Pour le pire - Tome 11 Tarō Nogizaka
(Natsume Arata no kekkon)
Catégorie(s) : Bande dessinée => Manga , Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers
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SUR LE FIL DU RASOIR!
De quoi ça parle?
Le début de ce onzième tome de «Pour le pire» commence de la plus étrange des façons, puisque Arata a organisé une rencontre entre Shinju et Terai «Aya» Ayako, sa… mère! (1). En effet, Arata veut absolument présenter son épouse, à sa mère. Inutile de dire que la rencontre entre les deux femmes fait des étincelles! Ayako qui ne cache pas le fait de n’avoir jamais été une bonne mère, veut savoir quels sont les véritables sentiments de Shinju envers son fils. Mais, également ceux d’Arata envers Shinju, car elle pense que son fils n’a épousé Shinju que par pitié, et que celle-ci n’a épousé son fils que parce qu'elle a trouvé en lui quelqu’un à qui se raccrocher…
Juste avant de se séparer Arata dit à sa mère où Shinju a caché la tête de Ryosuke Yamashita, le père de Takuto, en lui demandant de ne rien révéler avant le lendemain matin! (2). Ayako comprend alors que son fils ne compte pas survivre à cette nuit… Arata prévoit-il un double suicide?
La cavale avec la police reprend de plus belle! Alors qu’ils roulent à tombeau ouvert, espérant échapper à leurs poursuivants, les deux époux «tombent le masque»! Elle, sur les faits exacts qui ont entraîné la mort des trois hommes, et notamment d'Eisuke Suo, - la première victime de Shinju -, avec qui celle-ci avait une relation très particulière… Lui sur les véritables raisons qui l’ont poussé à prendre soin d’elle…
Quand celle-ci le repousse, - alors qu’il tente de l’embrasser -, en proie à des questions sur son véritable amour, Arata précipite la voiture contre le terre-plein central d’un tunnel… Malgré le terrible choc, malgré le fait que le couple avait enlevé la ceinture de sécurité, les deux jeunes survivent. Arata se réveille après un coma d’un mois, pour apprendre que Shinju (qui s’est réveillée bien avant lui…) lui a envoyé un formulaire de divorce! Interrogée depuis plusieurs jours par le procureur Sakurai (3), elle a avoué ses trois crimes, et le fait qu’elle avait dix-huit ans à ce moment-là (4). Elle va même spontanément faire une nouvelle et terrible révélation au procureur…
Les dessins:
Toujours aussi bons! Tarô NOGIZAKA (*1968) nous régale avec ses dessins absolument magnifiques, d’une beauté sans pareille. Regardez Shinju p.ex. l’auteur est capable de nous la montrer comme une jeune fille innocente de son âge (p. 11/15), qui rougit d’émotion, qui a un regard nostalgique, perdu dans le vide (p. 57/65), mais aussi la même en version «Doppelgänger maléfique» (généralement le moment où l’on voit ses dents «pourries»), p. ex. p. : 216/220.
Le scénario:
C’est toujours aussi explosif, toujours aussi mystérieux, toujours aussi addictif, toujours aussi «tordu»! On se pose toujours autant de questions sur Shinju, sur sa vie, son histoire… Il est vraiment dommage que je puisse vous en dire plus sans divulgâcher toute l’histoire, mais comme je dis toujours: «La réponse est dans le Manga, il ne vous reste qu’à le lire»…
Les personnages:
Un mot sur l’évolution des personnages principaux:
Shinju: Après avoir avoué ses crimes, on la sent comme libérée. Elle dit qu’elle aime Arata et désire juste vouloir le sentir contre elle et rester près de lui, le reste de sa vie. Mais quand elle s’aperçoit qu’elle aimait Eisuke et qu’elle l’a tué, même si elle aurait préféré qu’il vive, son envie morbide de mourir disparaît d’un seul coup…
Arata: Si au début il n’est et n’a accepté de se marier avec Shinju que pour essayer de lui soutirer des informations et parce que celle-ci lui faisait pitié, il se met ensuite à la respecter en tant qu’être humain et à… l’aimer! Il se prend à rêver d’une vie tout à fait «ordinaire» avec elle, même s'il sait que c’est absolument impossible! Il veut absolument «guérir» sa femme de son mal-être et de son envie de mourir, mais quand il comprend qu’il n’y arrivera pas, il prend la décision ultime de se sacrifier avant qu’elle ne se rende compte qu’elle aimait Eisuke, l’homme pour les «libérer» tous les deux, malgré qu’il comprenne qu’aux yeux de Shinju, il n’a été qu’un substitut pour Eisuke…
Les défauts?
Alors que nous arrivons à la fin de cette série (il ne reste plus que le douzième et… dernier volume), M. NOGIZAKA a répondu à toutes les questions que l’on se posait. Mais je suppose qu’il nous réserve encore quelques surprises et quelques rebondissements, puisqu'on continue de se demander le mobile exact des crimes de Shinju…. Donc je reste à me demander comment M. NOGIZAKA va nous «servir» tout cela?
Les qualités?
Toujours le scénario! C’est toujours aussi prenant, toujours aussi étouffant, toujours sur le «fil du rasoir»! On est toujours à la limite de la rupture, d’un côté on aimerait connaître: «La vérité, toute la vérité et rien que la vérité» sur Shinju, de l’autre on aimerait que l’histoire continue encore un peu, et malgré les révélations qu’elle a fait, on est comme Arata, on aurait tellement aimé croire que Shinju est innocente!
Avant de finir:
Ne vous laissez pas abuser par la jaquette de couverture de ce Manga, «Pour le pire» n’est absolument pas une «romance»! C'est noir, très noir et très malaisant, très glauque!..
Pour finir:
Que vous dire sur ce Manga que je ne vous ai pas déjà dit? Lisez-le? Non, mieux que cela, lisez toute la série!
(1). : Cf. Ici sur CL : https://critiqueslibres.com/livre/…
(2). : Cf. : Ici : https://critiqueslibres.com/livre/… & ici :
https://critiqueslibres.com/livre/… sur CL.
(3). : Cf. : Ici sur CL : https://critiqueslibres.com/livre/…
(4). : Au Japon, avant avril 2022, la majorité était à 20 ans.
Les éditions
Pour le pire[Texte imprimé], Taro Nogizaka
de Nogizaka, TarōLes livres liés
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