Pour le pire - Tome 09 Tarō Nogizaka
(Natsume Arata no Kekkon)
Catégorie(s) : Bande dessinée => Manga , Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers
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ZUGZWANG! *
L’histoire :
Nous sommes toujours en train de suivre les deux «jeunes mariés» en cavale au début de ce neuvième tome de «Pour le pire». Rappelons que suite à un «flou juridique», Shinju a dû être relâchée et que celle-ci a pris la fuite, - avec l’aide d’Arata -, avant d’être à nouveau arrêtée!
Toujours cachés dans le petit appartement de M. Fujita, Arata et Shinju découvrent qu’ils font déjà la une de tous les journaux et passent même au journal télévisé. Arata se pose toujours autant de questions sur son épouse. Il est toujours autant attiré par elle, mais d’un autre côté il est effrayé par son côté «noir»!
Pour tenter de «combattre» l’envie latente qu’elle a de mettre fin à sa propre vie et qui la «consomme» de l’intérieur, Arata propose à Shinju de partir à la recherche de son père dont elle ignore l’identité. Celle-ci lui propose alors de fouiller dans les portables de sa mère qu’elle a gardés après la mort de celle-ci. Shinju lui révèle alors qu’elle les a cachés avec… La tête de Ryosuke Yamashita, le père de Takuto! (1)
Du côté des dessins:
Encore une fois Tarô NOGIZAKA (*1968) m’a très agréablement surpris dans ce volume! Ses dessins sont absolument magnifiques, d’une beauté et d’une tendresse sans pareille, même les dessins «typiquement Manga» sont très réussis comme p.ex. lors de la dispute entre Arata et Me. Koichi Miyamae, p. 206/212.
Je trouve aussi que Shinju n’a jamais été aussi bien dessinée, p.ex. p. 212/216, elle est magnifique, absolument resplendissante! La beauté de ses traits est sans limites!
Du côté du scénario:
Toujours aussi bien écrit, toujours aussi bon! Ce neuvième volume nous apporte un évènement surprenant et encore une révélation inattendue!
Côté nouveauté, nous suivons donc Arata et Shinju en cavale, et cette situation inédite n’est pas sans nous surprendre, les deux «amoureux» faisant preuve de beaucoup d’imagination pour échapper à la police! Il y a toujours du rythme, toujours de l’action, rien à redire c’est vraiment très bien «ficelé»!
Les personnages:
Un mot sur deux personnages représentant les parents d’Arata:
Son père étant mort dans un accident automobile quand il était très jeune, c’est son patron qu’Arata considère comme le père qu’il n’a jamais eu. Il lui voue un respect et une admiration sans limites, au point que c’est à lui qu’Arata a demandé d’être un des témoins de son mariage! C’est un homme juste et bon, prêt à lui pardonner tous ses caprices et tous ses «écarts», et qui veille toujours sur lui. Rien qu’avec sa présence, il lui rappelle qu’il ne doit jamais: «franchir la ligne rouge»!
Sa mère, Terai «Aya» Ayako a quant elle, refait et beaucoup profité de la vie, après la mort de son mari. Elle a mené une vie de bohème, n’hésitant pas à s’enfuir par les toits quand il fallait échapper aux huissiers. Après trois mariages ratés, elle est aujourd’hui mariée avec un homme très riche dont elle a eu autre fils, malgré son âge avancé. Elle reconnaît volontiers qu’elle n’a pas la fibre maternelle, qu’elle ne sait faire ni la cuisine, ni le ménage. Arata et elle ont des rapports très distants, mais c’est toutefois à elle qu’Arata demande conseil quand il veut savoir quelque chose de la psychologie féminine.
Les défauts?
Je n’ai pas grand-chose à dire. Encore une fois, je trouve que le trait des dessins est parfois un peu trop exagéré, un peu trop «forcé»! Mais encore une fois, on me précise dans les milieux des connaisseurs de Manga, que c’est est tout à fait normal pour un Manga et que c’est comme cela que se dessinent les sentiments/émotions des personnages.
Les qualités?
Toujours le scénario! Je ne peux malheureusement pas trop vous en dire, sans vous divulgâcher toute l’histoire mais, je dois dire que M. NOGIZAKA est vraiment un «génie» scénaristique! C’est toujours aussi retors et «capillotracté»! Il est impossible de prévoir là où il va nous amener et de comprendre pourquoi, tellement c’est inspiré et «tordu»! Ce qu’il va nous inventer, ce qu’il va nous donner à lire, - et c’est d’ailleurs un des points forts de la série -, c’est juste une surprise totale à chaque fois, tellement c’est bien écrit! Inutile d’essayer de deviner ce qui va arriver et comment… Shinju aura toujours un coup d’avance sur vous!
Avant de conclure cette critique:
Encore une fois, ne vous laissez pas abuser par la jaquette de couverture de ce Manga, l’histoire de «Pour le pire» n’est absolument pas une histoire de «romance»! C'est un thriller psychologique glaçant, c’est glauque, c’est effrayant, très noir et très sordide!..
Pour conclure:
Que dire de plus que je n’ai pas déjà dit? Juste peut-être vous recommander ce Manga, même si vous n’êtes pas amateur/lecteur de Manga habituellement, celui-ci risque de vraiment vous surprendre, comme il l’a fait pour… Moi!
* : Au jeu d'échecs, le terme Zugzwang, signifie un «coup contraint», au sens d'«être obligé de jouer»!
Être en zugzwang, se rapporte à la situation d'un joueur obligé de jouer un coup qui lui fera nécessairement perdre!
(1). : Cf. : Ici sur CL : https://critiqueslibres.com/livre/…
Les éditions
Pour le pire - Tome 09[Texte imprimé]
de Nogizaka, Tarō Leclerc, Yohan (Traducteur)Les livres liés
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