Le mur, le Kabyle et le marin Antonin Varenne

Le mur, le Kabyle et le marin de Antonin Varenne

Catégorie(s) : LittĂ©rature => Francophone , LittĂ©rature => Policiers et thrillers

Critiqué par Ronanvousaime, le 30 juillet 2013 (Inscrit le 13 mai 2007, 51 ans)
Critiqué par Ronanvousaime, le 30 juillet 2013 (Inscrit le 13 mai 2007, 51 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 Ă©toiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 6 Ă©toiles (23 856ème position).
Visites : 5 939 

un livre fort comme un roc

Ce bouquin est une excellente surprise ! Une solide intrigue, qui rebondit comme il faut quand il faut. Des personnages attachants, pas tout noir et pas tout blanc (vous comprendrez, hein !), de l'humour aussi, des dialogues vivants.
Deux temps se croisent : le passĂ©, en AlgĂ©rie pendant la guerre qui n’était pas la guerre, et le prĂ©sent. Ça commence avec les aventures d'un boxeur en fin de course, qui va croiser des gens qui vont lui faire croiser des gens etc....
Les remerciements à la fin du livre expliquent qu'il y a une part de réalité biographique familiale à cette histoire.

Les personnages et le lecteur se retrouvent entrainés dans cette histoire, que je vous souhaite de vivre (en lecture, parce qu'en réel, merci bien !).

Connectez vous pour ajouter ce livre dans une liste ou dans votre biblio.

Les éditions

Le mur, le Kabyle et le marin [Texte imprimé] Antonin Varenne
de Varenne, Antonin
V. Hamy / Chemins nocturnes (Paris).
ISBN : 9782878583441 ; 18,50 € ; 15/03/2012 ; 289 p. Format Kindle
» Enregistrez-vous pour ajouter une Ă©dition

Les livres liés

Pas de série ou de livres liés.   Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série

Les critiques suivantes (1) » Enregistrez-vous pour publier une critique !

Dommage que le titre soit si peu engageant !

9 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 70 ans) - 28 juillet 2020

Roman d’action, dans la veine toujours un peu dĂ©calĂ©e d’Antonin Varenne, qui nous plonge dans la guerre d’AlgĂ©rie puis cinquante ans plus tard dans le monde interlope de la boxe dans des salles miteuses de banlieue parisienne. Avec des consĂ©quences indirectes de cette sale guerre, sur laquelle un gros couvercle a toujours Ă©tĂ© soigneusement posĂ©, Ă  notre Ă©poque donc, cinquante ans plus tard.
George Crozat, alias « Le Mur », est un boxeur sur la fin, qui a fait une carriĂšre honorable mais miteuse (tout est miteux dans ce roman !), et qui combat encore pour de l’argent des plus jeunes que lui. Accessoirement (oui, vraiment accessoirement) il est flic de base mais ne rechigne pas Ă  de sales besognes, en marge de la loi ; intimidations, cassage de g
 Faut bien un peu d’argent pour vivre. Si l’on considĂšre que George, « Le Mur », a une vie ce qui, Ă  bien y regarder, n’est pas si Ă©vident que ça (tout est miteux. DĂ©jĂ  dit)

Une belle gueule, ce Noir. Des ressorts à la place des mollets, des épaules de tueur et une belle allonge. Un match de merde, ouais.
Trop de rebond. Quatre-vingt-onze kilos. L’avantage est pour lui sur ce futon. Vingt ans de moins. Quarante balais, George.
Bougerai pas avant qu’il soit naze. Fait pour encaisser. George, il encaisse comme un mur. Le Mur. C’est comme ça qu’on m’appelle. Ou George le Flic. J’aime pas qu’on m’appelle comme ça. »


Bendjema est un AlgĂ©rien. EchouĂ© Ă  Paris et il retrouve comme gibier dĂ©signĂ© Ă  George pour se faire dĂ©foncer, se faire donner une « leçon ». George ignore pourquoi mais ça n’est jamais son problĂšme. A lui on donne une enveloppe avec des billets, on dĂ©signe quelqu’un et lui, il cogne. Pas dur. Mais ça ne va pas se passer ainsi avec le vieil homme – vieux, oui, car Bendjema, la guerre d’AlgĂ©rie lui il l’a connu. Ca ne pas se passer ainsi et Antonin Varenne va nous plonger dans des turpitudes (le mot est faible !) de la guerre d’AlgĂ©rie. Des turpitudes qui remontent Ă  la surface.
Cette partie du roman se dĂ©roulant pendant la guerre d’AlgĂ©rie c’est avec Pascal Verini que nous allons suivre ça. Pascal Verini, un appelĂ© pour participer Ă  la sale guerre mais qui va refuser certaines pratiques ( !) et qui va se retrouver marginalisĂ© lĂ -bas, avec d’autres qui ont aussi des « Ă©tats d’ñme ».

Pendant trois semaines, ils ont construit des cellules. Une dizaine de cages en briques de deux mĂštres sur deux, dans la cour, en face du hangar abritant le matĂ©riel agricole Ă  l’abandon. Des toits en tĂŽle ondulĂ©e et des paillasses. Dans la cour des granges, Ă  cĂŽtĂ© de celle du commando, ils ont construit une autre cellule, un peu plus grande, pour le caporal-chef Colona.
Verini a appris Ă  maçonner pendant que des prisonniers hurlaient dans la cave. En quelques jours les paillasses se sont couvertes d’une crasse brune, de taches qui attirent les mouches. »


L’histoire va bien sĂ»r se refermer sur ces morceaux Ă©pars, dans le style propre Ă  Antonin Varenne, de petites phrases, courtes et percutantes.
Antonin Varenne qui nous concocte une Ɠuvre Ă  part ; pas du polar classique, plutĂŽt du sociĂ©tal qui passe par le filtre du roman noir.

Forums: Le mur, le Kabyle et le marin

Il n'y a pas encore de discussion autour de "Le mur, le Kabyle et le marin".


En achetant chez nos partenaires, vous nous aidez.
Mais faire vivre les libraires indépendants est important aussi