LesieG

avatar 31/10/2017 @ 17:40:40
Et concrètement, on fait comment ? On commence jusqu'où ?


C'est parti, Dirlandaise a attaqué... je poursuis donc :

Je n'ai lu qu'une 15aine de pages pour le moment et ce que je peux en dire est que c'est une très belle écriture, on voit que les phrases ont été travaillés et que les mots sont recherchés.
Et comme le dit très justement Dirlandaise on se sent intégré à l'histoire, l'auteur nous parle et nous "interpelle".
Donc prometteur.
A suivre

Dirlandaise

avatar 31/10/2017 @ 20:18:42
Et concrètement, on fait comment ? On commence jusqu'où ?


Pour ma part, je vais attendre un peu avant de poursuivre afin de ne pas trop prendre d'avance.Il faudrait donner des étapes à atteindre pour tout le monde et laisser nos commentaires avant de continuer.

Koudoux

avatar 01/11/2017 @ 08:57:15
Belle écriture , on est tout de suite dans" le bain"
1er jour:Magnifique description de la dignité mais comment le majordome peut -il rester digne en réponse à un maître indigne.
Réflexions sur la dignité très intéressante et zoom sur la vie des majordomes.
Parfois un peu trop descriptif pour moi mais ambiance british assurée.
Je commence le 2ème jour...

Lobe
avatar 01/11/2017 @ 08:58:20
J'ai commencé le livre juste après avoir relu Elles se rendent pas compte de Boris Vian (sous le pseudo Vernon Sullivan) : choc des cultures! La lecture en anglais est très précieuse, une belle manière de réviser sa grammaire, d'apprendre de nouveaux mots (celui de 'badinage'), de voyager dans un autre monde.

Me suis arrêtée hier au milieu du second chapitre, avant qu'il ne donne sa définition du bon majordome.

Sissi

avatar 01/11/2017 @ 09:02:38
Ouh là là je venais aux nouvelles et je vois que je suis déjà en retard! ;-)

Alors j'attaque, ça tombe bien j'ai une journée assez libre!

Saule

avatar 01/11/2017 @ 09:11:26
J'ai vu le film avant et donc fatalement j'ai en tête le formidable Anthony Hopkins dans le role du majordome. Je suis à la première étape du voyage.

Je suis conquis par ce personnage qui place son métier au-dessus de tout, son discours sur "Que doit être un bon majordome" est vraiment amusant. C'est clairement un homme qui ne vit que à travers sa fonction et l'auteur nous le rend très attachant vu qu'on ressent tout à travers ses pensées. J'ai bien aimé ses réflexions sur la beauté de l'Angleterres (qui se résume à "greatness") lorsqu'il décrit la vue magnifique sur les campagnes pour sa première sortie hors des limites du domaine. Aussi quand il résume la qualité d'un majordome à la dignité, toutes les considérations qu'il se fait sur son métier sont le coeur de sa vie mais loin de le rendre pitoyable ça le rend sympathique et émouvant.

Je le lis en anglais, malheureusement mon colis amazon n'est pas arrivé. Mais c'est facile à lire, le majordome exprime toute ses hautes pensées sur son métier de manière très compréhensible même pour un non-native anglais. Je cale par moment, je vous demanderai alors la traduction française (je n'ai pas le livre avec moi maintenant)

Marvic

avatar 01/11/2017 @ 10:21:44
Terminé le premier chapitre. Effectivement, comme le dit Koudoux, ambiance british assurée. A la lecture des premières pages, entre l'écriture soignée, le cadre, et les personnages, j'ai eu l'impression de plonger dans un roman des soeurs Brontë.
Comme Saule, j'ai trouvé le personnage de Stevens sympathique. J'ai de l'empathie pour ce majordome qui n'a pas été formé pour répondre au "badinage" de son employeur.

Saint Jean-Baptiste 01/11/2017 @ 10:30:36
je suis déjà en retard! ;-)
Moi aussi j’ai pris du retard, si ça peut te rassurer, Sissi.
Il y avait du foot à la TV hier soir, c’est exigeant la vie du sportif, vous savez.

Je n’ai lu que le prologue. J’aime bien ce majordome. Il a à cœur de faire son métier à la perfection. Ça m’a rappelé ma grand-mère qui disait toujours : il n’y a pas de sot métier, il y a des sottes gens. J’aime bien les perfectionnistes.

J’ai bien aimé quand il se demande quel costume il doit mettre pour voyager parce qu’il s’agit d’être à la hauteur de la grande maison qu’il sert. Et puis quand il compare la classe du Seigneur anglais avec l’Américain. Il se garde bien de qualifier l’Américain de « parvenu » ou « nouveau riche » mais le lecteur a compris.
Jusqu’à présent, ce majordome, lui, il a la classe. Je crois que la suite de ses aventures ne vont pas ameuter les foules mais je me réjouis de voir ce qui va lui arriver.



Ludmilla
avatar 01/11/2017 @ 11:37:05
J'ai relu avec plaisir le prologue où l'on voit le changement d'époque : les relations avec son employeur sont très différentes, le nombre de domestiques diminue (de vingt-huit personnes à quatre "permanents" et quelques "personnel à la journée") , avec le majordome qui essaie de s'adapter.

J'ai noté aussi qu'il évoque Miss Kenton, l'ex-gouvernante, alors que "Miss Kenton était allée vivre sa vie de femme mariée"

LesieG

avatar 01/11/2017 @ 15:45:20
J’en suis aussi à l’explication « d’un bon majordome »

Comme Saule j’ai aimé la description de la beauté de l'Angleterre mais ses explications sur la différence entre la grandeur des paysages anglais par leur simplicité et les autres sites qui doivent être voyants au point de frôler l’indécence m’ont énormément amusées... puis c’est un point de vue qui se défend.

Je suis d’accord avec tout le monde sur le fait de bien aimer ce majordome très britich et flegmatique à souhait. Il adore se questionner sur tout et il a vraiment beaucoup de mal avec le badinage.

Je suis très curieuse de voir où il va nous mener.

Dirlandaise

avatar 01/11/2017 @ 16:35:57
J'ai remarqué que l'auteur aime bien faire intervenir des personnages sortis de nulle part comme ce paysan incitant le majordome à l'escalade du sentier abrupte menant au sommet offrant une vue magnifique des environs et aussi, cette paysanne venue récupérer la poule égarée sur le chemin et que monsieur Stevens a failli écraser mais sans le faire heureusement, s'étant arrêté juste à temps suscitant de la reconnaissance de la part de la jeune fille. Ces petites anecdotes viennent alléger un récit qui pourrait à la longue devenir un brin monotone.

Je suis à lire l'arrivée des invités à la réunion d'une importance extrême réunissant divers personnages célèbres en 1923 à Darlington Hall. Le personnel subit une pression énorme devant l'afflux des invités.

Septularisen

avatar 01/11/2017 @ 16:53:54

C'est parti!

Une relecture pour moi, et je dois dire que je trouve l'écriture toujours aussi magnifique...
Je n'en dirais pas plus de peur d'en dire trop...
En effet, je m'en voudrais de spoiler par mégarde la suite le livre à ceux qui le découvrent.

Je suis comme Saule je ne peux m’empêcher de voir Antony HOPKINS à chaque fois que je me représente Stevens , behn oui, un film aussi magnifique ne s'oublie pas si facilement!... Et promis juré la prochaine fois que je vais en Angleterre, je fais une halte à Dyram Park, là où a été tourné le film, pour visiter le château et les jardins...

Dirlandaise

avatar 01/11/2017 @ 17:20:04
Bon je vous laisse continuer. Je crois que les lectures communes ne sont pas faites pour moi. Et puis j'ai du mal à attendre et je ne veux pas reprendre mon Stephen King avant d'avoir terminé celui-ci. Bonne continuation. ;-)

LesieG

avatar 02/11/2017 @ 08:59:10
Voilà je viens de terminer le premier jour et j’ai toujours le même ressentir sur ce roman... j’adore les réflexions de ce majordome mais surtout les appréciations qu’il donne aux exemples.
En particulier celui du tigre : «  il n’a jamais eu la chance de rencontrer un tigre sous la table de la salle à manger » ...
La chance !!! J’aurais aimer pouvoir discuter de cette appréciation avec un tel personnage...

Concernant le film que je n’ai pas vu :

Désolée mais moi, malheureusement je suis restée sur Anthony Hopkins dans Hannibal Lecter, le personnage était tellement fort que j’ai du mal à m’en défaire. Du coup je n’arrive pas à me l’imaginer dans ce rôle de majordome flegmatique.

D’autre part, ce roman est quand même basé sur des réflexions donc je me demande comment cela à pu être retraduit en images. Je pense que je regarderai le film après car ça me rend très curieuse.

Saule

avatar 02/11/2017 @ 09:04:04
Leslie, je pensais justement avant de te lire que James Ivory avait un travail incroyable pour parvenir à rendre ça en image. Miss Keaton est jouée par Emma Thompson je pense, elle est tout aussi formidable dans le role que Anthony Hopkins. Il faudra absolument regarder (revoir) le film.

Dans la deuxième partie il discuste la lettre pleine de nostalgie que lui a envoyé Miss Keaton (bien vu Ludmilla, il explique pourquoi il l'appelle Miss alors qu'elle avait quitté le service pour se marier). J'aime énormément ces sentiments nostalgiques exprimés avec finesse, cette interrogation sur comment remplir le reste de ses jours, cette sorte de crépuscule de la vie et de toute une époque...

Vivement de trouver du temps pour lire ce soir

Saint Jean-Baptiste 02/11/2017 @ 11:38:15
Je trouve qu’il y a du Modiano dans la façon de raconter. Un Modiano à la mode British... (?)

Sissi

avatar 02/11/2017 @ 12:33:44
Moi j'ai eu du mal avec le prologue....j'ai trouvé le style trop ampoulé, avec de pénibles longueurs ou digressions, même si ça reflète bien la façon de penser d'un majordome droit et plein de déférence envers ses patrons.


J'en suis également à la première journée et à la réflexion sur ce qu'est un "grand majordome", là j'aime mieux.

Darius

avatar 02/11/2017 @ 13:42:49
Bon je vous laisse continuer. Je crois que les lectures communes ne sont pas faites pour moi. Et puis j'ai du mal à attendre et je ne veux pas reprendre mon Stephen King avant d'avoir terminé celui-ci. Bonne continuation. ;-)


en fait, j'ai un peu le même sentiment que Dirlandaise.. C'est un peu fastidieux de lire toutes les remarques de chacun, car c'est le but de cet exercice, je suppose....je n'avais rien de précis en tête lorsque je me suis inscrite pour cette lecture commune, mais in fine, çà ne me convient pas trop.. je vous laisse donc poursuivre, quitte à venir de temps en temps jeter un coup d'œil...:-)

Saint Jean-Baptiste 02/11/2017 @ 17:51:03
la réflexion sur ce qu'est un "grand majordome", là j'aime mieux.
Moi aussi j’ai apprécié cette digression sur « le devoir de dignité ».

Les anciens des écoles chrétiennes se souviennent que l’écrivain le plus recommandé à l’édification des potaches était Saint-Exupéry. C’était loin d’être une grenouille de bénitier mais sa philosophie était celle du devoir accompli. Pour lui, le sens à donner à sa vie est de remplir son contrat, même si le résultat importe peu.
L’aviateur de l’aéro-postale savait bien qu’il importait peu qu’une lettre arrive 8 jours plus tôt par avion que par bateau. Il savait très bien qu’avec son avion il prenait des risques à peu près inutiles mais, ce qui donnait un sens à sa vie était que le courrier arrive à destination, quoiqu’il arrive, parce qu’il s’y était engagé.

Je pense que le majordome a la même philosophie : il ne se pose jamais de questions sur la grandeur de son métier qui est de servir un maître. Mais il s’y est engagé et le sens qu’il donne à sa vie est de faire son service à la perfection.

Personnellement, si je peux me permettre, j’aime beaucoup cette philosophie.
Mais je me suis toujours demandé qu’elle serait la bonne attitude à prendre si le maître – ou le patron – était un homme malhonnête. Surtout aujourd’hui, où quitté sa place voudrait dire le chômage à vie.
Maintenant, qu’adviendrait-il de notre majordome si son nouveau maître américain était indigne de ses services ? Je me réjouis qu’il en revienne à cet Américain qui, semble-t-il, était loin d’être un homme convenable…


Marvic

avatar 02/11/2017 @ 18:12:01
la réflexion sur ce qu'est un "grand majordome", là j'aime mieux.

Moi aussi j’ai apprécié cette digression sur « le devoir de dignité ».


Maintenant, qu’adviendrait-il de notre majordome si son nouveau maître américain était indigne de ses services ? Je me réjouis qu’il en revienne à cet Américain qui, semble-t-il, était loin d’être un homme convenable…



Comme vous, j'ai apprécié le passage sur la définition de la dignité dans la fonction de majordome, je devrais même dire, dans la vocation de majordome.
Je ne suis pas surprise de lire ton commentaire SJB ;-)
Quand il relate un épisode où son père devait emmener des hommes "imbibés" en voiture, qu'il se laissait insulter, cela ne l'a pas empêché d'imposer ses propres limites (qui étaient de ne pas insulter son maître).
On peut penser qu'il trouverait une solution si le nouveau propriétaire n'était pas à la hauteur de la propriété.

J'apprécie aussi beaucoup l'affection et le respect portés à son propre père.

Je commence le "deuxième jour".

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