La vie heureuse David Foenkinos
Catégorie(s) : Littérature => Francophone
Moyenne des notes :
(basée sur 4 avis)
Cote pondérée :
(28 060ème position).
Visites : 3 531
Savoir tomber et renaître
Eric s'enlise dans la routine de l'existence, jusqu'au jours où il est contacté par Amélie, une ancienne camarade de classe, qui lui propose d'intégrer sous sa houlette un cabinet ministériel, avant qu'ils atterrissent ensemble dans la grande distribution. Sa vie s'emballe, mais trop vite pour lui, et avoisine le burn-out. Il cherche les moyens de se reconstruire, notamment la méthode coréenne des faux enterrements. Et il réussit sa résilience à merveille.
Dans ce roman, on sent les choses plus ou moins venir, le style manque pour une fois un peu de verve, ce qui s'explique par la multiplication des faits et revirements d'émotions qui peuvent suffire à alimenter la narration, dont le fondement reste joli, rempli d'espérance. Ce n'est sans doute pas inoubliable, mais cela fait tout de même du bien.
Les éditions
La vie heureuse [Texte imprimé]
de Foenkinos, DavidLes livres liés
Pas de série ou de livres liés. Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série
Les critiques suivantes (3) » Enregistrez-vous pour publier une critique !
un bon moment de fantaisie
Critique de CHALOT (Vaux le Pénil, Inscrit le 5 novembre 2009, 78 ans) - 21 février 2026
Qui n’a jamais rêvé de changer de vie ?
Ce livre qui ne paye pas de mine permet au lecteur de passer un bon moment.
L’histoire est originale, pas improbable, tant il existe de part le monde des « guérisseurs » d’âmes, certains se prenant pour des médecins non reconnus, d’autres pris par des charlatans.
Eric, le personnage central de cette histoire est un quadragénaire qui a réussi à monter les échelons dans une grande entreprise.
Divorcé, père d’un garçon, Hugo, Eric s’interroge sur sa vie mais sans plus jusqu’au jour où il est contacté par une ancienne camarade de lycée, Amélie, perdue de vie depuis longtemps.
Amélie lui propose d’entrer dans son équipe au sein du cabinet du secrétaire d’Etat au commerce extérieur où elle travaille comme directrice du cabinet.
Eric n’ayant rien à perdre, accepte la proposition et part peu après en mission avec Amélie en Corée du sud.
Un soir, il disparaît mystérieusement, ce qui contrarie Amélie qui le licencie.
Chacun poursuit sa voie.
Eric qui a rencontré à Séoul une curieuse entreprise proposant à ses clients de changer de vie, le lecteur découvre très vite le mode opératoire très original.
De retour en France, Eric ouvre une entreprise offrant le même « produit » inconnu en France.
C’est original, particulier même, sans danger notamment pour les personnes déprimées, au bout du rouleau qui peuvent prendre le temps de s’interroger sur le sens de leur vie.
Elles peuvent ainsi se projeter dans leur fin de vie et même envisager d’écrire leur propre épitaphe.
C’est glauque me direz-vous !? Non pas du tout, c’est amusant, étonnant et d’ailleurs qui n’a pas pensé à l’hommage qui lui sera fait au moment de ses funérailles ?
J
ean-François Chalot
La thérapie du cercueil
Critique de Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 59 ans) - 7 décembre 2024
Lors d’une mission en Corée du sud, Eric se rend un peu par hasard dans un établissement à l’enseigne énigmatique « Happy Life ». On y organise de faux enterrements qui constituent pour les « patients » une forme de thérapie. Eric tente l’expérience et en ressort transformé...
L’idée de David Foenkinos est originale, mais il la présente un peu trop comme une formule magique et une thérapie qui résout tout d’un coup de baguette. Je trouve dommage qu’on doive en venir là (dans un cercueil) pour faire de l’introspection et réfléchir sur sa vie.
J’ai trouvé ce roman un peu léger : il entremêle la vie sentimentale et professionnelle avec la réflexion sur la vie et son sens, mais sur un mode léger. Mais c’est vrai qu’il fait écho à un mal-être grandissant chez nos contemporains. Amélie représente le personnage type de la personne qui fonce droit devant, tenue uniquement par l’action frénétique pour éviter de se poser la question du sens. Très bien décrite par l’auteur.
Le scénario, comme souvent chez Foenkinos, pourrait être cinématographique.
Signes du destin, à prendre en main
Critique de Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 61 ans) - 16 mars 2024
Orphelin très jeune, il fait des études de commerce et après avoir gravi tous les échelons chez Décathlon, de simple vendeur au rayon « tennis », à celui de directeur commercial du groupe, il change de vie et intègre un cabinet ministériel grâce à un groupe Facebook initiée par une ancienne camarade de lycée. Alors que tout semblait bien se passer, il craque sans raison apparente alors qu’on comptait sur lui pour l’obtention d’un gros contrat avec Samsung.
Une sorte de choc s’est produit chez lui et il commence à relativiser ses vies précédentes, certes trépidantes, mais qui ne lui apportaient aucune joie ou satisfaction. Grâce à une expérience existentielle, il va redonner de la valeur à ce qui devrait être essentiel pour chacun d’entre nous, son fils, sa famille et aider d’autres personnes, en ce compris Amélie et Isabelle, celles qui l’avaient, peut-être à juste titre, à un moment de sa vie, abandonné.
On reste toujours dans le plus pur style d’un auteur prolifique qui sait se renouveler tout en étant dans des variations d’histoires humaines qui ont toujours une touche d’irréel avec une belle connotation romantique. J’ai bien aimé la trouvaille de ces petits rebobinages à chaque début des trois parties du livre et les points de vue des autres personnages sur des événements déjà évoqués précédemment, bien qu’il m’a été difficile de cerner ce personnage masculin sur tous ses angles.
Le thème du destin, des moments clé qui font basculer une vie d’un côté ou de l’autre se retrouvent aussi dans d’autres romans qui estompe l’originalité absolue de celui-ci ; il n’empêche que David Foenkinos reste un auteur agréable à lire et donnera encore beaucoup de plaisir à ses lecteurs.
Forums: La vie heureuse
Il n'y a pas encore de discussion autour de "La vie heureuse".


haut de page