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Traité d'athéologie : Physique de la métaphysique
de Michel Onfray
Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Philosophie
critiqué par Ulrich, le 2 février 2005
(33 ans)
La note: Moyenne des notes: (basée sur 13 avis)
Juste un Pamphlet !
Miche ONFRAY développe son concept, celui de l’athéologie. Inventé par Georges Bataille, il reprend, tente de le préciser, de le compléter. Ce livre se veut un démystificateur des 3 grandes religions monothéistes. L’attaque est en règle. La charge est violente. La méthode est juste. Les écrits examinés, décortiqués et renvoyés à leurs contradictions. Les modes opératoires des religions subissent les mêmes foudres. Implacable et sans appel. La théorie du prélèvement des textes (Bible, Thora, Coran) est une usurpation. MO le montre avec habileté. L’athéologie n’est pas encore définie, juste les trois grandes religions montrées pour ce qu’elles sont : une création humaine au service non pas de l’humanité mais juste de quelques hommes. Pour l’instant, rien de nouveau. Je pense et nous sommes nombreux à différencier l’organisation de la croyance – et à la rejeter, la condamner- et la croyance. La croyance, Michel ONFRAY la balaye d’un revers d’une page introductive : «Je n’en veux pas aux hommes qui consomment des expédients métaphysiques pour survivre en revanche ceux qui en organisent le trafic campent radicalement et définitivement…de l’autre côté de la barricade existentielle ».Croire, vous êtes dans le faux, en fait dans le doute existentiel mais je vous pardonne. Magnanime MO. Puisqu’il s’agit de doute existentiel, de l’homme, de sa conscience, l’auteur en appelle à la philosophie. Utile et intéressant. Mais là aussi, l’auteur le montre la philosophie ne va pas jusqu’au bout. Elle aussi est trop empreinte de nos épistémès religieux. Là aussi. D’accord ! Dont acte !
L’histoire en tant que science est faite du même vice. Oui évidemment, même cause, même effets !
L’athéisme d’aujourd’hui est donc judéo-chrétien, fait de ses valeurs. Là aussi, je partage, Mais après ? C’est l’après que MO se fixe pour objectif. Il veut définir autre chose, ce qu’il appelle une laïcité post-chrétienne. Louable, mais trop peu de pistes nous sont proposées. Il ne fait que puiser dans un catalogue de croyances autres déjà éprouvées. Hédonisme, cynisme, matérialisme, jouisseur…
La religion est une erreur, jouissez de la vie, nous n’en avons qu’une ! Voilà en quelque sorte son exhortation. Je la partage et la rêve. Mais l’erreur me semble t-il tient dans l’absence de réflexion dans le besoin ontologique de l’homme de croire, de son besoin à comprendre ce que le hasard ne lui suffit pas comme explication. La laïcité de combat qu’il appelle de ses vœux n’est pas définie. Juste un appel à une plus grande tolérance. Les religions sont des appareils politiques à des fins d’organisation de notre société. Balayons-les ! La laïcité d’aujourd’hui est trop faible. Elle est juste une séparation, pas une volonté. Donnons lui une volonté. Mais là MO échoue. Il ne lui donne que d’autres croyances, en des valeurs humanistes en quelque sorte. Et la question reste sans réponse, pourquoi l’homme croit ? et je ne sais pas mais je crois que derrière cette question se cache les trois grandes questions de l’humanité, d’où venons nous ? Qui sommes nous ? Où allons nous ?
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Volume |
Editeur/Collection |
Pages |
ISBN/ASIN |
Parution |
Amazon |
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Traité d'athéologie : Physique de la métaphysique |
Grasset
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281 |
2246648017 |
2005-01-26 |
go
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| Il y a 12 critiques éclairs sur ce livre |
| Onfray contre le Crucifié... |
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Onfray est loin d'être un grand philosophe, il s'en faudrait de beaucoup d'ailleurs pour qu'il le soit, mais en revanche c'est un styliste remarquable, qui sait manier le verbe. Rendons-lui son dû : Onfray voit juste par moments, mais tout ce qu'il dit, il le doit à ses illustres prédécesseurs. Dans son «Traité d'athéologie», où il mène une croisade à mon avis anachronique contre le christianisme, il se bat contre un cadavre depuis longtemps enseveli, donc il ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes. Onfray se croit encore à l'époque de Nietzsche. Mais force est de constater qu'on n'en est plus au temps du "crépuscule des idoles" où l'ombre de Dieu qui achevait de mourir était encore présente. De nos jours, se prendre pour un post-nietzschéen fait du sens certes, mais il faut ajuster son tir et changer la cible du « Marteau ». Foucault, de ce point de vue, était un vrai nietzschéen, parce qu'il a adapté la pertinence de la critique nietzschéenne à l'ordre du jour, en réactivant et en réinvestissant l'axe généalogique dans la problématique originale qui fut la sienne. Alors qu'Onfray, lui, se prend pour Nietzsche, rien de plus, il ne fait que reprendre le même sentier déjà battu par son devancier, donc il mène un combat d'arrière-garde, puisque déjà gagné, luttant contre des fantômes surannés, déployant sans contredit une grande verve, mais ne balayant que du vent...Quand on lit Onfray, la fameuse phrase de Chesterton nous vient irrésistiblement à l'esprit : « De nos jours, nous voyons mentionner le courage et l'audace avec lesquels certains rebelles s'en prennent à une tyrannie séculaire ou à une superstition désuète. Ce n'est pas faire preuve de courage que de s'en prendre à des choses séculaires ou désuètes, pas plus que de provoquer sa grand-mère. » On ne peut pas ne pas aimer Onfray malgré tout, parce qu'il est très vigoureux, mais il ne faut pas se méprendre sur ce qu'il vaut philosophiquement. Bref, le procédé de ce livre est fort connu : amplifier et grossir démesurément l'importance de la cible pour donner un air frondeur à la critique qu'on en fait, critique des religions en l'occurrence. Bon il y a bien sûr le p'tit côté hédoniste d'Onfray qui le classe un peu à part, mais entre nous, il faut dire que c'est de la petite bière à côté de la grande machine nietzschéenne...Onfray n'en est pas moins futé pour autant : il sait tâter le pouls de son époque pour en prendre son parti. Ainsi quand il écrivit ses "Fééries anatomiques", il ne faisait pas autre chose que de se rebiffer avec le rôle d'iconoclaste qu'il aime jouer contre la "doxa" ambiante qu'il prend un malin plaisir à narguer. Cette fois, avec son nouveau "Traité d'athéologie", il capitalise sur le renouveau des guerres de religions version post-2001, sur le "choc des civilisations" et sur toute la névrose collective actuelle dans laquelle baigne notre temps pour mieux appuyer son opportunisme éditorial et récolter un peu de houle médiatique qui accompagne généralement la publication d'un de ses livres afin de subventionner ses projets ultérieurs, relancer sa charge de cavalerie, et reprendre le flambeau à l'assaut d'autres causes gagnées d'avance. Il faut simplement en convenir : Onfray joue à "l'Insurgé", à "Dionysios contre le Crucifié" (un coup d'oeil rapide sur l'image de la couverture de son livre le confirme), il usurpe de sa notoriété pour rebattre des thèmes qui sont les fruits, il est vrai, d'une juste guerre qui fût menée par ses ancêtres mais qui - reconnaissons-le une fois pour toutes - sont depuis lors solidement acquis...
Ego lector - Ottawa - 34 ans - 30 novembre 2007 |
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| Violence justifiée par l'histoire |
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Très bon livre qui dénonce l'aspect barbare, primitif, insidieux, prétentieux et cruel de l'idéologie religieuse.
La religion est issue d'une évolution positive de la puissance de la conscience humaine. L'invention des dieux est un fantasme de puissance, un critère de discrimination, une motivation pour intimider, soumettre, détruire les différences culturelles. La superstition marquée par la peur de forces naturelles a laissé la place à la croyance divine marquée par la peur de forces surnaturelles. Le résultat en est des siècles de haines et de massacres abominables empreints de la barbarie la plus odieuse.
Devant ce constat, la haine de la soumission intellectuelle et la violence des mots sont non seulement excusables, mais salutaires, car Onfray n'égalera jamais, par son défoulement verbal, la haine et la cruauté historiques des croyants envers les incroyants.
Ce livre n'a pas vocation de prouver l'inexistence de Dieu et de Jésus, comme certains l'ont cru, mais d'adresser aux hommes rationnels un message de sensibilisation sur le côté nuisible de la religion et un espoir de dépasser cette ère de croyances irrationnelles qui est incompatible avec notre niveau de connaissances. Les athées en sortent donc renforcés et rassurés, mais les croyants en sortent irrités et humiliés.
Un livre qui peut être dédié à toutes les personnes qui ont été torturées et massacrées au nom de la bêtise humaine.
Rudzaw - - 49 ans - 21 octobre 2007 |
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| Très bon livre. |
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sans juger les arguments développés, je n'aime pas trop devoir garder un dictionnaire à coté de moi quand je lis un livre... et là je remercie le petit larousse qui m'a éclairé sur bien des points et mots scientifiques (comprendre demande des efforts!)! A lire au calme, on passe un bon moment à apprécier lorsque cela conforte nos idées. Sa thèse est admirablement bien menée mais elle ne convaincra que les déjà convaincus. La foi et Dieu ce n'est pas qu'une histoire d'arguments; on ne peut pas convaincre lorsque les opposants ont pour arguments l'invisible et l'immatériel.
Il est important de lire ce genre de livre comme il est important de lire les thèses opposées; se faire une opinion nécessite d'avoir toutes les cartes en main; je dis merci à une personne qui n'a pas peur du rationnel et qui montre que la raison et la logique sont les armes de la vérité (oups suis convaincue!)...
Bibou379 - - 23 ans - 2 octobre 2006 |
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| Apprendre à penser pour soi |
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Le politiquement correct m'étouffe, ce livre est une bouffée d'air; le formatage de la pensée abêtit, ce livre invite simplement à la réflexion pour soi. Je l'ai, vous l'aurai compris, réellement apprécié.
Il s'agit d'un démontage en règle des dogmes monothéistes qui gouvernent nos sociétés : en bref, depuis deux mille ans, on nous répète les mêmes fariboles incohérentes répétées à l'envi afin, in fine de conforter un pouvoir en place.
A lire et à faire lire. Cela ne fera pas que des heureux. Tant mieux.
Fa - La Louvière - 32 ans - 9 mars 2006 |
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| Plus de bûcher... |
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Botchya, il n'y a plus de bûcher depuis 1810, date à laquelle les Cortès en Espagne ont aboli l'inquisition, malgré les plaintes du pape de l'époque d'ailleurs. Tu dis qu'Onfray a écrit de "grosses conneries" dans ce bouquin. Ah oui, et lesquelles? Pour pouvoir en discuter, il faudrait avoir lu ce livre, ce qui apparemment n'est pas le cas. Alors, qu'est-ce qui te permet de donner un avis? Ou alors, tu permets à ton curé de penser pour toi? Alors je peux comprendre ta note négative, parce que c'est justement ce qu'Onfray dénonce, l'abdication de la pensée.
Le rat des champs - - 108 ans - 20 août 2005 |
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| au bucher aussi |
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aprés en avoir discuté avec un prétre et des amis
voila mon avis : au bucher
michel onfray a écrit pas mal de grosses conneries dans ce bouqin
Botchya - - 22 ans - 19 août 2005 |
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| 3 cibles 3 balles |
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Si vous voulez qu'on vous raconte des histoires trépidantes de buissons ardents, de déluges, de mer qui s'ouvre, d'aveugles qui recouvrent la vue, lisez la bible, si vous voulez des histoires de cheval ailé, de paradis remplis de vierges, de guerres et de carnages lisez le coran !
Préparez vous à de folles aventures, à en prendre plein les yeux, ces livres se dévorent et vous feront passer des moments inoubliables, mieux que le Da Vinci Code et Anges et Démons réunis !
Mais après ces moments de détente, si vous voulez vous poser, réfléchir et ouvrir les yeux, lisez le traité d'athéologie de Michel Onfray.
Je mets que 4 étoiles car j'attendais qu'il décortique davantage la bible et le coran pour mieux les souffler !
Noooooooooooooooon pas le poteau !
Voir plus bas pour une critique plus intelligente ;-)
Julius - - 34 ans - 3 août 2005 |
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| Un humanisme athée |
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Au-delà de son postulat d'athéisme, qui résulte d'un choix personnel l'existence ou la non-existence de Dieu n'étant pas démontrables, l'auteur élabore une éthique épicurienne roborative. Pour lui, notre vie c'est ici et maintenant, et il est absurde de la sacrifier pour un au-delà hypothétique. Sa démonstration sur les exactions des trois monothéismes, renvoyés dos à dos, s'appuient sur des faits historiques précis et bien documentés, et il me paraît difficile de la balayer d'un revers de main. Onfray réussit brillamment, à partir des thèses de Nietszche, Kant, Marx et surtout de l'injustement oublié Feuerbach a démontrer à quel point les religions ont la haine de l'intelligence et de la liberté. Certes, il y a comme il le reconnait lui-même l'épaisseur d'une feuille entre les athées militants comme lui et les déistes, qui sans être athées, croient en un dieu qui les laissent se démerder par respect de leur liberté. A mon avis, seuls peuvent se sentir offensés par ce livre ceux qui croient en absolument tout ce que nous disent les religions, l'infaillibilité papale, la virginité de Marie, les dogmes, l'assomption, la résurrection de la chair, etc. Pour les autres, tous ceux qui aiment examiner leurs croyances à la lumière de leur raison, ce livre est un must.
Leura - -- - 57 ans - 3 août 2005 |
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| Une invitation à réfléchir. |
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Je voudrais signaler que la critique d'Ulrich me convient. Bien entendu il est impossible de démontrer l'existence ou la non-existence de Dieu. C'est pourquoi l'auteur postule (page 32) l'inexistence de Dieu, la mortalité de l'âme, l'inexistence du libre arbitre. Personnellement je ne comprends pas pourquoi il pose la mortalité de l'âme ! Pour moi, l'âme n'existe pas (l'Eglise catholique ne disait-elle pas que la femme n'avait pas d'âme ?) : notre état de conscience n'est qu'un phénomène purement lié à la matière présente dans notre cerveau et aux réactions biochimiques. Quant à la liberté, il faudrait en disserter sur tout un livre
Il est évident que notre civilisation est imprégnée par la religion qui a pris le pouvoir en de nombreux endroits politiques, sociaux,... de même, cette religion cause des dégâts, ne fut-ce qu'au point de vue psychologique (culpabilisation), sans oublier les guerres du genre "Gut mit uns".
Il nous faudrait relire Feuerbach, par exemple.
Pour ma part, nulle envie d'"appartenir" à l'une ou l'autre religion, y compris à cette "contre-religion" appelée "libre-pensée" qui imite les cérémonies religieuses en créant "la communion laïque" pour ne citer quelle.
Somme toute, l'auteur souhaite une révolution post-chrétienne qui effacerait le fait historique vécu... C'est son droit de le demander, mais je préfère une lutte pour créer l'égalité, la fraternité entre tous les hommes et toutes les femmes.
Paix aux hommes de bonne volonté.
MOPP - - 71 ans - 1 mai 2005 |
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| Athéisme de combat |
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Quel bonheur de lire un livre comme celui-ci! En ces temps où l'on nous rabat les oreilles des péripéties papales, il est bon d'entendre sonner d'autres cloches. Et pour cause: Michel Onfray n'y va pas de main morte, et d'égrenner la somme d'aberrations qui constituent les trois grandes religions monothéistes. Car c'est bien avant tout au monothésime que s'attaque l'auteur, tout en le renvoyant à une vulgaire "pensée magique" dont il serait issu. A travers le christianisme, l'islam et le judaïsme, c'est toute forme de croyance dans l'irrationnel qui est remise en cause. La charge est méthodique, et aborde tout à tour la haine des religions envers toute forme de pensée qui s'en extrait, l'écriture et la chronologie des textes, les contradictions que renferment ceux-ci, la liste des méfaits commis en leur nom, la prise du pouvoir par les religieux,etc. etc. la liste est trop longue pour être égrennée. Selon Onfray, la religion monothésite, animée d'une pulsion de mort, méprise d'autant plus le monde d'ici bas qu'elle croit en un monde de l'au-delà qui en serait l'exact opposé. D'où notamment l'incroyable déni du corps et de ses plaisirs.
En réponse figure ce que l'auteur appelle un athéisme de combat, visant à établir une laïcité post-chrétienne débarrassée de toutes les valeurs religieuses qui nous imprègnent- le plus souvent à notre insu. Pas question de singer Voltaire ou Rousseau, encore trop déistes et trop polis. Mais là, la bât blesse un peu et il devient difficile de discerner ce à quoi correspondrait cet idéal et par quoi l'on remplacerait ces fameuses valeurs "judéo-chrétiennes". Onfray ne le sait visiblement pas lui-même et en appelle justement à tous les athées pour définir précisément ces valeurs de substitution, basées probablement sur une sorte d'hédonisme raisonné.
D'autres critiques peuvent être adressées à l'ouvrage, comme la réduction du christianisme au catholicisme, sans considérer aucunement le protestantisme ou l'orthodoxie. Figurent quelques passages sujets sans doute à controverse, comme la sympathie mutuelle entre le Vatican et le nazisme, ainsi que le rôle de l'église dans le génocide rwandais (qui pourrait en dire plus et étayer ces propos?) Il s'agit en outre d'un livre à charge, qui fait l'impasse sur le fondement des croyances humaines et pourquoi elles traversent l'humanité toute entière (ou presque). Néanmoins, Onfray agit tel un révélateur de consicence. Il n'y a certes pas beaucoup d'éléments nouveaux dans son livre, mais le rappel qu'il fait ne peut qu'être salutaire pour tous ceux qui, et j'en fais partie, acceptent mollement le relativisme moral contemporain: mettre sur un pied d'égalité le philosophe ou le scientifique, qui analysent et qui dissèquent, avec celui qui crois en un fils de Dieu incarné dans une vierge n'est tout simplement plus acceptable!
Et pour finir notons la très belle bibliographie, qui donnera au lecteur une somme d'ouvrages susceptibles de combler son appétit sur l'athéisme.
.chémane - Marseille - 29 ans - 26 avril 2005 |
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| pas top |
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A mon sens se livre établi moulte amalgame. Dont le plus grave et l'étiquetage idéaliste.
M.O étiquette des énemies qui n'existe pas forcément et même si ils existent, il les idéealise pour justifier son combat. Peut existe réellement. C'est de la philosophie spectacle.
S'il y a un combat a mener ce n'est pas contre la religion mais contre l'illusion, l'asservisement, la disparition de l'esprit critique. C'est celà qui permet à la religion de s'installer.
Par ailleurs les religieux extrême qui applique à la lettre le contenu de leur livre sacré serait : 1.Paradoxaux (comme les textes) et 2.rares. Vous en connaissait bcp de religieux autour de vous qui ne lise q'un seul livre?
De surplus il m'étonnerait qu'il prenne la peinde de lire le livre de Onfray en question.
Ce livre est le fruit d'une autosatisfaction et permettra à certain de se complaire dans leur pensées, mais pas de résoudre quoi que ce soit.
De plus il contient bcp de "victimisation"... on croirait entendre "ouain le pauvre matérialisme, combattus par tous, tout le monde lui en veux, méchant religieux, c'est ta faute."
Il contient aussi un système anti-réfutationniste (Voir K.popper), c'est à dire qu'il n'accepte pas la critique : la moindre critique peut-être renvoyé à la page 44 "vous êtes antiphilosophique".
M.O établi aussi une confusion entre Raison et science et dans ce même chapitre qui en parle reproche au religieux de ne pas tenir compte des scientifique de l'antiquité matérialiste... Onfray fera de même plus loin en rejetant les philsophes qui contiennent des doses latentes de chrétienté... ou qui ne sont pas réellement athée (par des conditions qu'il défini lui même bien sur).
Alors du livre que reste t-il d'utile?
_La posologie, l'écriture est agréable.
_Une mise en évidence d'un passé chrétient qui nous habite majoritairement.
_l'aliénation de sa conscience et de sa raison à d'autres, ou ici, ne sont traité que les 3 monothéisme.
Pas un mot sur l'abandon de l'esprit critique face à la science, au pouvoir des expert, etc...
EN conférence l'auteur ma donné de mauvaise impression j'étais déçu par celui que j'ai connu comme auteur de l'antimanuel de philosophie. Il critiquera d'ailleurs les critiques en disant :
"ce sont des incapables, il sont frustrés, ce sont souvent des gens qui ne savent pas écrire ou mener un projet à bout".
Comme l'argument passait moyen il s'empressa de préciser qu'il répond au question des journalistes et critiques étrangère qui eux ne font pas d'amalgame ou d'erreur grossière.
Bug-in - - 26 ans - 29 mars 2005 |
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| Très vaste sujet ! |
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Ulrich nous donne ci-dessus une très bonne critique de ce nouveau livre de Michel Onfray. Il se fait que j’ai eu la chance d’être présent lors de sa conférence à l’Université Libre de Bruxelles. En outre, j’ai eu la chance d’avoir rencontré l’homme à plusieurs reprises et d’avoir pu discuter avec lui. Il est tout ce qu’il y a de plus agréable.
Au vu de la critique d’Ulrich, je ne vais donc pas reprendre tous les points, mais simplement en souligner quelques-uns.
Tout d’abord, l’idée de jouir de cette vie ici bas, parce qu’elle est la seule qui nous sera donnée, a déjà été développée par Albert Camus. Elle semble évidemment très logique pour un athée. Tant pour Camus que pour Onfray, il est évident qu’en jouir ne veut pas dire que nous pourrions en jouir n’importe comment : nous avons à nous conduire en « hommes ». Ceci veut dire respecter un ensemble de règles qui permettent la vie en société et la recherche du bonheur par chacun.
Oui, Onfray nous montre bien à quel point toutes nos religions monothéistes seraient des créations humaines, tant elles sont pleines de contradictions et d’invraisemblances.
Mais toutes ces belles démonstrations vont-elles faire que les croyants cesseront de croire ?…
Je ne le pense pas et c’est pourtant ce qu’il souhaiterait.
Oui, ces religions ont toujours été contre le progrès, oui elles ont toujours été contre les femmes, oui elles ont été des instruments politiques entre les mains de quelques-uns uns pour asservir les autres, oui elles font en sorte que l’homme se sente toujours coupable de quelque chose et, ainsi, reste sous leurs jougs. Oui, les religions monothéistes se sont toujours montrées contre la démocratie tout au long de l’histoire. Mais comme le dit très justement Ulrich il convient de séparer l’instrument de la croyance.
Oui, il me semble évident que toute notre pensée est marquée par la philosophie judéo-chrétienne et cela me dérange. Je comprends donc très bien le désir d’Onfray de nettoyer cette pensée de cette influence. Je suis pour ce militantisme positif en faveur de l’athéologie.
Les valeurs par lesquelles il voudrait remplacer ces religions me semblent logiques mais ne me paraissent cependant pas convenir à tout le monde.
D’autre part, il voudrait arriver à ce que l’athée prouve aux croyants à quel point ils sont dans l’erreur. Mais comment prouver cela ? Et dans quel but ? En quoi les croyants pourraient nous déranger si l’athéologie aboutissait à supprimer les valeurs judéo-chrétiennes de nos sociétés civiles ?… Celui qui veut croire, de quel droit le priver de cela ?… Du moment qu’il respecte les idées des athées et qu’il n’entend pas faire de la société civile un prolongement de sa croyance en quoi nous dérangerait-il ?…
D’accord qu’avec l’Amérique d’aujourd’hui nous avons un très mauvais exemple de la séparation des croyances et de l’état. Il en va de même pour la plupart des pays musulmans, mais c’est contre cela que nous devrions lutter, pas contre la croyance elle-même.
Que les athées se mobilisent pour que tous ceux qui le sont le déclarent, au lieu de rester spectateurs, j’en vois toute l’utilité. Leurs opinions n’en seront que plus respectées.
Il semble évident qu’arriver à obtenir que les états arabes soient indépendants de la religion va être très difficile à réussir. Mais c’est parce que les athées y sont aussi beaucoup moins nombreux que dans nos sociétés. Mais nous-mêmes, il nous a fallu quelques siècles pour en arriver ou nous en sommes et avec un tout autre bagage scientifique au sein des moyennes de nos populations. Nous pouvons donc dire que la religion n’en est que d’autant plus nécessaire à ces peuples, elle correspond à un véritable besoin. Comment lutter contre celle-ci autrement que par une plus grande instruction ? Mais cela ne se fera pas en quelques mois !… Et comme là se trouve le meilleur moyen de lutter contre les religions, les pouvoirs en place s’y opposent d’autant plus. C’est un cercle vicieux…
Non, personnellement, je ne vois pas comment lutter contre l’envie de croire chez certains. Et cela d’autant plus que je n’en vois pas tellement la raison. Nous sommes bien obligés d’admettre que, dans nos pays, l’église n’a vraiment plus le pouvoir qu’elle avait. A nous les athées, par notre mobilisation, à faire tomber les derniers tabous judéo-chrétiens encore véhiculés au sein de nos sociétés civiles.
Ne véhiculons pas une intolérance qui a surtout été l’apanage des religions monothéistes si justement critiquées pour cela !…
Tout ceci n’est qu’une simple opinion et je peux bien être dans l’erreur.
Il n'en demeure pas moins que toute cette réflexion est très intéressante.
Jules - Bruxelles - 64 ans - 11 février 2005 |
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