Les Deux Gentilshommes de Vérone William Shakespeare
(The two gentlemen of Verona)
Catégorie(s) : Théâtre et Poésie => Théâtre
Visites : 180
"De tous les ennemis, un ami est le pire !"
On connaît Shakespeare pour nombre de ses pièces incomparables et qui ne sont plus à citer tant elles sont connues. Mais il existe aussi nombre de ses pièces plus ou moins laissées dans l’ombre de ses chefs d’œuvre lumineux, tel ce « Les deux gentilshommes de Vérone » que je présente ici.
Dans celle-ci, à l’instar de « Roméo et Juliette » écrite la même année (1595), il est aussi question d’amour, d’amitié, de trahison, de tromperies, mais personne ne meurt à la fin. En fait, la pièce a une fin tout ce qu’il y a de morale et de convenable, satisfaisant peut-être ainsi aux mœurs du temps ou pour flatter quelque prince ou évêque mais conséquemment rendue tout à fait invraisemblable, ce qui gâche bien sûr le ressenti général de cette pièce qui était pourtant bonne jusqu’ici.
Car de l’acte I à l’acte IV, on aime à suivre l’histoire qui se déroule sous nos yeux, 2 gentilshommes de la ville de Vérone, l’un, Valentin, s’en va à Milan retrouver Sylvie, noble fille du duc de la ville du même nom, qu’il aime et qui l’aime, et l’autre, Protée, déjà fiancé à Julie et qui le rejoint à Milan, tombe à son tour amoureux de la beauté de Sylvie et va intriguer pour évincer son rival malgré l’amitié qu’ils se portent. Thurio, un troisième prétendant se mêle à la bataille amoureuse qui se joue autour de Sylvie. Mais Julie, la fiancée de Protée, n’entend pas attendre passivement le retour de son amant et entreprend à son tour le voyage vers Milan. Tout ce beau monde va être confronté aux intrigues des uns contre les autres, pour notre plus grand plaisir !
Car Shakespeare sait mettre en place ses personnages et son intrigue, et ses formules ciselées sont toujours un régal. Et ici, loin d’être une tragédie, cela est surtout une comédie et je découvre ici un Shakespeare capable d’humour, d’ironie, de gaies railleries, avec une verve et une éloquence rafraîchissante, qui fait sourire agréablement… Une pièce à ne pas prendre trop au sérieux donc, ce qui peut expliquer son dénouement ridicule, mais qu’on regrette tout de même, tant elle tranche avec la qualité qui le précède.
Une pièce de théâtre très plaisante à lire pour découvrir une autre facette du talent de Shakespeare mais dont les invraisemblances n’étonnent pas qu’elle eût été laissée à l’ombre des autres chef d’œuvres du même auteur.
Les éditions
Les Deux Gentilshommes de Vérone
de Shakespeare, WilliamISBN : 9783849126957 ; 12/11/2012 ; 108 p. Broché
Les livres liés
Pas de série ou de livres liés. Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série
Forums: Les Deux Gentilshommes de Vérone
Il n'y a pas encore de discussion autour de "Les Deux Gentilshommes de Vérone".


haut de page