Les anges de New York R. J. Ellory
(Saints of New York)
Catégorie(s) : LittĂ©rature => Anglophone , LittĂ©rature => Policiers et thrillers
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Un thriller bien noir
Lors d'un entretien au journal Ouest France, R.J.ELLORY a dit:
"Les meilleurs livres sont ceux auxquels vous pensez quand vous ne les lisez pas. J'aimerais que mes lecteurs se souviennent des émotions que les miens leur ont procurées".
Ce nouveau thriller rentre effectivement dans cette catĂ©gorie de livres. Ce livre nous aimante les mains et impossible de le lĂącher avant la fin et mĂȘme Ă la fin...
Frank Parish est inspecteur au NYPD. Sa maison c'est le commissariat, sa famille la police. Il a, selon lui, tout gùché: Divorcé, des rapports tendus avec sa fille et son fils, un pÚre qui était aussi flic, mort assassiné, qu'il déteste par dessus tout car corrompu jusqu'à l'os et un coéquipier mort en intervention avec lui. N'en jetez plus, on comprend pourquoi il est alcoolique.
Il traque sans relĂąche un tueur en sĂ©rie pĂ©dophile et va plonger dans l'univers glauque de la pornographie. Pendant son enquĂȘte, il doit se faire suivre par une psy des affaires internes de la police qu'il l'aidera Ă faire un travail d'introspection pour Ă©claircir et comprendre le rapport conflictuel avec son pĂšre.
Un trĂšs bon thriller.
Les éditions
Les anges de New York [Texte imprimé] Roger Jon Ellory traduit de l'anglais par Fabrice Pointeau
de Ellory, R. J. Pointeau, Fabrice (Traducteur)ISBN : 9782355841101 ; 22,00 ⏠; 15/03/2012 ; 553 p. Broché
Les anges de New York [Texte imprimé] R. J. Ellory traduit de l'anglais par Fabrice Pointeau
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Quand on choisit la vengeance mieux vaut creuser deux tombes.
Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 66 ans) - 20 mars 2024
Quand on choisit la vengeance mieux vaut creuser deux tombes.
L'inspecteur Frank Parrish fait de suite penser à Marlowe du GRAND SOMMEIL. Alcoolique, désargenté, désabusé, il vient de perdre son équipier lors d'une intervention trop musclée.
Il est persuadĂ© quâil mourrait seul. Peut-ĂȘtre dans un bar, quelque part entre le juke-box et le prochain Bushmills. On se souviendrait de lui, mais on lâoublierait plus facilement encore. Et alors â seulement alors â il dĂ©couvrirait vĂ©ritablement ce quâil avait toujours recherchĂ© dans les espaces exigus, les ombres les plus noires, les recoins inaccessibles ; il saurait ce qui se passait vraiment quand les lumiĂšres sâĂ©teindraient.
Le voilà mis en duo avec une jeune inspecteur du nom de Radick pour une sombre histoire de disparition de jeunes filles blondes que l'on retrouve torturées et qui hante le district de police de puis des années.
Parrish doit cependant chaque jour suivre une psychothérapie avec une psy qui peu à peu fait ressurgir qui était vraiment son pÚre, ce héros décoré, adulé pour ses grands résultats contre le crime et dont le fils n'était qu'une pùle copie !
C'est donc ces deux histoires croisĂ©es qui vont ĂȘtre la trame de cet Ă©poustouflant polar, parfaitement Ă©crit qui est (je pense) le meilleur de Roger Jon Ellory.
L'auteur a pu recréer l'univers glauque, la détresse et... NEW YORK !
Bravo, un superbe moment de lecture !
Un héros écorché vif...
Critique de Lolita (Bormes les mimosas, Inscrite le 11 décembre 2001, 40 ans) - 7 novembre 2016
J'ai aimé la figure de ce flic paumé mais intÚgre qui évolue dans les bas fonds de New York. Un polar bien rÎdé que j'ai lu avec plaisir.
Un polar dâune excellente facture
Critique de Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 61 ans) - 28 novembre 2014
Le petit plus qui fait la diffĂ©rence dans les romans dâEllory, câest la profonde humanisation du personnage du flic. On partage donc son temps entre lâenquĂȘte et le dĂ©corticage des sentiments et de son caractĂšre Ă fleur de peau.
Obligé par ses supérieurs de se faire soigner, il est tenu de suivre des séances chez la psy appointée de NYPD. Chaque journée commence par une séance sur le divan.
Le lecteur ressent ce caractĂšre profond et dĂ©sespĂ©rĂ© d'un personnage Ă la fois solitaire et hantĂ© par lâhĂ©ritage de son pĂšre, officiellement un policier croulant sous les honneurs mais en rĂ©alitĂ©, aux yeux de son fils, un policier corrompu et de mĂšche avec la mafia.
Comme dĂ©jĂ rapportĂ©, je confirme quâon ne lĂąche pas ce bouquin qui colle vĂ©ritablement aux mains et tous les amateurs du roman noir se dĂ©lecteront, mais aussi ceux qui comme moi nâapprĂ©cient pas particuliĂšrement les polars, mais bien les ouvrages bien construits.
On nâatteint peut-ĂȘtre pas le niveau de « Seul le Silence » qui est lâĆuvre de rĂ©fĂ©rence de l'auteur, mais jâai trouvĂ© ce roman bien meilleur et certainement plus rĂ©aliste que « Vendetta ».
Le dĂ©nouement est sans vĂ©ritable surprise et câest surtout la capacitĂ© et le talent de l'auteur qui tient le lecteur en haleine quâil faudra retenir de ce trĂšs bon polar.
Un roman noir poignant sur le thÚme de la rédemption
Critique de Pietro (, Inscrit le 14 mai 2006, 46 ans) - 6 mai 2014
On se laisse entraĂźner dans la lente narration hypnotisante de lâauteur, conteur hors pair, et surtout dialoguiste de talent. Au menu, une enquĂȘte palpitante sur des meurtres en sĂ©rie de jeunes adolescentes, et une radiographie fĂ©roce de la police new-yorkaise de ces trente derniĂšres annĂ©es.
Mais surtout lâauteur nous offre le portrait dĂ©chirant dâun homme en quĂȘte de justice et de rĂ©demption, un policier tellement humain, qui va traquer un tueur en sĂ©rie, au pĂ©ril de sa santĂ© physique et mentale. LâatmosphĂšre est trĂšs noire (on pense Ă Dennis Lehane, ou encore James Ellroy), le suspense crescendo, et le dĂ©nouement final bouleversant.
Un trĂšs beau roman noir, que je recommande vivement.
Polar noir
Critique de Killing79 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 46 ans) - 16 février 2014
Le récit de la traque visant à identifier un serial killer, est entrecoupé d'entretiens entre l'inspecteur en charge de l'affaire et la psychologue de la police. Ces parties m'ont un peu moins intéressé, car elles n'apportent aucune plus-value à l'histoire si ce n'est les explications sur le passé et donc le caractÚre de Frank Parish.
ĂclipsĂ© par le passĂ© glorieux d'un pĂšre qu'il considĂšre comme un imposteur, Parish va construire son personnage tourmentĂ© et auto-destructeur toujours sur le fil du rasoir, dans son mĂ©tier comme dans sa vie privĂ©e. Et d'ailleurs dans cette enquĂȘte, poussĂ© par ses intuitions, il va trĂšs souvent et dĂ©libĂ©rĂ©ment dĂ©passer les limites de l'acceptable pour pouvoir confirmer ses convictions et son besoin de justice. Il va donc enchaĂźner les interrogatoires et les fouilles plus ou moins lĂ©gales pour conforter ses propres certitudes, au dĂ©triment de la neutralitĂ© nĂ©cessaire pour ce genre d'investigations.
L'Ă©criture de RJ Ellory est toujours juste, et mĂȘme si cette fiction ne dĂ©peint pas vraiment une fresque sur la police corrompue de New York, comme le titre et une bonne partie du roman nous le laissaient prĂ©sager, elle s'avĂšre ĂȘtre un polar pour le moins efficace.
Ellory n'est pas Ellroy !
Critique de Ardeo (Flémalle, Inscrit le 29 juin 2012, 78 ans) - 26 décembre 2013
Autrement, ces 2 compatriotes font l'un et l'autre des polars, on y trouve des tueurs en série, le policier-inspecteur a des problÚmes personnels qu'il gÚre plus ou moins, l'action se déroule dans une grande ville (ici NYC), le suspense est présent dÚs la premiÚre page jusqu'à la 600e etc.
Mais le jeu des comparaisons a ses limites et il serait indĂ©cent de dire d'Ellory qu'il est un "disciple" ou un "successeur" d'Ellroy car -dans ce roman, du moins- j'ai trouvĂ© un auteur parfaitement original et extrĂȘmement passionnant.
Notamment : le bouquin s'articule parfaitement au fil des chapitres dans l'alternance entre l'enquĂȘte, les diffĂ©rents crimes sur les pauvres adolescentes et les visites de l'inspecteur Parrish chez la psy que ses supĂ©rieurs lui ont imposĂ© et oĂč "il se raconte", oĂč "il parle de son passĂ© et de celui de sa famille". Nous apprenons Ă mieux connaĂźtre cet homme : bon, faible, intelligent, tenace, intelligent, anxieux ... et Ă comprendre parfaitement l'Ă©volution de sa vision de l'enquĂȘte avec ou - c'est selon- en dĂ©pit de son entourage familial et professionnel.
Donc, "au total" pour moi, "Les anges" m'ont fait dĂ©couvrir un vĂ©ritable auteur. Je vous convie a faire de mĂȘme -si vous ne connaissez pas bien sĂ»r. Je vais maintenant lire les critiques de ceux de "CL.com" qui se trouvent ci-dessous.
TrĂšs bon, mais...
Critique de Gwench (, Inscrit le 30 octobre 2013, 36 ans) - 7 novembre 2013
Certes, la qualité du récit est toujours au rendez-vous, mais j'ai l'impression qu'on n'a pas eu autant de fresques historiques que dans "Vendetta" et "Les Anonymes". Dans le premier, la vie de la mafia était complÚtement revisitée, tandis que dans le second c'était celle de la CIA.
Ici, dans "Les anges de New York", je m'attendais une nouvelle fois à en apprendre énormément sur le NYPD, mais ça coince... Les premiers RDV avec la psy sont encourageants, mais petit à petit, on en apprend de moins en moins sur les liens police-mafia, ce qui était légÚrement dommage pour ma part.
Le second point qui m'a "dérangé" est que la trame principale (serial-killer) et la trame historique ne sont pas liées, comme l'étaient celles des deux derniers romans de Ellory. Jusqu'à la derniÚre page, je pensais y voir un lien (notamment le fait que les filles sont tuées à l'ùge de 16 ans et que John Parrish se fait tuer il y a.... 16 ans).
Bref, sinon, on sent toujours le suspense jusqu'Ă la fin du livre, avec le comportement auto-destructeur de son hĂ©ros, les liens familiaux et professionnels, et fatalement la chute de l'enquĂȘte pour savoir si l'instinct du flic est le bon ou non.
On revoit également quelques formules clins d'oeils des précédents livres de Ellory ("Une fois : coïncidence ; deux fois : hasard ; trois fois : machination-complot" --> Cf : Les Anonymes ---- "Le recul est notre meilleur conseiller" --> Cf : Seul le silence)
quand l'intuition prend le pas sur les faits....
Critique de Clubber14 (, Inscrit le 1 janvier 2010, 35 ans) - 29 août 2013
A ne manquer sous aucun prétexte.
Une saga, encore âŠ
Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 70 ans) - 11 mars 2013
Conjointement il continue son job dâenquĂȘteur, associĂ© Ă un nouveau binĂŽme, un jeune frais Ă©moulu ; ça, câest pour la partie enquĂȘte sur le meurtrier en sĂ©rie et pour faire bon poids pĂ©dophile. Et tous les deux ou trois chapitres, nous avons rendez-vous en compagnie de Frank Parrish avec la psychothĂ©rapeute. Et lĂ , outre le classique traitement dâun nĂ©vrosĂ© avec son soignant, ça va ĂȘtre lâoccasion pour R.J. Ellory de faire raconter par Frank Parrish lâhistoire de son pĂšre, flic-monument tuĂ© dans lâexercice de ses fonctions et tenu par Frank pour un flic pourri, corrompu : un des « Anges de New York ». Puisque « Les Anges de New York », câĂ©tait lâappellation des flics corrompus qui couvraient la Mafia de lâintĂ©rieur lors du dĂ©veloppement de la ville dans les annĂ©es cinquante â soixante.
Frank Parrish est persuadĂ© que son pĂšre, considĂ©rĂ© comme un quasi hĂ©ros par New York, Ă©tait un des « Anges de New York ». Quâil a couvert des infractions, des crimes, voire en a commis, pour la Mafia. Il en fait le rĂ©cit complet lors de sa thĂ©rapie.
ParallĂšlement, il finit par sortir dĂ©finitivement de la voie lĂ©gale une fois identifiĂ© le tueur pĂ©dophile en sĂ©rie de jeunes filles, prĂ©fĂ©rant voir sa carriĂšre ruinĂ©e plutĂŽt quâavoir Ă supporter une Ă©niĂšme mort imminente.
Le procĂ©dĂ© est trĂšs similaire Ă celui employĂ© dans « Vendetta » mais plus boiteux. Comme un canard qui marcherait avec une patte plus courte que lâautre. Câest que lâhistoire des « Anges de New York » relatĂ©e par Frank Parrish Ă sa psychothĂ©rapeute se finit beaucoup plus tĂŽt que la fin de lâenquĂȘte. Seule la fin permet un rĂ©tablissement in extremis, mais la partie enquĂȘte est trĂšs convaincante et on se laisse volontiers mener par les mĂ©andres de lâimagination de R.J. Ellory.
Moins réussi que « Vendetta » mais trÚs bon néanmoins.
« Il se demanda quand le monde avait changé. Mais le monde avait-il vraiment changé, ou était-ce simplement sa perception ? »
Une bonne question, non ?
Aller jusquâau bout de ce quâon croit devoir faire
Critique de Isad (, Inscrite le 3 avril 2011, 0 ans) - 13 janvier 2013
Le livre intercale lâenquĂȘte policiĂšre en compagnie de son coĂ©quipier, des Ă©lĂ©ments de sa vie familiale et les discussions avec la psychologue que ses supĂ©rieurs lâont obligĂ© Ă voir et Ă qui il raconte la face cachĂ©e de son pĂšre, couvert de dĂ©corations qui a dĂ©barrassĂ© New-York de la mafia avant dâĂȘtre abattu avec son collĂšgue.
Et le livre est résolument optimiste, comme savent bien le faire les américains qui n'ont pas peur de rebondir vers un futur non prévisible à découvrir.
IF-0101-3999
ambiance Ă la James Gray
Critique de Linbaba (, Inscrit le 25 juillet 2012, 41 ans) - 17 décembre 2012
J'ai beaucoup aimé le personnage de Parrish, trÚs sombre, trÚs borderline.
L'ambiance des bas fonds de New York est assez bien retranscrite .
On retrouve vraiment l'univers trÚs américain des films de James Gray et de Sydney Lumet.
Bonne écriture qui s'attarde sur la psychologie des personnages, ce qui en fait un roman à part.
Par contre c'est un pur roman policier, donc trÚs procédural et qui prend son temps. Les amateurs d'action passez votre chemin!
Quelques lenteurs mais que l'on peut surmonter. Vers la fin ça va un peu plus vite et on n'a plus envie de le lùcher.
De maniÚre générale, j'ai passé un bon moment!
Les véritables anges de New-York
Critique de MarlĂšne (Tours, Inscrite le 15 mars 2011, 49 ans) - 14 octobre 2012
Un livre qui se lit bien , agréable .
Un livre puissant et ingénieux
Critique de Martell (, Inscrit le 27 février 2004, 63 ans) - 11 juin 2012
Frank Parish, un enquĂȘteur malheureux du NYPD, est dotĂ© d'un caractĂšre dĂ©sagrĂ©able mais qui conserve un idĂ©al pour faire un peu de bien dans une sociĂ©tĂ© qui l'Ă©coeure. GrĂące aux quelques indiscrĂ©tions de ces sĂ©ances de psychothĂ©rapie qu'il est obligĂ© de suivre, l'auteur nous fera dĂ©couvrir pourquoi Parish semble toujours aussi irascible et c'est intĂ©ressant parce que le mystĂšre entourant les meurtres dĂ©gueulasses de plusieurs jeunes filles semble s'Ă©claircir au rythme de ses rencontres avec le docteur Marie.
C'est d'abord un roman qui dépasse largement tout ce qui se fait d'habitude dans le genre policier au niveau écriture et finesse psychologique. C'est mon troisiÚme roman de ce R.J. Ellory et il est carrément génial dans sa maniÚre d'aborder des thÚmes difficiles
Franck Parrish, un inspecteur trÚs perturbé...
Critique de Tanneguy (Paris, Inscrit le 21 septembre 2006, 87 ans) - 2 avril 2012
Nous suivons sa progression grùce aussi aux séances de psychothérapie auxquelles il a été astreint par ses supérieurs. Les joutes oratoires sont originales.
Les faits relatés sont parfois insoutenables, les méthodes de Parrish sont peu respectueuses des procédures habituelles ; tout ceci est agréable à lire. Tout au plus peut-on reprocher à l'auteur un certain bavardage excessif et des théories un peu "tirées par les cheveux". On ne lùche pas le livre une fois entamé...
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