Pour le pire - Tome 12 Tarō Nogizaka
(Natsume Arata no kekkon)
Catégorie(s) : Bande dessinée => Manga , Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers
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«Thunderstruck!» *
L’histoire?
Le début de ce dernier tome de «Pour le pire», nous permet de retrouver le procureur Sakurai (1), toujours aussi déterminé à faire la lumière sur toute l’affaire! Shinju étant passée aux aveux complets en ce qui concerne les meurtres, toutes les preuves à charge et à décharge ayant été retrouvées, le nouveau procès de Shinju, toujours défendue par Me. Koichi Miyamae peut commencer.
Dans cette attente Arata demande à de nombreuses reprises à voir Shinju en prison, - il craint que la jeune fille ne tente de mettre fin à ses jours -, mais celle-ci qui n’est maintenant plus son épouse (2), refuse toujours de le recevoir… Arata «joue» alors sa dernière carte : Il lui propose un accord, si elle accepte de le recevoir au parloir, il lui révélera la raison pour laquelle il l’a demandée en mariage lors de leurs première rencontre (3).
Lors de ce qui va être leur dernière rencontre, dans une intensité à «couper au couteau» mais de nouveau séparés par une vitre, les deux protagonistes, - un peu paumés -, cherchent un sens à ce qu’ils ont vécu ensemble... Ils conviennent «d’arrêter de jouer», de tomber les masques, d’être pleinement sincères, de mettre «les cartes sur la table», sans artifices, sans les mensonges qui se sont toujours dressés entre eux et de laisser la vérité éclater au grand jour…
Au cours du procès qui suit, Shinju Shinagawa est reconnue coupable de meurtre et d’assistance au suicide et condamnée à onze ans de réclusion en première instance, et à douze ans en deuxième instance…
Les dessins:
Alors, disons-le «d’entrée de jeu», les dessins de M. Tarô NOGIZAKA (*1968), toujours aussi magnifiques… Toutefois, j’ai pour ce dernier volume deux remarques à faire. Premièrement: Si Arata constate (p. 122) que Shinju a gardé une petite cicatrice suite à l’accident de voiture qu’ils ont eu ensemble (1), au-dessus de son œil droit, pourquoi par la suite celle-ci disparaît quasiment une fois sur deux quand on voit son visage en de près?
Deuxièmement: Dans le dernier chapitre les personnages sont censés avoir vieilli d’un certain nombre d’années, alors pourquoi est-ce que cela ne se voit absolument pas sur leurs visages? Les années ne semblent absolument ne pas avoir passé pour certains, ils ont toujours la même tête! (désolé je ne peux vous donner plus de précisions, sans vous divulgâcher l’histoire…).
Sinon, pour le reste, s’il vous reste encore un doute sur la beauté des dessins de M. NOGIZAKA, regardez Shinju p. 120/121…
Étonnamment, il y a aussi parfois une symbolique à rechercher dans les dessins, ainsi p.ex. p. 97/100, on voit Arata, avec un blouson présentant un double dragon japonais Riu (symbole de force et de sagesse...), avec ses cornes, lesquelles cornes, reviennent dans la coiffure d'Arata, symbolisant sa mutation en «guerrier», il est devenu après toutes ses aventures, plus sage et plus fort, il a évolué, il est enfin prêt à se battre pour la femme qu'il aime!..
Le scénario:
C’est toujours aussi extraordinairement bon! On voit bien que le scénario a été très bien et très longuement réfléchi par M. NOGIZAKA. Disons que, - pour surtout ne pas trop en dire -, dans ce dernier tome, l’histoire devient plus fataliste, bascule dans la rédemption, le pardon, la sensibilité, l’émotion et… L’amour! C'est impressionnant d'ambition et de maîtrise, c'est vraiment très bien pensé, du début à la fin! Encore une fois, je regrette malheureusement de ne pas pouvoir vous en dire plus, au risque de divulgâcher l’histoire… Mais, encore une fois: «La réponse est dans le Manga, il ne vous reste qu’à le lire»…
Les défauts?
Bien, si je dois vraiment en trouver un, il est ci-dessus dans la rubrique dessins. Il y en a certainement d’autres, chacun lecteur trouvera les siens, mais devant une si bonne et si belle histoire, si «rondement» menée par M. NOGIZAKA, franchement? Je suis prêt à tout lui pardonner, tout!
Les qualités?
Toujours le scénario! Ce dernier tome n’a plus grand-chose à nous «cacher», Shinju ayant tout avoué, toutefois l’auteur arrive encore à nous surprendre en nous exposant les circonstances exactes de la mort des «victimes» de Shinju. Est-elle aussi une victime, surtout au vu de ce que la vie lui a fait subir? Les hommes qu'elle a tués, voulaient-ils vraiment qu’elle les aide à mourir ?
Et, cerise sur la gâteau, M. NOGIZAKA n’oublie pas de nous parler du destin de tous les personnages…
Pour vraiment finir:
Au fil des tomes, des joutes psychologiques, des joutes verbales, des histoires de Shinju, de la découverte de parties de cadavre, des épreuves d’Arata, de la découverte des différents personnages, j’ai appris tout doucement à aimer cette histoire, à l’apprivoiser, alors qu’au début de ma lecture, le tout me semblait complètement «capillotracté»! Et pourtant, impossible de s'ennuyer, impossible de tout comprendre, impossible d’ignorer le suspense, les excès, les mystères, les mensonges, les doutes, les masques, les perditions, les surprises, les manipulations, les forces, les faiblesses… Je dois avouer que jusqu'au dernier chapitre, je n'étais pas certain de comment l’histoire de Shinju et Arata, - les deux protagonistes -, allait se terminer.
J’ai pris un vrai plaisir à lire cette histoire, je me suis fait avoir, je me suis littéralement «vautré» dedans! Je conseille donc à tous de la lire, - oui, même vous qui n’aimez pas lire des Manga -, et je vous conseille surtout de lire la série complète, au risque de passer à côté de quelque chose de vraiment important! Vous m’en direz des nouvelles…
Apostille : Je tiens ici à remercier A.D. (qui se reconnaîtra sans doute ici…), fin connaisseur de l’univers des Manga, qui m’a prêté toute la série «Pour le pire» (12 volumes), en me disant de ne pas hésiter à la lire, puisque c’était une des meilleures séries qui existaient et que malheureusement, elle n’avait pas trouvé son public au moment de sa sortie en France.
Je dois avouer qu’un peu sceptique au début, je ne peux finalement que lui donner pleinement raison! Cette série de Manga est vraiment très particulière, en ce qu’elle vous «sort» littéralement de votre «zone de confort» de lecture habituelle, et ça… On en redemande!
* : Expression anglaise signifiant : Étourdi de surprise!
C’est également le titre d'une chanson du groupe de Hard Rock australien AC/DC : ici sur YT : https://youtube.com/watch/…
(1). : Cf. ici sur CL : https://critiqueslibres.com/livre/…
(2). : Cf. ici sur CL : https://critiqueslibres.com/livre/…
(3). : Cf. ici sur CL : https://critiqueslibres.com/livre/…
Les éditions
Pour le pire[Texte imprimé], Taro Nogizaka
de Nogizaka, TarōLes livres liés
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