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Monique
17 juillet 2004 @ 12:27
Elles sont lues par lui, elles ne sont pas de lui mais d'une linguiste reconnue... il n'empêche que je dispose de nombreux textes des épreuves des championnats d'orthographe (pour y avoir participé moi-même plus d'une fois... jamais jusqu'en finale je l'avoue mais 3 fois jusqu'en demi...).
Alors si quelqu'un est intéressé, je diffuse.
Monique
17 juillet 2004 @ 22:34
Alors, à la demande générale...

"UN VOYAGE EN TRAIN"
Deux voyageurs, à six heures et demie sonnées, s'étaient étirés dans les couchettes superposées d'une des voitures-lits. Ils s'étaient levés tout titubants et s'étaient fait un brin de toilette avec les moyens du bord. Bien que cela fût malcommode, ils avaient enfilé des jeans et des parkas crème. Puis, cramponnés aux barres d'appui, ils s'étaient rendus à la voiture-bar, où un café serré et brûlant les avait sortis de leur torpeur. La brume s'étant tout à fait dissipée, des paysages s'étaient succédé, toujours différents, devant leurs yeux aux paupières alourdies, comme dans un film : des alignements de pylônes, les clochetons des églises ou les tourelles des châteaux forts, des terrils ou des châteaux d'eau, mais aussi des chemins zigzaguant à travers les vignes, Ici, par dizaines, des freux apeurés s'étaient envolés ; là, des champs de sarrasin avaient alterné avec des terre-pleins, des passages à niveau, des moissonneuses-batteuses, des troupeaux d'ovins.
À demi somnolents, emportés par la course folle du train, ils s'étaient enivrés de ces vues qui avaient défilé continûment des heures durant, jusqu'à ce qu'ils se soient finalement laissé enchanter par le spectacle d'une mer bleu-vert, lieu béni où ils allaient passer leurs vacances.
Monique
17 juillet 2004 @ 22:36
"DRAME A L'OPERA"
Accessoiriste dans un théâtre miteux, Octave était toujours à l'affût d'affûtiaux et d'affiquets, à la recherche d'objets démodés, de bidules obsolètes, de babioles pas chères. Un jour il rencontra Elvire qui était couturière au palais Garnier, et qui, tout en chantant les grands airs de la Callas, passait ses journées en cousant des brocarts, des lamés or et des taffetas.
Lui vivait dans le chiffon, elle dans la soie. Quoique étonnés eux-mêmes d'être aussi dépareillés, ils s'étaient abordés, plu, séduits, fiancés, et s'étaient donnés l'un à l'autre dans de la satinette bleu pâle. Ils étaient dans de beaux draps !
Lui rapportait parfois des brocantes une mauvaise alêne. Il entassait aussi des doloires ébréchées, des smilles émoussées et des becs-de-corbeau. S'il était un homme astucieux, fin connaisseur des choses du passé, il charriait trop de poussière.
Aussi, à la longue, s'était-elle désintéressée des faux nez destinés aux atellanes épicées, et détournée des chlamydes fatiguées pour tragédies antiques.
Elle l'initiait à la connaissance des tissus. Voici de la moire, voilà de la faille. Tussor ? lui demandait-elle. Il regardait, il tâtait, et il ne savait jamais. Un soir, il l'envoya aux pelotes. Alors, elle lui chanta Manon.
Comme nous étions marris, tous, qu'Elvire se fût laissé gagner par la siccité du cœur, et chiffonnés qu'Octave n'eût pas l'étoffe d'un Saint Laurent ! Le couple s'était déchiré. Ça finit toujours mal, à l'Opéra...
Monique
17 juillet 2004 @ 22:39
"LES COULISSES DE LA SUPERSTITION"
L'opéra et le théâtre, quelque avant-gardistes qu'ils se soient toujours piqués d'être, restent des repaires de traditionalistes, ne serait-ce que par les superstitions, souvent ambiguës, qu'y perpétuent divettes et prima donna. Par exemple, on se gardera d'y introduire des œillets ou des phlox, des miroirs ou des cordes épissées, des parapluies ou des nourritures comme de simples pans-bagnats. Combien d'acteurs risque-tout a-t-on vus qui, ayant osé manger des endives ou des dents-de-lion en salade avant d'entrer en scène, avaient bredouillé et s'en étaient mordu les doigts après se les être léchés !
Au diable la varice ! s'écriait cette très vieille Athalie qui grimaçait sous la douleur. Elle devait tous ses grands rôles, prétendait-elle, à de curieuses tisanes de plantes porte-bonheur : l'aigremoine, la sarriette, la cynoglosse et la joubarbe utilisées inconsidérément, ou à des genêts, des gaulthéries et des hyacinthes pendus dans sa loge. Enfin, aux questions sur son oeil demeuré de braise, elle avançait toujours la raiponce. Quoiqu'elle aimât la chlorophylle, elle fuyait le vert. Elle alla même jusqu'à crânement exiger de blancs-becs qui prétendaient à l'empyrée où se sont installés Maeterlinck, Genet et Beckett que fussent retirés de leurs œuvres des mots comme vertugadin, verroterie, vermée ou vertu. La vertu, d'ailleurs, elle s'en était toujours ri et défiée.
Monique
17 juillet 2004 @ 22:42
"LES CONFIDENCES DE LA MER"
Quelle naïade n'a pas foulé les plages de sable fin de la mer Noire ? Quelle sirène ne s'est pas étonnée de voir les algues pourpres de la mer Rouge ? Quelle enfant naïve ne s'est pas amusée avec mes coquillages fasciés sur les côtes hellènes ? Quel message sibyllin retiré d'une bouteille tout enrubannée d'un varech violacé n'a pas fait rêver celui qui le décryptait ?
Dans mes fonds abyssaux, mille plongeurs se sont frayé des voies entre les môles endormies, les gorgones, ou les barracudas.
Les goélands, les cormorans, les albatros ont dessiné tant de rondes obsédantes au-dessus de mes vagues qu'ils m'ont souvent démontée
Flibustiers et corsaires se sont querellés sur mes flots, et, pour quelques sesterces trouvés dans des coffres-forts engloutis, se sont même entre-tués.
Fidèles ont été mes amoureux : Surcouf, Colomb ou Magellan et, qui l'eût cru ? Robinson Crusoé.
Les galiotes bleues dont les voiles claquaient à tous les vents, les drakkars, les bricks chargés jusqu'à la hune et les vaisseaux fantômes m'ont sillonnée de bout en bout, guidés par ces anges gardiens que sont les sémaphores.
Enfin, que dire des îlots et des atolls, havres de paix sur l’immensité, qui, du cabotage aux croisières hauturières, ont ensorcelé tant de navigateurs ?
Mais ne voilà-t-il pas qu'aujourd'hui, des bateaux, pieuvres maléfiques, répandent dans mes flots bleu azur un noir d'encre polluant. Aussi, marins et capitaines, craignez plus encore mes tempêtes et mes bonaces.
Monique
17 juillet 2004 @ 22:44
"LES RUES"
Asphaltées ou non, bordées d'eucalyptus, d'acacias ou de thuyas, les rues, quelles qu'elles soient, de Rabat à Stockholm, ont toutes un air de famille.
Combien de touristes. et de quidams y pullulent ! Pour s'y retrouver, ils décryptent, avec force difficultés, les panonceaux bleu marine porteurs de noms célèbres : George Sand, Georges Clemenceau ou Théophile Gautier.
On n'y compte plus les dédales obscurs où se sont promenés des curieux cosmopolites, où se sont engouffrés des vents pénétrants, tels l'alizé et l'aquilon. Combien, ici, de liens d'amitié se sont noués, puis défaits ! Combien, ici de mots câlins, choquants, provocants y ont été susurrés, marmonnés ou lancés à la cantonade ! Les rues sont un théâtre permanent. .
Des quartiers huppés aux places populacières, du levant au ponant, quels chiens, du setter au mastiff, n'ont pas hanté les rues ? Quels badauds ne se sont point délectés languissamment du charme de ces enseignes à demi effacées, de ces éfourceaux délabrés et de ces échoppes d'antan ? Dans certaines rues trônent des abbatiales aux pierres épaufrées, et dans d'autres, que remarque-t-on ? Des hauts-reliefs sur des frontons lézardés, des trompe-l'œil à foison. .
Ces voies ont des frères et des sœurs : les. venelles, les ruelles, les cours, les mails et, en forêt, les laies. Des clochards s'y sont plu, des noctambules s'y sont égarés, des poètes s'en sont inspirés, et d'ailleurs « leurs chansons courent encore... dans les rues ».
Monique
17 juillet 2004 @ 22:46
Monsieur le Président du Jury,

Votre missive me convoquant obligeamment pour la finale m'est parvenue avant-hier, et je ne vous cèlerai pas que je l'ai décachetée diligemment.
C'est à la mi-mars que, par ouï-dire, je me suis laissé subjuguer par votre concours et que je m'y suis fait inscrire. Au diable les pique-niques bucoliques et les après-midi de lèche-vitrines ! Enfermée à double tour dans ma thébaïde, combien d’heures ai-je travaillé, cloîtrée, disséquant assidûment les dictionnaires ! Combien de porte-plume se sont relayés sur mon pupitre ! Combien de blocs-notes, de pense-bêtes ai-je remplis ! Pis : le virus de l'orthographe m'a rendue tout à la fois irascible, quasi insomniaque et tremblotante.
J'ai même frôlé le psittacisme ! Mais brisons là, car me voici aujourd'hui intra-muros...
Qu'on me croie ou non, débarquant à Paris ce matin même, je me suis trouvée désorientée. Quelque labyrinthiques que m'aient paru les couloirs du métro, je suis parvenue à grand-peine au lieu dit. Là, je dus chapitrer deux concurrents qui, s'étant voulus fort élégants dans des complets gorge-de-pigeon rehaussés de cravates bleu barbeau, se seraient entre-déchirés, voire entre-tués pour des graphies ambiguës. Je vis même un timonier atrabilaire risquer une échauffourée avec des mariniers tatillons pour un plus-que-parfait obsolète.
Ah ! le subtil roulis des bateaux ! Y avait-il un pied-à-terre plus extravagant, si ce n'est un bathyscaphe ? Quoi qu'il en soit, j'espère que vous ferez mouche ; sinon, bonjour les ex aequo...

Une épistolière finaliste.
Monique
17 juillet 2004 @ 22:47
"DE GRANDS VOYAGEURS"
Quels drôles de bourlingueurs j'ai rencontrés ! D'innombrables voyages avaient donné à leurs visages méridionaux un hâle safrané. Ils avaient l'aventure quasi tatouée dans le cœur. De la mer Tyrrhénienne au Groenland, ils s'étaient tant dépensés qu'ils s'étaient juré d'écrire bientôt leurs mille et un souvenirs.
Une fois regagnés leurs chers pénates, ils s'étaient mis à trier parmi les objets accumulés dans plusieurs mallettes, des tirelires et des tire-bottes rapportés de leurs diverses pérégrinations. Ils s'étaient plu à se rappeler leurs épopées, bien carrés dans des coussins turquoise bourrés de kapok, la meilleure étant celle qu'ils avaient vécue avec un malfrat magyar récupéré au fin fond de la forêt amazonienne.
Rapidement, ils s'étaient tout à fait adaptés aux habitudes citadines, attendant sans maronner dans les stations-service, calculant des plus-values, exécutant les gymkhanas quotidiens des automobilistes sur les ronds-points, délaissant les langues bantoues et le finnois pour zozoter le français standard. Les succulents prés-salés de la baie du Mont-Saint-Michel leur firent oublier les zakouski qu'ils avaient naguère affectionnés. Bref, ils s'étaient acclimatés, et pourtant...
Il ne messied pas de dire ce qu'il advint d'eux : aujourd'hui, les voilà repartis. Quoiqu'ils aient paru stabilisés, la marotte des longs périples ne les en chatouillait pas moins. Ne dit-on pas, même chez les Sorbonnards, que les voyages forment la jeunesse ?
Monique
17 juillet 2004 @ 22:57
"UNE ENQUETE POLICIERE"
Un scandale inouï avait plongé la localité dans un ébahissement extrême. Pour la dixième fois, le musée situé en contre-haut de la ville avait été cambriolé ! Qui donc ici-bas s'était emparé, vers minuit sonné, du chef-d'œuvre cubiste local, « La Femme aux yeux pers », qui trônait dans la galerie des portraits, où les touristes, friands d'œuvres avant-gardistes, affluaient sans cesse ?
Aussitôt sur le qui-vive, une inspectrice court-vêtue, aussi amène que sagace, s'était rendue sur les lieux. Quoiqu'elle fût novice, elle ne manquait pas de jugeote. Escortée d'une cohorte de badauds et d'un gazetier fouineur, elle avait pénétré de plain-pied dans la galerie et s'était arrêtée devant des toiles marouflées qui étaient restées suspendues.
Ayant décelé çà et là des empreintes sur un médaillier patiné et sur des aquatintes, elle s'était acharnée à les relever ; puis ses yeux s’étaient laissé, l'espace d'un instant, attirer par un cigarillo à demi consumé d'une marque uruguayenne. Devant cet indice, elle s'était mise à échafauder de succinctes hypothèses, puis fila chez le buraliste. Cet homme disert lui confia n'avoir jamais vendu ces cigares-là qu'à un seul client : le signataire du tableau ! Quelque stupéfaite qu'elle fût, elle tint alors l'artiste en suspicion et, sûre de l'amener à résipiscence, elle se rua vers sa gentilhommière entourée de paulownias. Quelle ne fut pas sa joie quand lui apparut, posée sur un vaisselier, la fameuse toile mal empaquetée dans du kraft !
« Eh bien, quoi ! fit l'artiste, courroucé, ne fallait-il pas que j'achève ce tableau ? Cette femme n'avait qu'un œil ! »
Monique
17 juillet 2004 @ 23:00
"TROIS FURETEURS INSOLITES"
En achetant des biens à des ayants droit sans le sou, cette antiquaire s'était constitué un fonds hétéroclite hors pair. En avait-on vu défiler, à la queue leu leu, des dilettantes et des marchands de tout acabit fascinés par son bric-à-brac, voire son capharnaüm. Pêle-mêle se trouvaient rassemblés là des crédences, des bonheurs-du-jour, des maies berrichonnes, des poêlons, des coquemars, et même des astragales abîmés qu'elle s'était laissé fourguer par des maîtres chanteurs.
Jusque-là s'étaient succédé des clients si extravagants qu'elle était à cent lieues de penser qu'on pût l’épater encore ! Un jour pourtant, trois m'as-tu-vu patibulaires, s'étaient introduits presque en catimini, dans sa boutique exiguë...
Aussitôt, le moins bizarre avait interpellé l'antiquaire, se déclarant à la recherche de ciels de lit rococo qu'i! s'était représentés garnis de pampilles violacées... Pendant ce temps, ses acolytes, lorgnant des chlamydes défraîchies, s'en étaient drapés, puis s'étaient déhanchés devant des psychés sans tain. Trouvant cocasses deux mouflons borgnes empaillés et trois hiboux naturalisés qui cohabitaient, ils les avaient frénétiquement époussetés jusqu'à ce qu’une figuline en équilibre précaire s'écrasât sur les ex-voto d'un lieu saint rhodanien.
Les recherches s'étant déroulées couci-couça, leur compère s'était rabattu sur deux planisphères jaunis qu'il paya comptant.
Tout ébaubie et toute soulagée, l’antiquaire regarda s’éloigner ce trio d'olibrius dans une carriole tintinnabulante !
Monique
17 juillet 2004 @ 23:02
"LA RANDONNEE INACHEVEE"
Par ce frais matin, il était bien tôt lorsqu'un inénarrable branle-bas secoua la maisonnée. Dès que le réveil eut sonné, vingt et un randonneurs s'étaient levés d'un bond et sur-le-champ s'étaient réchauffés avec des cafés à demi brûlants. Il ne leur restait plus qu'à boucler les havresacs orange ou incarnats, puis à emprunter la route zigzaguant sur les flancs érodés d'un puy auvergnat. Bien qu'ayant différé le départ à cause d'un distrait en socquettes, ils furent bientôt prêts à s'élancer.
Huit heures : tous piaffent d'impatience, tels des reîtres combatifs ; dix heures : nette régression de l'entrain, due à un éboulis de massives roches schisteuses ; quinze heures : un échalas dégingandé se prend le pied dans un rets démaillé ; au crépuscule, une petiote pâlichonne, courbatue, suçote en râlant des pralines et ainsi vainc la faim qui l'étreignait.
Quelque temps plus tard, d'autres excursionnistes affamés vont jusqu'à mangeotter trois demi-quatre-quarts rancis oubliés dans un sac ou mordent sans foi aucune dans des bons-chrétiens blets. Les tout derniers s'exercent à pousser les si aigus d'une tyrolienne en relaçant sur le cou-de-pied un soulier envahi par des spores variées...
La nuit était tombée. Quoique ce quasi-pèlerinage fût loin d'être achevé, nos montagnards ne s'étaient pas laissé décourager, même lorsqu'ils eurent constaté que les chemins verglacés devenaient impraticables. Quelque délavée que leur parût l'enseigne d'un relais, celui-ci les ayant attirés, ils s'y étaient goulûment sustentés. Enfin, crânement, ils avaient remonté les réveille-matin, comptant bien, le lendemain, soulever des montagnes !
Monique
17 juillet 2004 @ 23:03
"UN TOURNAGE MOUVEMENTE"
Les quelque trente à quarante comédiens qui s'étaient fait appeler de pseudonymes bizarroïdes et les quelques techniciens qui avaient disputé à l'envi à des rivaux renommés la chance d’être intégrés à cette équipe haut de gamme étaient prêts à tourner, près de leur metteur en scène favori, la vingt et unième scène du film.
Bien que celle-ci - d'une tension aiguë - eût lieu au moment où le héros atteignait l'apogée triomphal de son épopée et dût se dérouler en été, survint un événement. Un froid subit s'abattit, et, comme la pluie s'était mise à tomber dru, on dut s'arrêter afin que la caméra ne ruisselât point, et attendre que cette vague s'achevât. Tout, en effet, s'en allait à vau l'eau : en l'occurrence, le décor en carton-pâte, les roches arénacées, marmoréennes, les aéronefs loués pour l'occasion, le carcan d'un satyre boiteux qui, dans cette scène, eût dû souffrir le martyre, le sceptre éburnéen du héros et la perruque auburn de sa dulcinée.
Emportés par les eaux torrentielles, des couvre-chef drolatiques, des costumes rouge-brun, jaune doré ou feuille-morte, des tentures fripées imitant de vieux brocarts à ramages, une kyrielle d'objets hétéroclites roulaient dans les égouts. Des plates-bandes d’amaryllis et de delphiniums, ainsi que des haies de lauriers-cerises et de lauriers-tins et des groupes de salsepareilles, formaient déjà un amoncellement psychédélique...
Seule échappatoire à ce cauchemar: ce fut la tentative du réalisateur qui escalada l'unique échelle rescapée et, ainsi exhaussé, d'une voix suraiguë, parla ex cathedra, priant pour que ce cyclone s'arrêtât. Le soir même, Ô miracle ! pluie, vent et froid s'étaient calmés. Demeuraient toutefois les dégâts, incommensurables !
Quoiqu'il leur ait été des plus pénible de patauger ainsi, les techniciens et les comédiens même s'étaient ri de cette catastrophe, et, loin de s'entre-déchirer, s'étaient évertués et plu à reconstituer de leurs mains les décors.
Sorcius
18 juillet 2004 @ 21:31
Merci Monique, encore faut-il trouver quelqu'un pour les dicter!
Monique
15 septembre 2004 @ 23:31
Un lien qui peut intéresser :

http://credit-agricole.fr/partenariats/dicodor/…
Jadsmine
16 septembre 2004 @ 05:38
Un lien qui peut intéresser :

http://credit-agricole.fr/partenariats/dicodor/…]

merci Monique, et mes félicitations pour toutes ces demi-finales !!!
Dirlandaise

16 septembre 2004 @ 16:27
Merci Monique,

J'apprécie beaucoup ta générosité.
Monique
16 septembre 2004 @ 16:47
Merci Monique, j'apprécie beaucoup ta générosité.
Ben... tant que ça coûte rien !.....

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