Je viens d'un monde qui n'existe plus de Ned Barras

Je viens d'un monde qui n'existe plus de Ned Barras

Catégorie(s) : Littérature => Francophone , Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par DE24, le 15 janvier 2026 (Inscrit le 15 janvier 2026, 54 ans)
La note : 10 étoiles
Visites : 251 

Une dystopie immersive et poétique

"Je viens d'un monde qui n'existe plus", signé Ned Barras, est une dystopie post-apocalyptique poignante qui prolonge l'univers sombre et philosophique introduit dans *Qu'ils me maudissent pourvu qu'ils périssent*. Ce roman se présente comme un testament de survie et de mémoire dans un monde ravagé par l'effondrement civilisationnel. Il explore les ruines d'une humanité divisée entre les "Connectés" et les "Déconnectés" . Barras livre ici une œuvre introspective et lyrique, où la fin du monde ancien devient le berceau d'une renaissance fragile, mêlant science-fiction, écologie et réflexion éthique.

Structuré en chapitres thématiques, le livre culmine dans un épilogue optimiste . Sans spoilers majeurs, l'arc narratif passe d'une agonie collective à une résistance organisée, intégrant des éléments comme le "Nouveau Code de Némésis", dix articles sévères pour prévenir toute tyrannie future. Barras excelle dans la construction d'un monde crédible, où la survie quotidienne côtoie des flashbacks sur la "quinzaine macabre" du roman précédent. Le rythme, lent et contemplatif au début, s'accélère vers une confrontation finale, évoquant des classiques comme *La Route* de Cormac McCarthy ou *Le Meilleur des mondes* d'Aldous Huxley, mais avec une touche d'espoir humaniste.

Thèmes profonds et actuels
Au cœur de l'œuvre réside une méditation sur la mémoire comme arme contre l'oubli et la manipulation. Barras critique vertement la technologie aliénante

Le roman aborde aussi la filiation et la transmission : Abigail et Jeanne portent l'héritage de Némésis, transformant la vengeance en vigilance. Politiquement incorrect, il dénonce les élites cachées et plaide pour une société décentralisée, sans crédit social ni immortalité artificielle. Ces idées, bien substantivées par des analogies historiques (guerres invisibles, pandémies préméditées), résonnent avec des débats contemporains sur l'IA, le transhumanisme et l'écologie, sans verser dans le didactisme.

Style et personnages : une prose évocatrice
Le style de Barras est poétique et immersif, avec une prose riche en métaphores sensorielles Le polyphonisme narratif enrichit la texture, évitant le monologue.

Conclusion : une fable de renaissance
"Je viens d'un monde qui n'existe plus" est une suite magistrale, transformant la noirceur du premier tome en une aube hésitante. Barras signe un roman engagé, où la fin n'est pas inéluctable, mais un appel à la vigilance humaine. Idéal pour les fans de dystopies introspectives comme celles de Margaret Atwood ou Octavia Butler, il laisse le lecteur avec une réflexion durable sur ce qui fait notre humanité. Malgré une densité parfois écrasante, c'est une lecture enrichissante et émouvante. Note : 5/5.

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