Blade Runner, les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip Kindred Dick

Blade Runner, les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip Kindred Dick
(Do androids dream of electric sheep ?)

Catégorie(s) : Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par Tophiv, le 8 février 2002 (Reignier (Fr), Inscrit le 13 juillet 2001, 42 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 20 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (609ème position).
Visites : 4 757  (depuis Novembre 2007)

Le film est formidable mais toutes les idées sont dans le livre !

Après avoir vu le film génial de Ridley Scott (le plus grand film de SF à mon avis), c'est vrai que le roman m'a paru un peu "faible".
Tous les thèmes du film sont présents dans le livre, mais on a l'impression que c'est R. Scott qui les a vraiment développés.
L'intrigue semble elle aussi plus pauvre dans le livre, même si elle reste intéressante.
L'interprétation de Rutger Hauer et de Harisson Ford, ainsi que la réalisation de Scott créent une ambiance et des personnages plus consistants, plus forts que dans le livre où en comparaison tout semble esquissé, survolé.
Bref, le livre est un bon roman de SF mais qui souffre beaucoup à la comparaison du film, malgré tout, sans les idées de Dick, R. Scott n'aurait pas réussi son chef d'oeuvre.

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Dans quel genre de monde un androïde téléphone-t-il à un chasseur de primes pour lui offrir son aide?

7 étoiles

Critique de Septularisen (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 50 ans) - 4 novembre 2017

Pour bien apprécier ce livre, un prérequis certain est d’oublier complètement le film de M. Ridley SCOTT! Oui il est énorme, oui il est culte, oui Messieurs Harrison FORD et Rutger HAUER font une prestation « galactique », mais ça, c’est dans le film «Blade Runner», et ici c’est le livre: «Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?»!

Une fois cela acquis, disons-le tout de suite c’est un excellent livre de P.K. DICK. Celui-ci nous propose un véritable univers de SF. La preuve le livre se déroule en 1992 et l’être humain y dispose de voitures volantes… On sait ce qu’il en est en 2017, au moment où j’écris ces lignes!
Mais comme dans tout bon livre de SF certaines « visions » de l’auteur sont époustouflantes. Ainsi p. ex. quand l’auteur nous décrit ce que l’on appelle couramment aujourd'hui des émissions de «télé-réalité», avec ses starlettes – toujours les mêmes d’ailleurs -, qui n’ont jamais rien fait d’intéressant de leur vie, mais qui se retrouvent du jour au lendemain très célèbres! Cela ne vous rappelle rien? Ni personne? Et pourtant cela a été écrit en… 1968!

L’écriture est simple, parfois simpliste, se lit vite et facilement. La lecture de ce livre ne prend donc que quelques heures. Il n’est pas à l’abri de quelques erreurs au cours de l’histoire, il y a même des contradictions internes dans le récit. Mais dans l’ensemble – bien que l’histoire se base sur des classiques de la SF comme la 3ème Guerre Mondiale qui a exterminé une grande partie de la population de la terre -, il se défend bien et soutient bien la comparaison avec d’autres grands livres de SF. L’auteur développe bien l’histoire et les personnages, et on s’attache facilement à Deckard et à ses doutes plus ou moins prononcés sur sa profession de «tueur» d’androïdes, qui s’apparente d’ailleurs plus à celle de chasseur de primes.

J’ai par contre beaucoup moins aimé la fin du livre, bien trop bâclée à mon goût! Un peu comme si l’auteur avait voulu finir son livre le plus vite possible! L’histoire part d’ailleurs un peu en «sucette», notamment quand Deckard arrive dans l’immeuble désaffecté pour «retirer» les trois derniers androïdes qui s’y sont réfugiés.
Autre point négatif, on aurait p. ex. aimé savoir la raison exacte pour laquelle l’androïde Rachel Rosen tue la chèvre de Deckard? Et aussi savoir si à la fin Deckard se venge ou pas? Que deviens le prophète Mercer après que l’on révèle qu’il s’agit d’une supercherie? Etc…

Mais ce qui m’a le plus horripilé dans ce livre est la «philosophie de cendrier» saupoudrée un peu partout dans le livre. Cela peut être intéressant, mais il s’agit ici d’un livre de SF et donc pas d’un livre de philo! Inutile donc de lancer des dizaines de pistes de réflexion, plus ou moins intéressantes, mais dont on n’en conclura aucune! Pourquoi donc frustrer inutilement le lecteur? Autant s’en tenir à l’histoire et en profiter pour développer le caractère des personnages… Je ne comprends donc vraiment pas pourquoi M. DICK veut absolument nous amener sur ce terrain-là? Et pourquoi ne laisse-t-il pas tout simplement cela aux philosophes? Puisque lui n’en est pas un!

Je termine donc légèrement déçu, c’est certainement un très grand livre de SF, mais ce n’est certainement pas un chef-d’œuvre de la SF!

Plus humain que l'humain...

10 étoiles

Critique de Natalia Epstein (, Inscrite le 13 novembre 2015, 37 ans) - 14 novembre 2015

Dans un monde crépusculaire, l'homme en est réduit à composer son humeur de façon synthétique, grâce à une "orgue à humeurs". Il achète des animaux factices, car les vrais sont hors de prix et difficiles à trouver. Il fabrique des humains factices, car sur les lointaines colonies, et notamment sur Mars, personne ne veut aller.

Oui mais voilà. Ces organismes sont dotés d'une conscience. Et ils se révoltent...

A partir de ce cadre, l'auteur développe de façon ébouriffante toute une série de scènes cauchemardesques, où on découvre que tel personnage est un répliquant, un de ces cyborgs. Mais le personnage principal, chargé de les traquer, se demande en cours de route s'il n'en est pas un. On s'est rendu compte que c'est l'empathie qui leur fait défaut. Alors on a inventé le test de Voigt-Kampf, censé la mesurer. Et voilà notre policier, nantie de sa panoplie, de ses gadgets, voiture volante et autres, qui se charge de la sale besogne, les éliminer.

Pas si facile qu'on le croit...

Voilà ce qu'on pourrait dire, en première lecture, et si on se limitait à l'aspect le plus spectaculaire.

Mais le livre est bien plus profond que cela.

En effet, nous sommes amenés à côtoyer Jack Isidore, un "spécial", entendons par là un individu un peu simplet, qui a été réformé, ne peut pas partir sur Mars - et tant mieux pour lui. Isidore nous montre, par-delà les premières apparences, qu'il est profond et sensible. Rachel, la belle inconnue, découvre qu'elle est une répliquante, alors qu'elle n'avait pas le moindre soupçon. Deckard se demande qui il est, a des doutes.

Le roman foisonne de réflexions sur ce qu'est l'humain. Mieux encore : une dimension mystique est présente. Deckard, le policier qu'on imagine un peu fruste, se sert d'une boîte à empathie. Là, quand on saisit les poignées, on ressent la souffrance du prophète Mercer qui, tel Sisyphe, escalade constamment une montagne sans jamais atteindre le sommet. Et on le lapide. Et lorsque il reçoit une pierre, celui qui tient la boîte à empathie ressent la douleur, lui aussi. Pourquoi continue-t-il ? Mystère. Pour se sentir vivant, pour sortir de l'apathie, de la déprime, de la "bistouille" ? Terme employé par le traducteur, pour décrire le fatras, la pagaille, les choses délabrées, obsolètes, encombrantes, la poussière, etc. Le thème de la mort est omniprésent chez Dick, qui a perdu sa soeur jumelle alors qu'il n'était qu'un nourrisson, et apparemment, cette perte l'a marqué à vie.

Deckard, qui justement, doit donner la mort... Et qui y arrive de moins en moins...

Non non, ce roman n'est pas aussi simpliste qu'on pourrait l'imaginer.

Un magnifique texte, vraiment.

Blade Runner de Philip K. Dick « Les androïdes ont-ils une conscience ? »

9 étoiles

Critique de Anonymous (, Inscrit le 16 mars 2015, 32 ans) - 16 mars 2015

Rick Deckard, chasseur de prime, travaillant pour la police de San-Francisco, dans un futur où une guerre nucléaire a dévasté la planète, a pour mission de « retirer », c'est-à-dire d’éliminer, des androïdes coupables d’avoir assassinés leur propriétaire humain.
Un groupe de ces androïdes nouvelle génération, Nexus 6, a voyagé clandestinement de Mars vers la Terre. Rick doit les retrouver.
Il existe un test spécial qui permet de distinguer un androïde d’un humain et Rick va être entraîné dans une chasse à l’homme ou plutôt au Nexus 6 qui lui donnera du fil à retordre…

Philip Kindred Dick est un auteur américain né le 16 décembre 1928 et décédé le 2 mars 1982.
C’est un écrivain de science fiction et « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? », publié en 1968 , constitue une de ses œuvres majeures.
Il y parle d’un sujet classique de la science-fiction : la confrontation entre l’homme et la machine.
Ce roman a été adapté au cinéma en 1982, par Ridley Scott, qui l’a rebaptisé Blade Runner.
De nombreux autres romans de Philip K. Dick ont été, eux aussi, adaptés au cinéma : Total Recall, Minority Report….

Philip K. Dick nous plonge dans la vie de Rick Deckard, ce chasseur de primes, qui habite sur une terre dévastée où les hommes survivent dans un monde futuriste. La technologie de la robotique semble avoir, quelque peu, échappé aux hommes.
Le décor de cette société est sombre et oppressant. Rick navigue dans un univers à l’ambiance lourde et pesante où son instinct autant que son expérience de policier vont lui permettre de mener sa mission.
Les chapitres sont relativement courts avec des descriptions assez générales qui n’alourdissent pas le rythme du récit. Dialogues et actions se mêlent pour mieux accrocher le lecteur.
Les mots se transforment en image et rendent le récit palpitant !
« - Vous n’êtes pas Polokov, fit Rick. Vous êtes Kadalyi.
- Ne serait-ce pas plutôt l’inverse ? Vous n’êtes pas très clair.
- Je veux dire que vous êtes Polokov, l’androïde ; vous n’appartenez pas à la police soviétique. » Du bout du pied, Rick appuya sur le bouton d’urgence situé au plancher.
« Pourquoi mon laser ne fonctionne-t-il pas ? » Kadalyi Polokov s’acharnait sur le dispositif de visée et détente miniaturisée qu’il tenait au creux de sa main.
« une onde sinusoïdale, expliqua Rick. Elle déphase les émanation laser et propage le rayon en lumière ordinaire.
- Je vais donc devoir vous briser le cou. » L’androïde laissa tomber l’appareil et , dans un grognement, saisit Rick des deux mains à la gorge.
Alors que les mains de l’androïde s’enfonçaient dans sa gorge, Rick fit feu à travers son holster. La balle du .38 magnum, son vieux pistolet réglementaire toucha l’androïde à la tête et fit éclater sa boîte crânienne.
On est placé dans la tête du héros et on est guidé par ses pensées, ce qui a pour effet de nous mettre en immersion. Sa quête et sa recherche sont remplies de suspense...
Rick rencontre des personnages dont les personnalités sont étranges et originales. Les conversations avec les Nexus 6

Répliquant

10 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 35 ans) - 10 mars 2014

Un grand cru de Dick, un grand cru de la SF, qui donnera lieu à un des plus grands films de SF jamais faits (Dick décèdera pendant la production du film, il ne vivra donc pas assez longtemps pour voir enfin sur écran la première adaptation de son oeuvre). Je ne sais pas si c'est le film qui enterre le roman, ou le roman qui enterre le film, je pense que les deux sont essentiels, ils se complètent (je ne me souviens pas d'allusions à Mercer dans le film, et il n'y en a pas non plus au sujet des moutons électriques). En tout cas, ce roman est tout simplement grandiose dans son genre.

Conserver le titre original

8 étoiles

Critique de Lectio (, Inscrit le 16 juin 2011, 68 ans) - 2 décembre 2012

Blade runner n'est pas le titre du livre. En dépit du succès cinématographique qui lui valut cette mutation oublions les images et plongeons nous dans les mots des androïdes rêvent-ils de moutons électriques. L'intrigue est simple et classique. Après une guerre nucléaire dévastatrice, les terriens ont été invités à migrer vers Mars ou Proxima afin d'échapper à la lente et poussiéreuse mort nucléaire. Dépassés par les androïdes créés pour les assister sur leur nouvelle planète, les humains doutent. Qui est humain, qui est androïde ? Nous trouvons ici les questions récurrentes de Philip K Dick, présentes dans l'ensemble de son oeuvre : qu'est ce qui caractérise vraiment l'humain (l'empathie ?), qu'est ce que la vérité ? quid du dédoublement, du faux semblant.. Le chasseur de primes Rick Deckard c'est l'homme confronté à ces questionnements, celui qui doute et se trouble. L'histoire c'est le cheminement et l'évolution d'un individu confronté à sa condition. Autant dire qu'il n'y a pas de héros, de flic sympa ni même de filles aguichantes dans ce livre. C'est un roman froid, troublant, tout est faux même les animaux. Cette histoire dure aux sentiments minimalistes programmés inspire plus la crainte et la méfiance que la sympathie. Il est souvent dit que Philip K Dick n'aimait pas ce livre. Peut être parce qu'il a été écrit par un nexus-6 !

Do androids dream of electric sheeps ?

7 étoiles

Critique de Tommyvercetti (Clermont-Ferrand, Inscrit le 18 décembre 2006, 29 ans) - 27 janvier 2011

Et bien franchement, je dois dire que j'ai été assez déçu. Bien que d'un côté, j'aurais pu m'attendre du moins au style de l'auteur, ayant lu avant ça un autre livre de Dick. Ce style me dérange, oui. J'ai l'impression, avec Dick, que la narration, les personnages, leur introspection et leurs comportements ne correspondent pas à la logique - du moins celle que nous avons l'habitude de connaitre à travers les oeuvres contemporaines. Certains traits de caractère qu'on peut inférer à la personne sur base de ses choix, ses pensées, ses comportements, n'ont aucun sens et sont incohérents avec l'individu. Comme si parfois nous avions affaire à un être qui ne pense pas du tout comme nous - comme un humain normal. Et ici, je parle bien des humains pourtant. L'enchaînement des évènements, les réactions des personnages, et leurs pensées qui y sont liées me laissent une bizarre impression d'incohérence, d'irrationnel. Et ce n'est pas sur un seul personnage, ni une impression précise. C'est assez généralisé et permanent. Parfois, j'ai trouvé les personnages réellement stupides et illogiques.

Au niveau de l'histoire ensuite, j'ai trouvé que certaines passages étaient peu crédibles, notamment l'histoire du commissariat d'androïdes, ou encore cette rapidité d'expédition du boulot, pour réformer les andros ; sans préparation, sans repérage, ni rien.
Enfin, tout ça peut être contredit bien sûr et n'est que mon impression dans la mesure où on pourrait l'expliquer par le contexte, la société, les mentalités différentes et l'ordre un peu chaotique du monde dans lequel on est immergé.

En revanche, ce que j'ai trouvé intéressant, fascinant, et qui s'est révélé à moi à la fin du livre, c'est le sens réel (que j'ai perçu, à tort ou à raison), le vrai message et l'intérêt du livre, hormis cette histoire de science-fiction qui ne m'a alors paru que comme un moyen de faire passer un message, une idée, une réflexion bien plus philosophique. J'avais déjà soupçonné cette philosophie de l'auteur dans Deus Irae que j'avais lu.
Ce livre parle en fait de l'empathie, à tout moment. L'empathie, et l'animisme dont font preuve les humain dans cette société. Cette empathie qui s'est élevée en religion avec le mercerisme ; entrer en fusion avec le reste du monde et tout ressentir en même temps ; ressentir leurs douleurs, peines, et bonheurs. Et cette empathie des humains pour les animaux, qui ont acquis, après la troisième guerre, une importance capitale, et dont la vie et toute forme d'existence est chérie et préservée. Cette empathie qu'éprouvent les humains envers eux est tellement étrange, exagérée, et signe de la valeur qu'a acquise la vie pour cette société. Comme dit plus bas, l'importance sociale, aussi, du fait d'avoir un animal, de s'en occuper avec amour, d'éprouver, encore une fois, de l'empathie pour lui - en accord avec les valeurs du mercerisme. Et puis, si on n'est pas capable d'acquérir un animal vivant, on peut se contenter d'une réplique, d'un animal mécanique auquel on apportera autant d'amour, pour se sentir empathique, à nouveau, et vivre dans le sens du mercerisme.

Et puis, l'autre revers de la médaille, les androïdes. Pour eux, aucune empathie. Les Blade Runner n'ont qu'une froide indifférence à leur exposer, avant des les réformer. Ils ne méritent pas de vivre, n'ont aucun droit, ne possèdent rien. Pourtant, ils sont bien plus vivants que les répliques d'animaux, et ont une vie mentale identique aux humains. Alors quoi ? Quoi ? Oui, le seul problème, c'est que les andros agissent, parlent, pensent comme des humains, mais n'ont pas d'empathie. Pour ça, ils méritent la mort et l'indifférence. (et c'est là, je pense, que le titre en version originale prend son sens - les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? S'ils n'éprouvent rien pour la Vie ?)
Mais pour Deckard, s'aperçoit-il, il y a un problème, les andros ne lui sont pas indifférents... Pourquoi ? Pourquoi pas...

Disons qu'en général, ce livre ne m'a pas trop enchanté - je m'attendais à de la science-fiction dans un style Cyber Punk bien trempé, à la Blade Runner - le film. Quelque chose de réaliste et de sombre. Mais la réflexion que j'y ai trouvée m'a tout de même fait l'apprécier, au bout du compte.

De l'Homme ou de l'Androïde

8 étoiles

Critique de Frunny (PARIS, Inscrit le 28 décembre 2009, 52 ans) - 17 juillet 2010

Vu au cinéma avant que de découvrir le livre ( pas forcément une bonne idée dans ce cas précis )
Le personnage de Rick Deckard est attachant . On ne sait plus qui est Homme ou androïde.
Je reste convaincu que Blade Runner est un classique de la SF !
A lire ( et voir le film qui est magistral )

Une adaptation qui fait de l'ombre au livre

8 étoiles

Critique de Nance (, Inscrite le 4 octobre 2007, - ans) - 12 juillet 2010

Nous sommes en 1992 (oui !), après une troisième guerre mondiale nucléaire. Plusieurs personnes ont fui la Terre avec un « androïde à-tout-faire » offert gratuitement, mais certains ont persisté à rester sur la planète, maintenant polluée de poussières radioactives. Notre héros est Rick Deckard, un blade runner, un chasseur de primes d’androïdes évadés des colonies spatiales.

Philip K. Dick a vraiment créé un monde spécial, original, mais pour moi les images du film de Ridley Scott ont été intimement liées à ma lecture, même si ce n’était pas la même chose c’était plus fort que moi. J’ai aimé ma lecture, c’était déstabilisant quelques fois (les réflexions sur ce qui définit l’humanité par exemple), mais ça m’a fait moins d’effet que le film au final, il m’a trop marqué. Mon premier Dick et certainement pas mon dernier.

Rêveur

9 étoiles

Critique de Gryphon (Mexico DF, Inscrit le 22 juillet 2004, 52 ans) - 2 mars 2009

A supposer qu'un jour les androïdes ressembleront à tout point de vue comme deux gouttes d'eau aux humanoïdes, comment fera-t-on pour distinguer les uns des autres?

Les androïdes rêveront-ils seulement, comme le suggère le titre original de ce roman? L'enjeu est de taille: il s'agit ni plus ni moins de définir, par un effet de miroirs, le spécifiquement humain. Ce sera donc l'empathie: un robot, aussi performant soit-il, sera incapable de ressentir de l'empathie pour n'importe qui ou quoi. C'est à ça que Deckard, chasseur de primes dans une société post-atomique, reconnaîtra ces androïdes rebelles qu'il doit éliminer.

A partir de là il vaut mieux oublier "Blade Runner", le film tiré du roman. Excellent film, d'accord, mais film qui poursuit sa propre route. Philip K. Dick ne serait pas Philip K. Dick s'il ne chamboulait pas son propre système: l'empathie est le propre de l'homme? Alors comment se fait-il que Deckard éprouve de la sympathie (amoureuse, érotique) pour une jolie androïde et de l'antipathie (éthique, déontologique) pour un collègue peu scrupuleux? Dans cette société du futur, l'empathie est devenue religion, ou du moins idéologie officielle, autre opium du peuple (le roman parait en 1968). Or voilà que le mythe fondamental du culte se révèle mis en scène par un comédien de seconde zone du nom de Al Jarry. De l'artifice peu transcendant. Le nom du comédien est bien sûr un clin d'oeil de l'auteur à Alfred Jarry, l'inventeur de la 'pataphysique, cette vilaine satire contre tous les scientismes dogmatiques. Alors finalement, que vaut l'empathie?

Classique de la science-fiction et accessoirement: grand texte.

Pas de quoi en faire un chef d'oeuvre...

7 étoiles

Critique de POOKIES (MONTPELLIER, Inscrit le 16 août 2006, 40 ans) - 25 mars 2008

Ce livre ne m'a pas emballé tant que ça.
Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus transcendant, mais non ... ça n'est pas venu! Dommage. Pas de magie.
Je vais foncer voir le film car d'après toutes les précédentes remarques, il est très bien fait.
Par contre, une petite note positive: Dick arrive à créer une atmosphère vraiment dark. Merci quand même!

Résumé / Mon avis

8 étoiles

Critique de Jeudi Noir (Montady, Inscrit le 14 août 2007, 48 ans) - 14 août 2007

Blade Runner ("Do androïds dream of electric sheep ?" - 1968)

DICK Philip Kindred
Editions "J'ai lu"
251 pages
Prix 4€80
Acheté d'occasion 2€27
Commencé le 15 Juillet 2007
Terminé le 16 juillet 2007

Le cycle "Blade Runner"

Blade runner 1 "Do androïds dream of electric sheep ?"
Blade runner 2 "The edge of human"
Blade runner 3 "The replicant night"


L'Histoire


1992. Le monde a été ravagé par la Guerre Mondiale Terminus qui a rendu la Terre si polluée par les poussières radioactives responsables de mutations que l'O.N.U. incite les citoyens à émigrer dans les colonies de l'espace. Il est même proposé gratuitement à tout émigrant des "androïdes", des humains artificiels pour être leurs serviteurs. Il reste peu de monde sur la planète si bien qu'un immeuble à moitié vide est considéré comme une bénédiction. Dans certains quartiers, c'est le désert. Les humains possèdent des "orgues d'humeur" personnelles afin de se programmer par induction des émotions positives.
Les animaux aussi ont presque disparu et les hommes se font un devoir, individuellement, d'en élever et choyer au moins un. D'aucun a un chat, un autre un poulet ou un porc. Rick Deckard et sa femme Iran possédaient un mouton légué par un oncle. Hélas, ce mouton est mort et les Deckard ont été obligés d'en acheter un électrique car ils n'avaient pas assez d'argent pour en acheter un vivant, à la grande honte de Rick. Rick est un "Blade Runner", un chasseur de primes qui chasse les androïdes évadés des colonies spatiales revenus sur Terre. Chaque "tête" lui rapporte mille dollars. Il lui faudrait retrouver cinq androïdes pour pouvoir s'acheter un gros animal. Les androïdes sont en tout point physiquement identiques aux humains mais d'un point de vue de la personnalité ils sont incapables de ressentir la moindre empathie ce qui les rend susceptibles d'être détectés grâce à des tests psychologiques.
La dernière génération d'androïdes est équipée d'un cerveau de type Nexus-6 fabriquée par la compagnie "Rosen". Les autorités sont très inquiètes car il semblerait qu'aucun test psychologique actuellement utilisé ne soit capable de dépister les Nexus-6. Qui plus est, des tests complémentaires ont été demandés afin de vérifier si les tests ne donnent pas des résultats erronés avec un individu souffrant de problèmes psychiatriques. Il pourrait être reconnu, à tort, comme non-humain.
C'est alors que Dave Holden, le Blade Runner vedette du service de Rick se fait mettre hors jeu par un androïde "Nexus-6", Max Polokov, débarqué sur Terre avec 7 autres. Il en a "réformé", c'est à dire tué, deux avant de se faire avoir.
Le dossier est confié à Rick qui doit dans un premier temps prendre contact avec l'entreprise "Rosen" pour en apprendre plus long sur les "Nexus-6" et la fiabilité des tests psychologiques disponibles pour les dépister. Il est accueilli en arrivant dans l'immeuble de l'entreprise par Rachel Rosen, nièce du président Eldon Rosen.
Rick fait passer le test à Rachel ; il la dépiste comme androïde. Eldon lui affirme que sa nièce a vécu les 14 premières années de sa vie dans un vaisseau spatial et qu'elle n'est revenue que depuis quatre ans. Il s'agit donc d'un humain un peu différent car élevé dans un contexte à part... Devant cet échec évident qui risque de mettre fin à la crédibilité des Blade Runners, Rick est prêt à se laisser corrompre en recevant une chouette promise par la compagnie. Mais il pose une dernière question à Rachel qui confirme qu'elle est bien une androïde. C'est une Nexus-6 et le test de Voigt-Kampff peut les détecter. Rachel ignorait tout de sa condition.
Sur la liste des androïdes à abattre figure en premier Max Polokov, repéré comme travaillant en tant qu'éboueur, puis Luba Luft, cantatrice suivie d'un agent d'assurance du nom de Garland. Rick est rejoint dans son enquête par un collègue russe du nom de Kadalyi. Très vite, il l'identifie comme étant Max Polokov et met fin à son existence. Il place son cadavre dans le coffre de son véhicule pour l'identification sans laquelle il ne peut toucher sa prime puis reçoit un appel de Rachel Rosen lui proposant son aide pour traquer les androïdes ; il refuse.
Il se met alors sur les traces de Luba Luft et la trouve à l'opéra où elle répète "la flûte enchantée" de Mozart. Il lui fait passer le test de Voigt-Kampff mais Luba Luft prend le prétexte du caractère très intime de certaines questions pour appeler la police. Un policier se présente et embarque Rick pour contrôle d'identité car il dit connaître tous les Blade Runners de Los Angeles et ce dernier lui est inconnu. Mais le véhicule de police se dirige dans une mauvaise direction et atterrit dans un palais de justice dont Rick n'a jamais eu connaissance. Présenté à un chef de service du nom de Garland, il y est soupçonné d'homicide quand il informe ce dernier de la présence du cadavre de Polokov dans sa malle... Garland vérifie les fichiers ; Deckard n'y figure pas et son chef de service non plus. Quand il affirme être un Blade Runner, il lui est demandé quel est le test utilisé pour dépister les androïdes ; mais le Voigt-Kampff est lui aussi inconnu du service de Garland qui utilise le test Boneli. Et quand il est enfin autorisé à appeler son épouse, c'est une autre femme qui répond.Tout se passe comme si tous ses souvenirs étaient faux. Garland lui dit que les faux souvenirs sont la caractéristique des androïdes et le soupçonne donc d'en être un, d'autant qu'il se trouve lui-même sur la liste des androïdes à éliminer, non comme policier mais comme agent d'assurance. Il demande donc à un Blade Runner de son service, Phil Resch, de venir dans le bureau avec la liste des androïdes recherchés. Rick n'y figure pas...
C'est alors que les analyses de la moelle osseuse de Polokov reviennent du labo en confirmant qu'il n'était pas humain. On propose à Rick de passer le test Boneli, ce qu'il accepte à la condition que Garland et Resch le passent aussi. Du temps que ce dernier aille chercher l'appareil nécessaire, Garland lui apprend que Resch et lui sont des androïdes mais que Resch l'ignore. Il ne faisait pas partie du groupe des 8 évadés de Mars et a eu des souvenirs artificiels implantés. Sa réaction au test risque d'être violente.
Quand Resch revient, Garland tente de le tuer par surprise mais c'est Resch qui l'abat. Il décide alors d'accompagner Deckard pour aller réformer Luba Luft. Tout le trajet, Resch essaye de se convaincre de son humanité alors qu'il a de sérieux doutes. Il possède un animal qu'il choie mais n'a aucune compassion pour les androïdes. Il réformera froidement lui-même Luba Luft avec une absence totale d'humanité ! Mais quand il décide de passer le test de Voigt-Kampff pour en avoir le cœur net, au grand désespoir de Rick il est classé dans la catégorie des humains malgré ses graves lacunes émotionnelles. Rick comprend que c'est son collègue qui correspond plus aux standards de l'espèce alors que lui est beaucoup trop empathique, surtout, il s'en rend compte, envers les androïdes de type féminin. Resch lui dit qu'il faut coucher avec elles avant et les tuer après, pas l'inverse..
Ayant à son compte 3 réformes pour la journée, Rick décide de s'acheter un vrai animal ; une chèvre noire d'un an et demi qu'il installe en lieu et place de son mouton électrique. Il est en pleine remise en question et pense qu'il devrait peut-être quitter le métier.

John R. Isidore est un "spécial", un humain trop atteint par les radiations pour avoir le droit de se reproduire ou d'émigrer dans les colonies. Son quotient intellectuel est en chute libre mais Hannibal Sloat, son patron, n'en a cure. Sloat est spécialisé dans la réparation des animaux électriques. Son atelier est travesti en clinique vétérinaire afin de ne pas humilier les possesseurs de répliques aux yeux de leurs voisins. Isidore conduit "l'ambulance" et quand il ne travaille pas il vit seul dans un grand immeuble, écoutant la télé sur laquelle passe en quasi-permanence le show de "l'ami Buster", l'animateur comique planétaire. Il est aussi adepte d'une sorte de religion appelée "Mercerisme" qui, par le biais d'une machine, la "boîte à empathie", permet de communier avec les autres adeptes en se fondant dans la représentation virtuelle d'un gourou ; Wilbur Mercer. Ce vieil homme monte inlassablement une montagne avant de recevoir une pierre qui le blesse ; chaque adepte reçoit alors une vraie blessure dans la vie réelle.
Un jour une étrange voisine vient aménager dans son immeuble. Elle ne connaît pas "l'ami Buster", ne possède pas de "boîte à empathie" et prétend s'appeler Rachel Rosen avant de se rétracter pour affirmer s'appeler Priss Stratton. Isidore lui propose de l'aider à aménager en recherchant dans l'immeuble les fournitures qui pourraient lui être utiles ; elle accepte.
Isidore est appelé pour un chat souffrant d'une pneumonie et l'emporte à l'atelier. Hélas, il s'agit d'un vrai chat et non d'une copie électrique et ses maîtres avaient cru appeler une vraie clinique vétérinaire. Isidore est traumatisé, d'autant que son patron le force à appeler lui-même les propriétaires pour leur annoncer la nouvelle... Mais l'assurance de l'entreprise pourvoira au remplacement de l'animal.
En revenant chez lui, Isidore achète des mets très coûteux afin de préparer un bon repas pour sa nouvelle amie. Priss est déconcertée par cette attitude et trouve Isidore très attentionné, ce qui la dépasse complètement. Mais Priss est bientôt retrouvée par Irmgard et Roy Baty, comme elle évadés de Mars. Ils lui apprennent qu'ils sont tous trois à présent les seuls survivants de leur groupe et qu'un Blade Runner est à leurs trousses. Isidore se propose de les aider, même s'il met très longtemps à comprendre leur vraie nature. Priss s'installera avec lui et les Baty dans l'appartement occupé qu'elle laissera vacant. Les androïdes sont stupéfaits par cette solidarité dont ils se savent incapables, même s'ils comprennent que, à son échelle, la condition de leur hôte est proche de la leur.
C'est alors que les services de police de Los Angeles apprennent où se terrent les évadés de Mars. Il est demandé à Rick de faire son travail immédiatement. En plein doute, se remémorant les paroles de Resch, il appelle Rachel Rosen pour accepter son aide et lui demande de le retrouver dans un hôtel. Rachel l'informe carrément que la compagnie se sert d'elle pour espionner les Blade Runner, afin de découvrir quelles failles les mettent sur la piste des androïdes, ceci afin de les corriger. L'objectif ultime est de parvenir à créer un humain artificiel complètement indétectable. Elle lui apprend que pour l'heure, les androïdes ont 4 ans d'espérance de vie et qu'elle-même a déjà deux ans.
Rick et elle font l'amour, ce qui accroît le trouble du Blade Runner. Rachel avoue qu'elle a déjà couché avec 8 Blade Runners dont sept ont quitté leurs fonctions à cause du doute qu'elle avait instillé en eux à cette occasion. Le seul à avoir été assez insensible persévérer dans sa carrière s'appelait.. Phil Resch !
En consultant les dossiers des derniers fugitifs, Rachel se rend compte que Priss Stratton est exactement du même modèle qu'elle ; c'est son sosie. Elle propose à Rick de tuer Priss pour lui car elle lui affirme qu’il en est à présent incapable.
Des trois androïdes, le plus dangereux est Roy, le "cerveau" de la bande qui a manigancé toute l'évasion. Il s'est certainement retranché dans le bâtiment et se tient prêt...
Dans son appartement, Isidore apprend par la télévision que le "mercerisme" est une escroquerie et que la vision partagée par des milliers d'adeptes est un vieux film et le gourou Wilbur Mercer un vieil acteur alcoolique... Sa vie s'écroule... Et quand il voit la cruauté dont les androïdes avec qui il loge font preuve avec une petite araignée, la coupe est pleine. Si bien que quand Roy repère un Blade Runner aux abords de l'immeuble et lui demande d'aller lui dire qu'il n'y a personne chez lui, Isidore dévoilera tout à Rick. Et Rick fera simplement son travail, éliminant calmement les trois derniers évadés de Mars, y compris la copie de Rachel...
Mais dans l'escalier il aura eu la vision de Mercer dont il n'avait jamais été un adepte mais avec qui il avait communiqué quelques fois au travers de la "boîte à empathie". Mercer représentait la consolation face aux douleurs du monde, celui qui porte le fardeau de l'humanité. Il avait dit à Rick que ce qu'il faisait était mal mais qu'il devait le faire.
A son retour chez lui, sa femme lui apprend que Rachel Rosen est venue et a tué sa chèvre. Rick comprend que c'est un geste de dépit. Elle n'a pas réussi à le changer, même si le doute est de plus en plus fort en lui. Doit-il abandonner son travail ou le continuer en acceptant les honneurs dus au plus grand Blade Runner vivant, capable de réformer 6 androïdes « Nexus-6 » en une seule journée ?
Afin de trouver une réponse, il se rend dans le désert qu'est à présent l'état de l'Oregon. Il comprend la complexité du personnage de Mercer et se fond en entier dans son enseignement profond. Il a enfin trouvé la vérité et le signe en est la découverte en plein désert d’un crapaud des sables, animal préféré et totémique de Mercer censé être éteint depuis la guerre. C'est une véritable révélation.
Hélas, à son retour chez lui, il s'aperçoit que c'est un crapaud électrique...

Mon Avis

J'avais adoré le film mais ce livre est tout bonnement superbe. Il pose de vraies questions sur la nature humaine, sur ce qui nous différencie de l'animal et du minéral. Je regrette de ne pas avoir trouvé cet aspect philosophique dans le film qui me paraît à présent un peu vide et mutilé. Il faut vraiment lire ce livre ; il est court mais plein de sens.

Cogito Ergo Sum...with a vengeance!

9 étoiles

Critique de FightingIntellectual (Montréal, Inscrit le 12 mars 2004, 35 ans) - 23 décembre 2005

Encore une fois, je m'avoue surpris des commentaires très négatifs au sujet d'un classique de Dick. J'ai dévoré ce bouquin lors d'un voyage en avion, encore une fois Dick est magistral.

Au delà d'une intrigue relativement simple et d'une narration diptyque qui tangue entre les aventures du légendaire Rick Deckhard (est-ce que c'est seulement moi qui ai souri à la vue de son nom?) et des tribulations du non moins charmant John Isidore, c'est une réflexion un tantinet paranoïaque sur la réalité, sur la perception et sur l'existence. C'est la richesse que recèle ce récit a mon avis.

Qui est humain? Qui est humanoïde? Avons nous le droit d'éliminer ce qui n'est pas comme nous...qu'est-ce qui est comme nous? Qu'est-ce que la normalité?

Comme a son habitude Dick nous entraîne dans un tourbillon de réflexions actives sur notre condition d'être humain dans un monde que l'on prétend normal. Le tout, enrobé dans un récit où se côtoient univers de schizophrénie, de découvertes scientifiques angoissantes et d'extrême droite.


Comment peut-on détester l'écriture de Dick? C'est une opinion personnelle, mais cet auteur a tout!

Faible

4 étoiles

Critique de Mieke Maaike (Bruxelles, Inscrite le 26 juillet 2005, 44 ans) - 22 septembre 2005

J’ai lu ce livre il y a une dizaine d’années, durant ma grande époque jeux-de-rôlesque. Après avoir été conquise par la génialissime adaptation cinématographique que j’ai vue et revue, j’ai eu envie d’adapter ce monde à un jeu de rôle. J’ai donc lu le livre en espérant y trouver matière à approfondir la psychologie des personnages et à développer des intrigues à partir de pistes narratives secondaires qui n’auraient pas été retenues dans l’adaptation cinématographique.

J’ai été fortement déçue. Comme le dit Tophiv, l’intrigue est plus pauvre dans le livre et les personnages moins consistants. J’y ai effectivement retrouvé l’ambiance très sombre et les principes de base de ce monde futuriste, mais sans plus. Peut-être aurais-je dû le relire une seconde fois.


Comment faire mieux que JBOX?

9 étoiles

Critique de Absolution (Quiévy, Inscrite le 5 avril 2005, 28 ans) - 20 avril 2005

Depuis que je dois la mettre cette critique de Blade Runner, tu viens de m'en donner l'envie mais en même temps je sens le ridicule pointer le bout de son nez.
Loin d'être amatrice de SF, (j'ai du lire 3 ou 4 livres du genre, grand maximum), j'ai réellement été captivé par l'univers de blade runner, il est vrai que pour des débutants comme moi, les premières pages sont un peu difficiles, on voit parle d'androïdes, de robot machin chose, de Nexus bidule, mais au bout de 50 pages, on est littéralement plongé dans l'histoire.
Le travail de l'auteur autour des personnages est formidable, il réussit à rester neutre tout au long de l'histoire, il n'y a pas de parti pris, d'ailleurs l'auteur n'en suggère aucun. C'est à la fois attrayant et perturbant, Philip K Dick ne nous montre pas une société de gentils qui luttent contre des méchants, comme beaucoup d'autres auteurs, il nous décrit juste la société qu'il nous prédit.
Un livre allèchant et suculant, même pour les réticents!!

Un polar/SF bien sombre !!

8 étoiles

Critique de JBOX (Pessac, Inscrit le 19 avril 2005, 32 ans) - 19 avril 2005

Après une 2ème lecture du bouquin du génial et torturé Philip K. Dick, je m'empresse alors de faire part de mes impressions.
Tout d'abord, un résumé concis s'impose : dans un futur post-apocalyptique, Rick Deckard, un Blade runner complètement obnubilé par l'acquisition d'un animal organique, est chargé d'éliminer des androïdes résidant illégalement sur Terre.
La 1ère fois que je l'ai lu, je fus quelque peu déçu par l'intrigue, les personnages,... puisque je le comparais avec le sublissime film éponyme de Ridley Scott, qui est selon moi, un chef-d'oeuvre de SF inégalable !! Cependant ( revenons à ma seconde lecture ), en faisant abstraction du film, j'ai trouvé les écrits de Dick passionnants. Il nous fait entre autres des personnages qu'on voit sous leur vrais jours, des personnages dénués de complaisance, pas de manichéisme : Deckard, le supposé héros, qui dessoude de l'androïde sans scrupule, alors que les "méchants" de l'histoire quittent Mars afin de vivre en paix sur Terre.
Le livre est agréable à lire, c'est certainement l'un des plus accessibles de l'écrivain. Je le recommande donc vivement aux petits curieux qui veulent s'initier aux oeuvres de Philip K. Dick, les inconditionnels s'y retrouveront quand même !!

Une bonne représentation

8 étoiles

Critique de Vladquebec (Châteauguay, Inscrit le 23 septembre 2004, 33 ans) - 25 septembre 2004

Il faut se rappeler qu'à l'origine, le livre s'appelait : «Les androïdes rêvent-ils de moutons mécaniques?» Dans ce livre, les androïdes sont des êtres interdits qu'il faut éliminer à tout prix. Mais au fond, lorsqu'on les regarde, tout ce qu'ils désirent est de terminer leur existence en paix, sans faire de mal à qui que ce soit, exactement comme des minorités écrasées dans le monde.

Philip K. Dick nous met un miroir sur la réalité avec cette très bonne nouvelle de science-fiction.

L'inspiration pour un chef-d'oeuvre

8 étoiles

Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 48 ans) - 23 février 2004

Il est évident que cette nouvelle ne peut aucunement rivaliser avec l'univers visuel extraordinaire de Ridley Scott. Néanmoins, on retrouve la même "ambiance", la chasse aux androïdes et la machine Voight-Kampff, etc.
Il s'agit désormais d'un classique méritant une lecture.

Un peu déçu...

5 étoiles

Critique de Aethus (Evreux, Inscrit le 13 janvier 2004, 31 ans) - 23 février 2004

J'ai lu ce livre conseillé par un ami... Et j'ai été un peu déçu... L'univers établi par Philip K. Dick est particulièrement prenant et dérangeant sur le début du livre, mais au fur et à mesure que l'histoire se déroule, l'intérêt faiblit, et l'ensemble paraît fade... C'est agréable à lire, mais ce n'est pas non-plus incontournable selon moi... Plus on tend vers la fin de l'histoire, plus c'est moyen...

Génial

8 étoiles

Critique de Olorin (HobbitTown, Inscrit le 29 août 2002, 114 ans) - 3 septembre 2002

Un excellent livre que j'ai lu très rapidement tant il m'a passionné. Beaucoup d'idées, un monde bien travaillé par Dick. Une merveille, à lire de toute urgence pour les fans du genre.

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