On n'en taire pas les fantômes
de Marine Leconte

critiqué par JPGP, le 15 mars 2024
( - 78 ans)


La note:  étoiles
Marine Leconte règle les comptes
Marine Leconte porte la vie contre les ombres qui se donnèrent en modèles mais dont aucune femme ne pouvait se libérer de telles emprises. Découpée comme de telles femmes, elle soulèvero pour comprendre ce qui se cache dans les dessous. Cela permet de ne voir le contraire qu’une femme laissée un trou.

A la place dans le langage qui déplace le sens, circulent les mensonges enlacés aux vérités dont il y en a plusieurs. Dès lors une voix redevenue première offre un regard et une lecture secondes. C'est comme si d'une certains façon Marine Lecont disait : "Voilà Maman, tu as bien entendu, je parle à mon amant.". Mais la supposée n'est pas la seule à voir la nuit et le brouillard. Le livre poursuit une œuvre qui explore le deuil et la mémoire, entre présences fugitives et évocations des maîtres qui laissèrent aux femmes les prix de leur mépris.


Jean-Paul Gavard-Perret