Droit du Cambodge
de Collectif

critiqué par Veneziano, le 27 août 2022
(Paris - 45 ans)


La note:  étoiles
Au croisement du bouddhisme et du droit français
Les spiritualités de Cambodge ont été marquées par les croyances de l'Inde, hindouisme, brahmanisme et bouddhisme, notamment, pour que ce dernier devienne prédominant et marque le droit khmer, essentiellement coutumier. Puis le protectorat français a imposé un fonctionnement administratif et les bases d'un droit Romano-germanique, repris en grandes parts à l'indépendance.
Après les Khmers rouges et le retour de la royauté dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle, la codification du droit a été accrue, sans être complète, avec l'aide de l'association Henri Capitant, qui oeuvre beaucoup en termes de droit comparé. Le droit Romano-germanique reste prégnant, dans toutes les branches du droit, là où le bouddhisme marque son empreinte, notamment en droit des personnes et de la famille. Le droit administratif existe et marie sa particularité en termes de contrat et de responsabilité.

Le bouddhisme est institué comme religion d'Etat, il y est fait mention, mais il n'est pas clairement et précisément indiqué en quoi il influence chaque branche du droit qui fait l'objet des différents chapitres synthétiques. Sans cela, ce qui apparaît réside dans la continuité avec le droit français, Romano-germanique, plus largement, également via une influence japonaise, dans les réformes contemporaines.

Cet ouvrage court permet d'en apprendre déjà pas mal sur les grandes lignes du système juridique de ce pays lointain, si peu connu, malgré les anciennes relations tissées.