Ptah Hotep Charles Duits
Catégorie(s) : LittĂ©rature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique
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Authentique parchemin !?
Incroyable, fantastique, merveilleux, splendide ! Ce roman est unique ! Et pourtant, Dieu sait si j'en ai lu des romans de ce genre, mi-fantastique, mi-Ă©sotĂ©rique, histoire parallĂšle qui se dĂ©roule dans un univers qui aurait pu ĂȘtre le nĂŽtre s'il nây avait ces petites diffĂ©rences⊠Oui, jâen ai lu, et celui-ci est le premier, le seul et l'unique qui ait une qualitĂ© incontestĂ©e : le style semble rĂ©ellement dater de lâĂ©poque reculĂ©e dont lâhistoire nous est contĂ©e. Lâauteur a rĂ©ussi lĂ un prodige merveilleux qui est de nous faire douter de ce que nous lisons ! Pour ma part, dĂ©jĂ naturellement enclin Ă croire le plus possible en la Faerie et en lâĂ©sotĂ©risme, je me suis trouvĂ© face Ă une histoire que je jurerais sortie toute droite dâanciens parchemins mis au jour dans le plus grand secret. Tout se tient, l'histoire, mais aussi le style, les noms, les maniĂšres, les faits et les gestes des protagonistes. On a tout simplement lâimpression indĂ©collable que nous lisons une histoire rĂ©elle, qui s'est rĂ©ellement passĂ©e il y a prĂšs de 4000 ans. Un prodigieux bond dans le temps comme jamais aucun auteur nâavait su me faire profiter. On y est, on y vit, on s'y retrouveâŠ
Quant Ă lâhistoire, ma foi, il s'agit dâune quĂȘte, d'un voyage, dâune pĂ©rĂ©grination au travers d'un pays de sable et de forĂȘt⊠avec son lot de rencontres et d'apprentissages⊠mais cela importe peu, ce qui reste et persiste, encore et toujours, câest cette rĂ©alitĂ© temporelle, ce rĂ©cit d'un temps passĂ©âŠ
Les éditions
Ptah Hotep [Texte imprimé], roman Ptah Hotep
de Duits, CharlesPtah Hotep [Texte imprimé], roman Charles Duits
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Le guerrier, les femmes et les Dieux
Critique de Fanou03 (*, Inscrit le 13 mars 2011, 51 ans) - 29 septembre 2014
Je me demande si « Ptah Hotep » n'est pas peut-ĂȘtre avant tout un hommage Ă la geste antique, tant les rĂ©fĂ©rences aux civilisations anciennes y tiennent le premier plan, que ce soit dans la façon dont est Ă©crit le livre, qui reprend avec bonheur le style (qui peut paraĂźtre parfois pompeux), le rythme et le scandement si particulier quâon peut trouver dans certains textes comme lâIliade, ou bien encore dans lâomniprĂ©sence des Dieux, dont les figures tutĂ©laires font Ă©cho aux mythologies passĂ©es, notamment celles du panthĂ©on grĂ©co-romain.
Car câest lâautre caractĂ©ristique troublante de ce livre: son univers particulier donne un curieux sentiment mĂȘlĂ© de proximitĂ© et dâĂ©trangetĂ©. Le monde de « Ptah Hotep » associe en effet des Ă©lĂ©ments toponymiques ou culturels familiers (parfois dĂ©formĂ©s) Ă des caractĂ©ristiques originales. Charles Duits invente ainsi, dans un creuset poĂ©tique dâune grande beautĂ©, une gĂ©ographie imaginaire tour Ă tour sensuelle, colorĂ©e ou brutale.
« Ptah Hotep » est aussi un roman sur la sagesse et lâhumilitĂ©. Le jeune prince, partagĂ© entre lâivresse illusoire de la gloire et les plaisirs de la vie, finira par trouver, Ă travers son long voyage, la sĂ©rĂ©nitĂ© et la paix. Il faut souligner Ă ce titre que les femmes tiennent une place importante dans le rĂ©cit. Les trois amantes successives du jeune prince donnent par exemple leurs noms aux trois parties du livre. Elles personnifient le plaisir ou la douceur et font douter peu Ă peu le hĂ©ros sur la vertu de la guerre et de la violence.
Telles certaines peintures "dĂ©cadentes" de la fin du XIXĂšme siĂšcle profondĂ©ment influencĂ©e par un orientalisme rĂ©-interprĂ©tĂ©, câest un chant envoĂ»tant que ce « Ptah Hotep », non exempt de dĂ©fauts et de longueur, mais profondĂ©ment marquant. Il mĂ©rite vraiment le dĂ©tour pour les amateurs dâHeroic Fantasy (mais en est-ce vraiment ?) qui sont prĂȘts Ă tenter des expĂ©riences littĂ©raires originales et dĂ©routantes.
Chef d'oeuvre onirique
Critique de Eric EliÚs (, Inscrit le 22 décembre 2011, 52 ans) - 28 décembre 2011
Ce roman de Charles Duits est un chef d'oeuvre de la littĂ©rature onirique, Ă mi-chemin entre l'hĂ©roic-fantasy et Le rivage des Syrtes de Julien Gracq. Evoquant les civilisations antiques mais les brassant toutes et les transcendant dans un syncrĂ©tisme mystique, la cohĂ©rence et la densitĂ© de prĂ©sence du monde dans lequel Ă©volue Ptah Hotep, la profondeur psychologique de tous les personnages, qui sont des ĂȘtres de chair et de sang mus par des motivations conscientes et inconscientes (y compris sexuelles), n'ont quasiment pas d'Ă©quivalent dans le genre (sauf peut-ĂȘtre dans Le seigneur des anneaux et certaines nouvelles de RE Howard et Clark Ashton Smith ?), si tant est que Ptah Hotep peut y ĂȘtre enfermĂ©. La tension du rĂ©cit et l'Ă©criture de Charles Duits, parfois flamboyante et Ă©pique parfois intimiste et poignante, emporte le lecteur qui peut difficilement faire autre chose que s'asseoir et lire et lire jusqu'Ă la page finale du tome second...
En fait, il faut se souvenir, pour comprendre la spécificité de ce roman, que Charles Duits était un vrai poÚte, lié aux surréalistes et aux post-surréalistes, fasciné par les vérités cachées et cherchant les visions du monde vrai derriÚre les apparences : il eut d'ailleurs recours à la drogue, notamment la mescaline comme Henri Michaux, et écrivit Ptah Hotep dans un état proche de la transe, comme sous la dictée d'une voix intérieure.
Eric EliĂšs
un charme
Critique de Vda (, Inscrite le 11 janvier 2006, 51 ans) - 11 août 2006
Un peu comme le poĂšme de Verlaine, ni tout Ă fait un autre, ni tout Ă fait le mĂȘme, c'est un univers qui nous captive.
Je partage donc tout Ă fait l'avis de Pendragon et conseille vivement ce rĂ©cit Ă tout lecteur avide d'Ă©vasion et de rĂȘveries.
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| Ptah Hotep: quelques références | 5 | Fanou03 | 23 septembre 2016 @ 10:01 |


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