Silas Corey : Le réseau Aquila : Tome 1 de Fabien Nury (Scénario), Pierre Alary (Dessin), Bruno Garcia (Couleurs)

Silas Corey : Le réseau Aquila : Tome 1 de Fabien Nury (Scénario), Pierre Alary (Dessin), Bruno Garcia (Couleurs)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers

Critiqué par JulesRomans, le 4 février 2013 (Nantes, Inscrit le 29 juillet 2012, 60 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (21 428ème position).
Visites : 1 675 

Un match dans la Grande Guerre : Georges Clemenceau contre Joseph Caillaux

Services secrets français contre services secrets allemands en plein Paris, désir de Georges Clemenceau de coincer Joseph Caillaux pour traîtrise en négociant de façon personnelle, voilà des ingrédients dynamiques pour faire naviguer le héros un ancien journaliste, devenu détective. Nous sommes en avril 1917 et le moral du pays est de plus bas. Un trait très élégant pour l’illustration, bien rapport avec un contenu du récit où l’on suit les mouvements souples et agiles au service d’un esprit perspicace qui anime le héros bien français malgré son nom à consonance britannique. Il est aidé dans ses enquêtes par son majordome indochinois, qui sait par ailleurs lui préparer des pipes d’opium.

Silas Corev a un rapport privilégié avec les chats et il faut s’attendre à ce que son expérience traumatique de deux ans de combat resurgisse. C’est une belle galerie de personnages connus que l’on croise, outre les deux anciens présidents du conseil (Caillaux n’est pas celui en titre, on a à l’époque Ribot et Clemenceau le redevienfar pour le tome 2), on rencontre le capitaine Ladoux (ici appelé colonel Ledoux, c'est celui de l’affaire Mata-Hari), Marthe Richard (celle qui fera trente ans plus tard fermer les maisons closes). Voilà un album pour un lectorat adulte qui aime les BD d’aventures.

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  Silas Corey

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Naissance d’un héros de BD

8 étoiles

Critique de Blue Boy (Saint-Denis, Inscrit le 28 janvier 2008, - ans) - 9 novembre 2013

Habituellement pas trop porté sur le genre espionnage, je m’étais toutefois souvenu des bonnes critiques de cette nouvelle série que vient inaugurer ce diptyque, et je dois dire que les couvertures m’avaient d’emblée marqué de par leur raffinement. Ce qui frappe aussi dès qu’on attaque les premières pages, c’est la beauté des couleurs pour un trait « franco-belge » plutôt élégant. A certains moments, le rouge flamboie littéralement, tandis que les bruns orangés réchauffent l’atmosphère capiteuse d’une suite au Lutetia. Car il faut le savoir, notre homme, par ailleurs ancien soldat rescapé des tranchées, est un dandy pur jus, avec la prestance de rigueur et la panoplie de pied en cap du parfait gentleman ! Pour satisfaire ses goûts de luxe, il n’hésite pas jouer les agents triples, avec un culot inébranlable. En outre, il saisit la moindre occasion pour asséner des remarques assassines à son majordome asiatique, Nam, accessoirement homme de main redoutable et d’une humilité à toute épreuve, toujours disposé à préparer à son maître « une petite pipe » (d’opium) avant qu’il n’aille dormir… Même si Corey semble apprécier la compagnie des jolies femmes, on peut dire que ces deux-là ont des rapports pour le moins ambigus (on verra même le « patron » dire à son « employé » « je t’aime » pour lui exprimer sa gratitude).

L’atmosphère de l’époque y est très bien restituée. Egalement frappante est la mise en page, très dynamique, avec un goût manifeste pour les cases panoramiques en plans rapprochés. J’ai trouvé ça plutôt original, en tout cas, je n’ai jamais remarqué ça dans une autre BD…

Pour ce qui est du scénario, le pari était risqué de greffer de la fiction à des faits historiques de la période 1914-18. Clémenceau y apparaît comme un des principaux protagonistes faisant appel aux services d’un personnage imaginaire, Silas Corey en l’occurrence, pour tenter de renverser le gouvernement de l’époque. Cela pourra choquer les historiens les plus puristes, mais si on laisse aller, ça peut fonctionner. Néanmoins, ce sont les personnages qui m’ont davantage intéressé que le récit en lui-même, assez tarabiscoté et pas extraordinairement captivant, en particulier en deuxième partie.

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