Le crépuscule d'une idole de Michel Onfray

Le crépuscule d'une idole de Michel Onfray

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Philosophie

Critiqué par Likeabird, le 17 octobre 2010 (Inscrit le 17 octobre 2010, 61 ans)
La note : 5 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 6 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (10 463ème position).
Visites : 4 560 

Onfray et Sigmund Freud

Critique du livre « le crépuscule d’une idole »

Onfray titre son livre en référence au crépuscule des idoles de Fréderic Nietzche que l’on peut résumer ainsi :

Il y a dans le monde plus d'idoles que de réalités : » c'est ce que m'append le mauvais œil que je jette sur le monde, et aussi la méchante oreille que je lui prête »... Ce petit livre est une grande déclaration de guerre. Quant aux idoles qu'il s'agit d'ausculter, ce ne sont cette fois pas des idoles de l'époque, mais des idoles éternelles, que l'on frappe ici du marteau comme d'un diapason - il n'est pas d'idoles plus anciennes, plus sûres de leur fait, plus enflées de leur importance... Pas non plus de plus creuses... Cela ne les empêche pas d'être celles auxquelles on croit le plus. Aussi, surtout dans le cas de la plus distinguée d'entre elles, ne les appelle-t-on jamais des idoles.

Le sous titre est « « l’affabulation Freudienne », ce qui place d’emblée Onfray dans une problématique pamphlétaire, avec pour ambition la démolition de ce qu’il appelle lui-même une idole.

La première partie de l’ouvrage nous restitue le contexte dans lequel Onfray a « rencontré » Freud. Il nous conte une partie de sa propre histoire, garçon issu d’un milieu très défavorisé, pur produit brillant (d’après sa présentation) de l’école républicaine. Ses lectures très précoces l’ont conduit à ingurgiter toutes sortes d’ouvrages avant d’intégrer le corps professoral. Après avoir écrit une cinquantaine de bouquins et suivi de loin la polémique sur le livre noir de la psychanalyse il décide de lire les 6000 pages écrites par Freud afin de revisiter ce qu’il nomme les cartes postales Freudiennes.
L’inconscient, le lapsus, le rêve, le divan, le refoulement, le complexe d’Oedipe, la psychanalyse relève de la science, névrose d’un sujet résistant à la psychanalyse, Freud incarnant la permanence de la rationalité critique emblématique de la philosophie des lumières et la psychanalyse en tant que science émancipatrice.
Onfray, après une biographie succincte de Freud, ses origines, sa naissance, ses parents, ses influences nietzschéennes et spinozistes pose très rapidement la question qu’il prête à Freud
Que puis-je faire pour réussir, gagner de l’argent, devenir célèbre et être un scientifique réputé ?
Au passage il nous répète à l’envi que Freud désire se trouver sur la même ligne que Copernic et Darwin. Il se fourvoie d’ailleurs à 4 reprises sur le géocentrisme prêté à Copernic, détail qui discrédite en partie le sérieux épistémologique de Michel Onfray.
p. 81,197, 200 et 388, (« Parle-t-on de croire au géocentrisme de Copernic comme on croirait à la fable chrétienne de la création du monde par Dieu dans la genèse ? »), il confond manifestement l’héliocentrisme avec le géocentrisme, il aurait mieux fait de le vérifier, montrant ainsi que sa main veut aller trop vite que le minimum nécessaire afin d’être crédible pour le reste de ses nombreuses affirmations.
Quand à la fable, elle me parait juive avant d’être chrétienne !
Dans un autre registre, p.81, « Dieu prend un repos bien mérité le septième jour de la création, qui tombe fort opportunément un dimanche » !!!

Au fil des pages Onfray nous présente les caractères et qualités qu’il prête à Freud, il me parait intéressant de les énumérer et il me semble qu’à ce titre Onfray pourrait demander un encart spécial Freud à l’édition 2011 du livre des records.

p.47, obsession de réussir, de gagner de l’argent, phobique des trains, angoisse de manquer de nourriture pour se nourrir, maussade, tabagique forcené.
p.49, falsificateur

p.102, Freud est crypto mnésique, de mauvaise foi, ambitieux, cupide, psychorigide, superstitieux, ingénu, cyclothymique, dépressif, angoissé, phobique, cocaïnomane (quel rapport !!)
p.140, opportuniste, envieux, intéressé, sûr de lui, hésitant !!, névrosé (d’où lui vient ce vocabulaire ?) avide de succès, avide de notoriété, avide d’argent, courant après la reconnaissance universitaire, croyant à la numérologie, croyant à l’occultisme, souscripteur de thèses les plus fantasques.
p. 156, on continue par, jaloux, opportuniste, possessif, tyrannique
p. 157, petit performer sexuel !!, onaniste probable
p.163, adultérin, incestueux
p. 176, mégalomane
p.182 homosexuel refoulé
p.186 sans vergogne
p.228 il est antisémite
p.240, il est performatif (cet adjectif est utilisé par ailleurs à maintes reprises et de façon redondante par Onfray), addiction à la cocaïne, l’électrothérapie, le magnétisme.
Freud s’étant qualifié une fois de conquistador, l’auteur, reprends à son compte ce qualificatif en insistant sur la connotation péjorative du mot en pensant aux horreurs commises par les espagnols en Amérique du Sud, insistant ainsi sur les manquements éthiques de Freud.

p. 244, il est jaloux (une variante de l’envie déjà attribuée), possessif, tyrannique, castrateur.

p.248 enfin un compliment, il note une vraie grandeur d’âme dans la souffrance

p.261, assassin pour avoir prescrit de la cocaïne par injection à son ami Fleishl
p.271, il réduit Freud à un prescripteur de bains et de massages hydrothérapeutes, un promoteur de l’électrothérapie, un vendeur de cocaïne, un marchand de rêve hypnotique et un toucheur de front !
p. 394 Freud souscrit à l’idée répandue que, contraints de gagner leur vie, les pauvres disposent de moins de temps pour sombrer dans la névrose.

p.437, Freud s’inscrit dans la longue tradition des chamans, des magiciens, des sorciers et des magnétiseurs.
p.475, il est amusant de constater les reproches d’Onfray qui se moque de l’esprit pamphlétaire des antis philosophes du 18 è, il utilise pourtant exactement les mêmes ficelles, la calomnie, la médisance, l’insinuation et la polémique.
Il montre une réelle aptitude à comprendre les travers Freudiens.
p.513, Freud est phallocrate, misogyne et homophobe (ontologique !!)

p.524, il montre un Freud absent de la vie politique, neutre voire complaisant devant la montée du fascisme.

Revenons à la psychanalyse vue par Onfray, avec pour fondateur (et encore Freud aurait volé le terme à Joseph Breuer) le personnage principal du livre. Pour Onfray Freud aurait extrapolé une théorie universelle a partir d’une aventure personnelle, par exemple le complexe d’Oedipe ne serait valable que pour Freud et ne correspond à aucune réalité socioculturelle.
Le désir de tuer le père n’appartient qu’à Freud.
La psychanalyse a évolué, mais Onfray semble ancré dans un contexte Freudien, il fait l’économie de ses contemporains et successeurs. Adler, par exemple, a montré que le complexe d’Œdipe ne concernait qu’une partie des individus, il a mis en évidence le fait que, pour certains, le problème n’était ni sexuel, ni incestueux mais plutôt de la volonté de puissance et du sentiment d’infériorité.
Onfray assimile la psychanalyse à de la philosophie et considère son effet thérapeutique comme un placebo. Ce faisant il fait fi des nombreuses écoles psychanalytiques et que tel argument d’Onfray peut se révéler exact pour l’une et pas pour l’autre. Qui prétend que la psychanalyse est scientifique ?, Onfray utilise le on de façon redondante, la psychanalyse reste une technique avec une certaine rigueur sans vocation universelle comme le démontre l’ethnopsychiatrie.
Pour Onfray, la psychanalyse est une discipline vraie et juste tant qu’elle concerne Freud et personne d’autre, il semble totalement ignorer que cette technique balbutiante et forcément sujette aux erreurs, puisse constituer un véhicule pour certains sujets en souffrance.
Damasio dans « Spinoza avait raison » nous dit p. 271 « Le projet psychanalytique de Freud partage certains objectifs de Spinoza. L’individu doit bien connaître la distinction fondamentale entre les stimuli émotionnellement compétents et le mécanisme de déclenchement de l’émotion, afin d’installer des stimuli émotionnellement compétents raisonnés capables de produire des états de sentiment les plus positifs possibles »
Onfray reprend sans y faire attention certains éléments glanés dans des archives. On y voit un Freud visionnaire qui envisage (p. 326) la psychanalyse comme une transition vers la biologie, avec une possibilité de soigner par la chimie. En 1938, il continue de travailler, à l’approche de la mort et dans une souffrance perpétuelle, faisant ainsi preuve de courage et d’opiniâtreté en contradiction totale avec la façon dont Onfray nous le décrit.
Concernant l’inconscient, Onfray fait dire à Freud (p.320) « le passé n’existe pas, l’oubli non plus, l’inconscient n’oublie rien » et alors ! que pense Onfray de Lionel Jospin à table avec des amis et discutant des Etats-Unis, parler des attentats du 21 avril !!
On peut donner raison à Onfray qui souligne le déni du corps de Freud, et aussi la pratique si courante chez certains scientifiques de falsifier leurs résultats pour valider des intuitions personnelles. Les dérives charlatanesques existent dans toutes les professions, les psychanalystes n’y dérogent pas, certains se nécrosent dans un Freudisme abscond et d’autres s’investissent avec sincérité et enthousiasme dans une technique qui rend manifestement service. Onfray veut détruire la religion au prétexte que Dieu n’existe pas, il montre du doigt les psychanalystes comme les prêtres d’une religion créée de toutes pièces par Freud selon un principe de réalité décrété par lui même.
Il termine son ouvrage en nous signalant sa sympathie au Freudo Marxisme de Reich en occultant l’échec d’une théorie qui n’a jamais abouti.
En fin de livre, il consacre quelques pages pour essayer de comprendre le succès qu’il n’aura jamais malgré ses cinquante bouquins, il restera un pamphlétaire superficiel doté d’un psychanalyste qui s’ignore.

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Une science qui se dit science à partir d'axiomes faux

9 étoiles

Critique de Magicite (au gré du vent, Inscrit le 4 janvier 2006, 40 ans) - 21 février 2015

Pamphlet visant à remettre la vérité sur le fondateur d'une discipline dont l'hermétisme et le prosélytisme bloquent toute discussion ou remise en question.
des mystifications
Ce sont les racines des trucages, affabulations, névroses de Freud et les explications de sa doctrine qui sont exposées.
On y apprend les traumatisme de ses proches et patients, notamment sa relation incestueuse (essentiellement platonique) avec sa fille cadette et les conséquences sur la vie de celle-ci,
on y apprend que les motivations de Freud oscillent entre délire de grandeur et avidité financière.

Un livre passionnant de vérités dont mon reproche soit que l'auteur lui donne un caractère d'essai et non documentaire, ce qui exclut les documents appuyant ses recherches en les reléguant à des notes hypertextes en fin de livre et ne l'affranchit pas de la forme un peu académique: thèse, développement, conclusion.

Enfin c'est clair, très peu redondant et accessible. Pas passionnant non plus mais les révélations et leur démonstrations font un fil pour permettre de pas s'ennuyer en découvrant les effroyables vérité et la personnalité de ce personnage qui par euphémisme n'a jamais été un personne sympathique et encore moins faisant preuve de la probité scientifique dont il (et ses perpétuateurs) se clament.

Le mythe décapité

7 étoiles

Critique de Ravenbac (Reims, Inscrit le 12 novembre 2010, 52 ans) - 24 août 2014

Vous vous croyez normal de n’avoir jamais rêvé coucher avec votre père ou votre mère ? Alors ce livre est pour vous. Mais il est aussi et surtout pour les autres. Toutes les questions, ou presque, que vous vous êtes posées sur Freud et la psychanalyse sont dans ce livre. Après la lecture de cet ouvrage bien argumenté il sera difficile d’être encore freudien.

La psychanalyse de A à Z

10 étoiles

Critique de Antihuman (Paris, Inscrit le 5 octobre 2011, 35 ans) - 19 août 2013

N'en déplaise à ces aigrefins médaillés (d'autre part bien souvent tout droit sortis d'HEC), tout ne se monnaye pas, aucun savoir n'est figé et surtout, la science avance au fil des siècles - pendant que certains des principes fondamentaux d'autrefois sont ensuite clairement réfutés... Car c'est bien cela que veut nous exprimer Onfray dans Le crépuscule d'une idole; aucune doctrine n'est exempte d'erreurs, et ses maîtres ne sont, avant toute chose, qu'humains après tout !

Dés lors, sans vouloir résumer une oeuvre entière (qui, par ailleurs, doit très effrayer une certaine minorité), et qui au passage possède une écriture plutôt dense, le fait est que l'auteur connaît son sujet sur le bout des doigts et se réserve évidemment le droit d'être critique, tout en tirant à balles réelles...

On apprend ainsi en vrac, que Freud niait ses pères spirituels tels que Nietzsche et Darwin, parlait de lui à la troisième personne, convoitait sa propre fille, montait des théories pour les abattre soigneusement plus tard, considérait toute femme qui répugnait à coucher avec lui comme une névrosée ou alors une véritable malade, était aussi un grand consommateur de cocaine sinon un pur dealer, composait avec les nazis sans honte (jusqu'à en rajouter: il co-décrit en effet le mythe juif de Moise comme une autre absurdité religieuse), haissait le communisme, n'était pas accessible aux pauvres (une consultation de Freud coûte env. 415 € de nos jours) et principalement, considérait sa célébrité ainsi qu'une chose extrêmement importante - lui-même se voyant comme un nouveau conquistador de champs inconnus et bien sûr in fine, un éternel héros à adorer chaque jour...

Le simple fait que ce modeste livre détienne une armada de contradicteurs ET d'ennemis est, de toute façon, la preuve vivante que le philosophe est dans le vrai absolu. On ne peut pas souhaiter tout expliquer en un seul commentaire, mais il est évident que certains grands principes de la psychiatrie sont à revoir - d'autant plus qu'une grande part de la novlangue psychanalytique est ici clarifiée par Onfray !


Il réalise donc là non pas un réquisitoire mais davantage un exposé réunissant une infinité de preuves au propos de ce grand médecin si arriviste et tellement viennois - à qui arrivait également des rêves délirants dans lesquels intervenait le dieu Horus... Enfin, de nombreux exemples du passé démontrent comment des dictateurs se sont servis dans l'ombre de cette science dans le but d'éliminer, ou de faire passer pour des malades mentaux d'autres sujets plus intellectuels et rebelles...




P 416: "savoir enfin qu'une analyse, au bout du compte, n'est jamais finie, qu'il est dans sa nature d'être interminable, et que, pour bien faire, il faut préparer le patient à l'idée de devoir composer avec son mal toute sa vie...

P 546: "La foule est barbare, intolérante, brutale; Elle ne respecte que la force; Elle veut être dominée; Elle aspire à craindre un maître; etc."

P 167: "Le mariage est amorti depuis longtemps, maintenant il n'y a plus qu'à mourir."

P 581: "La fidélité à nos morts n'est pas dans la dévotion à leurs cendres mais dans l'exercice de la vie qu'ils rendent possible après eux."

P 270: "Car les médecines de la folie furent longtemps folles et nous regarderons probablement un jour les nôtres avec le même regard amusé que celui avec lequel nous envisageons aujourd'hui les émétiques et saignées de Diafoirus !"

Une enquête intellectuelle de grande envergure.

6 étoiles

Critique de Icynico2000 (, Inscrit le 12 février 2012, 47 ans) - 6 août 2013

Michel Onfray nous offre une autre vision de Freud.
Il a fouillé, enquêté, relu, questionné... Il démonte le dogme freudien qui semble faire autorité jusque dans les programmes des classes terminales de philosophie.
Son enquête est impressionnante puisqu'elle recoupe des données biographiques et des textes du médecin viennois.
Le mythe est égratigné sévèrement. Le doute est semé. Au lecteur de se faire son opinion sur l'homme et la théorie. Enfin, il faut prendre en compte la réception de l'oeuvre qui a ébranlé la communauté psychanalytique, signe qu'au-delà de l'oeuvre freudienne s'était bel et bien formée une doxa de sectateurs... Onfray vaut ici, plus qu'ailleurs, pour sa saine impertinence.

un monument déstabilisant

10 étoiles

Critique de CHALOT (, Inscrit le 5 novembre 2009, 70 ans) - 12 janvier 2012

Le « messie » désarmé

Michel ONFRAY s'en prend à un géant du 20 ème siècle, au père-paraît-il de la psychanalyse...
Au début, le philosophe a été influencé comme beaucoup par Freud jusqu'au moment où il a voulu aller plus loin et comprendre et découvrir Freud par lui même.
Ce travail est considérable puisqu'il l'a conduit à lire près de 10 000 pages avant d'écrire une seule ligne.
Le philosophe prolixe s'il en est commence déjà par montrer que la démarche de Freud était peu scientifique...D'ailleurs le célèbre Viennois ne s'est-il pas démasqué volontairement en utilisant l'oxymore « mythe scientifique » pour désigner sa démarche?

Qui est le véritable Freud?
Est-ce le vendeur de cocaïne, remède miracle, le promoteur de l'électrothérapie ou le prescripteur de bains et massages hydrothérapiques , ou même le marchand de rêve hypnotique?
Freud se serait fortement intéressé à l'argent en demandant à ses clients de sortir des sommes plus que rondelettes, quant aux pauvres, tant pis pour eux ….Évidemment ces affirmations pourraient être à caution si l'auteur de ce livre fort bien documenté ne s'était pas appuyé sur les écrits du psychanalyse lui même!
Quant aux guérisons opérées par Freud, elles sont quasi inexistantes....Le « remède » étant parfois pire que le mal!?

Mais alors : s'il n'a pas guéri de patient, s'il n'a pas été un libérateur de la sexualité, bien au contraire, s'il n'a pas prouvé loin de là « l'universalité » du complexe d’œdipe chez au moins tous les petits garçons, que reste t-il de Freud? :
Une légende? Une mystification?
« Freud n'aime ni les philosophes, ni la philosophie; il ne croit pas à la bonté naturelle des hommes » et considère ses adversaires comme des névrosés...

Le trait est dur.
Freud et son œuvre sont diagnostiqués avec force et sans concession:qu'il s'agisse de sa vie personnelle, de ses relations , de sa prétention à avoir inventé la psychanalyse ou de son refus du réel et de son choix du fantasme.
L'auteur n'exprime aucune faiblesse, tout y passe, y compris le « Salut respectueux » de Freud aux dictateurs et notamment à Mussolini...On est loin du progressiste libéral décrit par certains....

Ouf! :

Il nous reste Wilhelm Reich et Marcuse qui réussissent à faire passer la psychanalyse comme une discipline libératrice et hédoniste.
Freud, anti communiste virulent est très loin de ces deux « successeurs » qui eux appelaient à la fin du vieux monde. « Pas question, pour lui, de changer le monde. Le divan apprenait, théoriquement, à mieux vivre dans un monde impossible à changer. »!

Jean-François Chalot

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