La vengeance du pangolin
de Michel Onfray

critiqué par Colen8, le 22 mai 2021
( - 80 ans)


La note:  étoiles
Imprécations moralisantes contre des impérities jupitériennes
Alimenté pour moitié d’entretiens accordés à divers journaux français et étrangers Michel Onfray présente son avant-dernier tome de la chronique intello-journalistique du quinquennat initiée pendant la campagne présidentielle. Aux questions affligeantes de banalité et d’uniformité qui lui sont posées il apporte peu ou prou les mêmes réponses lassantes et sans originalité. Le reste est limité aux quelques semaines du premier confinement, pour dire encore la même chose que ce dont les médias ont abreuvé le public.
Comme beaucoup d’autres il ne se prive pas de fustiger la sous-évaluation de la menace au début de la pandémie en particulier sa contagiosité et sa létalité n’ayant rien à voir avec ce que d’aucuns ont considéré comme une simple grippette. La suite est connue : des conditions désastreuses de prise en charge sanitaire, la rapide saturation des hôpitaux n’offrant d’autre issue que l’obligation de confiner tous les "non essentiels". D’où son soutien à ce bon professeur Raoult proposant le traitement à l’hydroxy-chloroquine sur lequel s’est précipité sans hésitation le reste du monde !
Comme beaucoup d’autres ce lui est l’occasion de dénoncer l’inconscience, l’incohérence, l’incompétence des décisions du président en personne n’ayant d’égales que celles de son entourage ministériel aussi bien que scientifique. Un tel échec est pour lui bien entendu la conséquence directe de la soumission aux directives ultralibérales de Bruxelles, à l’Europe de Maastricht, à un mouvement nommé l’Etat profond visant une gouvernance mondiale entre les mains des puissances d’argent faisant fi des peuples et de leurs droits élémentaires.