Du bout des lèvres
de Anouchka Moulart

critiqué par FéeClo, le 24 février 2005
(Brabant wallon - 48 ans)


La note:  étoiles
A pleine dent
Je cherchais un livre dans les rayonnages de la bibliothèque publique. Je n'ai pas trouvé l'auteur MO... mais mon regard s'est posé sur ce beau titre: "Du bout des lèvres".
Je l'ai emprunté même si trop souvent un titre évocateur ne m'a offert qu'un contenu décevant.

C'est l'histoire d'un célibataire artiste, auteur de BD, qui sort trop, qui boit trop, qui fume trop, qui vit dans un appartement dégueu-cafardeux. On découvre sa vie sociale, artistique et sexuelle. On rencontre ses parents-collants: un père autoritaire qui voudrait gérer la vie de son fils, une mère qui suit l'air désolée de voir son gamin qui ne grandit pas.
Au tiers du livre, je me dis que j'ai choisit un roman-détente du type "Bridget Jones". Ca tombe bien j'avais besoin de quelque chose de léger.

Et tout à coup: le coup de foudre! Mieux que dans un rêve! A la seconde près il aurait pu la manquer. Elle qui n'est pas belle mais sublime, majestueuse. Et c'est réciproque en plus!

Là je me rappelle avoir lu en dos de livre: "des personnages que l'on voit évoluer comme sur un écran de cinéma". A la moitié du livre, je m'attends déjà au pire des Happy End Hollywoodien.

Puis on s'attache... à ce couple unit par quelque chose de très fort. A cet amour parfait, beau, presque irréèl. A cette vie si simple. Et on se prend à y croire car ils sont fait pour vivre en face à face, avec peu de mots et des gestes justes.

Souvent j'ai sourit en lisant ce livre... parfois presque un petit rire, parfois pour éviter de laisser couler les larmes. Je l'ai lu comme je regarde un film: avec un seul entracte.

Un peu déçue par le dernier chapitre, mais il est si difficile d'écrire une fin.