AmauryWatremez

avatar 23/01/2018 @ 09:44:43
Le sujet qu'aborde ce livre mérite largement un forum

Frunny
avatar 23/01/2018 @ 20:10:11
En même temps, ils ont "le droit " de devenir des êtres décérébrés, dirigés par le Dieu Internet et ses lieutenant réseaux sociaux.
Le droit de se faire manipuler en croyant dur comme fer qu'ils sont libres et instruits.
Une belle bande de rebelles !

Tistou 29/01/2018 @ 11:28:14
Certainement ça mérite un forum, mais sans avoir lu les propos de l'auteur ce n'est pas facile.

Saint Jean-Baptiste 31/01/2018 @ 17:30:26
@AmauryWatremez
Je relis ta critique et j’y trouve beaucoup de vérités mais aussi quelques exagérations.
Il est vrai que « j’ai droit » devient l’expression d’une liberté individuelle qui veut dire que tout est permis : on a inventé les Droits de l’Homme. Puis des femmes, des enfants, des animaux, des plantes… Si ça continue on donnera bientôt des droits aux vieux ! Où allons-nous ?

Les femmes ont le droit de « gérer leur corps ». Ça leur donne le droit de vie ou de mort sur l’enfant qui se trouve dedans. Ou de fabriquer un enfant pour le vendre… Ou de pratiquer le plus vieux métier du monde (ce qui, ma foi, est peut-être un moindre mal pour la société).
Ça donne aussi le droit à deux hommes d’avoir un enfant plutôt qu’un chien ou un chat.
Ça nous donne le droit de disposer de notre vie et de notre mort selon nos envies.
On est bien d’accord, ça va trop loin.

Mais quand tu dis que ces droits individuels marquent le rejet des anciennes solidarités, je ne suis plus vraiment d’accord : il n’y a jamais eu autant de bénévolat, autant d’assistance sociale, de solidarité spontanée, de récoltes d’argent pour toutes sortes de causes.
On dirait que l’égoïsme individuel doit être compensé par une incroyable générosité collective.

L’éducation, c’est encore autre chose et je suis d’accord avec toi : les parents ne contrôlent plus leurs enfants... sauf avant leur naissance.

Mais chaque génération doit faire face à des nouvelles inventions : ma génération communiquait au moyen de mots doux qu’on envoyait par la poste dans des enveloppes parfumées.
Aujourd’hui, grâce au net, un garçon envoie un message enjôleur à 36 filles à la fois. Il a plus de chance d’en trouver une qui dira oui. Mais, hem ! ce n’est pas un progrès.

Le soir à la veillée ma génération causait à la lueur des bougies.
La génération suivante se rassemblait devant la TV. On ne causait plus mais la famille était réunie.
La nouvelle génération s’enferme chacun dans sa chambre avec sa petite machine à écran.

Aujourd’hui, les parents sont un peu largués, c’est vrai, et ça ne facilite pas l’éducation.
Je crois aussi qu’ils comptent sur l’école pour faire l’éducation de leurs enfants. Or l’école sert à transmettre le savoir et les valeurs. Rien d’autre.
Mais les valeurs sont devenues tellement contestées aujourd’hui, et le savoir tellement difficile d’accès pour certains, qu’on assiste à un effroyable nivellement par le bas.
L’ancienne ministre de l’Enseignement en France disait : on donne un diplôme aux enfants, ça fait tellement plaisir aux mamans… En Belgique c’est la même chose, on en est là !

Mais moi je crois à la Providence : au moment les plus sombres de l’humanité, il surgit toujours un Churchill pour nous sauver du nazisme, un Gandhi pour nous parler de paix, un Nelson Mandela pour nous parler de liberté, un Martin Luter pour nous parler de fraternité, une mère Thérésa pour nous parler de solidarité, etc, etc...
Il ne faut pas désespérer !

Saule

avatar 31/01/2018 @ 21:55:29
Amaury (enfin je suppose que c'est le point de vue de l'auteur) a raison quand il dit que le bien commun est devenu plutôt accessoire dans l'éducation, notre société est devenue trop individualiste. Par exemple, quand j'étais enfant, notre modèle était le père Damien ou mère Thérèsa. Maintenant c'est Neymar ou Messi ! Et pas seulement pour la beauté de leur foot, surtout pour l'argent qu'ils gagnent..

Je crois que l'homme peut donner un sens à sa vie et trouver le bonheur en vivant de manière emphatique et solidaire, le bonheur individuel en sachant que son voisin est dans la misère, c'est un leurre. Mais il faut que l'éducation suive évidemment et que l'exemple vienne d'en haut (hum, avec nos politiciens ce n'est pas gagné !!).

Mais bon, il me semble que déjà du temps des anciens Grecs on disait que les jeunes ne valaient rien..

Cyclo
avatar 16/02/2018 @ 13:51:30
J'avoue avoir vécu avec cette devise, héritée de ma grand-mère ;
"Tu n'as qu'un droit, celui de faire ton devoir' !
%ais c'était une époque où les parents n'avaient pas abdiqué, ni les enseignants...

Pieronnelle

avatar 16/02/2018 @ 15:00:54
J'avoue avoir vécu avec cette devise, héritée de ma grand-mère ;
"Tu n'as qu'un droit, celui de faire ton devoir' !
%ais c'était une époque où les parents n'avaient pas abdiqué, ni les enseignants...

Le problème est de savoir exactement quel est ce devoir, ce qu'il comprend, au profit de qui ? Parfois faire son devoir peut aller à l'encontre d'une conviction, peut servir une cause dangereuse ou même provoquer des catastrophes ! Les droits tout dépend par qui ils sont régis...Donner le droit de se droguer est-il vraiment salutaire ? Le droit de tout dire sans restriction au risque de provoquer des drames ?
Bref c'est pas simple car on vit dans des sociétés dont on ne peut vraiment maîtriser les enjeux et où le citoyen est un pion même s'il pense être libre...
SJB le bonheur individuel est sûrement un leurre mais apparemment il semble que c'est celui dans lequel les gens s'engouffrent en refusant de voir comment vivent leurs voisins ; est-ce seulement le sentiment d'impuissance ? J'en doute mais c'est certainement une raison liée au fait que l'Action individuelle semble aussi un leurre...et les organismes humanitaires bien entâchés, ce qui portent préjudice à ceux qui s'y investissent honnêtement...

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