L'Evangile selon le Fils de Norman Mailer

L'Evangile selon le Fils de Norman Mailer
( The Gospel according to the Son)

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Spiritualités

Critiqué par Ondatra, le 15 décembre 2002 (Tours, Inscrite le 8 juillet 2002, 36 ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (33 203ème position).
Visites : 2 611  (depuis Novembre 2007)

Un nouvel Evangile

Eh oui, tout comme tout lemonde, je ne connaissais que les Evangiles de Saint Jean, Saint Luc, Saint Marc et Saint Matthieu. Mais aujourd'hui, grâce à Norman Mailer, on a l'Evangile écrit par Jésus lui même, et avec ce qu'il a ressenti. Cette version est fort interessante et permet de faire un peu évoluer notre Foi, sans pour autant remettre en cause tout ce qui fut écrit par les Evangélistes, elle nous incite ànous poser des questions et à réagir sur bon nombre d'épisodes de la vie de Jésus à l'exemple du récit de la multiplication des pains ou des noces de Cana, je m'arrête car la liste serait encore longue.... Cet Evangile est à découvrir mais il ne faut pas pour autant prendre pour argent comptant tout ce qui y est écrit mais il est assez interessant de voir la vie du Christ avec un autre regard.

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Les éditions

  • L'Évangile selon le Fils [Texte imprimé] Norman Mailer [trad. par Rémy Lambrechts]
    de Mailer, Norman Lambrechts, Rémy (Traducteur)
    Pocket / Presses pocket (Paris).
    ISBN : 9782266089104 ; EUR 5,90 ; 08/11/2001 ; 220 p. ; Poche
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Etonnant

8 étoiles

Critique de Cuné (, Inscrite le 16 février 2004, 50 ans) - 19 novembre 2005

"En ce temps-là, je fus celui qui vint de Nazareth pour être baptisé par Jean dans les eaux du Jourdain."
Norman Mailer rédige avec respect, tout en prenant certaines libertés avec les évangiles, l'autobiographie de Jésus.
Projet ambitieux, qui aurait pu virer à la farce ou à la louange bêtifiante. Il n'en est rien, et c'est assez bluffant de lire les émotions contradictoires qui lui sont prêtées dans ce livre. On retrouve assez bien l'esprit des grands films américains sur la vie de Jésus, ce mélange de fascination et de rejet, on s'interroge fatalement sur cet homme, on a envie d'en savoir plus, de relire les évangiles.
Le tout reste cependant très en surface, reprenant chronologiquement les évènements Mailer les enrobe à peine de quelques pensées, en atténue certains, et je regrette qu'il n'ait pas gratté plus en profondeur, que sa propre vision des choses ne soit pas plus exprimée.
Néanmoins c'est un ouvrage vraiment atypique que je recommande !

Le 5ème évangile comme une autobiographie posthume de Jésus

6 étoiles

Critique de Fane (Nancy, Inscrite le 28 mai 2003, 39 ans) - 26 novembre 2003

Mailer donne ici une vision terriblement humaine d’un Jésus qui entend donner son « propre exposé des faits ». Tout en retraçant assez fidèlement les évenements majeurs de sa vie, il imagine la vie intérieure, les accès de doutes et de découragement, les colères, les tentations d'un révolutionnaire dont le message va à l’encontre des préceptes religieux de l’époque. Il dénonce avec vigueur la rapacité et la piété hypocrite des pharisiens, et se range définitivement aux côté des pauvres et des pêcheurs. En le faisant descendre du piédestal où les évangélistes l'avaient porté, il ne présente pas moins Jésus comme un exemple, un homme de foi et d'amour, réellement désireux de sauver l'humanité ; mais à aucun moment, il n'a la certitude qu'il y parviendra, ce qui le rend encore plus proche de nous.
Dans le livre, le Christ est perpétuellement confronté à sa vision de Satan, à son omniprésence maléfique tellement bien déguisée qui lui rappelle à tout moment la fragilité de sa divinité. Marie y est dépeinte comme une femme égoiste aux principes moraux rigides, qui fera tout pour éloigner Jésus de son destin de sauveur. Le chapitre 42 est intéressant car il raconte la Cène. Jésus lave les pieds de ses disciples, il partage le pain et le vin, puis il désigne Judas qui va le trahir. Judas, lui aussi, est du côté des pauvres, mais encore plus radicalement, presque idéologiquement. Il trahira Jésus par déception, considérant que ce dernier s'est compromis en acceptant l'hospitalité d'un riche.
Cependant, on aurait apprécié que l'auteur sorte enfin des sentiers battus, révélations inédites et apocryphes à l'appui, décapant définitivement les poussiéreuses idées qui ont été anônnées sur sa vie. Le roman ressemble un certain "évangélisme" mitonné à la sauce Barbara Cartland, comme par exemple dans le dialogue du
Jésus avec le Diable, dont j'ai appris néanmoins les sept puissances démoniaques (avec en prime « l'excès de Sagesse », un comble où va-t-on ?). Le récit, avec un ton réellement biblique, ne sort à aucun moment des limites autorisées par un christianisme réfractaire à toute nouveauté. Cet ouvrage se lit sans grande fatigue et ne provoquera guère de tumulte dans les convictions profondément ancrées des illuminés "shootés" à l'hostie. On aurait aimé en savoir plus sur les relations de Jésus avec la politique, mais aussi avec Marie-Madeleine la pêcheresse, ses parents, ses frères et soeurs, ses disciples, ses apôtres, sur la vraie suite de l'Histoire... qui s'arrêta brusquement un certain vendredi... A la fin, on reste donc un peu sur sa faim.

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