Vince92

avatar 09/08/2017 @ 15:16:56
J'arrive au maximum des capacités de mon stockage de livres...et je dois désormais me séparer d'une partie de ma bibliothèque. Autant dire que c'est un crève-coeur.
Si je vais pouvoir "lâcher" certains titres sans trop sourciller, d'autres vont me manquer, sans aucun doute.

Avez-vous déjà été confronté à cette situation? Comment avez-vous réagi?
Quelle solution de stockage puis-je envisager (sachant que j'ai déjà décentralisé beaucoup de mes précédentes bibliothèques chez mes parents :)

Je crois que le livre est le seul objet qui m'importe vraiment, achats compulsifs, collectionite aigüe...il n'y a vraiment que le papier qui me fasse cela.

Fanou03
avatar 09/08/2017 @ 17:10:37
Ah oui, Vince, je te rassure j'ai le même souci. Régulièrement la bibliothèque déborde. Régulièrement c'est dur de faire du tri.

Pour certains livres, qu'on a aimé ou sans plus, je dirais que ça va: on les dépose dans les boîtes à livre, chez Emmaüs, dans une caisse disposée à cet effet dans la médiathèque, où les gens peuvent se servir, les déposer quelque part dans le cadre des "livres voyageurs" (http://www.bookcrossing.com/.) ou bien encore on les propose à des connaissances, amis ou famille, à qui on pense que cela fera plaisir. Pour cette dernière option, j'ai déjà testé une variante coquine: au lieu d'offrir le livre, je le prête, en espérant bien (comme c'est souvent le cas...) ne jamais le revoir, oublié par la personne à qui le je l'ai prêté ! Mais c'est dangereux: il y en a un comme cela actuellement qui fait le tour de collègues et qui me revient toujours pour l'instant comme un boomerang !

Il y a le cas difficile des livres dont on se séparerait bien mais qui sont des cadeaux qu'on a moyennement apprécié (voir pas du tout). Là c'est un dilemme moral. Et je ne parle pas du cas où ces cadeaux ont été dédicacé pour vous avec votre prénom: s'en séparer reviendrait à balader dans la nature la preuve de votre indignité, surtout si la personne qui vous a offert le livre est susceptible, par le hasard du destin, de tomber sur le livre ainsi libéré !

Il y a aussi le cas où je veux me débarrasser d'un livre déjà lu mais où la personne qui partage ma vie, grande lectrice aussi, vous dis: "eh ho, tu m'as dis qu'il était bien ce livre, je le garderais bien un peu pour le lire moi aussi !", Là je soupire et je repose le livre dans la bibliothèque, me disant qu'hélas il ne sera pas lu tout de suite vu la pile de livre déjà présente du côté de ma chère et tendre.

L'astuce ce serait de se détacher de l'objet-livre, de ne garder que la substantifique moelle. Mais ça c'est dur, surtout pour les livres qu'on devine difficilement trouvable, ou vers qui on a une attache affective forte pour une raison x ou y. Alors j'essaie de n'acheter qu'au minimum, d'emprunter le plus possible à la médiathèque. Mais il y a les brocantes, les boîtes à livre qui fleurissent partout, les désherbages des bibliothèques où les bouquins sont cédés à vils prix, les déstockages des éditions Picquier chez Noz...

Allez ! le siècle de la dématérialisation des bouquins a commencé ! A terme on peut se dire raisonnablement que la taille de nos bibliothèques ne devraient quand même plus tellement augmenter !

Débézed

avatar 10/08/2017 @ 00:11:17
Je suis aussi au bord de l'explosion et je n'ai pas très envie de me délester. y a un problème !

Vince92

avatar 10/08/2017 @ 10:33:23
Je me suis décidé à faire trois piles: 1: je garde, 2: je balance 3: les livres sont stockées dans une caisse que je mets à la cave...le danger maintenant: être trop radical...pourquoi je me séparerais de ce livre et garderais celui-ci? Et si je me génère plus de place, je pourrai en racheter! (yesssss!)

Débézed

avatar 10/08/2017 @ 13:37:16
Les enfants arrivent, des livres qui trainent dans la chambre et je ne sais pas quoi en faire !

Shelton
avatar 10/08/2017 @ 15:24:58
Ceux qui viennent chez moi savent que les livres sont partout chez nous... Et, pourtant, j'en donne très souvent, j'en mets dans mon bureau à l'université, j'en laisse dans la maison familiale de vacances...

Chaque fois que je veux en enlever un carton, je prends ceux que je n'ai pas ouverts depuis plus de cinq ans, que je n'ai jamais eu envie de relire ou prêter, qui ne me serve pas dans mon travail ni dans mes écrits... et je trouve à chaque fois une bonne centaine de livres à donner...

Mais très vite, la question de la place se repose...

Nathafi
avatar 10/08/2017 @ 20:44:05

Je connais ce problème depuis toujours, mais il y a quelques années j'ai du prendre une décision cruelle : me débarrasser de centaines de livres, par manque de place, la liberté des uns s'arrêtant là où commence celle des autres ! Alors j'ai minutieusement trié, puis j'ai gardé les livres qui comptent beaucoup pour moi. Les autres, je les ai distribués à qui en voulait par le biais de la petite association que j'avais créée. Je suis plutôt satisfaite, puisqu'on peut retrouver nombre de ces livres aujourd'hui dans des bibliothèques de campagne (mises en place par des villages environnants). Au moins ils sont lus et relus, ça m'a fait moins de peine de m'en séparer. Si l'envie me prend, pourquoi n'irais-je pas les emprunter ?

Il y a toutefois une collection dont je ne pourrai jamais me séparer, ce sont les Agatha Christie :-) Là j'avoue, j'ai beaucoup de mal à envisager de les donner. J'espère que mes filles, un jour, s'en donneront à coeur joie.

Goupilpm

avatar 11/08/2017 @ 09:43:00
C'est toujours un problème de décider quels livres ont va garder, alors j'ai décidé de ne garder que quelques livres pour le moment. Deux à tois fois par an je fais un grand vide : je vends une partie (à Momox) pour les plus récents ou les plus vendus sur les sites, et pour les autres je les donne à Emmaüs. Mais j'ai une grosse LAL de près de 400 livres sans compter ceux d'histoire que généralement je garde bine que maintenant je n'en lis plus guère.
J'avais abandonné il y a 20 ans les policiers et thrillers, mais j'ai recommencé à en lire donc la LAL va encore prendre plus d'ampleur donc j'ai décidé de les donner dans ma famille dès que je les ai lus.

Cyclo
avatar 11/08/2017 @ 10:58:53
On est tous confrontés à ce problème. Pour moi qui ai déménagé une bonne dizaine de fois dans ma vie, j'ai toujours mis de côté un ou deux cartons de livres et invité des amis (lecteurs) à venir faire leur choix, le reste étant donné à Emmaüs.
Aujourd'hui, je fais de temps en temps un tri, et hop, une quinzaine de livres se retrouvent dans une des boîtes à livres de la ville de Bordeaux.
En général, j'élimine les livres que je suis sûr de ne pas relire, qu'aucun de mes deux enfants ne lira non plus, et aussi ceux (classiques) que j'ai téléchargés sur ma liseuse : ma manière de faire circuler les grands romans du XIXème pour les proposer à ceux qui ne lisent que du nouveau !
Mais le problème, c'est que j'en achète toujours, que j'en emprunte à la Bibliothèque municipale, que des amis m'en prêtent aussi, et que mon espérance de vie se réduisant, beaucoup des livres de ma bibliothèques (notamment ceux que j'avais achetés pour lire une fois à la retraite !) , je ne pourrai pas les lire...

Vince92

avatar 11/08/2017 @ 12:12:13
Je me sens moins seul, ça va m'aider à poursuivre ma thérapie...merci!

(ou me décider à acheter une maison de campagne comme Shelton :) )

Débézed

avatar 11/08/2017 @ 12:28:30
Ceux qui viennent chez moi savent que les livres sont partout chez nous... Et, pourtant, j'en donne très souvent, j'en mets dans mon bureau à l'université, j'en laisse dans la maison familiale de vacances...

Chaque fois que je veux en enlever un carton, je prends ceux que je n'ai pas ouverts depuis plus de cinq ans, que je n'ai jamais eu envie de relire ou prêter, qui ne me serve pas dans mon travail ni dans mes écrits... et je trouve à chaque fois une bonne centaine de livres à donner...

Mais très vite, la question de la place se repose...


Shelton pourrait abattre les murs de sa maison, elle teindrait sur les livres soigneusement empilés un peu partout.

Débézed

avatar 11/08/2017 @ 12:34:52
J'en donne facilement mais je me heurte à quelques problèmes

- un certain nombre de mes livres sont dédicacés et je n'ai pas envie de me séparer de ceux-ci,
- mes amies qui gèrent des bibliothèques dans les villages alentours trouvent que mes livres ne sont pas adaptés à leur public : trop intellectuels, trop ardus, trop osés, trop..., il ne parle pas assez du terroir, de la région, des gens du coin, de leurs moeurs,
-...

Ce n'est pas si facile de se séparer de ces bouquins.

Shelton
avatar 11/08/2017 @ 16:06:32
Shelton pourrait abattre les murs de sa maison, elle teindrait sur les livres soigneusement empilés un peu partout.


C'est légèrement exagéré...

Ah, ma femme me dit que non, ce n'est pas exagéré du tout...

Je ne sais plus quoi penser !

:)

Shelton
avatar 11/08/2017 @ 16:09:35
Par contre je suis entièrement d'accord avec Débézed sur le fait que de nombreuses bibliothèques ne souhaitent pas recevoir certains ouvrages que l'on va appeler "pointus". C'est pour cela que je suis en train de réfléchir à la création d'une bibliothèque consacrée à l'histoire des médias et qui resterait à l'IUT de Chalon-sur-Saône dans le carde de la licence Image et Son que j'accompagne depuis plus de douze ans... Mais, même dans ce cadre ce n'est pas si simple que cela...

Saint Jean-Baptiste 11/08/2017 @ 17:00:47
Je me sens moins seul, ...merci!
Non, Jef, t'es pas tout seul... (air connu)
;-))
Il m’arrive d'acheter un « classique » sur une brocante, dans une belle édition, dans l’espoir que mes descendants le liront plus volontiers, alors que je l’avais déjà en livre de poche.
Je devrais alors revendre ou donner le poche mais ce sont des souvenirs, ils remontent au tout début de la collection Livre de Poche, dans le début des années cinquante et ce sont les premiers livres que j’ai lus.
(Entre parenthèses, le livre de poche a été considéré à l’époque comme une révolution culturelle ; pour la première fois on pouvait se payer un classique pour le prix d’un cinéma).

Alors, à peu près chaque année je fabrique une étagère que je mets dans le corridor mais bientôt je devrais agrandir le corridor… ou me résigner à les donner.

J’en donne déjà régulièrement à la Croix-Rouge, entr’autres ceux que ma belle-mère offre au Père Noël pour qu’il les dépose au pied du sapin.
La Croix-Rouge organise chaque année une vente phénoménale qui lui rapporte des euros par dizaines de milliers. En donnant à la Croix-Rouge on se console en se disant qu’on fait une bonne œuvre...

Saule

avatar 11/08/2017 @ 19:51:18
Un oncle féru de belles éditions et de brocantes aux vieux livres (chaque premier samedi du mois, au parc du cinquantenaire à Bruxelles) m'avait dit qu'on ne pouvait acheter à la brocante que pour autant qu'on ait terminé ceux acquis la fois précédente... mais ça ne l'empêchait pas de repartir chaque fois avec une pile sous le bras. L'attrait des belles éditions et du marchandage avec les vendeurs était trop grand..

J'essaye d'acheter moins car je n'ai plus de place et j'aurais bien du mal à me débarrasser de mes anciens livres. J'ai bien une liseuse mais ça me convient moins bien que le livre objet.

Vince92

avatar 14/08/2017 @ 15:07:17
Merci pour ces témoignages!

Pensez-vous que je peux stocker des caisses en plastique dans un grenier non-isolé sans dommage pour les livres qu'elles contiennent?


Myrco

avatar 14/08/2017 @ 19:27:07

Pensez-vous que je peux stocker des caisses en plastique dans un grenier non-isolé sans dommage pour les livres qu'elles contiennent?




Bonsoir Vince,
Chez moi, j'en entrepose dans un grenier non isolé où pénètre pas mal d'humidité. Mais je préfère les conserver dans des cartons, si possible fermés pour mieux les protéger y compris des insectes.

Cyclo
avatar 14/08/2017 @ 20:00:23
En tant qu'ancien bibliothécaire, je pense que les livres, c'est fait pour circuler.
J'ai fait la liste des livres que j'ai lus deux fois ou plus dans ma vie. Elle dépasse à peine une centaine de titres. Pourtant, j'ai l'impression de relire pas mal depuis que je suis à la retraite...
Donc, conclusion, j'anticipe le moment où je devrai partir dans un établissement pour vieux (oh ! le gros mot !), en éliminant le maximum de livres que je ne relirai pas ou que je ne pourrai pas y emporter. J'hésite toujours pour des livres que je n'ai pas lus, et pourtant achetés à moment donné... Mais, vraisemblablement, je verrai avec mes enfants ce qu'ils voudront garder... Les goûts littéraires ont beaucoup changé, je suis resté très "classique", et les nouvelles générations lisent très différemment. Je suis septuagénaire, mes enfants (que j'ai fait tardivement) sont trentenaires, assez bons lecteurs, mais leurs intérêts ne sont pas forcément les miens. Je vis dans un monde qui a débuté dans les années 40, eux dans les années 80 ! J'ai beaucoup lu avec eux eux jusqu'à leurs 10-12 ans, mais depuis nos chemins de lectures ont divergé...
Et, en dépit de mon métier, je ne suis pas fétichiste de l'objet livre...
Pour les conserver dans un grenier, mieux vaut les enfermer dans des cartons ou des bacs en plastique fermés, mais les ouvrir de temps à autre... A condition que le grenier soit assez sain, aéré et sec.

Vince92

avatar 15/08/2017 @ 14:22:45
Bon...3 caisses de livres montées au grenier...mais 150 livres vont devoir trouver un nouveau toit.
Je viens de sauver in-extremis Léon Daudet, Max Frich, Chardonne et Kafka...

Cyclo, je crois que le livre-objet n'a pas beaucoup d'avenir malheureusement...avec 30 à 40 livres par année je suis considéré comme un gros lecteur...à mon avis dans 50 ans, il restera des pièces de musée et des collections chez les bibliophiles.
Oui, les insectes et l'humidité sont mes principales craintes...vivement que je gagne au loto et que je puisse m'offrir cette belle demeure dont la bibliothèque sera la pièce maîtresse!

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