L'option légère
de Victor Pouchet

critiqué par JPGP, le 6 mars 2024
( - 78 ans)


La note:  étoiles
Victor Pouchet le farceur
La poésie devient iune part de littérature. Le quotidien devientt une aventure souvent chaotique. Certes Pouchet par son écriture poétique prend la littérature pour objet. Au besoin pour en ajouter du "pensif" là oùse partage pathétique et sauts grenus. Parfois il aime caresser "ses patois rhétoriques" pour ce qui est considérer comme de l'artifice qui peut être considéré comme un délire dont la marque de fabrique serait une sidération.

Avec humour et grâce, il tente de ranger le monde, sa vie, ses thématiques en écrivant 33 poèmes urbains, 13 poèmes d’amour, 12 poèmes corses, 10 poèmes révolutionnaires, plus quelques addendae de fête, de nuit, et de phosphorescence. Sa cohérence défaite est capable de chosifier l’impossible, l’innommable voire toutes ses farces qui épousent sa vie.

Une telle « agnomie » est là pour branler la vérité stéréotypique. Elle tremble le flou des notions et des universaux. Même s'il y a fort à parier que ses feux d'artfice échouent le plus souvent en pétards mouillés. Car de sa provocation le poète fait dessus même s'il se gonfle de déclarativité et de platitude.

Le poète fier de lui affiche en rien une prétention ridicule. Il invente ses exercices d’idiotie pour cultiver le comique et la pulsion agressive. L'impuissance fait de lui un spectre, un polichinelle moins coloré que nu. Il fait face aux fantômes qui brassent tout.

Jean-Paul Gavard-Perret