Maman, le loup m'emporte Florence Medina
Catégorie(s) : Littérature => Francophone
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Meurtres par orgueil
Pour le troisième opus de sa collection « L’affaire qui … », les Editions de l’Aube ont confié à Florence Medina le soin d’évoquer l’affaire du gamin de la Villette, un gamin d’une dizaine d’années découvert, en mars 1840 à la Villette, atrocement mutilé. Une opération inédite d’embaumement est décrétée pour redonner un visage à ce corps quasi étêté et ainsi offrir la possibilité à une éventuelle connaissance de l’identifier. L’enfant est vite reconnu après la découverte, à Artigues dans la région bordelaise, des corps massacrés de sa mère et de sa sœur : Marie et Mathilde Anizat mère du petit Joseph dont le corps a été découvert près de Paris.
Le meurtrier est lui aussi très vite identifié, il a reconnu ses atrocités, il a même écrit un mémoire pour décrire ses terribles forfaits, le seul doute qui persiste et qui persistera toujours consiste dans la difficulté à trouver un mobile à ce triple assassinat. Le meurtrier, Pierre-Vincent Eliçabide, a été un brillant élève à l’école primaire et au séminaire qu’il a quitté au grand désespoir de ses parents qui avaient tout misé sur sa foi et sur un avenir glorieux et riche. L’auteure décortique sa vie en essayant de trouver un sens à ce triple meurtre. Ses recherches l’amènent à constater que cette affaire a quelques relations avec sa famille : elle a une partie de ses origines dans la même région que l’assassin, sa mère a certainement eu l’occasion de voir la tête du meurtrier avant qu’elle disparaisse lors d’un déménagement, son père était gendarme, il a pu participer aux recherches après le vol de la tête.
Cette proximité avec son histoire personnelle, lui rappelle qu’elle a eu une enfance pas très heureuse avec un père très autoritaire, violent et peut-être même plus… Elle découvre aussi qu’Eliçabide a été évincé de la désormais tristement célèbre école privée de Betharam pour faits de violence à l’encontre des élèves. Cette affaire n’est plus seulement l’affaire du meurtre des trois personnes qui devaient constituer la nouvelle famille du meurtrier mais aussi celle que l’auteur voudrait régler avec sa propre famille notamment son père.
Le mobile du crime peut être l’orgueil démesuré du coupable l’impossibilité de supporter la pression familiale, sacerdotale, sociétale, l’impossibilité aussi d’accepter l’avenir qui se présente à lui l’échec de toute une vie…
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Maman, le loup m'emporte
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