dénoncer ces agissements !

Essayez d'aller faire lire nos grands poètes à des ados après ça...

Saint Jean-Baptiste 10/03/2018 @ 11:17:46

"[La fille en question]
Attends bouge pas j’ai un mail d’Orel j’te rappelle
Ce soir j’suis rentré du taff plus tôt que d’habitude
Je suis passé chez toi pour te faire une surprise
Quand j’suis arrivé, t’étais dans ton hall avec l’autre type qui est en cours avec toi et je vous ai vu…
Je vous ai vu vous jeter sur l’autre, il passait les mains sous ton pull pendant que tu l’embrassais
Putain j’avais envie de vous tuer j’étais choqué j’croyais que tu étais différente des autres pétasses, j’te déteste j’te hais

J’déteste les petites putes genre Paris Hilton
Les meufs qui sucent des queues de la taille de celle de Lexington
T’es juste bonne à te faire péter le rectum
Même si tu disais des trucs intelligents t’aurais l’air conne
J’te déteste j’veux que tu crèves lentement
J’veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l’enfant
Les histoires d’amour, ça commence bien, ça finit mal
Avant je t’aimais maintenant j’rêve de te voir imprimée de mes
Tu es juste une putain d’avaleuse de sabre, une sale catin, un sale tapin
Tout ces c’était que du baratin
On s’tenait par la main, on s’enlaçait, on s’embrassait
On verra comment tu fais la belle avec une "

Ce sont les paroles de la chanson "Sale pute" d'Orelsan
Au risque de passer pour une Maman "has been", je ne saisis pas bien le second degré de cette chanson...


Merci Nathafi, c’est la première fois que je peux comprendre les paroles d’un rap. Et je ne dois pas être le seul. Hier soir on a passé un rap de Damso à la TV et ça devait être incompréhensible pour tout le monde parce que c’était sous-titré.

Et, faut-il le dire, je ne suis pas édifié. Pour moi on peut se passer de ce genre de gongorisme. Cette culture venue d’ailleurs n’a rien à voir avec la chanson française – ni du reste avec la culture tout court, à mon humble avis.

Ça fait partie des appels à la violence, pornographie, mépris des femmes, mépris du sexe et autres saloperies qu’on propose tous les jours aux jeunes pour leur édification. Je ne veux pas faire le vieux rabat-joie mais je trouve ça lamentable.
De là à l’interdire, c’est autre chose ! Surtout quand ça vient de « groupes de pression » qu’ils soient féministes ou autres.

Saint Jean-Baptiste 10/03/2018 @ 11:25:47
...
"Indignez-vous", (...) "il est interdit d'interdire". Ces deux maximes sont-elles vraiment incompatibles ?

Selon moi, absolument incompatible, Minoritaire : « interdit d’interdire » c’est la loi du plus fort. « Indignez-vous » c’est la résistance à cette loi.

Minoritaire

avatar 10/03/2018 @ 12:12:08
Il n'est pas question de censure, il n'est pas question d'empêcher quiconque d'exercer son art


C'est pourtant bien ce qui se passe au niveau des faits qui résultent de ces attaques et celles qui les commettent le savent très bien; je ne vois pas comment on peut nier cette évidence.
Et si tu n'as pas tort de dénoncer une autre forme de dictature notamment économique qui nous fait vivre sous le joug d'une pensée unique, je ne vois pas en quoi cela peut justifier une autre forme de pensée unique!
De un, il n'y a pas de Pensée unique, c'est un fantasme ! ou alors, il y en a 7 milliards. Vos mots, s'il vous plait, vos mots !
De deux, Il y a effectivement un paradoxe à accepter le contenu culturel qu'un groupe de presse nous impose et ne pas accepter que des individus se regroupent pour dénoncer certains aspects de ce contenu (ça c'est pour l'affaire de "On a choppé..."). Dire que cette action a pour but final de censurer, c'est faire un procès d'intention.
De trois, je ne me prononce pas sur les affaires Cantat et Orelsan. Je pense néanmoins que pour le second, c'est le business des "Victoires..." qui était à mettre en cause et pas l'artiste.
Enfin, pour l'affaire Damso, dont j'ai pu lire que les textes semblaient aussi bien torchés que ceux d'Orelsan, je ne peux que répéter ce que j'ai écrit à la page précédente. Et j'ajoute : on a laissé des surdoués kinesthésiques décider de qui écrirait les paroles de l'hymne de l'Equipe nationale. Il aurait peut-être fallu les encadrer sur ce coup-là.

Et non, surtout, non, je n'accepte pas qu'on parle inconsidérément de "censure", de "dictature", pas plus que de "fascisme" ou quoi que ce soit, dès lors qu'un discours échappe à notre mode de pensée personnel. C'est réducteur et c'est une atteinte à la pensée -pas Unique-, à la réflexion.

.

Minoritaire

avatar 10/03/2018 @ 12:12:58
...
"Indignez-vous", (...) "il est interdit d'interdire". Ces deux maximes sont-elles vraiment incompatibles ?


Selon moi, absolument incompatible, Minoritaire : « interdit d’interdire » c’est la loi du plus fort.
Hors sujet, une fois de plus. Je ne relève même plus.

Eric Eliès 10/03/2018 @ 12:19:14
Il y a beaucoup de choses très contestables dans le rap français (notamment le culte de l'argent à tout prix, une fascination de "consommateur-mouton" pour les marques de luxe, et un mépris des femmes qui confine à la misogynie - et ce même chez les rappeuses !) mais on le trouve aussi chez d'autres. Patman a cité Jacques Brel ; j'ai aussi été surpris de trouver chez Salvatore Adamo (qui n'a pas la réputation d'être un méchant) ce "t'as étranglé ta femme... c'est pas grave / t'es mon pote !". Sans partager le jusqu'au-boutisme des féministes qui vire à une stupide guerre des sexes, je comprends parfaitement qu'on s'en indigne parce que ça peut concourir, par l'absence de distanciation, à la banalisation de comportements inacceptables.

Pieronnelle

avatar 10/03/2018 @ 14:45:32
"la dictature du discours commun, du discours économique, la dictature anonyme des intérêts financiers est une dangereuse impropriété, qui permet aux tenants de cette dernière de maintenir en place un système insatisfaisant pour le plus grand nombre."

C'est bien toi qui a écrit cela Mino ? Il est bien question de dictature (le mot) ou je lis mal ?

Myrco

avatar 10/03/2018 @ 15:06:29
Sans partager le jusqu'au-boutisme des féministes qui vire à une stupide guerre des sexes, je comprends parfaitement qu'on s'en indigne parce que ça peut concourir, par l'absence de distanciation, à la banalisation de comportements inacceptables.

Tout à fait.
Mais le problème est qu'en alimentant ce genre de polémique ou en la ressortant (je pense au cas Orelsan) avec tous les moyens médiatiques dont on dispose aujourd'hui, au lieu de circonscrire et/ ou de contrer ce type d'attitudes et de comportements , on donne infiniment d'écho à ce genre de propos beaucoup plus que si on les ignorait et c'est dévastateur. D'autant plus que ceux qui vont s'y reconnaître y trouvent une légitimation à penser ce qu'ils pensent et à oser l'exprimer (puisqu'ils s'aperçoivent qu'ils ne sont pas les seuls). Répondre à ce genre de provocation (souvent fait pour se donner de la visibilité) me paraît un piège dans lequel il ne faut pas tomber car c'est à mon sens encore une fois contre-productif.

Darius

avatar 10/03/2018 @ 15:07:22
pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur Damso que le comité des femmes belges (féministes? mais alors sans moi... :-) a fait anuler l'hymne national des Diables rouges, équipe nationale de foot) alors que l'hymne n'était pas encore écrit...:-(

https://lesinrocks.com/2017/04/…

dans cet article, il dénonce : "il écrit Comment faire un tube, dans lequel il dénonce le rap facile où il suffit de marier sexe et drogue sur le flow d’un autre pour trouver le succès. " ce qui lui a permis de se faire connaître et ce pourquoi les "féministes" qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ne comprennent pas car elles ne s'informent pas, c'est bien sûr, plus facile......

Tandis que chez les nouveaux écrivains, type Philippe Djan, son succès vient du fait que tous ses livres parlent de sexe, drogue et violence en ne dénonçant rien du tout.....:-( et le prix Médicis 2017 que j'ai commenté sur Critlib m'a choqué... l'auteur (Haendel) est sans doute sujet à ses propres fantasmes quand il décrit les scènes sexuelles d'une jeune prof de philo de 25 ans, belle, éduquée et intelligente avec 2 vieux alcooliques puants, paumés, sans fric et glauques... :-( et là, les "féministes moralisatrices se taisent.. chacun ses chevaux de bataille...:-)

Myrco

avatar 10/03/2018 @ 15:09:57
"la dictature du discours commun, du discours économique, la dictature anonyme des intérêts financiers est une dangereuse impropriété, qui permet aux tenants de cette dernière de maintenir en place un système insatisfaisant pour le plus grand nombre."

C'est bien toi qui a écrit cela Mino ? Il est bien question de dictature (le mot) ou je lis mal ?



;-)

Darius

avatar 10/03/2018 @ 15:12:46
l'article s'intitule "Qui est Damso, le rappeur francophone le plus talentueux du moment...." 24.04.2017

Cet article date de l'année dernière... mais à ce moment-là, les "féministes" belges ignoraient encore le mot "rap".. elles viennent tout juste de le découvrir...

Elles en étaient restées à Luis Mariano "la belle de Cadix a des yeux de velours"... :-)

Darius

avatar 10/03/2018 @ 15:24:00
la presse belge a écrit suite à cette polémique : le combat "pour" les femmes est devenu le combat "entre" femmes... bref, c'est devenu tout à fait improductif.... :-(

Minoritaire

avatar 10/03/2018 @ 15:28:37
"la dictature du discours commun, du discours économique, la dictature anonyme des intérêts financiers est une dangereuse impropriété, qui permet aux tenants de cette dernière de maintenir en place un système insatisfaisant pour le plus grand nombre."

C'est bien toi qui a écrit cela Mino ? Il est bien question de dictature (le mot) ou je lis mal ?

Oui.
On parle bien de dictature, non? Ce n'est pas moi qui ai lancé le mot dans cette conversation.
Et c'est bien lui qui me fait réagir car à mes yeux, il était inadéquat. L'est-il plus ou moins dans la phrase que tu cites ? Je n'en suis pas sûr, mais puisque tout le monde s'accorde apparemment à galvauder les mots, je ne vois pas pourquoi je m'en priverais.

Pieronnelle

avatar 10/03/2018 @ 18:03:45
On pourrait disserter à l'infini sur le sens du mot dictature comme sur celui du mot littérature :-)
Pour moi il y a dictat dans dictature qui veut dire qu'on impose sans consentement. Je pense qu'il peut y avoir dictature dans bien des domaines mais on est obsédé par le sens politique qui a une dimension bien plus large et aux conséquences bien plus graves. La dictature du prolétariat c'était plutôt bien non ? Je rigole hein. ; Bien que...:-)Si le mouvement féministe prétend imposer ses revendications et surtout représenter toutes les femmes alors c'est une "tentative" de dictature" qui heureusement peut être contrée par d'autres femmes sans que ces dernières soient emprisonnées ouf !
Mais si Macron impose des lois anti-sociales par ordonnances ,c'est à dire en se foutant royalement de l'avis des citoyens alors ça s'apparente bien à une dictature ! (Confère aussi "une étrange dictature" de Forester, une femme tiens...)

Patman
avatar 12/03/2018 @ 11:58:42

Tu connais ce salon des petits éditeurs qui se tiendrait à Charonne, à la Maison des femmes, en même temps que le Salon du livre ?


salon de l'Autre Livre, le même qu'en novembre aux Blancs-Manteaux... c'est du 16 au 18 mars au 94 rue de Charonne 75011 Paris. Il y aura nos amis de Maëlstrom et des Carnets du dessert de lune...

Darius

avatar 12/03/2018 @ 13:38:19
Damso remercie les féministes pour le coup de pub : "c'est la promo qu'il me fallait pour mon nouvel album"...:-)

http://lavenir.net/cnt/dmf20180310_01137686/…

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