Les Lettres d'Esther Cécile Pivot
Catégorie(s) : Littérature => Francophone
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Un merveilleux roman épistolaire!
Esther, une libraire du nord de la France, ouvre un atelier d’écriture épistolaire. Un atelier un peu spécial puisque ses participants ne se rencontreront qu’une fois. Cinq « élèves » plus Esther qui va participer vu le faible nombre d’inscrits.
La règle du jeu : chacun(e) a deux correspondant(e)s et envoie une copie de ses lettres (de vraies lettres, envoyées par la poste !) à Esther. Le côté « atelier d’écriture » et les remarques et/ou indications d’Esther aux participants s’effectuent hors des échanges épistolaires qui composent ce livre.
Cinq « élèves » :
- Juliette et Nicolas, un couple confronté à une sévère dépression post-partum,
- Jeanne, une vieille dame,
- Jean, un homme d’affaires,
- Samuel, un adolescent
J’ai lu ce livre quasi d’une traite, en quelques heures, complètement « scotchée »
Je me suis attachée à tous ces personnages.
Je ne saurais mieux dire que cet extrait de la quatrième de couverture
« une leçon de vie, dont tous les participants sortiront transformés. Roman initiatique pétri de tendresse, ces Lettres sont un éloge de la lenteur, une ode au pouvoir de l’écrit. »
Les éditions
Les lettres d'Esther [Texte imprimé], roman Cécile Pivot
de Pivot, CécileLes lettres d'Esther [Texte imprimé], roman Cécile Pivot
de Pivot, CécileISBN : 9782702169070 ; 15,00 € ; 19/08/2020 ; 320 p. Broché
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Confessions épistolaires
Critique de Marvic (Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 67 ans) - 18 mai 2026
Cinq personnes se prêtent au jeu pour échanger avec deux personnes de nombreux courriers.
La plus âgée est Jeanne, ancienne professeure de piano, qui vit seule dans un village au milieu des vignes.
Juliette Esthover, boulangère réputée, traverse une grosse dépression post-partum.
Nicolas Esthover, son mari, est le cuisinier étoilé d’un grand restaurant.
Jean Beaumont est directeur général d’une grosse entreprise.
Quant au plus jeune, Samuel Cahen , il a arrêté l’école.
Leur premier écrit leur propose de répondre à la question posée par Esther "Contre quoi vous défendez-vous ?"
Les premiers échanges sont courtois, certains plus prolixes que d’autres, puis deviennent des relations attendues, appréciées, des confessions qui leur permettent de nouer des liens inattendus.
D’autres sujets seront proposés, "écrire un dialogue", "un monologue", et "2029".
L’autrice, grâce à des personnages aussi différents, explore des vies, leurs accidents, leurs douleurs, leurs épreuves, leurs traumatismes cachés, oubliés, leurs doutes, leurs faiblesses.
Impossible de ne pas se sentir touchée par ces peurs ; la peur d’être maman, la peur de vieillir, de mourir ou de voir ses proches partir, la peur de renoncer…
Un livre absolument formidable par la qualité de son écriture et l’authenticité de ses "écrivants" ;
Et surprise et émotion quand la fin du livre termine avec l’évocation du roman "Ce que nous confions au vent" de Laura Imai Messina.
"Je ne lui ai pas caché mon enthousiasme. "Si je m’attendais à ça ! Ils profitent de mon atelier pour se confier à des inconnus, se poser des questions, à eux-même et aux autres, sur les problèmes existentiels qu’ils n’arrivent pas à résoudre seuls… Tu serais étonné de la rapidité avec laquelle ils sont devenus familiers entre eux…" (Esther à un ami)
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